19.05.2012

Le Saint-Siège réagit suite à la publication de nouvelles fuites

1_0_589305.jpegLa presse italienne a publié ce vendredi de nouveaux documents confidentiels du Saint-Siège, trois semaines après que Benoît XVI eut mis en place une commission d'enquête afin de faire toute la lumière sur l'origine de fuites répétées au Vatican. Un journaliste italien d'investigation, Gianluigi Nuzzi, est l'auteur d'un nouveau livre intitulé "Sa Sainteté, les dossiers secrets de Benoît XVI", à paraître ce samedi. La presse a diffusé plusieurs passages de ce qu'il présente comme des documents authentiques, et qui relèvent de l’activité quotidienne du Pape, de ses rencontres officielles et de fax personnels.

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14.02.2012

"Vatileaks" : une réflexion du Père Lombardi

federico lombardi.JPGL’administration américaine a eu Wikileaks, le Vatican a maintenant son Vatileaks, des fuites de documents qui sèment la confusion et le trouble et jettent le discrédit sur le Vatican, le gouvernement de l’Église et plus largement sur l’Église elle-même. Le Père Lombardi, directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège a choisi de s’exprimer librement sur les fréquences de Radio Vatican dont il est le Directeur général pour donner libre cours à son analyse et à son indignation à propos de la succession d’affaires impliquant directement ou indirectement le Vatican qui ont défrayé la chronique ces dernières semaines. Dans un texte qu’il présente comme une réflexion, le Père Lombardi fustige aussi bien les mauvais journalistes que les responsables des fuites. Il pointe du doigt l’incompétence des médias, qui ne savent pas distinguer l’importance des différents dossiers, créant ainsi la confusion : ainsi le débat sur la gestion économique d’une importante institution comme le Gouvernorat n’a pas le même poids que les élucubrations délirantes sur un prétendu complot contre le Pape. Le Père Lombardi n’hésite pas non plus à parler de malveillance de la part de ceux qui ont intérêt à jeter le trouble, à l’intérieur comme à l’extérieur du Vatican. Il est triste de constater que des documents sont divulgués de manière déloyale, et qu’ils sont utilisés sans scrupule avec des objectifs qui n’ont rien à voir avec l’amour de la vérité. Mais, dans le même temps, il souligne que ces attaques redoublées prouvent que les enjeux sont de taille : sur des dossiers essentiels comme les abus sexuels dans l’Église et la transparence des institutions du Vatican, un travail sérieux et profond est en cours. Ces scandales ne peuvent qu’inciter le Vatican à continuer d’agir avec détermination et sans se laisser impressionner. Et le directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège avertit " ceux qui croient pouvoir intimider le Pape et ses principaux collaborateurs se trompent et se leurrent. Quant aux spéculations sur le prochain conclave, il est clair que les cardinaux se sont toujours efforcés d’élire une autorité morale et spirituelle. Ceux qui n’y voient que des luttes de pouvoir font preuve d’une grande grossièreté morale.”


Nota bene : Dans cette note, le père Lombardi fait référence aux affaires Vigano et IOR (voir nos articles précédents). Quant à l’existence d’un « complot » visant le Pape, la rédaction française de Radio Vatican n’a pas jugé nécessaire de s’attarder sur cette affaire.

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06.07.2011

Benoît XVI visite une exposition consacrée à Jean-Paul II

exposition jean paul ii.JPGIl n’y a pas eu d’audience générale ce mercredi au Vatican. Il n’y en aura pas pendant tout le mois de juillet. Benoît XVI est en vacances et il en a profité pour visiter une exposition consacrée à Jean-Paul II, inaugurée le 28 avril dernier à la galerie Charlemagne, place Saint-Pierre. Organisée par la Cité du Vatican et le ministère polonais de la culture, l’exposition comprend 15 sections qui illustrent les temps forts de l’existence de Jean-Paul II et ses funérailles, à travers les objets, ordinaires, liturgiques ou symboliques qui ont balisé sa vie.

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20.02.2010

La fièvre du football au Vatican

Prêtres et séminaristes en lice pour la Clericus Cup

 

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La fièvre du football s'empare de nouveau du Vatican. Ce samedi, seize équipes, avec un total de 400 prêtres et séminaristes, sont entrées en lice pour le titre de champion dans la 'Clericus Cup'.

 

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L'âge des joueurs varie entre 19 et 57 ans. Les  joueurs doivent être étudiants ou reliés à l'une des universités catholiques, collèges internationaux ou séminaires sacerdotaux de la région de Rome. La durées des matches est limitée à deux fois trente minutes.

Cette compétition internationale de football a lieu depuis 2007 à l'Oratorio San Pietro, à l'ombre de la Cité du Vatican. Au fil des ans, l'organisation est devenue plus professionnelle, grâce à l'appui de l'Association Sportive Catholique italienne. Le match d'ouverture de ce samedi est arbitré par l'arbitre de la FIFA, Stefano Farina. La finale aura lieu au mois de mai au Stade Olympique de Rome.

 

15.02.2010

Le Pape auprès des plus pauvres : "L'Église ne vous abandonnera jamais"

L’Église était aux côtés des plus pauvres ce dimanche 14 février 2010. En Autriche, en Pologne ou au Luxembourg, plusieurs évêques ont suivi l’exemple du Pape.

 

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A l’occasion de la fête des Saints Patrons de l’Europe, Cyrille et Méthode, et dans le cadre de l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, Benoît XVI a décidé de se rendre dans l’un des plus vieux centres d’accueil pour sans-abri de la ville de Rome : l’Ostello Don Luigi di Liegro, géré depuis 23 ans par la Caritas diocésaine de Rome.

 

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Marie Duhamel: >>

Ce déplacement du Pape dans ce centre de la Caritas constitue sa troisième visite pastorale auprès des personnes les plus vulnérables dans la Ville Eternelle, depuis le début de son pontificat. Le Pape s’était rendu, le 4 janvier 2007, dans une soupe populaire de la Caritas située au centre de Rome, et, en 2008, dans le centre caritatif « Dono di Maria » qui se trouve dans l’enceinte de la Cité du Vatican.

 

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L’Ostello Don Luigi di Liegro accueille 190 personnes, 240 lors des périodes les plus froides de l’année, c’est-à-dire beaucoup, mais pas assez si l’on regarde le nombre de personnes qui ont besoin d’un toit ou de nourriture dans la capitale italienne. Une campagne d’appel aux dons vient d’être lancée pour agrandir et rénover les structures du centre (dortoirs, cantine, pharmacie et bibliothèque). Des dépliants seront distribués dans les trains express ou régionaux d’Italie. Dans les stations métropolitaines de la capitale, un million de tickets, créés pour l’occasion, seront mis en vente début mars. Par ailleurs, le maire de la capitale, Gianni Alemanno, accueillera avec un message préenregistré tous les Romains téléphonant au standard de la mairie de Rome.


Si vous voulez vous aussi participer à cette initiative, vous pouvez vous rendre sur le site internet de la Caritas diocésaine de Rome : http://www.caritasroma.it

06.08.2009

Promenade virtuelle dans la résidence estivale de Benoît XVI

Grâce à internet, tout en restant chez vous, vous pouvez vous promener… virtuellement… dans les jardins de Castelgandolfo et peut-être y apercevoir le Pape qui passe dans cette résidence la 2° partie de ses vacances d’été. Une webcam y a été installée.

 

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Les images sont retransmises sur le site du gouvernorat de la Cité du Vatican dans une de ses sections les plus visitées. Cinq autres webcams ont été placées au Vatican dans des lieux très prisés par les touristes et les fidèles : la tombe de Jean-Paul II, la place Saint Pierre, la coupole de la basilique, les jardins du Vatican. L’adresse www.vaticanstate.va.

 


Avec quelque 3 millions et demi de visiteurs et environ 2.800 clics par jour, le site du gouvernorat s’adresse aux fidèles et internautes désireux de connaître le Vatican. On y trouve entre autres une série de photos des voitures des Papes, des documentaires sur des événements historiques comme l’ouverture du Concile Vatican II et des liens avec les autres institutions comme… Radio Vatican.

Le site est proposé en 5 langues dont le Français… la langue la moins cliquée…. Les visiteurs les plus assidus sont les italiens suivis des américains et des allemands.

Le Vatican entend très prochainement mettre en vente sur ce même site des timbres, des reproductions d’œuvres d’art des musées du Vatican, des livres pour enfants et autres objets, toujours à la même adresse 3w.vaticanstate.va En cliquant shop.


Ecoutez Radio Vatican >>

15.06.2009

Vices et vertus de la banque du Vatican

Tout l'argent de Pierre. Vices et vertus de la banque du Vatican

200 millions de dollars pour la "charité du pape". D'où viennent-ils ? A qui vont-ils ? Nouvelles révélations sur les méfaits de l'Institut pour les Œuvres de Religion. Et sur les obstacles à son assainissement

par Sandro Magister




ROME, le 15 juin 2009 – Début juillet, le Vatican publiera comme tous les ans ses comptes pour 2008, en deux chapitres et un appendice.

Le premier chapitre fera apparaître les recettes et dépenses de l'Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, APSA, qui gère les biens mobiliers et immobiliers qui lui appartiennent, ceux de la curie, du corps diplomatique, de la maison d'édition, de la radio, de la télévision.

Le second chapitre fera apparaître les recettes et dépenses du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican: territoire, services, musées, timbres, monnaie.

L'appendice indiquera le montant du Denier de Saint-Pierre, collecte pour le pape faite chaque année dans le monde entier le 29 juin, fête des saints Pierre et Paul, à quoi s’ajoutent les dons faits directement au pape pendant l’année.

En 2007, par exemple, la collecte et les dons ont atteint 94,1 millions de dollars, dont 14,3 millions venant d’un seul donateur qui a voulu rester anonyme.

Voilà ce qui est publié chaque année.

Rien d’autre. Pas une ligne sur les autres recettes qui, en plus du Denier, alimentent la "charité du pape". Et pas une ligne sur l’emploi qui est fait de cette somme.

Un service de la secrétairerie d’Etat s’occupe précisément de cette question. Il a été dirigé pendant des années par Mgr Gianfranco Piovano, remplacé depuis quelques mois par Mgr Alberto Perlasca ; tous deux sont des diplomates de carrière. Cette caisse recueille, en plus du Denier, les contributions que les diocèses du monde entier sont tenus de verser au successeur de Pierre en vertu du canon 1271 du code de droit canonique. Les congrégations religieuses et les fondations envoient également de l’argent. En 2007, d’après un rapport confidentiel envoyé par le Vatican aux diocèses, ces contributions ont atteint 29,5 millions de dollars qui, ajoutés au Denier, font un total de 123,6 millions de dollars.

Ces fonds sont destinés, justement, à la "charité du pape". Dans une conférence faite à des diplomates de différents pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, en mai 2007, à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome, le banquier Angelo Caloia, président de l'Institut pour les Œuvres de Religion, l’IOR, la "banque du Vatican", décrivait ainsi l'utilisation de ces fonds:

"Ils sont surtout destinés à subvenir aux besoins matériels de diocèses pauvres, à aider des institutions religieuses et des communautés de fidèles en grandes difficultés: pauvres, enfants, personnes âgées, marginaux, victimes de guerres et de catastrophes naturelles, réfugiés, etc.".

Dans la même conférence, Caloia a aussi cité une autre source de la "charité du pape": les profits de l’IOR. En effet, chaque année en mars, l’IOR met à l’entière disposition du pape la différence entre ses recettes et ses dépenses de l'année précédente. Le montant de cette somme est secret mais on estime qu’il est proche de celui du Denier de Saint-Pierre. C’était du moins le cas pour quatre années dont les chiffres ont filtré : 1992 avec 60,7 milliards de lires de l'époque, 1993 avec 72,5 milliards, 1994 avec 75 milliards et 1995 avec 78,3 milliards. Ces années-là, le Denier de Saint-Pierre était légèrement supérieur à ces montants.

S’il en est ainsi, 2007 aurait apporté à Benoît XVI, pour sa "charité", une somme totale proche de 200 millions de dollars.

La même année, les comptes faisaient apparaître pour l'APSA une perte de 9,1 millions d’euros et pour le gouvernorat un profit de 6,7 millions d’euros. Des miettes, par comparaison

Dans sa conférence aux diplomates, Caloia a peu parlé de l’IOR. Il a souligné que celui-ci "n’a pas de relation fonctionnelle" avec le Saint-Siège. Et il a affirmé que seuls sont autorisés à y déposer de l’argent des "individus ou entités juridiques ayant une légitimité canonique: cardinaux, évêques, prêtres, religieuses, moines, congrégations religieuses, diocèses, chapitres, paroisses, fondations, etc.".

Mais la réalité n’a pas toujours correspondu à ce profil. En 1990, quand Caloia a pris la présidence de la banque vaticane, elle sortait à peine d’une terrible déconfiture, liée au nom de son prédécesseur, l'archevêque Paul Marcinkus, et aux opérations téméraires que celui-ci avait réalisées avec les financiers Michele Sindona et Roberto Calvi, morts tous les deux de mort violente par la suite, dans des circonstances mystérieuses.

Le cardinal Agostino Casaroli, secrétaire d’Etat à l'époque, avait assaini le contentieux en ordonnant de verser aux créanciers 242 millions de dollars à titre de "contribution volontaire". En accord avec le gouvernement italien, il avait confié les recherches sur les agissements de la banque vaticane à deux spécialistes de la finance et du droit administratif, Pellegrino Capaldo et Agostino Gambino, et à un prélat de curie en qui il avait toute confiance. Il s’agissait de Mgr Renato Dardozzi, né en 1922, ordonné prêtre à 51 ans, diplômé en ingénierie, mathématiques, philosophie et théologie, ayant fait une carrière de manager dans les télécommunications et enfin directeur et chancelier de l’Académie Pontificale des Sciences.

Depuis lors et jusqu’à peu d’années avant sa mort en 2003, Dardozzi a continué à assurer un rôle de surveillance sur le fonctionnement de l’IOR, pour le compte de la secrétairerie d’Etat vaticane, avec Casaroli et le successeur de celui-ci, le cardinal Angelo Sodano.

De son travail de surveillance, Dardozzi avait conservé une documentation, qui est maintenant disponible dans un livre écrit par Gianluigi Nuzzi et publié récemment en Italie aux éditions Chiarelettere.

Les documents cités et reproduits dans le livre sont absolument fiables. Ils montrent que la mise à l’écart de Marcinkus et son remplacement par Caloia en 1990 n’ont pas suffi à laver tout de suite l’IOR de sa mauvaise réputation.

En effet Mgr Donato De Bonis, qui tenait le rôle-clé de "prélat" de la banque vaticane, est resté à son poste jusqu’en 1993. Et il avait mis en œuvre, pendant ces années, une sorte de banque occulte parallèle, sous sa direction exclusive, qui a de nouveau failli mettre l’IOR en déconfiture.

Caloia a commencé à soupçonner l’existence d’irrégularités au printemps 1992. Il a ordonné une enquête interne et a découvert que De Bonis disposait en effet de comptes au nom de fondations fictives, qui masquaient en réalité des opérations financières illégales, pour des dizaines de milliards de lires de l'époque.

En août, un rapport détaillé sur ces comptes fictifs est arrivé sur le bureau du secrétaire de Jean-Paul II, Mgr Stanislaw Dziwisz.

En mars 1993, De Bonis a été mis à la porte de l’IOR. Personne ne l’a remplacé dans la charge de "prélat" de la banque, qui est restée vacante. Il a été consacré évêque et nommé chapelain de l’Ordre Souverain et Militaire de Malte, poste qui bénéficie d’immunités diplomatiques.

Mais même après son départ de l’IOR, De Bonis a continué à agir, grâce à des cadres avec qui il était resté lié. Fin juillet, Caloia, inquiet, a écrit au secrétaire d’Etat, le cardinal Sodano:

"... On perçoit de plus en plus clairement les contours d’une activité nettement criminelle exercée consciemment par quelqu’un qui, du fait de son choix de vie et de ses fonctions, aurait dû au contraire être une sévère conscience critique. On a de plus en plus mal à comprendre que perdure une situation où le nommé [De Bonis] continue, à partir d’un poste tout aussi privilégié, à gérer indirectement l'activité de l’IOR...".

Le risque était d’autant plus grave que, justement à cette époque, la magistrature italienne enquêtait sur un pot-de-vin colossal versé illégalement par la société Enimont aux hommes politiques qui l’avaient favorisée. Ces enquêtes menaient aussi à l’IOR, en tant qu’intermédiaire occulte de ces versements, à travers les comptes fictifs manœuvrés par De Bonis.

A l'automne 1993, les magistrats de Milan ont demandé au Vatican, par commission rogatoire, de leur fournir les données relatives aux opérations contestées. Le Vatican s’en est sorti en fournissant le minimum indispensable, moins que ce qu’il avait découvert par ses propres enquêtes. Certains cadres ont été remplacés, les comptes fictifs ont été bloqués et De Bonis n’a pas récupéré une seule lire des sommes déposées.

Le cardinal qui, au Vatican, avait le plus appuyé De Bonis, José Rosalio Castillo Lara, président à la fois de l'APSA et du gouvernorat, a quitté la scène en même temps que lui.

En 1995 Caloia a été reconduit dans ses fonctions de président de l’IOR pour cinq ans. De même en 2000. De même encore en 2006, après un an de prorogation "par intérim", au milieu de rumeurs insistantes à propos de son remplacement imminent. Mais à l’été 2006, avant de transmettre le secrétariat d’Etat à son successeur Tarcisio Bertone, le cardinal Sodano a remis en vigueur la charge de "prélat" de l’IOR, en y nommant son propre secrétaire, Mgr Piero Pioppo.

Aujourd’hui encore, on entend parler de temps à autre d’un changement à la présidence de l’IOR. Mais Caloia, 69 ans, marié à une Anglaise et père de quatre enfants, a en main une nomination qui va jusqu’au 14 mars 2011.

Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, grâce à lui, l’IOR est plus proche – comme il ne l’a jamais été dans le passé – de l’image de la banque vertueuse qu’il avait décrite aux diplomates du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord lors de sa conférence, il y a deux ans.

 

 


La conférence sur les finances du Vatican faite par le président de l’IOR à l’école pour diplomates de l’Université Pontificale Grégorienne en 2007 se trouve dans le volume des actes:

Angelo Caloia, "The financial structures of the Holy See", en Franco Imoda, Roberto Papini (éd.), "The Catholic Church and the International Policy of the Holy See / L'Eglise Catholique et la Politique Internationale du Saint-Siège", Nagard, Milan, 2008, pp. 148-151.


Le livre où se trouvent les documents conservés par Mgr Renato Dardozzi:

Gianluigi Nuzzi, "Vaticano SpA", Chiarelettere, Milan, 2009, 282 pp., 15,00 euros.


Sur www.chiesa, les comptes du Vatican et le montant du Denier de Saint-Pierre au cours des cinq dernières années:

> Pour l'argent de Pierre, c'est le calme dans la tempête (30.1.2009)

Toujours sur www.chiesa, à propos de l’IOR et de la présidence d’Angelo Caloia:

> Il banchiere del papa racconta: "Ecco come ho risanato lo IOR" (18.6.2004)



Traduction française par
Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa