05.01.2010
Rencontre de jeunes en Pologne: Méditation de frère Aloïs de Taizé
Rencontre de jeunes en Pologne : Méditation de frère Aloïs de Taizé
« La liberté, c’est de pouvoir choisir où mettre nos priorités »

Frère Alois (au centre) au cours d'une veillée de prière à Poznan
Source: Mathieu Bihin
ROME, Vendredi 1er janvier 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de la méditation prononcée par frère Alois, prieur de la communauté oecuménique de Taizé, lors de la prière du soir, le 31 décembre, au cours de la rencontre de Poznan, en Pologne, qui a rassemblé environ 30.000 jeunes.
Il y a vingt ans, lors de la première rencontre européenne de jeunes en Pologne, juste après la chute du mur de Berlin, c'était la fête de la liberté retrouvée, un grand moment de joie.
C'était le temps de l'enthousiasme, maintenant c'est plutôt le temps de la décision et de la persévérance.
Aujourd'hui, réfléchissons-nous assez au sens de la liberté ? La liberté, c'est de pouvoir choisir où mettre nos priorités. La liberté signifie de ne pas céder aux mauvaises tendances en nous-mêmes. La liberté permet aussi un combat contre les structures d'injustice dans les sociétés.
La liberté, c'est encore de pouvoir exprimer notre foi. Pendant notre récente visite en Chine, avec deux de mes frères, plusieurs nous ont raconté les souffrances que leurs parents ou grands-parents ont endurées pour la foi. Beaucoup d'entre vous, qui viennent de Pologne ou d'autres pays d'Europe centrale ou orientale, ont aussi des parents et des grand parents qui savent ce que signifie souffrir pour la foi.
Nous voudrions remercier Dieu pour ces chrétiens qui ont tenu et persévéré. Aujourd'hui nous pouvons être proches des croyants de Chine. Ils sont touchés quand ils apprennent qu'à Taizé nous prions pour eux le vendredi soir.
Je voudrais ce soir dire un mot particulier aux jeunes polonais. Vous avez des racines profondes dans la foi. A travers des siècles une tradition s'est forgée chez vous qui a permis à votre peuple de traverser de grandes épreuves. Souvent ces racines sont liées à votre famille et à la paroisse où vous avez grandi.
Aujourd'hui vous cherchez à renouveler les expressions de la foi, et cela est bien. Les expressions extérieures peuvent changer, elles doivent parfois changer, pour que la lumière de la foi brille avec un nouvel éclat.
Mais cette recherche n'aboutira que si elle va de pair avec une compréhension des traditions reçues. Voilà un défi : créer du nouveau, en vous appuyant sur la tradition. Notre petite communauté de Taizé voudrait vous accompagner dans cette recherche. Nous avons tant reçu de votre pays que nous sommes poussés à demeurer liés à votre cheminement.
La lumière que les enfants viennent d'allumer et que nous nous sommes transmise les uns aux autres arrive de loin : la flamme a été apportée depuis la grotte de la Nativité à Bethléem.
Cette flamme de paix et d'amitié est là pour éclairer tous les humains. Alors nous ne pouvons pas accepter que dans le monde les inégalités s'accroissent, que quelques-uns seulement bénéficient de la prospérité économique, tandis que la grande majorité connaît la pauvreté. Nous voulons choisir la simplicité de vie pour promouvoir le partage, la solidarité, l'utilisation responsable des ressources de notre planète.

Le hall central à Poznan
Source: Mathieu Bihin
Oui, la lumière de paix est pour tous les humains. Cela nous pousse à continuer notre « pèlerinage de confiance sur la terre ». Voici quelles en seront les prochaines étapes.
Chaque semaine de l'an prochain, les rencontres à Taizé se poursuivront. Au mois d'août, nous ferons mémoire de frère Roger : il y aura cinq ans qu'il nous a quittés. Et ce sera aussi le soixante-dixième anniversaire de Taizé.
Il y aura cette année des rencontres au Portugal, à Sarajevo, en Norvège.
Puis, dans un an nous aurons une nouvelle rencontre européenne. Elle se fera dans un pays où elle n'a encore jamais eu lieu. Ce sera du 28 décembre 2010 au 1er janvier 2011 aux Pays-Bas, dans la ville de Rotterdam.
(en néerlandais) : Depuis quelques mois déjà la préparation est lancée, et cela avec enthousiasme. Quelle joie de voir que toutes les Eglises dans leur grande diversité se mettent ensemble pour chercher à donner un nouveau visage de l'Eglise. Merci aux néerlandais !
Notre pèlerinage s'est élargi ces dernières années par des rencontres en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Pourquoi ? La mondialisation, même avec les ambiguïtés qu'elle contient, nous donne de nouvelles possibilités d'exprimer l'universalité de notre communion dans le Christ.
Comme cela a été annoncé voici un an, notre cinquième rencontre asiatique de jeunes aura lieu dans quelques semaines, début février, aux Philippines, à Manille. Les Philippinos qui sont ici parmi nous nous assurent que les portes et les cœurs sont grand ouverts pour l'accueil.
Et après l'Asie, nous retournerons en Amérique latine. Du 8 au 12 décembre 2010, la deuxième rencontre latinoaméricaine aura lieu au Chili, dans la ville de Santiago.
Il y a ici des Chiliens, l'aumônier des jeunes de Santiago, le Père Galo, et plusieurs jeunes. L'un de ces jeunes Chiliens, Claudio, va nous dire un mot :
(en espagnol)
Voici trois ans, nos amis de Bolivie nous ont invités à participer à la première rencontre latinoaméricaine de Taizé. Maintenant le pèlerinage de confiance sur la terre aura une nouvelle étape dans notre pays. Pour les jeunes chiliens et latinoaméricains, ce sera une occasion de resserrer des liens de communion et de renouveler leur engagement à être disciples de Jésus-Christ et missionnaires de son règne. Avec beaucoup de joie nous vous invitons à participer à la rencontre de Santiago du Chili.
(Un enfant)
Ce soir, nous saluons les jeunes de Moldavie, Arménie, Croatie, Hongrie, Bulgarie, Slovénie, Estonie, Lettonie, République tchèque, et d'Italie particulièrement les jeunes de l'Aquila qui ont connu le tremblement de terre de l'an dernier.
Nous saluons aussi ceux du Chili, Brésil, Mexique, Porto-Rico, Cuba, Colombie, Argentine, Venezuela, Canada et Etats-Unis.
La prière va maintenant continuer par le chant et la prière autour de la croix.
10:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, pologne, poznan, sarajevo, norvege, pays-bas, rotterdam, afrique, amerique latine, frere alois, taize, liberte, berlin, mur de berlin, chine, frere roger, portugal, neerlandais, asie, mondialisation, philippines, m, chute du mur de berlin |
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11.11.2009
L’Europe a-t-elle réussi sa réunification ?

L’Europe célébrait lundi les vingt ans de la chute du mur de Berlin. Un événement symbolique qui marqua le début de la fin de la Guerre froide et de la réconciliation entre Européens de l’Ouest et de l’Est.
Un événement qui marqua pour la Communauté européenne d’alors, future Union européenne, un tournant : la construction passait dorénavant par une intégration des anciens satellites de l’Union soviétique.
Depuis 1989, de nombreux progrès ont été réalisés, mais les déceptions et incompréhensions subsistent comme nous l’explique Pierre Hassner, spécialiste des relations internationales sur Radio Vatican : >>
Dossier réalisé par Armance Bourgois.
18:25 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, union sovietique, union europeenne, mur de berlin, chute du mur de berlin, communaute europeenne, guerre froide, pierre hassner |
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09.11.2009
Jean-Paul II a joué un rôle primordial dans l'effondrement du mur de Berlin
Jean-Paul II a contribué de façon décisive à la chute du Mur de Berlin. Pour beaucoup, comme pour Lech Walesa, le chef historique du syndicat Solidarité, c'est au Pape polonais que revient le véritable mérite, à hauteur de 50%.

Le journaliste français Bernard Lecomte souligne, pour sa part, que, sans le soutien obstiné que Jean-Paul II a accordé aux Polonais, les dirigeants soviétiques n'auraient jamais relâché la pression qu'ils exerçaient sur cette région. Si le pape élu en 1978 avait été italien, brésilien ou français, insiste Bernard Lecomte, le Mur de Berlin serait peut-être encore debout.
Aux lendemains de l’effondrement du mur de la honte, Jean-Paul II ne pouvait donc que saluer ce bouleversement dans l’histoire de l’Europe.
Claire Malapert a sélectionné quelques-uns de ses propos. Ecoutez sur Radio Vatican: >>
22:26 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mur de berlin, france, chute du mur de berlin, jean paul ii, lech walesa, pologne, solidarite, syndicat, bernard lecomte, journaliste, union sovietique, europe |
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06.11.2009
Allemagne, la difficile réunification des mémoires
Le 9 novembre prochain, l’Allemagne et toute l’Europe célébreront la chute du mur de Berlin. Pour toute une génération d’Allemands, « République fédérale d’Allemagne » et « République démocratique d’Allemagne » ne sont que des mots et le Mur de l’histoire.
Vingt ans après sa chute, l’unité entre « Ossis », les Allemands de l’Est, et « Wessis », les Allemands de l’Ouest, n’est toujours pas acquise. Si l’Allemagne réunifiée s’est aujourd’hui penchée sur son passé national-socialiste, elle n’a toujours pas effectué un travail de mémoire sur la division qui l’a marquée pendant un demi-siècle.

Gilbert Casasus (photo) est professeur en études européennes à l’université bilingue de Fribourg. Il revient sur cette unification encore imparfaite sur Radio Vatican: >>

Propos recueillis par Thomas Chabolle.
15:22 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, europe, mur de berlin, chute du mur de berlin, republique federale d allemagne, republique democratique d allemagne, histoire, ossos, wessis, unite, allemagne reunifiee, national-socialiste, travail de memoire, division, gilbert casasus, fribourg, suisse, universite, professeur, unification |
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20.10.2009
Le Pape rappelle à l’Union européenne que ses racines sont chrétiennes
Benoît XVI a reçu ce lundi matin le Représentant de la Commission des Communautés Européennes près le Saint-Siège, Yves Gazzo (photo), venu lui présenter ses lettres de créance.
Le Saint-Siège – a souligné le Pape dans son discours - suit avec respect et attention l’activité des Institutions européennes. Mais il rappelle à l’Europe que le socle de ses valeurs fondatrices et constitutives provient principalement de l’héritage chrétien. Si cette vérité est, passée sous silence, comme cela est de plus en plus le cas, l’Europe risque d’être instrumentalisée par des individus et des groupes de pression désireux de faire valoir des intérêts particuliers au détriment d’un projet collectif ambitieux
Cliquez ici pour écouter le compte-rendu de Romilda Ferrauto sur Radio Vatican: >>
Vous trouverez, ci-dessous, de larges extraits du discours prononcé par le Pape:
« Cette année, l’Europe commémore le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. J’ai voulu saluer de façon particulière cet événement en me déplaçant en République tchèque. Sur cette terre éprouvée par le joug d’une douloureuse idéologie, j’ai pu rendre grâce pour le don de la liberté recouvrée qui a permis au continent européen de retrouver son intégrité et son unité. Vous venez de définir, Monsieur l’Ambassadeur, la réalité de l’Union européenne comme « une zone de paix et de stabilité qui réunit 27 États avec les mêmes valeurs fondamentales ». C’est une heureuse présentation. Il est juste cependant de relever que l’Union européenne ne s’est pas dotée de ces valeurs, mais que ce sont plutôt ces valeurs partagées qui l’ont fait naître et qui ont été comme la force de gravitation qui a attiré vers le noyau des Pays fondateurs les différentes Nations qui l’ont successivement rejointe au fil du temps. Ces valeurs sont le fruit d’une longue et sinueuse histoire dans laquelle, nul ne le niera, le Christianisme a joué un rôle de premier plan. L’égale dignité de tous les êtres humains, la liberté de l’acte de foi comme racine de toutes les autres libertés civiques, la paix comme élément décisif du bien commun, le développement humain – intellectuel, social et économique – en tant que vocation divine et le sens de l’Histoire qui en découle sont autant d’éléments centraux de la Révélation chrétienne qui continuent de modeler la civilisation européenne.
Lorsque l’Église rappelle les racines chrétiennes de l’Europe, elle n’est pas en quête d’un statut privilégié pour elle-même. Elle veut faire œuvre de mémoire historique en rappelant d’abord une vérité – de plus en plus passée sous silence – à savoir l’inspiration décisivement chrétienne des Pères fondateurs de l’Union européenne. Plus profondément, elle désire manifester aussi que le socle de valeurs provient principalement de l’héritage chrétien qui continue encore aujourd’hui de le nourrir. Ces valeurs communes ne constituent pas un agrégat anarchique ou aléatoire, mais elles forment un ensemble cohérent qui s’ordonne et s’articule, historiquement, à partir d’une vision anthropologique précise. L’Europe peut-elle omettre le principe organique originel de ces valeurs qui a révélé à l’homme à la fois son éminente dignité et le fait que sa vocation personnelle l’ouvre à tous les autres hommes avec qui il est appelé à ne constituer qu’une seule famille ? Se laisser aller à cet oubli, n’est-ce pas s’exposer au risque de voir ces grandes et belles valeurs entrer en concurrence ou en conflit les unes avec les autres ? Ou bien encore celles-ci ne risquent-elles pas d’être instrumentalisées par des individus et des groupes de pression désireux de faire valoir des intérêts particuliers au détriment d’un projet collectif ambitieux – que les européens attendent – ayant le souci du bien commun des habitants du Continent et de l’ensemble de notre monde ? Ce danger est d’ores et déjà perçu et dénoncé par nombre d’observateurs appartenant à des horizons très divers. Il est important que l’Europe ne laisse pas son modèle de civilisation se défaire, pan par pan. Son élan originel ne doit pas être étouffé par l’individualisme ou par l’utilitarisme.
Les immenses ressources intellectuelles, culturelles, économiques du continent continueront de porter du fruit si elles demeurent fécondées par la vision transcendante de la personne humaine qui constitue le trésor le plus précieux de l’héritage européen. Cette tradition humaniste, dans laquelle se reconnaissent beaucoup de familles de pensée très différentes parfois, rend l’Europe capable d’affronter les défis de demain et de répondre aux attentes de la population. Il s’agit principalement de la quête du juste et délicat équilibre entre l’efficacité économique et les exigences sociales, de la sauvegarde de l’environnement, et surtout de l’indispensable et nécessaire soutien à la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle et à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme. L’Europe ne sera réellement elle-même que si elle sait conserver l’originalité qui a fait sa grandeur et qui est susceptible de faire d’elle, demain, un des acteurs majeurs dans la promotion du développement intégral des personnes que l’Église catholique considère comme l’unique voie susceptible de remédier aux déséquilibres présents de notre monde.
Pour toutes ces raisons, Monsieur l’Ambassadeur, le Saint-Siège suit avec respect et grande attention l’activité des Institutions européennes, souhaitant que celles-ci, par leur travail et leur créativité, honorent l’Europe qui est plus qu’un continent, mais une « maison spirituelle » (cf. Discours aux Autorités civiles et au Corps diplomatique, Prague, 26 septembre 2009). L’Église désire « accompagner » la construction de l’Union européenne. C’est pourquoi elle se permet de lui rappeler quelles sont les valeurs fondatrices et constitutives de la société européenne afin qu’elles puissent être promues pour le bien de tous. »
18:08 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racines chretiennes, europe, saint-siege, groupes de pression, chute du mur de berlin, ambassadeur, benoit xvi, yves gazzo, communaute europeenne, republique tcheque, ideologie, liberte |
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02.10.2009
Eglise et Médias: après la récente tourmente les évêques européens planchent sur ce dossier
Quelle est aujourd’hui la qualité des relations entre l’Eglise et les Etats en Europe, 20 ans après la chute du mur de Berlin? Le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe va tenter de répondre à cette question durant son assemblée plénière annuelle actuellement réunie à Paris: 33 évêques présidents de conférences épiscopales allant de l'Albanie à l'Ukraine ainsi que les archevêques de la principauté de Monaco, du Luxembourg, l'évêque de Chisinau en Moldavie et des représentants du Saint Siège.
Au menu de cette rencontre qui s’achèvera dimanche figurent aussi des questions d’actualité comme le récent voyage du pape en République tchèque, la situation en Terre Sainte", l’année sacerdotale... mais aussi une réflexion sur la bioéthique, ou encore le rapport entre Eglise et Médias en Europe.

Sur ce dernier dossier, Antoine Bellier a interrogé Mgr Jean-Michel di Falco (photo), évêque de Gap et d’Embrun. Il interviendra, en qualité de président de la commission chargée des médias lors du compte rendu des activités de la conférence des évêques d’Europe…
18:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : albanie, ukraine, europe, eveques, paris, mur de berlin, chute du mur de berlin, conseil des conferences episcopales d europe, monaco, luxembourg, chisinau, moldavie, saint siege, republique tcheque, terre sainte, annee sacerdotale, bioethique, medias, an |
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