22.09.2009

Les évêques italiens à l'heure d'un choix décisif

A prendre ou à laisser. Les évêques italiens à l'heure d'un choix décisif

L'enjeu est le "projet culturel" conçu et réalisé par les cardinaux Ruini et Scola. Certains le considèrent comme mort. Mais les faits prouvent qu'il est plus vivant que jamais. Avec trois grandes nouveautés: une proposition au pays sur "l'urgence éducative", une nouvelle école de théologie consacrée à une société "plurielle", un colloque international sur "Dieu aujourd'hui"

par Sandro Magister




ROME, le 21 septembre 2009 – Le groupe dirigeant de la conférence des évêques d’Italie, CEI, se réunit ce soir à Rome pour l’habituelle session de début d’automne, alors qu’est encore fort le choc provoqué par la démission du directeur d’"Avvenire", le journal de la CEI, Dino Boffo, qui a été l’objet, malgré son innocence, d’attaques publiques contre sa personne.

Pendant cette tempête, la hiérarchie de l’Eglise, en Italie comme au Vatican, s’est montrée divisée et désorientée. En effet l'attaque contre "Avvenire" a aussi été employée par certains contre la ligne que représentait le journal : celle du cardinal Camillo Ruini, président de la CEI pendant quinze ans, jusqu’en 2007, et du "projet culturel" qu’il a conçu et réalisé, en grande partie à travers le journal dirigé par Boffo.

Mais que cette ligne soit en voie de liquidation, voilà qui est contredit par divers signaux – tous survenus ces jours-ci – qui en montrent la vitalité.


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L’un de ces signaux est la large diffusion en Italie, à partir 17 septembre, d’un livre réalisé par le comité pour le projet culturel de la CEI, intitulé : "La sfida educativa", le défi de l’éducation.

Ce livre se présente comme un rapport sur ce qui a été appelé, y compris par Benoît XVI, "l’urgence éducative". Un rapport, donc, sur la dramatique incapacité dont fait preuve la société actuelle en matière d’éducation des nouvelles générations.

Mais ce n’est pas qu’un rapport descriptif et analytique, c’est aussi une proposition quant à la façon de faire face à cette urgence et de relever le défi avec succès. Dans la préface, le cardinal Ruini écrit que ce qui est en jeu, ce sont "les bases de l'existence de l'homme et de la femme, le sens même que nous attribuons à l'être humain et à notre civilisation".

Le défi de l’éducation ne concerne donc pas seulement la famille, l’école, l’Eglise, mais la société dans son ensemble. Au fil des chapitres, le livre l’étudie, grâce à différents spécialistes, dans les différents domaines, y compris le travail, l’entreprise, la consommation, les médias de masse, le spectacle, le sport.

La question de l'éducation sera l'axe majeur de l'action pastorale de l’Eglise en Italie pendant la décennie 2010-2020, comme l’a décidé la conférence des évêques. Mais, avec le projet culturel, son but est d’arriver à impliquer tout le pays. Une preuve en est que l’édition de "La sfida educativa" a été confiée à un éditeur non pas catholique mais "laïc" par antonomase, Laterza.

C’est justement dans les bureaux romains de Laterza qu’aura lieu, le mardi 22 septembre, la présentation officielle du livre. Seront présents le cardinal Ruini, le ministre de l’Education Nationale, Mariastella Gelmini, la présidente de la confédérationale patronale Confindustria, Emma Marcegaglia. Le président de la maison d’édition, Giuseppe Laterza, sera le modérateur.



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Un deuxième signal a pour épicentre Venise et pour inspirateur également un cardinal : non pas Ruini mais Angelo Scola, patriarche de la ville.

Les deux prélats – ce n’est pas un hasard – font partie du comité pour le projet culturel institué par la CEI en 2008, avec Ruini comme président. Scola, à Venise, est la preuve vivante que le projet culturel peut être réalisé dans un diocèse type sous des formes originales, avec créativité et avec fruit.

Le 15 septembre le cardinal Scola a ouvert à Venise un congrès international intitulé "La société plurielle", avec comme orateurs des spécialistes italiens et étrangers de diverses disciplines, catholiques ou non, de Massimo Cacciari à David Novak, d’Ottfried Höffe à Cesare Mirabelli, d’Ignazio Musu à Steve Schneck.

Le congrès a marqué les débuts à Venise d’un nouveau centre d’études appelé "Alta Scuola Società Economia Teologia" (ASSET), dont le but est de faire interagir les diverses disciplines, théologie comprise, dans le traitement des questions cruciales d’un monde culturellement "pluriel".

En ouvrant le congrès, Scola a invité les chrétiens à identifier et proposer le "terrain commun" sur lequel pourraient être réalisés des "compromis nobles" entre des positions différentes. Etant entendu que les chrétiens eux-mêmes ont le devoir, à chaque fois que le compromis n’est pas possible, comme dans le cas de l’avortement ou de la famille, de recourir à l'objection de conscience et en tout cas de poursuivre leur "témoignage" à haute voix dans la société, dans l’espérance d’un changement positif.

L’ASSET est la dernière-née d’une série d’initiatives lancées au cours des cinq dernières années par le cardinal Scola et réunies sous l'égide du Studium Marcianum, du nom du saint patron de Venise, l'évangéliste Marc, parmi lesquelles la revue internationale "Oasis". Elle fonctionnera à travers des séminaires, des laboratoires culturels, des cours d’été, des publications, des enseignements annuels. Le cours inaugural, le 17 décembre, sera assuré par le philosophe Robert Spaemann, de l'université de Munich.


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Quelques jours plus tôt, le 10 décembre, le même Spaemann prendra la parole lors d’un grand colloque organisé à Rome par le comité pour le projet culturel de la CEI, c’est-à-dire toujours par Ruini.

Nous arrivons ainsi à un troisième signal.

Ce colloque aura pour titre : "Dieu aujourd’hui. Avec lui ou sans lui, cela change tout". www.chiesa en a déjà parlé. Il y a une impressionnante coïncidence entre le sujet de ce colloque et ce que Joseph Ratzinger a défini comme la "priorité" de son pontificat : "rendre Dieu présent dans ce monde et ouvrir aux hommes l’accès à Dieu". A plus forte raison en un temps "où, dans de vastes régions du monde, la foi risque de s’éteindre, comme une flamme qui ne trouve plus d’aliment".

Le 9 septembre, le cardinal Ruini – présentant à Milan un livre dans lequel il dialogue avec l'intellectuel laïc Ernesto Galli della Loggia – a souligné l'importance de ce prochain colloque sur Dieu.

A cette occasion, le directeur de "L'Osservatore Romano", Giovanni Maria Vian, a rappelé, à sa table, qu’à l’origine, il y a dix ou quinze ans, le projet culturel lancé par Ruini était considéré comme un "oiseau rare", personne ne sachant ce que c’était et où il se trouvait.

Le recteur de l'Université Catholique du Sacré-Cœur, Lorenzo Ornaghi, lui a répondu qu’en réalité le projet culturel s’est ensuite révélé être "un gigantesque effort de transformation du message chrétien en culture populaire".

L'Université Catholique a été et est encore un foyer de ce projet. Ce n’est pas un hasard si la nomination puis la confirmation du "ruinien" Ornaghi comme recteur ont été parmi les épisodes les plus agités de l’histoire de l’Eglise d’Italie au cours des dernières années.

Un autre outil essentiel du projet culturel a été et reste "Avvenire". Ce n’est pas un hasard si les adversaires d’Ornaghi ont aussi été ceux qui, pendant la même période, se sont opposés à Boffo en tant que directeur du journal des évêques, faisant circuler contre l’un et l’autre de fausses accusations infâmantes. www.chiesa en a également parlé dans de récents articles.

Le choix du successeur de Boffo à la direction d’"Avvenire" sera donc révélateur de la volonté ou non de la conférence des évêques d’Italie de continuer dans le sillon du projet de Ruini.

Il est certain que le cardinal Ruini a toujours agi en accord évident et avec le plein appui du pape actuel, mais aussi du prédécesseur de celui-ci.

Il en est de même pour l'actuel président de la CEI, le cardinal Angelo Bagnasco. Il s’est entretenu vendredi dernier avec le pape Benoît XVI, en vue du conseil permanent qui commence ce soir et de son discours inaugural très attendu.



Le site web du "projet culturel" organisé par l’Eglise d’Italie, avec la présentation du rapport-proposition sur l'éducation et le programme du colloque international sur "Dieu aujourd’hui" :

> Progetto culturale


Le nouveau centre d’études inauguré à la mi-septembre à Venise par le cardinal Angelo Scola :

> Alta Scuola Società Economia Teologia. Studi sulla società plurale


Et la fondation qui organise toutes les initiatives culturelles du patriarcat de Venise, entre autres la revue internationale "Oasis" :

> Fondazione Studium Generale Marcianum



Un précédent article de www.chiesa concernant le "projet culturel" de l’Eglise d’Italie et le cardinal qui l’a conçu :

> L'Eglise libre dans l'état libre. Selon Ruini (14.9.2009)


Les articles de www.chiesa à propos de l’affaire "Avvenire" :

> "Avvenire" a deux lecteurs qui ne sont pas d'accord entre eux : l'épiscopat et le Vatican (10.9.2009)

> Dino Boffo lascia "Avvenire". "Per gli interessi della mia Chiesa" (3.9.2009)

> L'Eglise, Obama et Berlusconi. La confusion au pouvoir (31.8.2009)



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

10.09.2009

Avvenire, l'épiscopat italien et le Vatican

"Avvenire" a deux lecteurs qui ne sont pas d'accord entre eux: l'épiscopat et le Vatican

Le journal des évêques italiens est attaqué et son directeur a démissionné. Mais les hiérarchies de l'Eglise sont divisées. Et "Avvenire" est aussi pris pour cible par des amis. Qui appartiennent à la secrétairerie d'état


par Sandro Magister





ROME, le 10 septembre 2009 – Dans la lettre, datée du 3 septembre, par laquelle il a démissionné de ses fonctions de directeur d’"Avvenire", le journal de la conférence des évêques d’Italie, Dino Boffo a critiqué la formation de "territoires ecclésiastiques" qui se font la guerre, excités par son cas.

Benoît XVI a été encore plus direct, il y a quelques mois, dans une lettre aux évêques : "Si vous vous mordez et vous dévorez mutuellement, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres".

Il y a entre les hautes hiérarchies de l’Eglise des divisions et des oppositions, qui explosent parfois et provoquent des dégâts : c’est un fait incontesté et bien connu. A propos de la politique italienne, la principale divergence se manifeste aujourd'hui entre les deux rives du Tibre : d’un côté la secrétairerie d’état du Vatican, de l’autre la conférence des évêques.

"Avvenire" est le quotidien des évêques. Mais l'attaque lancée contre la vie privée de son directeur, Boffo, par le quotidien "il Giornale", appartenant au frère du premier ministre Silvio Berlusconi, a été jugée et vécue de manière opposée de part et d’autre du Tibre.



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Selon la secrétairerie d’état, la vraie attaque était et est autre chose. Elle est menée par un pouvoir anticatholique qui a pour fer de lance "la Repubblica", le grand journal de la gauche laïque, et pour cible d’abord le pape et accessoirement son secrétaire d’état, le cardinal Tarcisio Bertone.

Le matin du 28 août, Bertone est bien plus irrité par un article du théologien Vito Mancuso dans "la Repubblica" que par le déchaînement, au même moment, de la campagne d’"il Giornale" contre Boffo et ses critiques contre le premier ministre. Mancuso accuse Bertone de s’asseoir avec servilité à la table d’Hérode – il va rencontrer Berlusconi, d’après son programme pour ce jour-là – au lieu de critiquer sa vie de débauche avec le courage d’un saint Jean-Baptiste.

Quelques heures plus tard, en effet, au début de l’après-midi de ce 28 août, "L'Osservatore Romano" paraît avec, en première page, une note bien visible contre l'article de "la Repubblica", signée par sa commentatrice de pointe, Lucetta Scaraffia. Mais il ne consacre à l'offensive d’"il Giornale" contre le directeur d’"Avvenire" que deux lignes en pages intérieures, tirées d’un communiqué de la CEI, bien que la rencontre entre Bertone et Berlusconi ait été annulée entre temps à cause de cette agression et pas pour d’autres raisons.

Les jours suivants, en pleine tempête contre Boffo, le cardinal Bertone s’en tient fermement à cette lecture des faits.

Selon lui, le vrai sommet de l'agression contre l’Eglise se situe au 1er septembre, sous la forme d’un titre de "la Repubblica" affirmant que Benoît XVI était intervenu en personne pour soutenir Boffo et donc ses critiques contre Berlusconi.

En effet, le premier et unique communiqué officiel du Vatican sur l’affaire Boffo sort quelques heures plus tard, justement pour démentir l’intervention du pape dans la mêlée. Le communiqué confirme que seul Bertone a exprimé sa solidarité à Boffo, le pape s’étant – selon un communiqué parallèle de la CEI – limité à téléphoner au cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence des évêques, pour lui demander "des informations et une évaluation de la situation actuelle" et lui exprimer, ainsi qu’aux évêques italiens "son estime, sa gratitude et sa bienveillance".

Si l’on feuillette "L'Osservatore Romano", le journal dont le professeur Giovanni Maria Vian est le directeur et le cardinal Bertone l’éditeur de référence, il semble que la semaine de la passion de Boffo se soit écoulée presque sans laisser de traces. Sa démission y a été annoncée le 3 septembre sur une colonne en 22 lignes, à la page 7, sous le titre aseptisé : "Bureau national pour les communications sociales de la CEI", dont le communiqué était présenté succinctement.

Mais Vian a été beaucoup loquace dans une interview au "Corriere della Sera" du 31 août. Il ressortait clairement de ses propos que la secrétairerie d’état du Vatican était mécontente d’"Avvenire", des "imprudences et exagérations" de sa critique du gouvernement et de sa censure des débauches privées du premier ministre. Sur ce dernier sujet "L'Osservatore Romano" n’a jamais écrit un mot, par choix délibéré.

Cette volonté de "sérénité institutionnelle" dans les rapports avec les gouvernements en place, quels qu’ils soient, de gauche ou de droite, est une constante de la diplomatie vaticane envers tous les états du monde, dictée par le réalisme politique.

Mais le gouvernement central de l’Eglise catholique est une chose, les effervescentes Eglises nationales, avec leurs évêques, leur clergé, leurs fidèles, en sont une autre.



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Sous la présidence du cardinal Camillo Ruini, la conférence des évêques d’Italie avait pris en charge, en plein accord avec Jean-Paul II et son successeur Benoît XVI, la conduite des relations avec le monde politique, obtenant d’indéniables succès. "Avvenire", dirigé par Boffo, était l'organe de pointe du leadership de Ruini.

Mais après le départ de Ruini, le cardinal Bertone a voulu diriger lui-même la politique de l’Eglise en Italie et l’a écrit noir sur blanc dans une lettre du 25 mars 2007 au nouveau président de la CEI, le cardinal Bagnasco. Les évêques n’ayant pas du tout accepté d’être dépouillés de leur autorité, il y a depuis lors entre le Vatican et la CEI des frictions allant parfois jusqu’au conflit ouvert.

Mais, entre temps, la CEI a changé. Elle n’est plus l’équipe ordonnée qu’elle était à l’apogée de Ruini.

Fidèle continuateur de celui-ci, le cardinal Bagnasco n’a pas la même autorité. On a vite constaté que le nouveau secrétaire de la CEI, l’évêque Mariano Crociata, n’était pas à la hauteur de son rôle. L'actuelle CEI a de multiples têtes et de nombreuses voix, souvent discordantes. Raison de plus pour que, depuis le Vatican, Bertone développe ses ambitions de direction. Il y est encouragé par les politiques, qui voient en lui un interlocuteur plus sûr que cette CEI qui se montre pleine d’incertitudes et de confusion.

Confusion notamment dans sa réaction à l'offensive lancée contre "Avvenire" et son directeur. Depuis le début de la polémique en Italie sur la vie privée du premier ministre Berlusconi, il y a plusieurs mois, le journal dirigé par Boffo s’était mis à naviguer dans une tempête. Les pressions des lecteurs et, plus encore, celles d’une partie de cet éditeur collectif qu’est l'épiscopat italien, ont forcé Boffo à faire ce qu’il n’aurait jamais fait si Ruini avait été aux commandes : des sermons contre l'immoralité privée du premier ministre. Des sermons mesurés, respectueux, dosés avec soin, mais qui mécontentaient beaucoup de gens, parce qu’ils étaient trop ou trop peu vigoureux selon les points de vue. A la secrétairerie d’état, bien sûr, l'imprudence "moraliste" du journal de la CEI paraissait n’annoncer que des ennuis, ce que les terribles représailles d’"il Giornale" allaient confirmer.

Vécue par la CEI comme une attaque contre la ligne de Ruini, l'offensive anti-Boffo a donc vu, au premier rang des défenseurs de l’agressé, d’abord le cardinal Ruini et son successeur Bagnasco, puis l'armée de cette "Eglise du peuple" que Boffo a en effet su présenter et représenter de manière extraordinaire pendant ses 15 ans à la tête du journal.

Mais parmi les cardinaux, les évêques et le clergé, certains se sont tenus à l’écart ou ont tout de suite demandé la démission de Boffo, bien que les accusations initiales contre lui se soient vite révélées largement infondées. Boffo lui-même a donné prise aux soupçons en tardant plusieurs jours à rédiger une défense détaillée, avant de démissionner par choix très personnel, contre la volonté du président de la CEI et indépendamment de toute sollicitation du pape, qui n’a jamais existé.

D’ici la fin septembre, les dirigeants de la CEI nommeront son successeur. Ce sera probablement Domenico Delle Foglie, un véritable pro-Ruini. Un choix dû, entre autres, au fait que, paradoxalement, ni les anti-Ruini ni le cardinal Bertone n’ont un autre candidat à proposer.



Un article de www.chiesa qui donne la toile de fond et les antécédents de la démission de Dino Boffo :

> L'Eglise, Obama et Berlusconi. La confusion au pouvoir
(31.8.2009)



La lettre par laquelle, le 3 septembre 2009, Boffo a annoncé et motivé sa démission :

> Dino Boffo lascia "Avvenire". "Per gli interessi della mia Chiesa"



Le quotidien de la conférence des évêques d’Italie :

> Avvenire

Et celui du Saint-Siège :

> L'Osservatore Romano


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

04.09.2009

Démisison du directeur de 'Avvenire'

 

http://spazioblog.progettoculturale.it/wp-content/uploads/2008/12/logo-avv.jpg

 

La CEI (Conférence épiscopale italienne) a publié aujourd’hui le communiqué de presse suivant :

 

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Dino Boffo



Le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, prend acte, avec regret, de la démission irrévocable de Dino Boffo de la direction de « Avvenire », « TV 2000 » et « RadioInblu ». Il lui confirme, personnellement et au nom de tout l’épiscopat, sa profonde gratitude pour son engagement complet au cours de ces nombreuses années, pour sa compétence, sa rigueur et sa passion, et pour la charge qu’il a remplie, si précieuse pour la vie de l’Église et la société italienne. Il lui exprime son estime inchangée alors que sa personne est l’objet d’une attaque médiatique inqualifiable. Appréciant la très grande sensibilité humaine et ecclésiale qui l’a toujours inspiré, il lui manifeste sa proximité et son soutien dans cette épreuve, certain que son service à l’Église et à la communauté civil restera inchangé.

26.08.2009

Le pape pour un renouveau de la célébration de la Miséricorde

Le pape pour un renouveau de la célébration de la Miséricorde

Message aux participants de la 60e Semaine liturgique italienne

 

http://eucharistiemisericor.free.fr/images/160208_benoit_xvi_2.jpg


ROME, Mardi 25 août 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI appelle à un « renouveau de la célébration de la Miséricorde » et du pardon de Dieu, dans un message adressé de sa part par le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone aux participants de la 60e Semaine liturgique nationale italienne.

Le message a ouvert les travaux de cette semaine, qui a pour thème « Célébrer la miséricorde. Laissez-vous réconcilier avec Dieu », et organisée par le Centre d'action liturgique (CAL) de la Conférence épiscopale italienne (CEI). Elle s'est ouverte le 24 août à Barletta, dans la région des Pouilles. Il y a en effet 35 ans, était publié le nouveau rituel en italien du Rite de la pénitence.

Le pape y souhaite que la Semaine liturgique, « contribue à favoriser une reprise et un renouveau dans la célébration de la Miséricorde et dans l'expérience significative du Pardon divin ».

« On a besoin, a insisté le pape, de maîtres spirituels sages et saints, en indiquant l'exemple du saint curé d'Ars ».

« Il sera intéressant de vérifier, demande le pape, si, au-delà du changement rituel, on a formé une mentalité théologique, spirituelle et pastorale adéquate ».

Le pape diagnostique en effet une des « priorités pastorales » pour notre temps, dans le fait de « former de façon droite la conscience des croyants, parce que, au fur et à mesure que l'on perd le sens du péché, augmente aussi hélas un sentiment de culpabilité, que l'on voudrait éliminer avec des moyens palliatifs insuffisants ».

Benoît XVI invite donc les pasteurs à accompagner spirituellement l'expérience de la réconciliation, y compris grâce à « une catéchèse préalable et une catéchèse mystagogique pour approfondir le sacrement ».