12.08.2011

Chinois...Vietnamiens...Burkinabés...Certains ont bien du mal à se rendre aux JMJ

jmj madrid.JPGDes dizaines et des dizaines de milliers de jeunes sont actuellement en train de confluer vers Madrid. XXVI èmes Journées mondiales de la Jeunesse obligent !
L’on attend pas moins d’un million de jeunes d’ici la semaine prochaine, la grande majorité d’entre eux venant d’Europe. 
Nous vous parlions il y a quelques jours des difficultés rencontrées par certains jeunes pour quitter leur pays et rejoindre Madrid…Nous avions recueilli le témoignage de jeunes burkinabés qui, malgré leur enthousiasme, avaient eu bien du mal à obtenir leur visa. Le témoignage de jeunes Vietnamiens aussi qui outre le prix du voyage, avaient été soumis à des conditions sévères de sélection par les autorités de leur pays…
Anthony Torzec (Radio Vatican) a pu rencontrer dans le nord de l’Espagne un groupe de jeunes chinois. Il nous raconte la véritable aventure qu’est pour eux ce voyage pour les JMJ de Madrid

Lire la suite

10.05.2011

Première ordination d’un prêtre congolais missionnaire CICM (Scheut) à Hong Kong

Hong Kong (Agence Fides) – Le Père Dominique Mukonda, des missionnaires de Scheut (CICM, Congrégation du Cœur immaculé de Marie), originaire du Congo et arrivé à Hong Kong voici trois ans, a été ordonné prêtre le 30 avril par S.Exc. Mgr John Tong, Ordinaire du Diocèse de Hong Kong. Selon le Kong Ko Bao (le bulletin diocésain en version chinoise), Mgr Tong a encouragé le nouveau prêtre missionnaire à s’impliquer dans l’évangélisation du territoire en présence de près de 400 fidèles.

Lire la suite

21.03.2011

Succès croissant de la page Facebook de RV et CTV consacrée à Jean-Paul II

jean paul ii facebook.JPG

Moins d'une semaine après sa mise en fonction 30.000 avis positifs sont arrivés de la part des visiteurs, avec des commentaires unanimement positifs en de nombreuses langues, chinois compris. Les deux premiers jours, la page a reçu un milliers de visiteurs l'heure. Les diverses vidéo disponibles ont été vues plus de 50.000 fois, avec un pic de 113.000. Au total ce sont plus de 2 millions d'accès aux informations contenues sur la page. 

 

Lire la suite

27.12.2010

L'hommage de Benoît XVI à Mère Teresa, en présence de 250 pauvres

pape mere teresa.JPGUn musulman et un chinois ont déjeuné à la table de Benoît XVI ce dimanche. Quelque 250 pauvres habituellement pris en charge par les Missionnaires de la Charité avaient été invités au Vatican, en cette année qui marque le centenaire de la naissance de la fondatrice de cette congrégation : Mère Teresa de Calcutta dont on vient de célébrer le centenaire de la naissance. La supérieure générale des missionnaires de la charité et le postulateur de la cause de béatification de Mère Teresa étaient présents...

Lire la suite

28.02.2010

Exposition sur le P. Matteo Ricci à Pékin

ASIE/CHINE - Écho de la presse officielle au sujet de l’exposition sur le P. Matteo Ricci à Pékin

Pékin (Agence Fides) – “Matteo Ricci – Rencontre de la civilisation dans la Chine des Ming”, c’est l’exposition pour commémorer les 400 ans de la mort du missionnaire jésuite italien, qui s’est ouverte à Pékin avec une grande répercussion de la presse officielle en langue chinoise et anglaise, comme l’agence Xin Hua, en soulignant que le grand missionnaire italien a été le premier européen qui a apporté les succès de la technologie et de l’art en Chine.

 

riccimap.gif (244×316)


Du 7 février au 20 mars 2010, au Capital Museum de Pékin, le public chinois peut apprécier le jésuite de Macera qui “s’est fait chinois”, l’étranger le plus estimé, connu et aimé tout au long de ces siècles en Chine. Aujourd’hui sa figure continue de briller dans le pays auquel il a dédié sa vie, où il est mort et où il a été enseveli, il y a exactement 400 ans.

L’exposition, promue par la Région des Marches en Italie, par le Centre d’Échange de la Section archéologique chinoise, par le Capital Museum en collaboration avec l’Institut Italien de la Culture de l’Ambassade Italienne auprès de Pékin, retrace la vie extraordinaire du P. Li Ma Dou, nom par lequel les chinois aiment appeler le P. Matteo Ricci.

Par ailleurs, l’exposition présente aussi deux cents chefs d’œuvre – peintures, incisions, cartes géographiques, montres… – pour raconter le chemin du P. Li Ma Dou dans l’histoire de la dynastie des Ming. L’exposition ira ensuite à Shanghai (Shanghai Museum, du 3 avril au 23 mai) et à Nankin (Nanjing Museum, du 5 juin au 25 juillet). (NZ)

(Agence Fides 24/02/2010)

13.11.2009

Matteo Ricci. Comment 'inculturer' le christianisme en Chine

Matteo Ricci. Comment "inculturer" le christianisme en Chine

Au Vatican une exposition érige en modèle le grand jésuite missionnaire d'il y a quatre siècles. Mais pour les autorités de Pékin aussi, "Li Madou" est une gloire nationale


par Sandro Magister




ROME, le 13 novembre 2009 – Ce mois-ci et jusqu’au 24 janvier, on peut remarquer à Rome, place Saint-Pierre, une grande affiche où figurent deux personnages en vêtements chinois et des inscriptions en mandarin.

Le personnage de gauche est le jésuite Matteo Ricci (1552-1610) et celui de droite Xu Guangqi, un haut fonctionnaire chinois qu’il baptisa.

Une exposition est en effet consacrée à Matteo Ricci, pour le quatrième centenaire de sa mort, dans l’aile "Charlemagne" de la colonnade de la place Saint-Pierre.

Mais une autre exposition en son honneur va s’ouvrir à Pékin en février ; elle sera ensuite transférée à Shanghai, Nankin, Macao, et enfin à Séoul.

Matteo Ricci fait partie du tout petit nombre d’étrangers qui ont été mis au rang des pères de l’histoire chinoise. Au Millennium Center de Pékin, immense édifice qui célèbre les fastes du pays, le gigantesque bas-relief en marbres polychromes consacré à l’histoire de Chine, du premier empereur aux grandes figures du XXe siècle, ne comporte que deux étrangers, italiens l’un et l’autre. L’un est Marco Polo à la cour de Kubilaï Khan ; l'autre est précisément Matteo Ricci qui, habillé comme un mandarin confucéen, scrute le ciel.

Dans les derniers jours d’octobre dernier, à l'Université du Peuple de Pékin, Matteo Ricci a également été au centre de l'intérêt des chercheurs qui participaient à une grande conférence internationale de sinologie, discipline dont il est d’ailleurs considéré comme l'initiateur. Cette conférence avait été organisée par Yang Huilin, recteur-adjoint de l'Université du Peuple, qui est l’un des plus spécialistes les plus compétents du christianisme en Chine. Parmi les orateurs se trouvaient Hans Küng, en tant qu’auteur d’études sur les religions chinoises, et un Italien, Gianni Criveller, de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères, qui a fait une communication sur les modalités que les jésuites venus en Chine à la suite de Matteo Ricci adoptèrent pour représenter en images la foi chrétienne dans son intégralité.

Ce colloque de sinologie s’est achevé de manière emblématique : par un repas à la Cité Interdite, siège du gouvernement impérial mais également épicentre de l'œuvre de nombreux missionnaires des XVIIe et XVIIIe siècles. Matteo Ricci, Li Madou pour les Chinois, est enterré non loin de là.


***


L’exposition de la place Saint-Pierre est structurée en deux parties : la première, sur fond bleu, présente Rome et l'Europe aux XVIe et XVIIe siècles ; la seconde, sur fond rouge, accueille des œuvres et documents de la Chine de la même époque. Le visiteur fait le parcours qui fut celui de Matteo Ricci au cours de sa vie.

Dans la première partie du parcours, le regard est attiré surtout par un chef d’œuvre de Rubens, une grande toile aux couleurs flamboyantes qui évoque la gloire de saint Ignace de Loyola et de ses disciples.

Dans la seconde partie, les visiteurs sont frappés par un autel confucéen en laque et or aux dimensions imposantes. Il fait face à un Bouddha pensif et compatissant, représentation parfaite de la religiosité philosophique raffinée des Chinois.

Matteo Ricci est entré à la Compagnie de Jésus en 1571, l'année où, à la bataille de Lépante, la flotte chrétienne a arrêté l'assaut des Turcs contre l'Europe. Mais l’état d’esprit du jeune jésuite n’était pas celui d’une chrétienté en état de siège. Au contraire.

Lors de l’inauguration de l’exposition, le directeur des Musées du Vatican, Antonio Paolucci, a décrit ainsi l'audace missionnaire de Matteo Ricci :

"En même temps que la Bonne Nouvelle chrétienne, Li Madou a apporté en Chine la géométrie d’Euclide, l'astronomie, la mécanique, la cartographie. Mais il a aussi apporté le 'De amicitia' de Cicéron, transcrit en un délicieux petit livre en mandarin, dédié à un haut dignitaire un peu confucéen, un peu animiste, un peu christianisant.

"Il a donc apporté la culture de l'Occident, que l’exposition présente sous forme d’astrolabes, de cartes du ciel, de cartes géographiques de la ville et de l'empire.

"Il a aussi apporté, bien sûr, la doctrine chrétienne. Mais il l’a fait en s’ouvrant un chemin par la science et la technique, patrimoine partagé par l’Occident et l’Orient. Il a toujours agi de manière délicate, avec une extraordinaire aptitude au mimétisme et avec un respect absolu et exquis de la culture et des traditions du pays qu’il avait décidé de faire sien.

"Il s’est fait Chinois parmi les Chinois. Il a adopté jusque dans ses vêtements l'aspect d’un fonctionnaire impérial. Il a été cérémonieux et rusé, hyperbolique et bureaucratique, poétique et pragmatique comme l’exigeaient la coutume et l’étiquette.

"S’il ne s’était pas comporté de cette manière, il n’aurait pas reçu les honneurs que lui reconnaît la Chine moderne et qui nous permettent de le placer vraiment sur les sommets de l’histoire.

"Une histoire interrompue trop tôt mais qui, aujourd’hui, à notre époque d’intégration fondée sur le dialogue et donc sur le respect et sur la connaissance, apparaît plus que jamais actuelle".


***


Et voici comment, toujours à l’inauguration de l’exposition, Claudio Giuliodori, l’évêque de Macerata, ville natale de Matteo Ricci, a mis en lumière le "caractère mondial" de son action :

"Il a dessiné des mappemondes qui ont fait connaître aux Chinois le reste du monde, dont ils ne savaient à peu près rien, et sur ces grande cartes il a représenté les lieux les plus importants de la chrétienté. Il a traduit en chinois des livres de philosophie, de mathématiques, d’astronomie, et révélé à l’Occident les textes de Confucius. Il a créé un dialogue très intense avec les lettrés et les hommes de culture les plus illustres de Chine et il a transformé ces discussions en livres, également destinés à préparer le terrain à la semence de l’Evangile. C’est ainsi qu’est née la 'Vraie signification du Seigneur du Ciel', publiée à Pékin en 1603, et que s’explique l’extraordinaire succès du livre 'Dix Paradoxes', publié à Pékin en 1607, dans lequel Matteo Ricci traite sous forme de sentences les grandes questions de la vie.

"Il est ainsi parvenu à établir des bases solides pour la pénétration de l’Evangile et pour une connaissance réciproque entre l’Orient et l’Occident, entre la Chine et l’Europe, entre Pékin et Rome, ouvrant une nouvelle phase de l’histoire de l’humanité, qui n’est pas sans rappeler ce qui s’était passé un siècle auparavant, de l’autre côté de la planète, avec l’entreprise de Christophe Colomb".

La cause de béatification de Matteo Ricci est en cours.



Une chronologie de la vie de Matteo Ricci diffusée à l’occasion de l'ouverture de l’exposition qui lui est consacrée au Vatican :

> Biografia essenziale

Et un portrait du personnage qu’a lu Claudio Giuliodori, l’évêque de sa ville natale, Macerata :

> "La sua straordinaria avventura..."


Le catalogue de l’exposition :

"Ai crinali della storia. Padre Matteo Ricci fra Roma e Pechino", sous la direction d’Antonio Paolucci et Giovanni Morello, Allemandi & Cie, Turin, 2009, 272 pages, 35,00 euros.



Le site web consacré aux célébrations du quatrième centenaire de la mort de Matteo Ricci :

> Padre Matteo Ricci 1552-1610


Le reportage de "MissiOnLine" à propos de la conférence internationale de sinologie qui a eu lieu à Pékin en octobre dernier :

> E gli studiosi cinesi riscoprono Li Madou [Et les chercheurs chinois redécouvrent Li Madou]


Tous les articles de www.chiesa à ce sujet :

> Focus CHINE


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

 

www. chiesa

30.09.2009

Le prêtre, serviteur du bonheur des hommes, selon le card. Schönborn

Ars : Le prêtre, serviteur du bonheur des hommes, selon le card. Schönborn

 


ROME, Lundi 28 septembre 2009 (ZENIT.org) - « Dieu a voulu le prêtre comme serviteur du bonheur », a fait observer le cardinal Schönborn en commentant deux réflexions du saint curé d'Ars.

Le cardinal archevêque de Vienne, Christoph Schönborn a offert une première méditation ce lundi matin, dans le cadre de la retraite internationale sacerdotale organisée à Ars, à l'occasion de l'Année sacerdotale et pour les 150 ans de la naissance au ciel de Saint Jean-Marie Vianney. Une retraite sous la houlette de la Congrégation romaine pour le clergé et qui rassemble quelque 1200 prêtres, grâce aux efforts du diocèse de Belley-Ars et notamment du séminaire international, mais aussi à la Communauté des Béatitudes qui assure un service logistique plein de tact et d'efficacité, comme a pu le constaté ZENIT sur place.

« Jésus j'ai confiance en toi », « Jesus Ufam Tobie » : en citant cette fameuse invocation que sainte Faustine a fait connaître au monde, le cardinal viennois a invité avant tout à la confiance en ce début de retraite. Il a aussi cité cette parole de sainte Thérèse de Lisieux : « Ma voie est toute de confiance et d'amour, je ne comprends pas les âmes qui ont peur d'un si tendre ami ».

Parlant paisiblement, en français, le cardinal s'est interrompu pour remercier les traducteurs qui assurent es traductions simultanées, même en chinois, pour quelque dizaines de Chinois qui participent à cette rencontre mondiale.

« Le sacerdoce, c'est l'amour du Cœur de Jésus », disait le curé d'Ars, a rappelé le cardinal Schönborn qui a aussi cité cette fameuse anecdote : « Lorsque le saint curé arrive dans la région, il ne trouve pas le chemin d'Ars, à cause de la brume. Il s'adresse à un garçon qui garde les moutons, et le saint curé lui dit : mon petit ami, tu m'as montré le chemin d'Ars, je te montrerai le chemin du Ciel ! »

Le prédicateur a ensuite commenté ces deux paroles « toutes simples » en disant : « Le prêtre au service de l'amour du Coeur de Jésus, au service du Ciel, du bonheur, Dieu veut notre bonheur, il a voulu le prêtre comme serviteur du bonheur ».

Puis le cardinal Schönborn a fait référence au « Catéchisme de l'Eglise catholique » - pas seulement, a-t-il précisé en souriant, parce j'y ai collaboré comme secrétaire de rédaction - pour rappeler que « la vérité est symphonique » (comme le disait Urs von Balthasar).

Au premier paragraphe du Catéchisme, il est écrit, a précisé le cardinal : « Dieu infiniment parfait et bienheureux en lui-même a librement créé l'homme pour le faire participer à sa vie bienheureuse ». Et de commenter : « Le but de la vie humaine et de tout ministère de prêtre, c'est de conduire au bonheur, à la vie bienheureuse de la Très sainte Trinité, de rassembler les hommes, que le péché a dispersés, dans la famille des enfants de Dieu ».

« C'est tellement important, s'est exclamé l'archevêque de Vienne, que nous soyons saisis par cette réalité fondatrice de toute réalité ! Dieu est infiniment parfait et bienheureux en lui-même, tel est l'abîme de la réalité du Dieu vivant, Dieu est, Dieu est infiniment parfait et bienheureux en lui-même ».

Pourquoi une telle insistance ? Parce que, dit-il, « dans cette vie où rien n'est stable, où tout change... où sont angoisses et misère, c'est un réconfort que de penser que Dieu est, et qu'en lui il n'y a aucun changement, ni l'ombre d'une variation, comme le dit saint Jacques ».

Le cardinal a souligné l'importance de cette réflexion qui n'est pas « marginale », car « il existe depuis quelques décennies une façon de parler de la mutabilité de Dieu et de ses desseins, on parle de la souffrance de Dieu ».

Il répond : « Je vous invite à considérer cette vérité que Dieu est celui qui est non figé, fixé, immobile, mais le Vivant, toujours actuel, fidèle et juste, amour et vérité, infiniment parfait et bienheureux en lui-même, parce que rien ne lui manque. Son dessein de nous créer est un dessein de pure bonté, totalement libre, pure expression d'une volonté d'amour qui veut faire participer à son bonheur ».

« Dieu n'a pas besoin de nous - Dieu n'a pas besoin de se réaliser dans ses oeuvres -, cela ne veut pas dire que nous n'avons aucune valeur », au contraire, notre valeur vient de « sa volonté de nous créer et de se communiquer à nous, par pure liberté, gratuité, amour » et c'est ce que manifeste le fait qu'il ait envoyé pour nous son Fils Rédempteur et Sauveur.

Autrement dit, ce premier paragraphe du Catéchisme est un « condensé du projet de Dieu », il dit aussi que « l'Eglise est une convocation de l'humanité à devenir famille de Dieu ».

Le cardinal Schönborn a fait le lien avec la constitution conciliaire sur l'Eglise « Lumen Gentium » qui, au chapitre 2, donne cette « grande vision de l'Eglise comme famille de Dieu », de « façon admirable et dense ».

« Le Père éternel, par une disposition libre a créé univers, a décidé d'élever les hommes à communion vie divine » : ce dessein de Dieu se réalise en cinq étapes : « l'Eglise a été préfigurée dès origine du monde, dès avant création » ; elle a été « merveilleusement préparée dans histoire Israël et Ancienne Alliance », elle a été « instituée en ces temps qui sont les derniers » ; et, « au terme des siècles elle sera consommée dans la gloire. Cette 5e étape a déjà commencé mais est encore en même temps devant nous ».

En résumé avant de faire une pause, le cardinal Schönborn a dit : « Notre identité de prêtre peut se résumer ainsi : le prêtre est l'amour du Cœur de Jésus. Pourquoi ? Pace qu'il a vocation de servir l'amour du Coeur de Jésus, le prêtre est serviteur de l'amour de Dieu ».

Le « Caté » - a ajouté le cardinal de Vienne - dit encore au paragraphe 2 : « Pour que cet appel retentisse par toute la Terre, Dieu envoie des apôtres ». C'est une réponse à la parole du Christ : « Faites des disciples, les baptisant, leur apprenant à observer ce que je vous ai prescrit (...). Comme le Père m'a envoyé, je vous ai envoyés. Tel est le fondement de la mission de l'Eglise, du ministère ordonné ».

Et au paragraphe 3 le même « Caté » souligne que c'est, certes, « la vocation de tout baptisé ». « Alors qu'en est-il du ministère du prêtre ? Cela bouleverse ! Les « vieux soixante-huitards se souviennent ». On contestait tout : Jésus n'a pas voulu le sacerdoce, etc. On incriminait une « hellénisation » du message évangélique, sa « sacerdotalisation », une « décadence helléniste », ou bien une « rechute dans la conception vétérotestamentaire du sacerdoce ».

On préférait une « conception purement fonctionnelle du sacerdoce, confié à un ancien de la communauté, délégué par la communauté pour la guider, « à temps partiel », une conception « assaisonnée par la mise en question du célibat du prêtre », a diagnostiqué le cardinal qui confie : « J'ai été ordonné en 1970 ! »

Il a au contraire tenu à rendre hommage au P. Marie Joseph Le Guillou, op, son « patron de thèse, théologien du concile, défenseur inaliénable de la spécificité sacerdotale », notamment pendant le synode de 1971, ce qu'il a « payé cher par une grave maladie de parkinson ».

Or, aujourd'hui, fait observer l'archevêque, le contexte est différent, « les discussions du passé semblent dépassées », la spécificité du sacerdoce ministériel est « reconnue », mais il existe « un autre danger » dont il n'hésite pas à parler : une « certaine résurgence de cléricalisme », dont il faut être conscients, « fraternellement ».

Dans ce domaine, il souligne le « bon équilibre doctrinal de Vatican II », et sa « parfaite justesse ». Il a confié que le pape Benoît XVI en a dit un mot à ses anciens élèves à Castel Gandolfo, fin août, ces anciens doctorands qu'il réunit depuis 25 ans » : il faut « promouvoir l'enseignement de Vatican II, susciter une nouvelle initiative pour Vatican II ».

Anita S. Bourdin

(à suivre)