01.05.2009

Barack Obama et l´avortement, du 'mauvais côté de l'histoire'

Etats-Unis : Barack Obama et l´avortement, du « mauvais côté de l'histoire »


Selon le card. George (photo)

 

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ROME, Jeudi 30 avril 2009 (ZENIT.org) - Le président des Etats-Unis Barack Obama s'inscrit « du mauvais côté de l'histoire » étant donné ses positions sur l'avortement, selon des propos du cardinal George. Une synthèse de presse de « Gènéthique ».

A l'occasion d'une conférence marquant ses 100 jours à la Maison Blanche, Barack Obama a en effet vivement défendu le "droit" à l'avortement qui, selon lui, relève à la fois de la morale et de l'éthique.

Le cardinal Francis George, président de la Conférence épiscopale américaine, a estimé que le président Obama était "du mauvais côté de l'histoire" en raison de "son soutien fervent au "droit" à avorter".

Rappelons qu'en matière de bioéthique, ces 100 premiers jours ont été également marqués par l'autorisation du financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (cf. Synthèse de presse du 09/03/09) et le financement d'organisations pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger (cf. Synthèse de presse du 20/01/09).

Par ailleurs, Kathleen Sebelius, ex-gouverneur du Kansas, vient d'être nommée secrétaire à la Santé. Elle s'était fait connaître pour ses positions en faveur de ce qu'elle appelle le "droit" des femmes à l'avortement.

Enfin, Madame l'ambassadeur Mary-Ann Glendon (ancienne ambassadeur des USA au Vatican) et également professeur à la faculté de droit de Harvard vient de refuser la Laetare Medal que l'Université de Notre Dame voulait lui décerner. Elle proteste ainsi contre l'invitation faite à Barack Obama par cette Université de prononcer le discours qui précède la remise des diplômes. L'Université doit également remettre au président des Etats-Unis un doctorat honoris causa en droit public. Or, la Conférence des évêques demandait dans un document publié en 2004, que les institutions catholiques n'honorent pas ceux qui agissent au mépris des principes moraux fondamentaux. La décision de Mary-Ann Glendon a été remarquée dans le monde entier. Elle a adressé un message sans ambiguïté : une université catholique qui prétend être contre l'avortement doit s'en tenir à ses paroles. En réaction, Bradley Mattes, administrateur délégué du Life Issues Institute, a décidé de lui attribuer le prix Hero at Heart qui est donné, chaque année, à une personne ayant manifesté un courage hors pair pour défendre la vie humaine innocente.

Sources : NouvelObs.com 30/04/09 - La Croix 30/04/09 - Cyberpresse.ca 28/04/09 - Zenit 27/04/09 - Famille Chrétienne (Jean-Claude Bésida) 02/05/09 - La Croix.com 20/04/09 - Liberté Politique.com 24/04/09

11.03.2009

Etats-Unis: les évêques déplorent l'utilisation de l'argent public pour détruire les vies humaines

AMERIQUE/ETATS-UNIS - A propos de la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, les évêques déplorent l’utilisation de l’argent public pour détruire des vies humaines

 

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Washington (Agence Fides) – Le Cardinal Justin Rigali, (photo) chef du Comité d’activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), à travers un communiqué, a déploré la décision du président Barack Obama de permettre la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, définissant la décision de « triste victoire de la politique sur la science et sur l’éthique ».

Comme on l’apprend par le communiqué, c’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’on utilise de l’argent public pour détruire des vies humaines à travers ce type de recherche scientifique.

Selon le Card. Rigali, l’action d’Obama « est moralement incorrecte car elle encourage la destruction de vies innocentes, traitant des êtres humains vulnérables comme de simples produits que l’on récolte. D’autre part, il dénigre les valeurs de millions de contribuables américains qui s’opposent à une recherche demandant la perte de vies humaines ».

En outre, continue le texte, « il ignore le fait que d’ici peu des moyens éthiquement corrects pourront être disponibles, grâce à l’avancée de la recherche sur les cellules staminales, qui nécessiteront un plus grand soutien ».

La note de l’USCCB rappelle aussi une lettre récente du 16 janvier signée par le Cardinal Francis George, président de l’Episcopat américain, dans laquelle étaient présentées trois raisons contre ce type de recherche, encouragée désormais par le président Obama, et expliquant pourquoi elle n’est pas nécessaire et est immorale. Parmi ces trois raisons il y a le succès de la recherche à partir des cellules staminales adultes, qui a fait que « les cellules staminales embryonnaires ne sont pas importantes pour le progrès médical », car les cellules adultes obtenues par le cordon ombilical « ont une grande universalité et sont de plus en plus utilisées pour venir à bout de graves maladies, aidant même à reconstruire des organes endommagés ».

« Si le gouvernement veut investir sur les soins et promouvoir une science éthique, il doit utiliser l’argent des impôts pour une recherche dans laquelle tous puissent vivre, à toutes les étapes du développement humain” conclut le communiqué.

(Agence Fides 10/3/2009)