11.11.2009
Publication de la Constitution apostolique 'Anglicanorum coetibus'
La Constitution apostolique pour l’accueil de groupes d’anglicans a été rendue publique, ce lundi 9 novembre. Signée le 4 novembre, elle permet notamment l’institution de structures canoniques de tradition anglicane, juridiquement semblables à des diocèses, rattachées aux conférences épiscopales territoriales et placées sous l’autorité d’un ordinaire nommé par le Pape.

Ce document préparé par la Congrégation pour la doctrine de la foi énumère un certain nombre de règles essentielles, par exemple l’adhésion au Catéchisme de l’Église catholique.
Pour le Saint-Siège, cette constitution ouvre une nouvelle voie pour la promotion de l’unité des chrétiens car elle reconnaît la diversité légitime dans l’expression d’une foi commune. Le Saint-Siège confirme la possibilité prévue par la Constitution apostolique de la présence de certains prêtres mariés dans ces ordinariats mais souligne que cela ne signifie d’aucune façon un changement dans la discipline de l’Église en ce qui concerne le célibat sacerdotal.
Écoutez le compte-rendu de Mathilde Auvillain sur Radio Vatican: >>
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a expliqué que Benoît XVI ne cherchait pas, avec cette Constitution apostolique « Anglicanorum coetibus », à attirer des anglicans dans la communauté catholique, mais à répondre à de nombreuses requêtes. Le Saint-Siège n’entend pas non plus constituer une nouvelle Église rituelle ou un nouveau rite à l’intérieur de l’Église catholique de tradition latine.
05:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglicans, anglicanorum coetibus, conferences episcopales territoriales, pape, benoit xvi, congregation pour la doctrine de la foi, catechisme de l eglise catholique, pretres maries, celibat sacerdotal, ordinariats |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
23.10.2009
Entrée des anglicans dans l’Église catholique
Frappez et l'on vous ouvrira. A condition que ce soit selon la tradition
L'entrée de diocèses et de paroisses anglicans antimodernistes dans l'Eglise catholique est annoncée. L'œcuménisme du pape Benoît XVI apparaît de plus en plus comme nourri de fidélité à la tradition. C'est le cas avec les lefebvristes. Et plus encore avec les Eglises orthodoxes d'orient
par Sandro Magister
ROME, le 20 octobre 2009 – Jusqu’à hier, les prêtres et évêques de la Communion anglicane qui se sentaient davantage en accord avec le pape de Rome qu’avec les dérives "modernistes" de l'anglicanisme passaient un à un à l’Eglise catholique.
Aux Etats-Unis, une "Pastoral Provision" rédigée par la congrégation pour la doctrine de la foi et approuvée par Jean-Paul II a été mise en place en 1980 pour régler ces passages. Elle a permis à environ 80 prêtres anglicans de passer à l’Eglise catholique, presque tous avec femme et enfants. Et, il y a deux ans, c’est un évêque, Jeffrey Steenson, qui a été accueilli lors d’une cérémonie célébrée à la basilique Sainte-Marie Majeure, à Rome. Steenson, 57 ans, marié et père de trois enfants, a été ordonné prêtre et incardiné dans le diocèse de Santa Fe, où il enseigne la patrologie au séminaire.
Ces prêtres et ces évêques ont aussi été suivis par des groupes de fidèles agissant spontanément. Le seul cas de passage en bloc de tout un diocèse anglican à l’Eglise catholique est, jusqu’à présent, celui du diocèse d’Amritsar, au Penjab indien, en 1975.
Mais, à partir d’aujourd’hui, les migrations collectives de l'anglicanisme vers le catholicisme seront un fait non plus exceptionnel mais normal, grâce à la constitution apostolique que Benoît XVI s’apprête à publier.
La constitution pontificale est encore en phase de mise au point. Elle sera peut-être publiée dans deux semaines. Mais elle a déjà été annoncée solennellement, le matin du 20 octobre, par deux conférences de presse simultanées : l’une à Rome, avec le cardinal William Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’autre à Londres, avec l'archevêque catholique de Westminster, Vincent G. Nichols, et le primat de la Communion anglicane, Rowan Williams (dans la photo Associated Press).
A Londres les deux archevêques, le catholique et l’anglican, ont également fait une déclaration conjointe, ce qui est aussi un élément indiscutablement nouveau.
En effet, d’habitude, quand quelqu’un quitte une confession chrétienne et en embrasse une autre, il s’en va en claquant la porte.
Cette fois, au contraire, c’est comme si ce passage était béni d’un commun accord par les deux parties.
Cette harmonie fait penser combien la réconciliation de l’Eglise catholique et de la Communion anglicane serait proche aujourd’hui si seulement cette dernière n’avait pas accepté que des femmes et des homosexuels vivant en couple soient ordonnés prêtres et évêques, avec les dramatiques divisions qui en ont résulté entre ceux qui sont d’accord et ceux qui s’y opposent.
Quand la constitution apostolique aura été publiée, les paroisses et les diocèses anglicans – de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, d'Australie et d’autres pays – qui, ces dernières années, ont frappé à la porte de Rome pour être accueillis dans l’Eglise catholique pourront procéder selon les modalités fixées par la constitution. Les prêtres et évêques mariés, ayant reçu les ordres sacrés, pourront reprendre leur ministère, comme c’est déjà le cas pour les prêtres mariés des rites orientaux, y compris catholiques. Leurs communautés seront rattachées à des "ordinariats personnels" dirigés par des évêques qui ne seront pas mariés mais célibataires, là encore en accord avec la pratique constante des Eglises catholiques et orthodoxes. Pour les liturgies, le rituel anglican, déjà très semblable au catholique, restera en vigueur.
On calcule qu’une quarantaine d’évêques et une centaine de prêtres, avec leurs communautés respectives, sont sur la liste d’attente. Le critère de la conversion sera l'acceptation de la primauté du pape et l’adhésion à la doctrine formulée dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique.
Dans tous les cas, les communautés prêtes à passer à l’Eglise catholique font partie de l'aile "traditionnaliste" de la Communion anglicane.
Comme sont traditionalistes les communautés schismatiques lefebvristes, envers lesquelles Benoît XVI intensifie ses efforts pour qu’elles obéissent de nouveau à Rome.
Et comme sont attachées à la grande tradition les Eglises orthodoxes, avec lesquelles le contact paraît plus fructueux avec le pape actuel. Du 16 au 23 octobre est en cours à Chypre le deuxième round – le premier a eu lieu à Ravenne en 2007 – du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la question de la primauté du pape, à la lumière de ce qui fut vécu au cours du premier millénaire.
Aujourd’hui plus que jamais, sous le pontificat de Joseph Ratzinger, le chemin de l’œcuménisme apparaît non comme un élan vers la modernité mais comme un retour sur le terrain de la tradition.
On trouvera ci-dessous la déclaration conjointe diffusée à Londres le 20 octobre par le chef de la Communion anglicane et celui de l’Eglise catholique d’Angleterre et du pays de Galles, ainsi qu’une note rétrospective publiée le même jour par la congrégation pour la doctrine de la foi.
Joint Statement by the Archbishop of Westminster and the Archbishop of Canterbury
Today’s announcement of the Apostolic Constitution is a response by Pope Benedict XVI to a number of requests over the past few years to the Holy See from groups of Anglicans who wish to enter into full visible communion with the Roman Catholic Church, and are willing to declare that they share a common Catholic faith and accept the Petrine ministry as willed by Christ for his Church.
Pope Benedict XVI has approved, within the Apostolic Constitution, a canonical structure that provides for Personal Ordinariates, which will allow former Anglicans to enter full communion with the Catholic Church while preserving elements of distinctive Anglican spiritual patrimony.
The announcement of this Apostolic Constitution brings to an end a period of uncertainty for such groups who have nurtured hopes of new ways of embracing unity with the Catholic Church. It will now be up to those who have made requests to the Holy See to respond to the Apostolic Constitution.
The Apostolic Constitution is further recognition of the substantial overlap in faith, doctrine and spirituality between the Catholic Church and the Anglican tradition. Without the dialogues of the past forty years, this recognition would not have been possible, nor would hopes for full visible unity have been nurtured. In this sense, this Apostolic Constitution is one consequence of ecumenical dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion.
The on-going official dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion provides the basis for our continuing cooperation. The Anglican Roman Catholic International Commission (ARCIC) and International Anglican Roman Catholic Commission for Unity and Mission (IARCCUM) agreements make clear the path we will follow together.
With God’s grace and prayer we are determined that our on-going mutual commitment and consultation on these and other matters should continue to be strengthened. Locally, in the spirit of IARCCUM, we look forward to building on the pattern of shared meetings between the Catholic Bishops Conference of England and Wales and the Church of England’s House of Bishops with a focus on our common mission. Joint days of reflection and prayer were begun in Leeds in 2006 and continued in Lambeth in 2008, and further meetings are in preparation. This close cooperation will continue as we grow together in unity and mission, in witness to the Gospel in our country, and in the Church at large.
London, 20 October 2009
Vincent Gerard Nichols
Archbishop of Westminster
Rowan Williams
Archbishop of Canterbury
Informations complémentaires
Depuis qu’au XVIe siècle le roi Henri VIII a proclamé que l’Eglise d’Angleterre était indépendante de l’autorité du pape, l’Eglise d’Angleterre a créé ses déclarations doctrinales, ses usages liturgiques et ses pratiques pastorales, en y incorporant souvent des idées de la Réforme née sur le continent européen. L’expansion de l’Empire Britannique, en association avec l’apostolat missionnaire anglican, a ensuite fait naître une Communion Anglicane au niveau mondial.
En plus de 450 ans, jamais la question de la réunion des anglicans et des catholiques n’a été écartée. Au milieu du XIXe siècle, le Mouvement d’Oxford (en Angleterre) a montré un renouveau d’intérêt pour les aspects catholiques de l’anglicanisme. Au début du XXe siècle, le cardinal belge Mercier a lancé des discussions publiques avec des anglicans pour explorer la possibilité d’une union avec l’Eglise catholique sur la base d’un anglicanisme "réuni mais pas absorbé".
Le concile Vatican II a encore renforcé l’espoir d’une union, notamment avec le Décret sur l’œcuménisme (n° 13) qui, se référant aux Communautés séparées de l’Eglise catholique au moment de la Réforme, affirmait : "Parmi celles [les communions] où continuent à subsister en partie les traditions et les structures catholiques, la Communion Anglicane occupe une place particulière."
Depuis le concile, les relations entre anglicans et catholiques romains ont créé un meilleur climat de compréhension et de coopération mutuelle. L’Anglican-Roman Catholic International Commission (ARCIC) a publié, au fil des années, une série de déclarations doctrinales, dans l’espoir de créer les bases d’une union entière et visible. Pour beaucoup de gens des deux Communions, les déclarations de l’ARCIC ont rendu disponible un outil dans lequel l’expression commune de la foi peut être reconnue. C’est dans ce cadre qu’il faut placer la nouvelle mesure.
Dans les années qui ont suivi le Concile, certains anglicans ont abandonné la tradition de ne conférer les Ordres Sacrés qu’à des hommes en appelant aussi des femmes au sacerdoce et à l’épiscopat. Plus récemment, certains éléments de la Communion Anglicane se sont éloignés de l’enseignement biblique commun en matière de sexualité humaine – déjà clairement formulé dans le document de l’ARCIC "La vie dans le Christ" – en conférant les Ordres Sacrés à des clercs ouvertement homosexuels et en bénissant les unions de personnes du même sexe. Néanmoins, alors que la Communion Anglicane doit relever ces défis nouveaux et difficiles, l’Eglise Catholique reste pleinement engagée dans son dialogue œcuménique avec la Communion Anglicane, notamment à travers l’activité du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.
Entre temps, beaucoup d’anglicans sont entrés individuellement dans la pleine communion avec l’Eglise catholique. Parfois ce sont même des groupes d’anglicans qui sont entrés, en conservant une certaine structure "corporative". C’est le cas, par exemple, du diocèse anglican d’Amritsar en Inde et de quelques paroisses isolées des Etats-Unis qui, tout en gardant une identité anglicane, sont entrées dans l’Eglise catholique dans le cadre d’une "disposition pastorale" adoptée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et approuvée par le pape Jean-Paul II en 1982. Souvent, dans ces cas-là, l’Eglise catholique a accordé des dispenses de l’obligation de célibat, admettant que les clercs anglicans mariés qui désiraient poursuivre leur ministère comme prêtres catholiques soient ordonnés dans l’Eglise catholique.
Dans ce contexte, les Ordinariats Personnels institués selon la Constitution Apostolique mentionnée ci-dessus peuvent être considérés comme un pas de plus vers la réalisation de l’aspiration à l’union entière et visible dans l’unique Eglise, qui est l’un des buts principaux du mouvement œcuménique.
Congrégation pour la Doctrine de la Foi
Rome, le 20 octobre 2009
La note diffusée par le Vatican le jour de l'annonce de la constitution apostolique relative aux "ordinariats personnels" pour les anglicans qui entrent dans l’Eglise catholique :
> Nota informativa
Un article récent de www.chiesa à propos des divisions internes de la Communion anglicane :
> Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury (3.8.2009)
L'annonce de la rencontre du 26 octobre 2009 entre la commission vaticane "Ecclesia Dei" et la Fraternité lefebvriste Saint Pie X :
> Il prossimo lunedì 26 ottobre...
Une importante interview du métropolite orthodoxe de Pergame Johannes Zizioulas, à propos du deuxième round, actuellement en cours à Chypre, du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la primauté du pape :
> Zizioulas: Difendiamo il dialogo ecumenico contro chi lo contesta
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
www.chiesa
06:37 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglicans, tradition, eglise catholique, oecumenisme, pape, benoit xvi, lefebvristes, eglises orthodoxes, orient, pretres, eveques, jean paul ii, jeffrey steenson, santa fe, patrologie, seminaire, amritsar, penjab, inde, constitution apostolique, william levada, rome, londres, westminster, vincent g nichols, rowan williams, associates press, femmes, homosexuels, grande-bretagne, etats-unis, australie, ordinariats personnels, liturgie, primaute du pape, catechisme de l eglise catholique, traditionalistes, chypre, ravenne, joseph ratzinger, pays de galles, angleterre, canterbury, henri viii, arcic, anglican-roman catholic international commission, concile, unite des chretiens, communion anglicane, vatican ii |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
19.06.2009
Année Sacerdotale - Dossier
04:29 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : portugal, osservatore romano, jurgen habermas, clerge, annee sacerdotale, sacre-coeur, congregation pour le clerge, secularisme, france, belgique, espagne, grande-bretagne, etats-unis, pretres, concile, eglise catholique, cure d ars, jean-marie vianney, saints, vocations, formation, seminaires, congregation pour l education catholique, dominicain, academie pontificale saint thomas d aquin, curie, europe, jeunes, catechisme de l eglise catholique, histoire de l eglise, vatican ii, catechese, opinion publique, peche, grace, vertus theologiales, liturgie, sens du sacre, devotion populaire, processions, pelerinages, cardinal, jean paul ii, evangelisation, morale, moines, religieux, education, ethique |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
11.06.2009
Une année spéciale pour remettre les prêtres à neuf
Benoît XVI l'a lancée pour renforcer l'identité spirituelle du clergé et pour en nettoyer la "saleté". Les Légionnaires du Christ dans l'œil du cyclone. Séminaires: l'impitoyable diagnostic du secrétaire de la congrégation pour l'éducation catholique
par Sandro Magister

ROME, le 10 juin 2009 - L'Année Sacerdotale spéciale voulue par Benoît XVI commencera dans quelques jours, le vendredi 19, fête du Sacré-Cœur de Jésus.
Le pape en a indiqué les finalités aux cardinaux et évêques qui composent la congrégation pour le clergé, réunis le 16 mars dernier en assemblée plénière.
La congrégation pour le clergé s'appelait jusqu'en 1967 congrégation "du Concile". Elle avait en effet été créée après le concile de Trente pour assurer l'application des indications conciliaires par le clergé ayant charge d'âmes.
Le profil de prêtre défini par le concile de Trente a caractérisé la vie de l'Eglise catholique jusqu'au milieu du XXe siècle. Un modèle en a été le saint Curé d'Ars, Jean-Marie Vianney, mort il y a 150 ans.
Mais au cours des dernières décennies, l'identité du prêtre catholique s'est modifiée, obscurcie, effritée à des degrés divers, sous les coups de la sécularisation, dans l'Eglise et au dehors.
L'objectif de l'Année Sacerdotale est justement de reconstruire une forte identité spirituelle du prêtre, fidèle à sa mission originelle. Cela inclut aussi un vigoureux travail d'élimination de la "saleté" qui a souillé une partie du clergé, limitée en termes quantitatifs mais désastreuse quant à son image globale.
On notera à ce sujet une coïncidence. L'Année Sacerdotale commencera au même moment que la visite apostolique décidée par les autorités vaticanes au sein de la congrégation des Légionnaires du Christ. Cette congrégation est remarquable par l'abondance des vocations et le grand nombre de nouveaux prêtres. Mais elle risque aussi de s'écrouler, comme l'a fait la figure de son charismatique fondateur, le prêtre Marcial Maciel, dont la double vie gravement immorale - définitivement révélée - constitue aujourd'hui un terrible scandale, surtout pour ceux qui ont été ses plus fervents disciples.
Reconstruire l'identité spirituelle du clergé implique donc aussi d'apporter un soin particulier à sa formation. De même que les séminaires ont été un élément fondamental de la réforme de l'Eglise voulue par le concile de Trente, de même, aujourd'hui, c'est dans les séminaires que se forge l'identité des nouveaux prêtres.
Ce n'est pas la congrégation du clergé qui s'occupe des séminaires, mais la congrégation pour l'éducation catholique.
Cette dernière devra donc agir elle aussi pour que l'Année Sacerdotale porte des fruits. En fait, elle a déjà fait quelque chose, à en juger par le discours de son secrétaire, Jean-Louis Bruguès, aux recteurs des séminaires pontificaux réunis à Rome ces jours derniers.
Mgr Bruguès, 66 ans, dominicain, a été évêque d'Angers jusqu'en 2007. Secrétaire de la congrégation pour l'éducation catholique, il est aussi vice-président de l'œuvre pontificale des vocations sacerdotales et membre de la commission pour la formation des candidats au sacerdoce. Il fait par ailleurs partie de l'académie pontificale Saint Thomas d'Aquin.
Son discours aux recteurs de séminaires n'a rien du langage de la curie. Avec une franchise peu commune, il décrit et dénonce en termes clairs les dégâts de l'après-concile, notamment en Europe, y compris l'ignorance impressionnante sur des points de doctrine élémentaires dont font aujourd'hui preuve les jeunes qui entrent au séminaire.
Cette ignorance est telle que, parmi les remèdes, Mgr Bruguès souhaite qu'une année entière de séminaire soit consacrée à apprendre le Catéchisme de l'Eglise catholique.
Le Catéchisme "ad parochos" fut un autre élément fondamental de la réforme tridentine. Quatre siècles plus tard, on en est de nouveau là.
Voici le discours du secrétaire de la congrégation pour l'éducation catholique aux recteurs des séminaires pontificaux, rendu public par "L'Osservatore Romano" du 3 juin 2009 :
Formation au sacerdoce, entre sécularisme et modèles d'Eglise
par Jean-Louis Bruguès
Il est toujours risqué d'expliquer une situation sociale à partir d'une seule interprétation. Mais certaines clés ouvrent plus de portes que d'autres. Depuis longtemps je suis convaincu que la sécularisation est devenue un mot-clé pour penser aujourd'hui nos sociétés, mais aussi notre Eglise.
La sécularisation représente un processus historique très ancien puisqu'il est né en France au milieu du XVIIIe siècle, avant de s'étendre à l'ensemble des sociétés modernes. Mais la sécularisation de la société varie beaucoup d'un pays à l'autre.
En France et en Belgique, par exemple, elle a tendance à bannir les signes d'appartenance religieuse de la sphère publique et à ramener la foi dans la sphère privée. On remarque la même tendance, mais moins forte, en Espagne, au Portugal et en Grande-Bretagne. Aux Etats-Unis, en revanche, la sécularisation s'harmonise facilement avec l'expression publique des convictions religieuses : on l'a encore vu à l'occasion des dernières élections présidentielles.
Depuis une dizaine d'années, un débat très intéressant s'est ouvert à ce sujet entre les spécialistes. Jusqu'alors il semblait qu'on devait considérer comme acquis que la sécularisation à l'européenne était la règle et le modèle, celle de type américain étant l'exception. Mais aujourd'hui beaucoup de gens - comme Jürgen Habermas, par exemple - pensent que c'est le contraire qui est vrai et que même en Europe postmoderne les religions joueront un nouveau rôle social.
RECOMMENCER À PARTIR DU CATÉCHISME
Quelque forme qu'elle ait prise, la sécularisation a provoqué dans nos pays un effondrement de la culture chrétienne. Les jeunes qui se présentent dans nos séminaires ne savent plus rien ou presque de la doctrine catholique, de l'histoire de l'Eglise et de ses coutumes. Cette inculture généralisée nous oblige à effectuer des révisions importantes dans la pratique suivie jusqu'à présent. J'en citerai deux.
Tout d'abord, il me paraît indispensable de prévoir pour ces jeunes une période - un an ou plus - de formation initiale, de "rééducation", à la fois catéchétique et culturelle. Les programmes peuvent être conçus de différentes manières, en fonction des besoins spécifiques de chaque pays. Personnellement, je pense à une année entière consacrée à l'assimilation du Catéchisme de l'Eglise Catholique, qui se présente comme un résumé très complet.
Deuxièmement, il faudrait revoir nos programmes de formation. Les jeunes qui entrent au séminaire savent qu'ils ne savent pas. Ils ont humbles et désireux d'assimiler le message de l'Eglise. On peut travailler vraiment bien avec eux. Leur manque de culture a ceci de positif qu'ils ne traînent plus avec eux les préjugés négatifs de leurs aînés. C'est une chance. Nous sommes donc amenés à construire sur une "table rase". Voilà pourquoi je suis favorable à une formation théologique synthétique, cohérente et visant à l'essentiel.
Cela implique que les enseignants et les formateurs renoncent à une formation initiale caractérisée par un esprit critique - comme ce fut le cas de ma génération, pour laquelle la découverte de la Bible et de la doctrine a été contaminée par un esprit de critique systématique - et à la tentation d'une spécialisation trop précoce : précisément parce qu'il manque à ces jeunes le background culturel nécessaire.
Permettez-moi de vous confier quelques questions qui me viennent maintenant à l'esprit. On a mille fois raison de vouloir donner aux futurs prêtres une formation complète et de haut niveau. Comme une mère attentive, l'Eglise veut le meilleur pour ses futurs prêtres. Les cours ont donc été multipliés, au point d'alourdir les programmes d'une façon qui me paraît exagérée. Vous avez probablement senti le risque de découragement chez beaucoup de vos séminaristes. Je pose la question : une perspective encyclopédique est-elle adaptée à ces jeunes qui n'ont reçu aucune formation chrétienne de base? Cette perspective n'a-t-elle pas provoqué une fragmentation de la formation, une accumulation des cours et une organisation trop historicisante? Est-il vraiment nécessaire, par exemple, de donner à des jeunes qui n'ont jamais appris le catéchisme une formation approfondie en sciences humaines ou en techniques de communication?
Je conseillerais de choisir la profondeur plutôt que l'étendue, la synthèse plutôt que la dispersion dans les détails, l'architecture plutôt que la décoration. Autant de raisons me portent à croire que l'étude de la métaphysique, si contraignant soit-il, est une phase préliminaire absolument indispensable à l'étude de la théologie. Ceux qui viennent chez nous ont souvent reçu une solide formation scientifique et technique - c'est une chance - mais leur manque de culture générale ne leur permet pas d'entrer d'un pas décidé dans la théologie.
DEUX GÉNÉRATIONS, DEUX MODÈLES D'ÉGLISE
En de nombreuses occasions, j'ai parlé des générations : la mienne, celle qui m'a précédé, les générations futures. C'est pour moi le nœud crucial de la situation actuelle. Certes, le passage d'une génération à l'autre a toujours posé des problèmes d'adaptation, mais ce que nous vivons aujourd'hui est tout à fait particulier.
Le thème de la sécularisation devrait nous aider, là aussi, à mieux comprendre. Elle a connu une accélération sans précédent au cours des années 60. Pour les hommes de ma génération et plus encore pour ceux qui m'ont précédé, souvent nés et élevés dans un milieu chrétien, elle a constitué une découverte essentielle, la grande aventure de leur vie. Ils en sont donc arrivés à interpréter l'"ouverture au monde" souhaitée par le concile Vatican II comme une conversion à la sécularisation.
C'est ainsi que nous avons vécu, ou même favorisé, une auto-sécularisation extrêmement puissante dans la plupart des Eglises occidentales.
Les exemples abondent. Les croyants sont prêts à s'engager au service de la paix, de la justice et de causes humanitaires, mais croient-ils à la vie éternelle? Nos Eglises ont fait un immense effort pour renouveler la catéchèse, mais cette catéchèse n'a-t-elle pas tendance à négliger les réalités ultimes? Nos Eglises, sollicitées par l'opinion publique, se sont embarquées dans la plupart des débats éthiques du moment, mais dans quelle mesure parlent-elles du péché, de la grâce et de la vie théologale? Nos Eglises ont déployé avec succès des trésors d'ingéniosité pour faire mieux participer les fidèles à la liturgie, mais celle-ci n'a-t-elle pas perdu en grande partie le sens du sacré? Peut-on nier que notre génération, peut-être sans s'en rendre compte, a rêvé d'une "Eglise de purs", une foi purifiée de toute manifestation religieuse, mettant en garde contre toute manifestation de dévotion populaire comme les processions, les pèlerinages, etc.?
Le choc entre la sécularisation et nos sociétés a profondément transformé nos Eglises. On pourrait avancer l'hypothèse selon laquelle nous sommes passés d'une Eglise d'"appartenance", où la foi était donnée par le groupe de naissance, à une Eglise de "conviction", où la foi se définit comme un choix personnel et courageux, souvent en opposition avec le groupe d'origine. Ce passage a été accompagné d'impressionnantes variations numériques. On a vu diminuer à vue d'œil la présence dans les églises, au catéchisme, et dans les séminaires. Toutefois, il y a quelques années, le cardinal Lustiger avait démontré, chiffres en main, qu'en France le rapport entre le nombre des prêtres et celui des pratiquants réels était toujours resté le même.
Nos séminaristes et nos jeunes prêtres appartiennent eux aussi à cette Eglise de "conviction". Ils ne viennent plus tellement des campagnes mais plutôt des villes et surtout des villes universitaires. Ils ont souvent grandi dans des familles divisées ou "éclatées", ce qui leur laisse des traces de blessures et, parfois, une sorte d'immaturité affective. Le milieu social d'appartenance ne les soutient plus : ils ont choisi d'être prêtres par conviction et ont renoncé, de ce fait, à toute ambition sociale (ce que je dis n'est pas vrai partout : je connais des communautés africaines où la famille ou le village portent encore des vocations nées dans leur sein). C'est pourquoi ils ont un profil plus déterminé, des individualités plus fortes et des tempéraments plus courageux. A ce titre, ils ont droit à toute notre estime.
La difficulté sur laquelle je voudrais attirer votre attention dépasse donc le cadre d'un simple conflit de générations. Ma génération, j'insiste là-dessus, a identifié l'ouverture au monde à une conversion à la sécularisation, pour laquelle elle a éprouvé une certaine fascination. Les plus jeunes, au contraire, sont nés dans la sécularisation, c'est leur environnement naturel, ils l'ont assimilée avec le lait de la nourrice : mais ils cherchent surtout à prendre leurs distances vis-à-vis d'elle et ils revendiquent leur identité et leurs différences.
ACCOMMODEMENT AVEC LE MONDE OU CONTESTATION?
Il existe désormais dans les Eglises européennes, et peut-être aussi dans l'Eglise américaine, une ligne de partage, et parfois de fracture, entre un courant de "composition" et un courant de "contestation".
Le premier nous conduit à penser qu'il y a, dans la sécularisation, des valeurs à forte matrice chrétienne comme l'égalité, la liberté, la solidarité, la responsabilité et qu'il doit être possible de trouver un accord avec ce courant et de définir des domaines de coopération.
Le second courant, au contraire, invite à prendre ses distances. Il considère que les différences ou les oppositions, surtout dans le domaine de l'éthique, vont devenir de plus en plus marquées. Il propose donc un modèle alternatif par rapport au modèle dominant et accepte de tenir le rôle d'une minorité contestatrice.
Le premier courant a été prédominant pendant l'après-concile; il a fourni la matrice idéologique des interprétations de Vatican II qui se sont imposées à la fin des années 60 et pendant la décennie suivante.
Cela s'est inversé à partir des années 80, surtout - mais pas exclusivement - sous l'influence de Jean-Paul II. Le courant de "composition" a vieilli mais ses adeptes détiennent encore des positions clés dans l'Eglise. Le courant du modèle alternatif s'est considérablement renforcé mais il n'est pas encore devenu dominant. C'est ainsi que s'expliquent les tensions actuelles dans beaucoup d'Eglises de notre continent.
Je n'aurais pas de mal à illustrer par des exemples l'opposition que je viens de décrire.
Les universités catholiques se répartissent aujourd'hui selon cette ligne de partage. Certaines jouent la carte de l'adaptation et de la coopération avec la société sécularisée, ce qui les contraint à prendre leurs distances de manière critique à propos de tel ou tel aspect de la doctrine ou de la morale catholique. D'autres, d'inspiration plus récente, mettent l'accent sur l'affirmation de la foi et la participation active à l'évangélisation. Il en est de même pour les écoles catholiques.
Et, pour revenir au sujet de cette rencontre, on pourrait en dire autant à propos du profil-type de ceux qui frappent à la porte de nos séminaires ou de nos maisons religieuses.
Les candidats de la première tendance sont de plus en plus rares, au grand déplaisir des prêtres des générations les plus âgées. Les candidats de la seconde tendance sont aujourd'hui plus nombreux que les premiers, mais ils hésitent à franchir le seuil de nos séminaires parce que, souvent, ils n'y trouvent pas ce qu'ils cherchent.
Ils sont porteurs d'une préoccupation d'identité (ils sont parfois qualifiés, avec un certain mépris, d'"identitaires") : identité chrétienne - en quoi devons-nous nous distinguer de ceux qui ne partagent pas notre foi? - et identité du prêtre, alors que l'identité du moine ou du religieux est plus facilement perceptible.
Comment favoriser une harmonie entre les éducateurs, qui appartiennent souvent au premier courant, et les jeunes qui s'identifient au second ? Les éducateurs continueront-ils à s'attacher à des critères d'admission et de sélection qui datent de leur époque mais ne correspondent plus aux aspirations des plus jeunes? On m'a cité un séminaire français où les adorations du Saint-Sacrement avaient été supprimées depuis une bonne vingtaine d'années parce qu'elles étaient jugées trop dévotionnelles : les nouveaux séminaristes ont dû se battre pendant plusieurs années pour qu'elles soient rétablies, tandis que certains enseignants ont préféré démissionner face à ce qu'ils considéraient comme un "retour au passé"; en cédant aux demandes des plus jeunes, ils avaient l'impression de renier ce pour quoi ils s'étaient battus toute leur vie.
Dans le diocèse dont j'étais évêque j'ai connu de telles difficultés quand des prêtres plus âgés - ou des communautés paroissiales entières - éprouvaient une grande difficulté à répondre aux aspirations des jeunes prêtres qui leur étaient envoyés.
Je comprends les difficultés que vous rencontrez dans votre ministère de recteurs de séminaires. Plus que le passage d'une génération à une autre, vous devez assurer harmonieusement le passage d'une interprétation du concile Vatican II à une autre et, peut-être, d'un modèle ecclésial à un autre. Votre position est délicate mais elle est absolument essentielle pour l'Eglise.
Le discours du 15 mars 2009 dans lequel Benoît XVI a annoncé l'Année Sacerdotale commençant le19 juin :
> A la congrégation pour le clergé
Autre documentation relative à l'Année Sacerdotale:
> Congrégation pour le clergé
A propos de l'affaire des Légionnaires du Christ:
> La Légion est à la dérive. Trahie par son fondateur (16.2.2009)
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
www.chiesa
05:38 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : annee sacerdotale, clerge, pretres, concile, sacre-coeur, congregation pour le clerge, concile de trente, eglise catholique, cure d ars, jean-marie vianney, saints, legionnaires du christ, vocations, martial maciel, formation, seminaires, congregation pour l education catholique, jean-louis brugues, dominicain, academie pontificale saint thomas d aquin, curie, europe, jeunes, catechisme de l eglise catholique, osservatore romano, secularisme, france, belgique, espagne, portugal, grande-bretagne, etats-unis, jurgen habermas, histoire de l eglise, vatican ii, catechese, opinion publique, ethique, peche, grace, vertus theologiales, litrugie, sens du sacre, devotion populaire, prcessions, pelerinages, cardinal lustiger, familles, ouverture au monde |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
11.03.2009
Vatican: Conclusion des Exercices Spirituels
VATICAN - La conclusion des Exercices Spirituels au Vatican: « Vous nous avez montré où habite Jésus, là où se trouve sa demeure : dans son Eglise, dans sa Parole, dans la Très Sainte Eucharistie »
Rome (Agence Fides) Le samedi 7 mars, dans la Chapelle Redemptoris Mater du Palais Apostolique du Vatican, se sont terminés les Exercices Spirituels, en présence du Saint-Père, par le chant des Laudes et la Méditation finale. Cette année, les Méditations étaient proposées par le Cardinal Francis Arinze (photo), Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, sur le thème suivant : « Le prêtre rencontre Jésus et le suit ».

En conclusions des Exercices, le Saint-Père a adressé aux retraitants un bref discours, dans lequel il remerciait le Cardinal Arinze en ces termes:
« En ce moment, je voudrais, au nom de nous tous et de vous tous, Vous dire merci de tout coeur, Eminence pour ces Méditations que vous nous avez données. Vous nous avez guidés, éclairés, aidés à renouveler notre sacerdoce. Votre méditation na pas été une acrobatie théologique. Elle ne nous a pas offert des acrobaties théologiques, mais nous a donné une saine doctrine, le bon pain de notre foi ».
Citant une prophétie du prophète Ezéchiel où « le Seigneur, le Dieu Pasteur dit à son peuple : je guiderai mes brebis sur les monts dIsraël, sur des pâturages verdoyants », saint Augustin se demande où sont ces monts d'Israël, que sont ces pâturages verdoyants.
« Et il déclare : les monts d'Israël, les pâturages verdoyants sont la Sainte Ecriture, la Parole de Dieu qui nous donne la vraie nourriture ».
Puis le Saint-Père a poursuivi en ces termes :
« Votre prédication a été imprégnée de la Sainte Ecriture, avec une grande familiarité avec la Parole de Dieu lue dans le contexte de l'Eglise vivante, depuis les Pères jusquau Catéchisme de l'Eglise Catholique, toujours replacée dans la lecture, dans la liturgie. Et ainsi précisément, l'Ecriture a été présentée dans sa pleine actualité. Votre théologie, comme vous nous l'avez dit, na pas été une théologique abstraite, mais marquée par un sain réalisme. J'ai admiré, et j'ai beaucoup aimé cette expérience concrète de vos cinquante ans de sacerdoce, dont vous avez parlé, et à la lumière desquels vous nous avez aidés à concrétiser notre foi. Vous nous avez dit des paroles justes, concrètes pour notre vie, pour notre comportement de prêtres. Et j'espère que beaucoup liront aussi ces paroles et les prendront à coeur ».
Enfin, le Saint-Père a souligné la nécessité de « marcher et de suivre Jésus, qui nous précède toujours. Cest seulement en marchant et en suivant Jésus, que nous pouvons voir nous aussi. Vous nous avez montré où habite Jésus, là où se trouve sa demeure : dans son Eglise, dans sa Parole, dans la Très Sainte Eucharistie ».
(Agence Fides, 9 mars 2009)
Le texte du discours du Saint-Père en italien :
http://www.fides.org/ita/magistero/bxvi/discorso_070309.h...
15:10 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : predication, theologie, mediations, francis arinze, congregation, pretres, saint augustin, catechisme de l eglise catholique, ezechiel, israel, ecriture, liturgie, pape, benoit xvi, exercices spirituels, cardinal arinze, eglise, parole de dieu, eucharistie, redemptoris mater, vatican |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |






