13.09.2011

Intolérances, discriminations, violences, la christianophobie sous toutes ses formes

roma.jpgRome accueillait ce lundi un sommet de haut niveau consacré aux attaques antichrétiennes. Organisé par l’OSCE, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, cette rencontre avait pour objectif de donner des clés de lecture pour prévenir et répondre aux actes de haine et aux crimes contre les chrétiens, en favorisant une meilleure coordination. Les travaux ont été ouverts par une intervention de Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire du Saint-Siège pour les Rapports avec les États, qui a souligné que les preuves de la montée de l’intolérance contre les chrétiens étaient indiscutables. Et même si les pays les plus concernés se trouvent au Moyen- Orient, en Asie et en Afrique, l’Europe, et plus largement le monde occidental, ne sont pas épargnés. 

Lire la suite

04.01.2011

Quel bilan pour Benoît XVI en 2010 ?

pape.JPG

Que s'est-il passé pendant cette année 2010 au Vatican ? Quelques 45 audiences générales se sont tenues sur la parvis de la basilique Saint Pierre ou salle Paul VI ; une assemblée synodale dédiée àa la situation des chrétiens au Moyen Orient fut présidée par le Pape en octobre dernier ; Benoît XVI a convoqué un consistoire et effectué 9 voyages apostoliques dont 5 déplacements hors d’Italie : au Cameroun et en Angola, à Chypre, Malte et au Portugal. Au Royaume-Uni, voyage plus politique, le Pape appela la société civile à ne pas rejeter ou dénigrer la foi catholique.

 

Lire la suite

09.07.2010

«Livre noir de la Christianophobie», un journaliste dresse un bilan très sombre

Que ce soit au Pakistan, au Moyen-Orient ou dans les états reculés de l’Inde, les chrétiens font parfois face à différentes formes d’extrémisme et d’intolérance religieuse. Édifices religieux détruits, cimetières profanés, nombreux sont ceux qui prennent le chemin de l’exil. L’assassinat récent de Mgr Padovese, vicaire apostolique d’Anatolie montre aussi que les leaders religieux payent eux aussi un lourd tribu.

 

 

chretiens-prix-vign


Face à cette sombre situation, un journaliste et éditeur, René Guitton, a voulu faire part de sa colère et dresser le «livre noir de la Christianophobie» dans le monde: >>


Entretien réalisé par Olivier Bonnel (Radio Vatican).

03.04.2010

Le prieur de Bose : l'Eglise catholique est victime d'une campagne d'hostilité

Les chrétiens, toutes confessions confondues, célèbrent la résurrection du Christ, cœur de la foi chrétienne. A Rome, des milliers de personnes sont venues assister aux offices présidés par le Pape en dépit l’offensive dont il est victime.

Une majorité silencieuse de fidèles qui ne se laisse pas intimider par les attaques qui continuent de frapper la tête de l’Eglise. Benoit XVI les a invités à ne pas craindre de suivre le Christ, même au prix des offenses et des incompréhensions, alors que dans l’Eglise on s’interroge de plus en plus sur ce qui se cache derrière cette tourmente intarissable.


Jour après jour, les messages de soutien au Pape se multiplient pour dénoncer une surenchère christianophobe qui s'apparente à une campagne grossière de diffamation, voire une machination dont on s’efforce de démasquer les objectifs.

 

http://www.ccv.be/files/actua/bianchi.jpg


Nous avons recueilli la réaction du Prieur de la Communauté de Bose en Italie, le Père Enzo Bianchi (photo), interrogé par Armance Bourgois (Radio Vatican): >>

31.08.2008

La 'christianophobie' définie par Mgr Mamberti

Le Saint-Siège plaide pour la liberté religieuse


ROME, Vendredi 29 août 2008 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège plaide pour la liberté religieuse, violée dans différentes parties du monde, en particulier contre les chrétiens, a déploré Mgr Dominique Mamberti (photo) lors du « Meeting » de Rimini.

 

http://data.kataweb.it/kpm2miscx/field/image/kpmimage/162285

 

Le secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats a évoqué la « christianophobie » dans une intervention sur le thème : « Protection et droit à la liberté religieuse », lors du rassemblement du mouvement « Communion et Libération ».

« La discrimination et l'intolérance envers les chrétiens [...] doivent être affrontés avec la même détermination avec laquelle on combat l'antisémitisme et l'islamophobie », a-t-il déclaré.

Mgr Mamberti souligne également la nécessité d'aider les réfugiés irakiens et, dans les pays européens, où ils se trouvent en tant qu'immigrés en situation irrégulière, normaliser leur statut.

 

rimini

 

La « christianophobie »

Mgr Mamberti a appuyé son exposé sur des exemples comme celui des chrétiens en Inde, ou la situation en Irak, et sur des chiffres : avant 2003, il y avait en Irak environ un million de chrétiens, la moitié seulement se trouve encore dans le pays. L'autre moitié s'est réfugiée dans d'autres pays du Moyen Orient. En 2007, rappelait aussi le représentant du Saint-Siège, 21 missionnaires ont été tués dans différentes parties du monde.

Il a notamment évoqué les violences commises par des groupes extrémistes Hindous dans l'Etat d'Orissa, contre des chrétiens, en tuant 14 personnes et en blessant de nombreuses autres, et contre des lieux de culte, propriété de l'Eglise, qui ont été détruits, ainsi que des habitations privées.

« Le Saint-Siège, a ajouté Mgr Mamberti, ne se lasse pas de souligner que le fondement du droit à la liberté religieuse se trouve dans l'égale dignité de toutes les personnes humaines ».

C'est alors qu'est apparu dans l'exposé la « christianophobie », une expression introduite pour la première fois en 2003 dans une résolution du Troisième comité de la 58e Assemblée générale de l'ONU, et qui comprend des actes de violence, la persécution, l'intolérance, la discrimination, y compris lorsqu'elle est provoquée par des mesures législatives, et la « désinformation » sur le christianisme notamment dans l'éducation.

 

Pas de hiérarchie des intolérances

Dans de nombreux pays, a-t-il déploré, « les chrétiens sont victimes de préjugés, de stéréotypes, d'intolérance, y compris de caractère culturel ».

« Face à de telles situations, on comprend bien que l'efficacité de l'action internationale dépend, dans une bonne mesure, de sa crédibilité, et par conséquent, de son caractère ‘inclusif ‘», a déclaré le représentant du Saint-Siège.

« En d'autres termes, a expliqué le diplomate du Vatican, il serait paradoxal d'omettre d'adopter des mesures concrètes pour garantir aux chrétiens de jouir de la liberté religieuse sans aucune forme de discrimination, ou de créer une sorte de hiérarchie entre les intolérances, alors que l'on cherche justement à éliminer la discrimination et l'intolérance ».

« D'autre part, a fait observer Mgr Mamberti, ce serait aussi une erreur que les communautés religieuses instrumentalisent les mesures légales ou administratives prises à leur encontre, en taxant de discrimination toute mesure légitime prise quant à leur activité ».

 

Le danger d'absolutiser la tolérance

La dignité de l'homme d'où vient l'impératif de sauvegarder la liberté religieuse « se fonde sur la capacité de vérité », a par ailleurs fait observer le « ministre des affaires étrangères » du Saint-Siège.

Mais, ajoutait-il, « absolutiser la tolérance est, au contraire, un retrait devant cette dignité : absolutiser la tolérance signifie en effet la transformer en valeur suprême, mais cela met inévitablement la vérité au second plan et la relativise.

« Renoncer à la vérité remet alors l'homme au calcul du plus fort, de l'utile, de l'immédiat, en privant la personne de sa grandeur », a déclaré Mgr Mamberti.

A la lumière de cette conviction, a-t-il ajouté, « le Saint-Siège a en outre obtenu que, dans le cadre du ‘programme sur la tolérance' de l'OSCE, on ne s'occupe pas exclusivement des phénomènes - certes graves - d'antisémitisme et de discrimination contre les musulmans, mais aussi des épisodes tout aussi inacceptables d'intolérance contre les chrétiens ».

Mgr Mamberti a rappelé l'engagement de Benoît XVI pour que la liberté religieuse soit respectée, et celui de Jean-Paul II, qui y voyait le fondement des autres droits, y compris du droit à la vie. Le rôle de la diplomatie vaticane est aussi de veiller à cette liberté, a-t-il souligné.

 

Pas d'intérêts économiques ou politiques

« La nature religieuse du Saint-Siège et sa vocation universelle font que sa diplomatie ne détermine pas ses priorités sur les bases d'intérêts économiques ou politiques, et qu'elle n'a pas d'ambitions géopolitiques. Les priorités stratégiques de la diplomatie pontificale sont avant tout l'assurance de conditions favorables à l'exercice de la mission de l'Eglise catholique en tant que telle, mais aussi à la vie de foi de ses membres et donc au libre exercice de leurs droits humains et de leurs libertés fondamentales ».

Mgr Mamberti a brossé un tableau de l'activité du Saint-Siège à l'ONU et auprès des institutions internationales pour défendre ce droit, dans sa dimension publique et privée.

Enfin, Mgr Mamberti a souligné que cette liberté religieuse n'a pas seulement une fonction sociale, mais que son centre est de maintenir vivants le sens de Dieu et la référence à la transcendance.

Anita Sanchez Bourdin

19:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l eglise, eveques, persecutions, christianophobie, vatican, italie, societe, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |