28.05.2009

La famille brésilienne de plus en plus vulnérable

AMERIQUE/BRESIL - Pèlerinage national pour la famille au Sanctuaire d’Aparecida : “nous demandons à la Vierge d’étendre son manteau sur la famille brésilienne, de plus en plus vulnérable”

 

http://2.bp.blogspot.com/_kweFJm8yGGQ/RkGuUUzdyoI/AAAAAAAAAKY/cLOrdoa3ZZs/s400/aparecida-mass.jpg


Aparecida (Agence Fides) – Près de 30.000 personnes ont participé dimanche 24 mai à la messe célébrée au Sanctuaire de Notre-Dame d’Aparecida (Brésil) à l’occasion du Pèlerinage national en faveur de la Famille (cf. Fides 20/4/2009).


Organisée par la Commission épiscopale de la Pastorale pour la vie et la famille de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) sur le thème « Famille disciple et missionnaire au service de la vie », l’initiative avait comme objectif principal de réveiller la conscience sur l’importance, la valeur, et la centralité de la famille au milieu des crises actuelles, et d’augmenter et de renforcer les liens familiaux présents dans les directives générales de l’Action évangélisatrice de l’Eglise au Brésil et dans le Document d’Aparecida.


http://www.saopaulo.sp.gov.br/bancoImagens/albuns/7000/_d30232.jpg


La CNBB a choisi cette date car le mois de mai a été déclaré par l’Organisation des Nations Unies (ONU) mois des familles. L’importance religieuse d’Aparecida pour le Brésil et le fait que Marie soit la patronne de la ville ont conduit à choisir ce lieu pour l’évènement, qui a été transmis par les radios catholiques de tout le pays.

Au programme des activités, samedi 23 à 19 heures, une messe a été célébrée dans la Basilique nationale, suivie d’une procession aux flambeaux. Dimanche 24 a eu lieu le « Grand rassemblement en faveur de la famille ». A 8 heures la messe a été célébrée dans la basilique, suivie d’une rencontre en faveur de la famille, avec des témoignages et des exhibitions musicales.

“Nous venons demander à la Mère de Dieu et notre Mère qu’elle étende son manteau sur les familles brésiliennes, de plus en plus vulnérables à cause des grandes difficultés qu’il faut affronter de nos jours” a affirmé Son Exc. Mgr Geraldo Lyrio Rocha, Archevêque de Mariana et Président de la CNBB, dans son homélie. L’archevêque a ajouté que la famille « est le lieu où l’on apprend les vertus, les valeurs, les critères et les attitudes qui sont nécessaires pour une authentique cohabitation sociale ». Et il a rappelé que la famille « existe seulement dans le mariage entre un homme et une femme, et par conséquent ne doit pas être confondue avec d’autres formes de cohabitation ».

Pour renforcer l’institution de la famille, a poursuivi le président de la CNBB, « il est nécessaire de promouvoir une pastorale de la famille intense et vigoureuse ». En ce sens, selon Mgr Lyrio Rocha “il est important de multiplier les Associations familiales qui soient capables de dialoguer avec les différentes instances du pouvoir public”. Il est en même temps nécessaire que le pouvoir public s’engage de façon décisive pour promouvoir des mesures qui respectent, valorisent et protègent les familles ».

Puis il a aussi rappelé l’importance des médias dans ce domaine, lesquels « doivent diffuser une programmation plus adaptée à la croissance et au développement des nouvelles générations, stimulant la création d’un projet de vie digne et positive, réduisant la banalité et la vulgarité, l’agressivité et la violence, et promouvant une culture de respect, de dialogue et d’amitié ».

L’Archevêque de Mariana a conclu son homélie en suppliant la Vierge d’Aparecida d’accompagner toutes les familles dans leur pèlerinage terrestre, leur enseignant à vivre dans la joie et dans l’union sur le modèle de la famille de Nazareth.

(Agence Fides 26/5/2009)

11.03.2009

Brésil - avortement pratiqué sur une petite fille - solidarité avec les enfants victimes d'abus

AMERIQUE/BRESIL - Les évêques expriment leur entière désapprobation de l’avortement pratiqué sur une petite fille et se montrent solidaires avec tous les enfants victimes d’abus

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2007/05/10/20070510.FIG000000189_25117_1.jpg

Des manifestants brandissant une banderole sur laquelle est inscrit : « Oui à la vie, non à l'avortement »,expriment leur accord avec le Pape, devant la cathédrale de Brasilia.

Crédits photo :   Evaristo Sa/AFP

Rome (Agence Fides) - La Présidence de la Conférence des évêques catholiques du Brésil (CNBB), réunie à Rome ces jours-ci, a diffusé une note pour la presse dans laquelle elle exprime son indignation suite à la nouvelle qu’une petite fille brésilienne de 9 ans a été contrainte à l’avortement des jumeaux qu’elle portait comme fruit de la violence sexuelle subie par son beau-père, un fait qui a ému la société brésilienne toute entière.

Les évêques repoussent vivement cet acte, se plaignant en même temps du fait qu’il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé, vu l’augmentation du nombre d’attentats contre la vie des enfants, victimes d’abus sexuels.

„L’Eglise – continue le texte - exprime sa solidarité envers cette enfant et toutes les victimes de ces actes brutaux, et envers leurs familles”.

Le texte rappelle que l’Eglise est toujours en faveur de la vie.

De même les évêques de la région Nord-est 2 de la CNBB ont diffusé un communiqué suite à ce fait, rappelant que l’
„Eglise est toujours en faveur de la vie, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle”.

Un principe qu’elle a toujours maintenu, même à l’époque du Régime militaire instauré en 1964, pendant lequel elle a défendu les droits de l’homme des persécutés, des torturés et des réfugiés politiques.

„Nous vivons dans une société pluraliste – lit-on dans le texte - dans laquelle les Etats se structurent et se donnent une législation qui reflète la culture dominante, qui ne respecte pas les principes éthiques naturels”.

C’est pourquoi „ce qui est protégé par la loi ne peut pas toujours être identifié avec les principes éthiques et les valeurs morales”. Pour les catholiques, rappellent les évêques, „le commandement du Seigneur ‘tu ne tueras pas’ a toujours la priorité”.

Quant au cas concret de cette enfant, les évêques expriment leur totale désapprobation, se plaignant qu’on n’ai pas procédé avec la tranquillité nécessaire, avec sérénité, et qu’on n’ait pas respecté le temps demandé par la situation.


(Agence Fides 9/3/2009)