26.09.2011

Visite de Benoît XVI en Allemagne : l'analyse d'un journaliste allemand

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Tout au long de sa visite en Allemagne, le Pape s’est adressé sans détours aux différents acteurs de la société allemande mais c’est à la communauté catholique qu’il a adressé le message le plus exigeant. Dans une société marquée par le sécularisme Benoît XVI a exhorté l’Église et les fidèles à donner un nouvel élan, un nouveau visage à l’engagement catholique. Face à une Église traversée par des courants forts qui réclament des réformes concernant des questions telles que les divorcés remariés, ou le célibat sacerdotal, le Pape a rappelé que sans un véritable renouvellement de la foi, toute réforme structurelle demeurerait inefficace. 

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11.11.2009

Publication de la Constitution apostolique 'Anglicanorum coetibus'

La Constitution apostolique pour l’accueil de groupes d’anglicans a été rendue publique, ce lundi 9 novembre. Signée le 4 novembre, elle permet notamment l’institution de structures canoniques de tradition anglicane, juridiquement semblables à des diocèses, rattachées aux conférences épiscopales territoriales et placées sous l’autorité d’un ordinaire nommé par le Pape.

 


Ce document préparé par la Congrégation pour la doctrine de la foi énumère un certain nombre de règles essentielles, par exemple l’adhésion au Catéchisme de l’Église catholique.

Pour le Saint-Siège, cette constitution ouvre une nouvelle voie pour la promotion de l’unité des chrétiens car elle reconnaît la diversité légitime dans l’expression d’une foi commune. Le Saint-Siège confirme la possibilité prévue par la Constitution apostolique de la présence de certains prêtres mariés dans ces ordinariats mais souligne que cela ne signifie d’aucune façon un changement dans la discipline de l’Église en ce qui concerne le célibat sacerdotal.


Écoutez le compte-rendu de Mathilde Auvillain sur Radio Vatican: >>

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a expliqué que Benoît XVI ne cherchait pas, avec cette Constitution apostolique « Anglicanorum coetibus », à attirer des anglicans dans la communauté catholique, mais à répondre à de nombreuses requêtes. Le Saint-Siège n’entend pas non plus constituer une nouvelle Église rituelle ou un nouveau rite à l’intérieur de l’Église catholique de tradition latine.

01.11.2009

Pas de dissensions au sein de la Curie sur le célibat sacerdotal

Il n’y a pas de dissensions au sein de la Curie Romaine sur la question épineuse des prêtres anglicans mariés. Le bureau de presse du Saint-Siège a publié une mise au point, ce samedi matin.

La Constitution Apostolique qui doit fixer les critères d’accueil de groupes d’anglicans au sein de l’Eglise catholique sera complétée dans la première semaine du mois de novembre. Les retards - indique la note - ne sont pas dus à des divergences sur le célibat, mais à des questions purement techniques.


Cliquez ici pour écouter l'éclairage de Romilda Ferrauto sur Radio Vatican: >>

07:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : celibat sacerdotal, curie, anglicans, pretres, constitution apostolique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

30.07.2009

La perte de l'état clérical du P. Vlasic n'est pas un jugement sur Medjugorje

La perte de l'état clérical du P. Vlasic n'est pas un jugement sur Medjugorje


Explications du procureur général de l'Ordre des Frères mineurs (Franciscains)


ROME, Mercredi 29 juillet 2009 (ZENIT.org) - L'acceptation, par Benoît XVI, de la perte de l'état clérical du père Tomislav Vlasic (photo), ne constitue pas un jugement sur les témoignages d'apparition de Marie à Medjugorje, a expliqué le procureur général de l'Ordre des Frères mineurs (Franciscains).

 

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Dans une déclaration à ZENIT, le P. Francesco Bravi, ofm, a affirmé que cette mesure n'a pas été imposée par le Saint-Siège mais qu'il s'agit de la conséquence de la demande présentée par le P. Vlasic, qui était jusqu'à présent membre de l'Ordre des Frères mineurs, d'être dispensé non seulement du célibat sacerdotal mais aussi des voeux religieux.

« C'est lui qui l'a demandé », a déclaré le P. Bravi.

Le procureur général de l'Ordre des Frères mineurs a par ailleurs précisé que s'il est vrai que le P. Vlasic était vicaire à la paroisse de Medjugorje à l'époque des premiers témoignages des apparitions (1981), il vivait en Italie depuis plus de vingt ans (depuis 1985).

Le P. Vlasic était religieux de la province franciscaine de San Bernardino di Siena (L'Aquila) et avait fondé la communauté « Kraljice mira potsuno Tvoji - po Mariji k Isusu » (Reine de la Paix, tous à toi - à Jésus par Marie).

Le P. Bravi a expliqué que le P. Vlasic a demandé au Saint-Siège d'être dispensé des obligations du ministère sacerdotal, car il refuse d'accepter les sanctions que lui avait imposé la Congrégation pour la doctrine de la foi par le décret (prot. 144/1985) du 25 janvier 2008, signé par le cardinal William Levada, préfet, et par Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation.

Le décret fut publié, à la demande de la Congrégation pour la doctrine de la foi, par Mgr Ratko Peric, évêque de Mostar-Duvno, diocèse dans lequel est située la ville de Medjugorje. Il explique que les sanctions ont été imposées suite à des accusations portées contre le P. Vlasic. Il était notamment accusé de « diffusion d'une doctrine douteuse, de manipulation des consciences, de mysticisme suspect, de désobéissance à des ordres donnés de façon légitime ». Il était également accusé d'avoir violé le sixième commandement (actes impurs).

Le décret établissait cinq sanctions, dont l'obligation de demeurer dans une maison de l'Ordre franciscain de la région de Lombardie, en Italie, choisie par le ministre général de l'Ordre, le P. José R. Carballo, et l'interdiction de maintenir des liens avec la communauté Reine de la paix, et avec ses membres.

Le décret interdisait d'effectuer « des accords juridiques et d'agir dans des organismes administratifs » sans autorisation écrite du ministre général de l'Ordre. Il établissait par ailleurs l'obligation de suivre une formation théologique et spirituelle avec une évaluation finale, et l'émission de la profession de foi, avec l'approbation de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le décret interdisait enfin « l'exercice du 'soin des âmes', la prédication, les interventions publiques et révoquait la faculté de confesser ».

Le P. Francesco Bravi a expliqué à ZENIT que le P. Vlasic refusait de reconnaître les accusations portées contre lui et qu'il refusait donc également les sanctions. Comme conséquence de ce rejet, il a demandé à être dispensé de l'exercice de son ministère sacerdotal et de sa condition de religieux. Il lui est en même temps interdit d'exercer toute forme d'apostolat et de faire des déclarations, spécialement sur Medjugorje.

Il lui est arrivé de proposer, publiquement et par écrit, des interprétations des messages reçus par les voyants, mais celles-ci ont parfois été contredites par les voyants eux-mêmes. Il a notamment affirmé que la communauté « Reine de la Paix », qu'il avait fondée, était née à la demande explicite de la Vierge, ce que la voyante Majija Pavlovic a nié dans une lettre adressée au Saint-Siège.

L'évêque de Mostar a affirmé publiquement qu'il ne croyait pas à la véracité des apparitions de Medjugorje mais le dossier est actuellement examiné par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Dans son ouvrage publié en 2007 en italien « L'ultima veggente di Fatima » (La dernière voyante de Fatima), le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et ancien secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit :

« Les déclarations de l'évêque de Mostar reflètent une opinion personnelle, elles ne sont pas un jugement définitif et officiel de l'Eglise. Tout est renvoyé à la déclaration de Zara des évêques de l'ex-Yougoslavie, du 10 avril 1991, qui laisse la porte ouverte à de futures enquêtes. La vérification doit donc se poursuivre. En attendant, les pèlerinages privés avec un accompagnement pastoral des fidèles, sont autorisés. Enfin, tous les pèlerins catholiques peuvent se rendre à Medjugorje, lieu de culte marial où il est possible de s'exprimer à travers toutes les formes de dévotion ».

Jesús Colina