12.02.2011

Le ciel et l'enfer existent

6 TOA ev

 

 

Dans l’évangile de ce jour, Jésus parle de la géhenne. Le mot est la transcription de l'hébreu Ge-Hinnon (Val de Hinnon) vallée située au sud de Jérusalem, où l'on avait pratiqué des sacrifices d'enfants en l'honneur du dieu Moloch. Quand les juifs ont décidé de mettre fin à ses pratiques, ils en ont fait un lieu d’incinération (à ciel ouvert !) des immondices. Mais le feu de ces sacrifices humains était resté le symbole du châtiment de ceux qui refusent le salut de Dieu, et la Géhenne, dans le Nouveau Testament, est synonyme de lieu de malédiction. La symbolique de la Géhenne est souvent liée à celle de l’enfer.


Le fait que le Christ fait souvent mention de l’enfer dans les évangiles a fait dire à certains critiques que l’Eglise a manipulé les hommes faibles et les superstitieux par une peur irrationnelle. Ces reproches sont totalement infondés. Les mises en garde du Christ sont celles d’un ami. Jésus sait que nous ne pouvons connaître le bonheur de l’éternité que dans l’amitié avec Dieu. Il veut ce bonheur pour tous les hommes, et donc, il nous met en garde contre tout ce qui pourrait mettre en péril ou détruire cette amitié, et finalement nous entraîner à l’éternité sans Dieu.


C’est donc une perspective vraiment très douloureuse, car l’être humain a été créé pour vivre en union avec Dieu ; l’éternité sans Dieu, c’est la frustration par excellence.


Puisque Jésus nous aime, il nous dit la vérité, même si elle est dure. Mais il y a une autre facette de cette vérité. C’est ce deuxième aspect auquel se réfère saint Paul dans la deuxième lecture de ce dimanche.

 

Pour lire la suite de l'homélie, cliquer sur le logo Praedicatho :

 

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16.08.2010

En la fête de l'Assomption, Benoît XVI parle du "ciel" qui n'est autre que "l'amour de Dieu"

foto_08.jpgEn ce dimanche de l’Assomption, Benoit XVI a célébré la messe dans la petite église de la paroisse de Castel Gandolfo, juste en face du Palais pontifical. C’est donc toute la communauté paroissiale qui était réunie autour de Benoit XVI dans la petite église Saint Thomas, en présence du Cardinal Secrétaire d’Etat,le Cardinal Bertone, et des autorités civiles du lieu.

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18:05 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoît xvi, assomption, castelgandolfo, tarcisio bertone, ciel, amour, dieu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

30.09.2009

Retraite à Ars : Dieu ouvre à l’homme le chemin de la vie divine

Retraite à Ars : Dieu ouvre à l’homme le chemin de la vie divine

Homélie du cardinal Vingt-Trois

 

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ROME, Mardi 29 septembre 2009 (ZENIT.org) - « Lorsque nous sommes les ministres de la miséricorde, nous prophétisons et nous réalisons, affirme le cardinal Vingt-Trois, que Dieu est venu rejoindre l'homme au plus bas de sa situation mortelle et lui ouvre le chemin de la vie divine ».

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence des évêques de France, a présidé la messe de la retraite sacerdotale internationale, ce mardi matin, à Ars, en l'église souterraine Notre-Dame de la Miséricorde, en présence de quelque 1200 prêtres, évêques et cardinaux du monde entier.

Méditant sur la fête et les lectures de ce jour - fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël - , le cardinal a fait remarquer avec humour : « selon les pays dont vous venez et les cultures qui vous ont nourris vous pouvez avoir plus ou moins de facilité à comprendre qui sont les anges et les archanges ».

L'archevêque a proposé une méditation à partir de l'Evangile de Jean et de la prophétie de Jésus à Nathanaël (I, 47-51): « Jésus reprit : " Je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore." Et il ajouta : " Oui, vraiment, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. " »

A propos de l'esprit qui traverse les mentalités contemporaines, l'archevêque a fait remarquer : « Le ciel n'est plus en haut et la terre n'est plus en bas », et l'homme espérait être « délivré du sentiment d'être opprimé par le ciel », mais son soi-disant bonheur est marqué de « tache noires » telles que « guerres », « refus de la vie », « désespoir »... s'agit-il de s'en « accommoder ? »

Revenant à la rencontre de Jésus avec Nathanaël, le cardinal y voit une invitation à « ouvrir une autre porte », car « non seulement Jésus assume l'héritage de la loi en accueillant ce véritable Israélite qui a grandi sous le figuier de la Loi et en a tiré le meilleur, mais il lui annonce une chose plus extraordinaire : vous verrez les cieux ouverts et le Fils de l'homme », lui, « l'Envoyé ».

« Nous sommes invités, a commenté le cardinal Vingt-Trois, à ajuster cette promesse, cette prophétie qui est en même temps une espérance offerte par le Christ, non seulement aux vrais Israélites qui ont grandi sous le figuier de la Loi, mais aussi les nations qui ont vécu en dehors du figuier ».

Pour l'archevêque de Paris, ces « cieux ouverts », et cette « échelle qui monte vers la plénitude de Dieu » assure « la venue de son Envoyé » et le « retour du Fils dans la plénitude de la gloire du Père et la promesse de partager la vie qui ne finit pas ».

Dans cette vision johannique, « la terre n'est pas dissociée du Ciel », a fait observer le cardinal français.

Certes, a-t-il ajouté, « Dieu n'est pas l'un de nous, n'est pas comme nous, nous ne sommes pas des anges, nous ne sommes pas Dieu, mais il y a une échelle dressée entre l'histoire humaine et l'infini amour de Dieu » et « la vie circule entre Dieu et les hommes » : « il envoie son Fils, son Unique non pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé ».

« L'humanité, a constaté l'archevêque, nourrit une sorte de neurasthénie de désespoir d'être enclose dans une planète où il n'y a pas d'autre solution que de voir s'user les ressources naturelles et arriver à disette » : il nous faut donc vivre avec cette terre, cet air, cette eau les maladies et la mort : comment ne pas comprendre ce « désespoir au cœur d'homme » et même son «  renoncement à transmettre cette vie » ?

Or, a répondu l'archevêque de Paris, « les cieux sont vraiment ouverts (...) parce que le Christ est envoyé par le Père », et qu'il a « fait se rejoindre le ciel et la terre », parce que « le Christ est mort, ressuscité et glorifié dans le Père et entraîne la terre avec lui comme Premier-né de la Création ». Il projette ainsi « un chemin de lumière sur nos existences et l'avenir de l'humanité tout entière »

Faisant le parallèle avec le rôle des anges, le cardinal Vingt-Trois a ajouté : « De cela nous sommes les messagers : lorsque nous sommes les ministres de la miséricorde, nous prophétisons et nous réalisons que l'être humain n'est pas prisonnier de lui-même, de ses « qualités » et « défauts », de ses « péchés », de ses « crimes », de son « incroyance » même.

« Nous prophétisons et réalisons, a affirmé le cardinal français, que Dieu est venu rejoindre l'homme au plus bas de sa situation mortelle et lui ouvre le chemin de la vie divine », « nous sommes des messagers qui se voient » et c'est « plus facile pour communiquer » qu'avec les anges qu'on ne voit pas.

« Nous devons accepter modestement avec crainte et tremblement d'hériter, dans ce monde moderne - qui a expulsé les anges - d'hériter de leur fonction pour que l'ouverture du ciel soit connue, que la mort et la culpabilité ne détruisent pas l'espérance humaine et que les habitants de la terre ne se croient pas acculés à la mort mais appelés à la vie », a fait remarquer le cardinal Vingt-Trois.

En conclusion, l'archevêque de Paris a émis ce vœu « que Dieu donne à chacun la capacité d'être ce témoin de l'espérance, que Dieu donne à chacun de nous une part du ministère que le curé d'Ars a exercé avec fruit, en écoutant les pécheurs inlassablement », « en acceptant avec les grands mystiques » comme « sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte-Face, d'être « conduits à la nuit complète pour que les hommes aient la lumière ».

« Soyez joyeux » a encore invité le cardinal Vingt-Trois qui a laissé une dernière référence aux retraitants d'Ars, l'écrivain français Georges Bernanos et le « Journal d'un curé de campagne », spécialement cette page où il dit : «le monde nous reproche d'être des symboles du deuil et de la tristesse, et Bernanos répond : nous sommes habillés de noir, mais nous pourrions être habillés d'or parce que nous portons toute l'espérance du monde ».

Avant la conclusion de l'eucharistie, le cardinal Vingt-Trois a invité les prêtres à « exploiter au mieux cette année sainte et l'héritage des saints », mais aussi à « fabriquer » par leur ministère « de nouveaux saints ».

Anita S. Bourdin

30.03.2009

'Les évangéliques à la conquête du monde', enquête de Patrice de Plunkett

Les leçons à tirer de ce voyage sur les ailes d’un réveil évangélique

ROME, Lundi 30 mars 2009 (ZENIT.org) - « Les évangéliques à la conquête du monde » (Perrin, pour télécharger un extrait) : c'est le titre de la nouvelle enquête passionnante de Patrice de Plunkett. L'auteur explique aux lecteurs de Zenit l'enjeu d'une prise de conscience d'un phénomène complexe et les leçons à tirer de ce voyage sur les ailes d'un réveil évangélique.  


 
Zenit : Patrice de Plunkett, qu'est-ce qui a motivé votre enquête ?  

Patrice de Plunkett : L'ampleur et le dynamisme du phénomène des protestants évangéliques sur les cinq continents, et notamment en France !  D'où vient que les assemblées évangéliques dans l'Hexagone attirent un public nombreux, croissant, jeune, venant des milieux pauvres, alors que beaucoup de paroisses catholiques françaises ont une fréquentation déclinante, âgée et bourgeoise ? Comment se fait-il que le public des cultes évangéliques soit si chaleureux, alors que le public catholique (en France) est souvent froid ? Comment se fait-il que les évangéliques fassent tant de conversions en prêchant sur le péché, les souffrances de la Passion de Jésus, le Ciel et même l'enfer : sujets qu'une certaine pastorale catholique des années 1970-1980 avait éloignés, les jugeant  « rebutants pour l'homme et la femme d'aujourd'hui » ? Est-ce que nous ne nous étions pas trompés à ce moment-là sur les attentes de nos contemporains ?

Je me suis donc lancé dans cette enquête de terrain, et j'ai passé des mois à assister aux cultes évangéliques dans toutes les régions françaises, en discutant avec des convertis. J'ai enquêté à l'étranger, au Brésil, en Corée, aux Etats-Unis. Et aussi dans le passé, pour comprendre d'où vient la spiritualité évangélique avec ses nuances et ses contradictions - qui prennent leur source dès l'époque de Calvin, dont le 500e anniversaire est célébré cette année.

 
Zenit : Il n'y a donc pas seulement la réalité américaine de son influence sur les autres continents ? Quelles sont les origines de l'évangélisme ?  

Patrice de Plunkett : Elles sont en Europe et dès le début de la Réforme. Celle-ci renonce à la Présence réelle eucharistique, qui est le cœur du catholicisme et qui saisit l'homme tout entier, corps, âme et esprit. Pour pallier ce « manque » radical, Calvin propose une religion du Texte et de la prédestination. Mais, tout de suite, une branche du protestantisme cherche autre chose : une religion du Cœur et du choix personnel...  C'est l'aventure des « anabaptistes », d'abord persécutés, donc guerriers, puis écrasés mais renaissant aussitôt sous une nouvelle forme, pacifique... Au fil des siècles, c'est la floraison d'un nombre infini de courants différents, jusqu'à l'incroyable diversité des innombrables Eglises évangéliques en 2009 sur toute la planète. Mais j'insiste : l'évangélisme a des racines historiques anciennes et profondes chez nous. Témoin le phénomène extraordinaire des « petits prophètes » des Cévennes, pendant la guerre des Camisards au tout début du XVIIIe siècle : une explosion de charismes humainement inexplicables, et dont les manifestations ressembleront étonnamment à ce qui se passe dans le pentecôtisme d'aujourd'hui, partout dans le monde.

Bien sûr, mon enquête étudie ce qui s'est passé aux Etats-Unis : le premier Réveil évangélique au XVIIIe siècle, sous l'influence de prédicateurs dont certains venaient d'Angleterre, où Wesley faisait sa révolution en propageant une religion du Cœur et de l'illumination... Puis le XIXe avec de nouveaux Réveils... Puis la genèse du pentecôtisme, qui surgit en 1900, et la « religion américaine », au XXe, avec ses implications politiques particulièrement visibles à l'époque de G. W. Bush. Et maintenant, l'apparition de nouvelles formes évangéliques en rupture avec le conservatisme « bushien » : des évangéliques contestataires, sociaux, écologiques, expérimentaux. C'est le très intéressant mouvement des « emerging churches », que les catholiques ont intérêt à étudier de près. 

Zenit : Comment les évangéliques dont vous parlez s'insèrent-ils dans le  dialogue œcuménique? Proposent-ils un second baptême, lorsque d'autres baptisés les rejoignent? Car, depuis le concile notamment, le baptême est reconnu comme le sacrement de l'unité par excellence...  

Patrice de Plunkett : L'évangélisme est un phénomène gigantesque et contradictoire. Certains courants sont anti-œcuméniques. D'autres sont oecuméniques : on l'a vu par exemple au Forum chrétien mondial de Nairobi (2007), qui a ouvert un domaine de rencontre inédit axé sur l'échange spirituel. Beaucoup d'évangéliques sont « anabaptistes » : ils rebaptisent leurs convertis ex-catholiques, parce qu'ils voient le baptême comme une manifestation du choix de l'adulte ayant « accepté Christ comme Sauveur » - et c'est le contraire de la théologie du baptême selon Rome, mais aussi selon Calvin, qui était partisan du baptême des petits enfants ! Dans certains cultes évangéliques, le pasteur annonce que la Sainte Cène est réservée à ceux qui ont été baptisés adultes par immersion. Dans d'autres, la Sainte Cène est proposée à tous les assistants, sans discrimination... C'est d'ailleurs avec ce dernier courant que les catholiques dialoguent difficilement, parce que ce courant ne comprend pas pourquoi l'Eucharistie catholique est réservée aux catholiques ! Il faut avoir fait l'expérience de ce butoir (pénible pour les deux parties mais incontournable), pour savoir combien douloureux peut être le dialogue sincère. J'en suis témoin, et je le raconte dans le livre. 

Zenit : Un évêque a récemment déploré l'influence des évangéliques  en Irak : doit-on y voir une nouvelle forme de colonialisme, disons,  « ingénue », qui a dû mal à comprendre les anciennes Eglises  orientales ? Ou faut-il y discerner une stratégie politique calculée pour contrôler le pays ?  

Patrice de Plunkett : Il y a une part de manipulation du religieux par la politique de Washington. En revanche, il y a aussi un prosélytisme très sincère de la part des agences missionnaires évangéliques, qui souvent ne sont plus américaines, mais coréennes ou brésiliennes ! En Algérie, où j'ai enquêté, les Kabyles convertis au protestantisme évangélique - je suis en contact avec plusieurs d'entre eux - ne sont nullement des agents de l'étranger (américain ou « sioniste », comme dit le gouvernement d'Alger) : ce sont d'authentiques Algériens, convertis pour des raisons spirituelles... Mais ils sont mis en danger par les déclarations belliqueuses d'agences protestantes américaines, qui divaguent à l'encontre de « l'islam satanique » sans penser une minute à la sécurité des musulmans devenus chrétiens.

 
Zenit : Il y déjà quelques années, mais l'autorité de l'observateur vaut qu'on s'en souvienne, de retour d'Amérique latine, le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, avait  déploré le développement de « sectes » chrétiennes, surtout au Brésil,  « à coups de dollars », comme faisant partie d'une volonté délibérée de limiter l'influence de l'Eglise catholique, surtout dans le domaine de  la contraception... qui représente un marché milliardaire. On peut parler aujourd'hui d'une instrumentalisation « commerciale » ?  

Patrice de Plunkett : Au Brésil on voit, sans doute, certaines « Eglises » déplaisantes : à peine chrétiennes, prêchant « l'Evangile de la prospérité » (« si tu es pauvre ou malade, c'est que tu ne pries pas assez et que tu ne donnes pas assez à ton Eglise »). Mais on voit aussi des agences missionnaires très sincères, qui envoient des groupes de jeunes évangéliser dans la rue jusqu'en Angleterre, pour « rechristianiser l'Europe devenue païenne » ! Gardons-nous de mélanger les uns et les autres. Je raconte que j'ai vu en Seine Saint-Denis des « Eglises » effrayantes, prêchant une religion qui n'a plus de rapport avec l'évangile, et même injuriant le catholicisme pendant leurs cultes. Mais j'ai vu d'autres assemblées très sympathiques, vraiment chrétiennes, ouvertes à l'œcuménisme. Il faut que les catholiques s'informent pour savoir se repérer dans cet univers étrange. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit ce livre.

 
Zenit : Les phénomènes religieux que vous relevez ont eu et ont une influence positive aussi sur le Renouveau charismatique catholique et les fruits de conversion et d'évangélisation sont  indéniables. Il n'y a pas si longtemps, à la Sorbonne (Paris IV), seuls  les Evangélistes (GBU) proposaient la Bible aux étudiants et témoignaient ouvertement de leur foi.... Et les évangéliques suisses, par exemple, témoignent de la charité du Christ dans des assemblées fraternelles qu'on rêverait de voir dans certaines paroisses....  

Patrice de Plunkett : Oui, et j'en sais quelque chose puisque je suis un converti de Paray-le-Monial dans les années 1985-1990 ! Les évangéliques réveillent les catholiques. Il y a beaucoup de choses à prendre chez eux. Mais les catholiques doivent veiller à ne pas se tromper : le trésor catholique est la Présence réelle eucharistique, cœur de la paroisse ; c'est à partir de là que la paroisse peut ressusciter, se revitaliser, devenir un véritable creuset d'amitié et de solidarité effective, de vie sociale ! C'est en redécouvrant l'adoration eucharistique - charisme de Paray - que la paroisse catholique perdra sa froideur actuelle, deviendra aussi chaleureuse que les communautés évangéliques, et attirera les conversions. J'ai discuté avec beaucoup de jeunes devenus chrétiens par la découverte d'assemblées évangéliques ; beaucoup d'entre eux avaient commencé par tenter une paroisse catholique, et avaient pris la fuite parce que (disent-ils) « les gens ne se parlaient pas et ne me parlaient pas ». Pour le lecteur catholique, c'est la grande leçon de cette enquête : il faut que nous la méditions tous. 

Propos recueillis par Anita S. Bourdin