20.08.2009

Jean Eudes et le curé d'Ars, exemples de sainteté sacerdotale

Jean Eudes et le curé d'Ars, exemples de sainteté sacerdotale


Catéchèse de Benoît XVI pour l’Année sacerdotale (1)


ROME, Mercredi 19 août 2009 (ZENIT.org) - « Les saints sont la véritable interprétation de l'Ecriture Sainte », a déclaré Benoît XVI dans le cadre de l'année sacerdotale en évoquant la spiritualité de saint Jean Eudes, dont c'est aujourd'hui la fête liturgique.

 

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Dans sa catéchèse du mercredi, à Castel Gandolfo, le pape Benoît XVI a évoqué ceux que le pape Pie IX a proclamé saints ensemble, le 31 mai 1925, Jean Eudes et le curé d'Ars, « offrant à l'Eglise et au monde entier deux exemples extraordinaires de sainteté sacerdotale ».

« Dans le contexte de l'Année sacerdotale, j'ai à cœur de m'arrêter pour souligner le zèle apostolique de saint Jean Eudes, particulièrement tourné vers la formation du clergé diocésain », a expliqué le pape.

« Les saints sont la véritable interprétation de l'Ecriture Sainte. Les saints ont éprouvé, dans l'expérience de leur vie, la vérité de l'Evangile ; ainsi, ils nous introduisent dans la connaissance et la compréhension de l'Evangile », a ajouté Benoît XVI.

Benoît XVI a évoqué le cadre historique des intuitions de saint Jean Eudes : « Le Concile de Trente, en 1563, avait promulgué des normes pour l'érection des séminaires diocésains et pour la formation des prêtres, dans la mesure où le Concile était tout à fait conscient que toute la crise de la réforme était également conditionnée par une formation insuffisante des prêtres, qui n'étaient pas préparés pour le sacerdoce de manière juste, intellectuellement et spirituellement, dans leur cœur et dans leur âme ».

Le pape souligne la clairvoyance du saint :

« Cela eut lieu en 1563 ; mais comme l'application et la réalisation des normes tardaient aussi bien en Allemagne qu'en France, saint Jean Eudes comprit  les conséquences de ce retard. Animé par la conscience lucide du grave besoin d'aide spirituelle, dont les âmes étaient victimes également en raison du manque de préparation d'une grande partie du clergé, le saint, qui était un curé, institua une Congrégation consacrée de manière spécifique à la formation des prêtres ».

Le pape évoque la fondation du premier séminaire « dans la ville universitaire de Caen », et cette expérience fut tellement « appréciée », qu'elle « se diffusa bientôt largement dans d'autres diocèses ».

Au niveau spirituel, Benoît XVI souligne que « le chemin de sainteté, qu'il parcourut et qu'il proposa à ses disciples, avait pour fondement une solide confiance dans l'amour que Dieu a révélé à l'humanité dans le Cœur sacerdotal du Christ et dans le Cœur maternel de Marie ».

Et d'expliquer cet itinéraire intérieur vers le Coeur du Christ:

« A cette époque de cruauté, de perte d'intériorité, il s'adressa au cœur, pour dire au cœur une parole des Psaumes très bien interprétée par saint Augustin. Il voulait attirer à nouveau au cœur  les personnes, les hommes et surtout les futurs prêtres, en montrant le cœur sacerdotal du Christ et le cœur maternel de Marie. Chaque prêtre doit être témoin et apôtre de cet amour du cœur du Christ et de Marie ».

Anita S. Bourdin

Benoît XVI souhaite une meilleure formation dans les séminaires

Dans le cadre de l’année sacerdotale, Benoît XVI a proposé, ce mercredi, un nouvel exemple de sainteté aux prêtres du monde entier. Celui de Saint Jean Eudes, le saint de la dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, qui a vécu à l'époque de la Contreréforme.

 

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Pendant le mois d’août, les rencontres du Pape avec les fidèles se déroulent au Palais apostolique de Castelgandolfo. Ce mercredi Benoît XVI a établi un parallèle entre l’époque actuelle et la période qui a suivi le concile de Trente

Comme alors, on constate aujourd’hui l'urgence d’améliorer la formation des séminaristes afin que les futurs prêtres témoignent par leur vie de la miséricorde de Dieu. Quelque 3.000 personnes avaient pris le chemin de Castelgandolfo pour entendre le Pape. Le Concile de Trente – leur a-t-il expliqué – avait promulgué des normes pour la création de séminaires, parce que la crise de la Réforme était aussi une crise du sacerdoce, de la formation des prêtres, de ses insuffisances tant au niveau intellectuel que spirituel. Mais puisque l’application de ces règles se faisait attendre, notamment en France et en Allemagne, et alors que la guerre de 30 ans dévastait les âmes, Saint Jean Eudes fonda une congrégation religieuse destinée à la formation du clergé diocésain. Bref aujourd’hui comme alors la nouvelle évangélisation doit commencer dans les séminaires. C’est là – a estimé Benoît XVI – que se situe le point de départ authentique d’une nouvelle évangélisation qui ne se réduise pas à un slogan séduisant

Les pélerins venus de l'étranger étaient nombreux. Comme chaque semaine, le Pape s'est également exprimé en Français.


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