27.04.2012

Benoît XVI présidera dimanche des ordinations presbytérales

dimanche, vocations, amour, rome, pape, benoit xvi, ordinations, pretres, basilique, saint-pierre, eucharistie, seminaires, magistrat, pilote, italie, vietnam, cote-d'ivoire, colombie, concetto occhipinti, agostino vallini, retraite, exercices spirituels, saint paul, madonna della fiducia, don alfredo, diacres, charite, humilite, courage, priere, amitie, jesus, les douze, charismesLe dimanche 29 avril, l'Eglise célèbre les vocations, "don de l'Amour de Dieu ". A Rome, le Pape présidera des ordinations presbytérales, à 9 heures, dans la Basilique Saint-Pierre. Au cours d’une concélébration eucharistique, Benoît XVI ordonnera neuf nouveaux prêtres, provenant des séminaires diocésains de Rome, dont un ancien magistrat, âgé de 42 ans et un ancien pilote, cinq italiens, un vietnamien, un ivoirien, et un colombien.

Lire la suite

17.04.2011

Appel du Pape pour la paix en Colombie

pape rameaux1.jpgA l’Angélus, après la longue messe solennelle du dimanche des Rameaux, place Saint-Pierre, Benoît XVI a lancé un appel, en espagnol, pour que cesse la violence et que règne la paix en Colombie. Le Pape a apporté son soutien à la journée de prière pour les victimes de la violence qui se déroulera vendredi prochain en Colombie, il a invité les colombiens à s’associer à s’associer à cette initiative importante et il a confié à Dieu tous ceux qui dans ce pays ont été bassement dépouillés de leur vie et de leurs biens. Le Pape a renouvelé son appel pressant à la conversion, au repentir et à la réconciliation.

Lire la suite

31.03.2011

Benoît XVI dénonce les attaques contre la famille

CELAM.jpgNouveau plaidoyer du Pape en faveur de la famille, cellule de base de la société, soumise à de nombreuses attaques. Alors que se tient en Colombie une rencontre des évêques responsables des commissions épiscopales d’Amérique latine et des Caraïbes, chargées de la famille et de la vie, Benoît XVI souligne, dans un message, que nous ne pouvons pas rester indifférents face à de tels défis.

Lire la suite

13.06.2010

Angélus du dimanche 13 juin: le Pape revient sur l'Année Sacerdotale

ROME, Dimanche 13 juin 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la méditation prononcée ce dimanche par le pape Benoît XVI, à l'occasion de la prière de l'Angélus, en présence des pèlerins rassemblés place Saint-Pierre.

 

foto_08


AVANT L'ANGELUS

Chers frères et soeurs,

Ces derniers jours s'est conclue l'Année sacerdotale. Ici à Rome, nous avons vécu des journées inoubliables, avec la présence de plus de quinze mille prêtres de toutes les régions du monde. Je désire donc aujourd'hui rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits que cette Année a procurés à l'Eglise universelle. Personne ne pourra jamais les mesurer, mais il est indéniable qu'on en voit et qu'on en verra encore plus les fruits.

L'Année sacerdotale s'est conclue avec la solennité du Sacré Coeur de Jésus qui est traditionnellement la « journée de sanctification des prêtres » ; cette fois, elle l'a été de manière toute spéciale. En effet, chers amis, le prêtre est un don du Coeur du Christ : un don pour l'Eglise et pour le monde. Du coeur du Fils de Dieu, débordant de charité, jaillissent tous les biens de l'Eglise, et c'est en particulier de là que tire son origine la vocation de ces hommes qui, conquis par le Seigneur Jésus, laissent tout pour se consacrer entièrement au service du peuple chrétien, à l'exemple du Bon Pasteur. Le prêtre est façonné par la charité même du Christ, cet amour qui le poussa à donner sa vie pour ses amis et aussi à pardonner à ses ennemis. Pour cette raison, les prêtres sont les premiers ouvriers de la civilisation de l'amour. Et ici je pense à tant de figures de prêtres, connus et moins connus, certains élevés à gloire des autels, d'autres restés ancrés à jamais dans la mémoire des fidèles, peut-être dans une petite communauté paroissiale. Comme ce fut le cas à Ars, le village de France où saint Jean-Marie Vianney accomplit son ministère. Il n'est rien besoin d'ajouter à ce qui a été dit sur lui ces derniers mois. Mais son intercession doit nous accompagner plus encore à partir de maintenant. Que sa prière, son « Acte d'amour » que nous avons si souvent récité pendant l'Année sacerdotale, continue de nourrir notre entretien avec Dieu.

Je voudrais rappeler une autre figure : celle du père Jerzy Popieluszko, prêtre et martyr, qui a été proclamé bienheureux dimanche dernier précisément, à Varsovie. Il a exercé son ministère généreux et courageux aux côtés de ceux qui s'engageaient pour la liberté, pour la défense de la vie et sa dignité. Son oeuvre au service du bien et de la vérité était un signe de contradiction pour le régime qui gouvernait alors en Pologne. L'amour du Coeur du Christ l'a conduit à donner sa vie, et son témoignage a été la semence d'un nouveau printemps dans l'Eglise et dans la société. Si nous considérons l'histoire, nous voyons combien de pages d'authentique renouveau spirituel et social ont été écrites avec l'apport décisif de prêtres catholiques, animés uniquement par la passion pour l'Evangile et pour l'homme, pour sa véritable liberté, religieuse et civile. Combien d'initiatives de promotion humaine intégrale sont parties de l'intuition d'un coeur sacerdotal !

Chers frères et soeurs, confions tous les prêtres du monde au Coeur Immaculé de Marie, dont nous avons célébrée hier la mémoire liturgique, afin qu'avec la force de l'Evangile il continuent de construire en tout lieu la civilisation de l'amour.

APRES L'ANGELUS

Je désire avant tout rappeler avec joie la proclamation de deux nouveaux bienheureux, qui ont tous deux vécu au siècle dernier. Hier en Espagne a été béatifié Manuel Lozano Garrido, laïc et journaliste ; en dépit de la maladie et de son invalidité, il a travaillé avec un esprit chrétien et en portant du fruit dans le domaine de la communication sociale. Ce matin, en revanche, en Slovénie, le cardinal Bertone a présidé, en tant que délégué pontifical, la célébration de conclusion du Congrès eucharistique national, au cours de laquelle il a proclamé bienheureux le jeune martyr Lojze Grozde. Il était particulièrement fervent de l'Eucharistie qui nourrissait sa foi inébranlable, sa capacité de sacrifice pour le salut des âmes, son apostolat dans l'Action catholique pour conduire les autres jeunes au Christ.

Puis le pape a salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Je salue cordialement les pèlerins francophones et, en particulier, le groupe des scouts de Saint-Louis-de-France. Au terme de cette année sacerdotale, je vous remercie tous de vos prières pour les prêtres, les séminaristes et pour les vocations sacerdotales. Continuez à les accompagner dans leur don au Seigneur et à son Église afin qu'ensemble nous marchions vers Dieu sur le chemin de la sainteté ! Que la Vierge Marie intercède pour nous ! Bon pèlerinage à tous !

Et en espagnol

Je salue cordialement les groupes de langue espagnole qui participent à cette prière mariale, en particulier les fidèles provenant de Colombie et du Mexique ainsi que les membres de la Confraternité de Notre Père Jésus de Nazareth et de la Très Sainte Vierge Marie des Douleurs, de Jaén. C'est précisément dans ce diocèse d'Andalousie, concrètement dans la ville de Linares, qu'a eu lieu hier la béatification de Manuel Lozano Garrido, fidèle laïc qui sut rayonner de l'amour de Dieu à travers son exemple et ses écrits, même au coeur de la maladie qui le cloua sur un fauteuil roulant pendant près de vingt huit ans. A la fin de sa vie il perdit également la vue, mais il continua à gagner les coeurs pour le Christ à travers sa joie sereine et sa foi inébranlable. Les journalistes pourront trouver en lui un témoin éloquent du bien que l'on peut faire quand la plume reflète la grandeur de l'âme et se met au service de la vérité et des causes nobles. Bon dimanche.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit

30.11.2009

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Le cardinal Bergoglio et d'autres évêques ordonnent de ne pas refuser le baptême à ceux qui sont éloignés de la pratique religieuse. Mieux vaut une Eglise du peuple qu'une Eglise ne regroupant que des purs. C'est aussi ce que pense Ratzinger


par Sandro Magister





ROME, le 30 novembre 2009 – Il y a deux jours, Benoît XVI a reçu les présidentes de l'Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, et du Chili, Michelle Bachelet, venues avec leurs délégations respectives remercier le Saint-Siège de la solution pacifique donnée par la diplomatie vaticane, il y a 25 ans, au litige territorial entre les deux pays quant à la souveraineté sur les îles situées au sud du canal de Beagle.
 
L'Argentine et le Chili sont, avec la Colombie, les pays d'Amérique du Sud où l’Eglise catholique est le plus solidement implantée.
 
Mais ce sont aussi ceux où le défi de la sécularisation est le plus préoccupant : dans la mentalité, les coutumes et les règles de droit. Le 13 novembre, un juge de Buenos Aires a autorisé un "mariage" entre personnes du même sexe, déclarant inconstitutionnels les articles du code civil qui l’interdisent. Le chef du gouvernement de Buenos Aires a pris le parti du juge. Ce qui a provoqué une vigoureuse réaction de l'archevêque de la ville, le très aimé et estimé cardinal Jorge Bergoglio, également président de la conférence des évêques d’Argentine.
 
La réponse de l’Eglise au défi de la sécularisation est un test décisif quant à la réussite, ou non, des indications pastorales élaborées pour le sous-continent par la conférence des épiscopats latino-américains, à Aparecida en 2007.
 
En effet la sécularisation érode un trait typique de l’Eglise catholique dans ces pays : le fait d’être une Eglise du peuple, avec la famille comme structure portante et le baptême des enfants comme pratique générale.
 
Dans certaines parties de l'Europe, baptiser un enfant est déjà un geste minoritaire dont l’accomplissement suppose une décision à contre-courant. Mais désormais, en Argentine aussi, de plus en plus d’enfants, d’adolescents, de jeunes, d’adultes ne sont pas baptisés.
 
Cette baisse de la pratique du baptême résulte d’un affaiblissement des liens familiaux et d’un éloignement vis-à-vis de l’Eglise. Dans le clergé, certains en ont déduit que, là où l’on voit les signes de la foi s’éteindre, il n’y a même pas lieu d’administrer les sacrements.
 
Au contraire, en Argentine, les autorités ecclésiastiques vont aujourd’hui dans le sens inverse.
 
Déjà en 2002 l'archevêché de Buenos Aires et les évêchés voisins avaient publié une instruction recommandant vivement de baptiser à la fois les enfants et les adultes et expliquant comment surmonter les résistances à la célébration du rite.
 
Maintenant, les évêques de la région sont revenus à la charge avec une brochure intitulée "El bautismo en clave misionera", qui reproduit l'instruction de 2002 et la complète par d’autres indications pour guider les curés.
 
Depuis cette année, les curés les plus actifs annoncent donc périodiquement des "journées du baptême", au cours desquelles ils administrent le sacrement à des enfants et à des adultes en situation de pauvreté ou issus de familles divisées, qu’ils aident à surmonter leur méfiance et celle de leur entourage.
 
Le cardinal Bergoglio a expliqué le sens de tout cela dans une interview accordée à la revue internationale "30 Jours" :
 


"L’enfant n’est aucunement responsable de l’état du mariage de ses parents. Le baptême des enfants peut même devenir pour leurs parents un nouveau départ. Il y a quelque temps, j’ai moi-même baptisé les sept enfants d’une femme seule, une pauvre veuve qui fait des ménages. Elle les a eus de deux hommes différents. Je l’avais rencontrée à la fête de Saint Gaétan. Elle m’avait dit : mon père, je suis en état de péché mortel, j’ai sept enfants et je ne les ai jamais fait baptiser, je n’ai pas d’argent pour les parrains et pour la fête... On s’est revus et, après une brève catéchèse, je les ai baptisés à la chapelle de l'archevêché. Cette femme m’a dit : mon père, je ne peux pas y croire, vous me rendez importante. Je lui ai répondu : mais madame, je n’y suis pour rien, c’est Jésus qui vous rend importante".
 


Bergoglio voudrait empêcher la disparition d’une tradition typique des points les plus reculés d'Argentine, ces bourgs et villages où le prêtre ne passe que quelques fois par an :
 


"Là-bas la piété populaire sent que les enfants doivent être baptisés dès que possible. Alors un homme ou une femme, connus de tous comme 'bautizadores', baptisent les enfants à la naissance, en attendant la venue du prêtre. Quand celui-ci arrive, on lui apporte les enfants pour qu’il complète le rite par une onction d’huile sainte. Quand j’y pense, cela me rappelle l’histoire de ces communautés chrétiennes du Japon restées sans prêtre pendant plus de 200 ans. Quand les missionnaires revinrent, ils les trouvèrent tous baptisés et sacramentellement mariés".
 


Et d’ajouter :
 


"La conférence d’Aparecida nous a incités à annoncer l’Evangile en allant vers les gens au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous. La ferveur missionnaire ne demande pas d’évènements extraordinaires. C’est dans la vie ordinaire que se fait la mission. Le baptême a valeur d’exemple à cet égard. Les sacrements sont destinés aux hommes et aux femmes tels qu’ils sont : ils ne font peut-être pas tant de discours et pourtant leur 'sensus fidei' perçoit la réalité des sacrements plus clairement que bien des spécialistes".
 


On retrouve ici la vieille controverse, jamais résolue, sur l’Eglise de l’élite et l’Eglise du peuple, sur l’Eglise pure d’une minorité et l’Eglise de masse qui comporte aussi l’immense marée humaine pour laquelle le christianisme est fait d’un petit nombre de choses élémentaires.
 
En Italie, par exemple, la controverse a repris au dernier grand congrès national de l’Eglise, à Vérone en octobre 2006. A cette occasion, les "rigoristes" ont précisément soutenu qu’il faut refuser le baptême et autres sacrements à ceux qui en font la demande mais sont considérés comme inaptes parce que non pratiquants.
 
C’est un dilemme que Joseph Ratzinger lui-même a vécu personnellement dans sa jeunesse et qu’il a fini par résoudre dans le sens indiqué par le cardinal Bergoglio. C’est ce qu’il a dit, en tant que pape, en réponse à la question d’un prêtre de Bressanone, lors d’un questions-réponses public avec le clergé de ce diocèse, le 6 août 2008.
 
A cette occasion, le prêtre, Paolo Rizzi, curé et professeur de théologie, a interrogé Benoît XVI à propos des baptêmes, confirmations et premières communions :
 


"Saint-Père, il y a trente-cinq ans, je pensais que nous nous préparions à être un petit troupeau, une communauté minoritaire plus ou moins dans toute l'Europe. Que l'on ne devait donc donner les sacrements qu'à celui qui s'engage véritablement dans la vie chrétienne. Par la suite, grâce aussi au style du pontificat de Jean-Paul II, j'ai reconsidéré les choses. S'il est possible de faire des prévisions pour l'avenir, qu'en pensez-vous? Quelles attitudes pastorales pouvez-vous nous indiquer ?".
 


Le pape a répondu :
 


"Je dois dire que j'ai parcouru une route similaire à la vôtre. Quand j'étais plus jeune, j'étais plutôt sévère. Je disais : les sacrements sont les sacrements de la foi, et donc là où il n'y a pas de foi, où il n'y a pas de pratique de la foi, le sacrement ne peut pas être conféré. Et puis j'ai toujours dialogué quand j'étais archevêque de Munich avec mes paroissiens : là aussi, il y avait deux écoles, une sévère et une clémente. Et moi aussi, j'ai compris dans le temps que nous devons plutôt suivre l'exemple du Seigneur, qui était très ouvert même envers les personnes aux marges de l'Israël de l'époque. Il était un Seigneur de la miséricorde, trop ouvert – selon les autorités officielles – avec les pécheurs, en les accueillant ou en se laissant accueillir par eux à leurs tables, en les attirant vers lui dans sa communion.
 
"Je dirais donc en substance que les sacrements sont naturellement sacrements de la foi : là où il n'y aurait aucun élément de foi, où la première communion serait seulement une fête avec un grand repas, de beaux habits, de beaux cadeaux, alors ce ne serait plus un sacrement de la foi. Mais, de l'autre côté, si nous pouvons encore voir une petite flamme de désir de la communion dans l'Eglise, un désir également de ces enfants qui veulent entrer en communion avec Jésus, il me semble qu'il est juste d'être plutôt ouverts.
 
"Naturellement, cela doit être un aspect de notre catéchèse, de faire comprendre que la communion, la première communion, n'est pas un fait 'ponctuel', mais exige une continuité d'amitié avec Jésus, un cheminement avec Jésus. Je sais que les enfants ont souvent l'intention et le désir d'aller le dimanche à la Messe, mais les parents ne rendent pas possible ce désir. Si nous voyons que les enfants le veulent, qu'ils ont le désir d'y aller, il me semble que c'est presque un sacrement de désir, le 'vœu' d'une participation à la messe dominicale. Dans ce sens, nous devrions naturellement faire notre possible dans le contexte de la préparation aux sacrements, pour toucher également les parents et – disons – réveiller ainsi en eux aussi leur sensibilité pour le chemin que font leurs enfants. Ils devraient aider leurs enfants à suivre leur désir d'entrer en amitié avec Jésus, qui est forme de vie, d'avenir. Si les parents désirent que leurs enfants fassent la première communion, ce désir plutôt social devrait s'élargir en un désir religieux, pour rendre possible un cheminement avec Jésus.
 
"Je dirais donc que, dans le contexte de la catéchèse des enfants, le travail avec les parents est toujours très important. Et c'est justement une occasion de rencontrer les parents, en montrant de nouveau la vie de la foi aux adultes également, parce que – me semble-t-il – ils peuvent eux-mêmes réapprendre des enfants la foi et comprendre que cette grande solennité n'a de sens, n'est vraie et authentique, que si elle se fait dans le contexte d'un cheminement avec Jésus, dans le contexte d'une vie de foi. Il faut donc convaincre un peu les parents, à travers leurs enfants, de la nécessité d'un chemin préparatoire, qui se montre dans la participation aux mystères et commence à faire aimer ces mystères.
 
"Je dirais que c’est certainement une réponse assez insuffisante, mais la pédagogie de la foi est toujours un cheminement et nous devons accepter les situations d'aujourd'hui, mais également les ouvrir un peu plus, pour qu'il ne reste pas à la fin qu'un souvenir extérieur de choses, mais que le cœur soit véritablement touché. Au moment où nous sommes convaincus, le cœur est touché, a senti un peu l'amour de Jésus, a éprouvé un peu le désir de se mouvoir et de se diriger sur cette ligne et dans cette direction, à ce moment, me semble-t-il, nous pouvons dire que nous avons fait une vraie catéchèse. Le vrai sens de la catéchèse, en effet, devrait être celui-ci : porter la flamme de l'amour de Jésus, même si elle est faible, aux cœurs des enfants et à travers les enfants aux parents, ouvrant à nouveau ainsi les lieux de la foi à notre époque".
 


 
Le numéro de "30 Jours" où se trouvent l’article sur l'administration du baptême en Argentine et l'interview du cardinal Jorge Bergoglio :
 
> "30 Jours", Août 2009
 

 
L’article publié par www.chiesa à la veille du congrès de l’Eglise italienne à Vérone en octobre 2006, avec un commentaire du professeur Pietro De Marco sur le baptême des enfants :
 
> Église du peuple ou Église d'élite ? Le dilemme de Vérone (13.10.2006)
 
 
 
Dans son discours du samedi 28 novembre 2009 aux présidentes de l'Argentine et du Chili, Benoît XVI a notamment déclaré :
 
"La poursuite de la paix demande la promotion d’une authentique culture de la vie, respectant pleinement la dignité de l'être humain, unie au renforcement de la famille comme cellule de base de la société".
 
Le texte intégral du discours :
 
> "Señoras Presidentas de Argentina y Chile..."


Dans l’illustration sous le titre : Masaccio, Pierre baptisant des néophytes, 1425-1426, Chapelle Brancacci, Eglise Santa Maria del Carmine, Florence.


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

31.03.2009

Le droit de mourir n’existe pas, c’est le droit de vivre qui existe

EUROPE/ESPAGNE - Madrid, capitale de l’Alliance de Civilisation pour défendre le droit à la vie: 700 associations du monde entier, en représentation de 20 millions de personnes, ont adhéré à la Marche pour la vie

 

http://www.hazteoir.org/files/images/cartel%2029marMarcha_por_la_Vida.preview.JPG


Madrid (Agence Fides) - Madrid s’est transformée hier en la capitale de l’Alliance de Civilisation pour défendre la vie. C’est ce qu’affirme l’Institut de politique familiale, en marge des Marches pour le Droit à la vie qui ont été effectuées dimanche dans plusieurs villes d’Espagne, soutenues par près de 700 associations du monde entier, en représentation de plus de 20.000 personnes. La France, l’Allemagne, la Suisse, la Norvège, Malte, le Royaume-Uni, le Portugal, la Slovaquie, la Hongrie, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, la Colombie, l’Argentine, le Pérou et le Brésil sont quelques-uns des pays dont les sociétés civiles ont soutenu l’initiative de l’Espagne pour défendre les droits des enfants pendant la période prénatale.

Parmi les associations qui ont déclaré leur soutien à l’initiative, on distingue : la Fédération AIC, qui regroupe 53 associations présentes en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, en Europe et aux Etats-Unis ; Réseau Familial, qui représente plus de 500 associations dans toute l’Amérique Latine ; les associations nord-américaines  C-FAM, United Famiglie Internazionale, Internazionale Organization Research Group, Alliance Defence Fund, Concerned Women of America et l’Internazionale Organization Law Group ; ainsi que l’Association hongroise des familles nombreuses, Gift of Life di Malta, la Confédération portugaise des familles, l’association britannique Society for the Protection of the Unborn Children, la Section allemande des familles, et le Forum Zivota (Forum pour la vie, avec 30 ONG en République Slovaque).

« Le gouvernement ne peut tourner le dos à cette clameur, pas seulement espagnole, mais mondiale, pour défendre le droit de vivre »,

a déclaré Lola Velarde, présidente du Réseau européen de l’Institut de politique familiale.

« La protection des droits de l’enfant en période prénatale est une valeur partagée dans toutes les civilisations, et engendre une alliance authentique. C’est ce que montre justement le soutien apporté par des associations de nombreux pays aux marches effectuées dimanche en Espagne »,

a ajouté Mme Velarde.

« Ces manifestations représentent le début d’un ensemble de mobilisations dans toute l’Espagne, qui montreront le refus social de cette proposition de loi régressive pour les droits de la femme et de l’enfant »,

a poursuivi Lola Velarde.

 

Pancarta de mano Derecho a Vivir

La Marche pour la vie, qui avait pour thème : « Le droit de mourir n’existe pas, c’est le droit de vivre qui existe », a réuni plus d’un demi million de citoyens tout au long du trajet dans le centre de Madrid, dépassant largement les prévisions des organisateurs. Cette manifestation a été accompagnée de 87 autres rassemblements dans d’autres villes de la nation entière.

Parmi les intervenants, Paloma de Cendra, membre du Comité d’experts du droit de vivre (DAV), psychologue des couples et des familles, et experte des crises de grossesse et syndromes post-avortement ; Ignacio Arsuaga, président de HazteOir.org, et le Dr Gádor Joya, porte-parole national de Droit de vivre (DAV) et chargé de la lecture du Manifeste pour la vie, lu presque en même temps devant les mairies de toute la région espagnole.

Comme l’a dénoncé Paloma de Cendra,

« l’avortement ne tue pas seulement les enfants, il détruit les mères, les familles, les sociétés entières, il détruit les consciences ». En particulier, « l’avortement a deux victimes principales : l’enfant et sa mère ». «

 Ce n’est pas vrai que cette loi défend le droit des femmes. Ce n’est pas vrai que cette loi cherche ce qu’il y a de meilleur pour eux. L’avortement va contre la femme. Il ne représente pas une solution mais un problème. Le vrai problème. Il ne facilite pas la vie. Il la transforme en un calvaire”,

a-t-elle ajouté.

Presentación de la Declaración de Madrid


Au terme de la manifestation, le Dr Gádor Joya a lu le “Manifeste de la marche pour la vie”, qui souligne avant tout

« l’évidence scientifique que dès le moment de la fécondation il existe une vie humaine digne d’être respectée et protégée », et met en relief le fait que « l’avortement suppose la mort violente d’un être humain et est un drame terrible pour la femme qui souffre ».

« Avec l’avortement libre, le nombre de morts d’enfants augmenterait presque du double” ainsi que celui des femmes victimes des “dommages physiques et psychologiques déjà connus que l’avortement provoque en eux”,

poursuit le texte du manifeste, qui en exigeant que “nos lois protègent le droit de vivre” et que « le droit à l’objection de conscience du personnel médical soit respecté », finit en exprimant l’opposition « à une nouvelle loi de l’avortement qui n’apportera que des morts supplémentaires et une souffrance supplémentaire pour des milliers de femmes ».

(Agence Fides 30/3/2009)



 

 

25.03.2009

25 mars: Journée de l'enfant à naître

AMERIQUE - Le 25 mars “Journée nationale de l’enfant à naître” dans toute l’Amérique Latine : une campagne internationale pour une culture de la vie humaine


Rome (Agence Fides) - Le 25 mars, solennité de l’Annonciation et du Seigneur, dans de nombreux pays d’Amérique Latine, on célèbrera la « Journée nationale de l’enfant à naître ». Cette pratique s’étend d’année en année, suite à l’attaque de plus en plus fréquente contre la vie humaine naissante.

La Conférence épiscopale de la Colombie, à travers la Section pour la Famille, encourage cette célébration, s’unissant ainsi à la campagne internationale entreprise par l’Eglise pour une culture de la vie humaine. Cette Journée rappelle que « l’enfant sur le point de naître est un être humain, un enfant de Dieu, qui mérite de l’attention, autant de la part des parents qui l’ont engendré que de la part de la société qui de cette façon se voit enrichie d’un nouveau membre ».

« Face à un environnement qui cherche à faire abstraction de nombreux êtres sans défense –l it-on dans le matériel préparé pour l’occasion - nous sommes appelés à lutter pour que la vie nouvelle des enfants engendrés et pas encore nés puisse se développer et arriver à sa plénitude : dans la maison qui l’accueille par l’expérience de l’amour sincère et fidèle des époux et des parents, et dans la société qui reconnaît ses droits fondamentaux et qui lui facilite les possibilités d’arriver à une maturité personnelle ».

Les thèmes proposés à la réflexion pendant cette Journée 2009 sont : « réaffirmer la valeur de chaque vie humaine depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle ; promouvoir la culture de la vie humaine ; réveiller la solidarité ; accompagner les mères enceintes ; prier pour qu’il y ait dans notre pays du respect pour toute vie humaine ».

La Conférence épiscopale propose en outre une série d’initiatives à caractère formatif, social, culturel et religieux pour célébrer cette Journée, parmi lesquelles: “des assemblées familiales pour l’étude des thèmes pendant la semaine du 24 au 31 mars; des laboratoires de formation sur la paternité et la maternité responsables; la projection de vidéos sur le thème de l’avortement; des rencontres et des partages avec le personnel médical des hôpitaux et des cliniques ; des laboratoires de formation avec des dirigeants publics et le personnel médical sur l’objection de conscience et sur le consentement informé ; le lancement de la journée à travers les moyens de communication ; la réalisation de marches et de manifestations culturelles pour défendre la vie humaine ; la célébration eucharistique et la bénédiction des mères enceintes ».

Au Chili, le 24 mars à 19 heures, dans la cathédrale de Santiago, aura lieu une messe célébrée par Mgr Fernando Chomali, Evêque auxiliaire de Santiago, et concélébrée par le Père Marcos Burzawa, MsF. Pendant la célébration, organisée par le Vicariat pour la famille et par le Réseau pour la vie et la famille, il y aura la remise de l’image de la Vierge de Guadalupe, la grande avocate et protectrice de la vie humaine, pour réaffirmer l’engagement de l’Eglise du Chili en faveur de la vie. « L’idée est de célébrer le magnifique acte d’amour qu’est l’épanouissement d’un nouvel être, et ainsi de promouvoir une culture de la vie dans notre société », a expliqué le P. Burzawa.

http://profile.ak.facebook.com/v230/828/58/n1102554559_1814.jpg
Patricia Mondaca

Dans le cadre des célébrations de cette année, le Réseau pour la Vie récompensera pour leur travail en défense de la vie Patricia Mondaca, directrice du Centre d’attention aux jeunes femmes enceintes « Marie Secours », et le journaliste de la radio « Il Conquistatore » de Temuco, Luis Muñoz. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 25 mars – à 13 heures - à l’Auditorium du siège de l’institut DUOC de Ponte Alto. Au Chili la Journée a lieu depuis le 18 mai 1999, date à laquelle le Sénat a approuvé – à l’unanimité - un projet sollicitant le président de la République à déclarer le 25 mars de chaque année « Journée de l’enfant conçu ».

(Agence Fides 23/3/2009)

13.02.2009

Colombie: le CELAM préoccupé par la grave crise économique et financière mondiale

AMERIQUE/COLOMBIE - Le CELAM préoccupé par la grave crise économique et financière mondiale

 

http://vidimusdominum.info/sp/images/stories/celam.jpg


Bogotà (Agence Fides) – Au terme de la Rencontre de la présidence avec les évêques responsables des départements et des commissions, qui s’est déroulée les 5 et 6 février à Bogotà, le Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) a diffusé un communiqué dans lequel il manifeste “préoccupation et solidarité face à la grave crise actuelle”, économique et financière mondiale.

En même temps, les évêques rappellent chacun à ses responsabilités : gouvernants, hommes politiques, entrepreneurs, ouvriers, associations civiles et communautés religieuses de différentes confessions religieuses afin qu’ils encouragent “l’humanisation des structures politiques, économique et de développement, pour qu’ils soient au service du bien commun, de la priorité du travail sur le capital et de la production sur les finances”.
Faisant référence aux paroles du pape Benoît XVI du 1er janvier 2009, les évêques rappellent qu’en réalité, “la crise actuelle n’est pas le résultat de difficultés financières immédiates, mais la conséquence de l’état de santé écologique de la planète, et en particulier de la crise culturelle et morale que nous vivons, dont les symptômes sont évidents depuis longtemps dans le monde entier”.

Selon le CELAM, cela interpelle tout le monde et doit pousser, d’un côté, “à exprimer notre solidarité par des actions et des œuvres concrètes qui facilitent la recherche de solutions à des problèmes comme le chômage, la faim, les migrations forcées, la détérioration de la santé et la perte de qualité de vie des pauvres qui, comme toujours, sont les victimes les plus touchées par la crise”. D’autre part, il faut “engager les meilleurs efforts des universités et des instituts catholiques, des chercheurs et des responsables de pastorale sociale pour contribuer à la formulation d’un nouveau modèle de développement pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, et d’un système économique mondial mieux réglé, qui élimine la pauvreté et encourage la justice et la solidarité dans notre continent”.

Les signataires rappellent donc la nécessité urgente que “la mondialisation soit dirigée par l’éthique, mettant tout au service de la personne humaine”, parce que cette crise “a mis en évidence l’angoisse excessive du gain au-delà de l’évaluation du travail et de l’employé, le transformant en une fin en soi”. Ce type d’investissement de valeurs “pervertit les relations humaines en les substituant à des transactions financières qui, au contraire, devraient être au service de la production et de la satisfaction des nécessités humaines”. Les évêques dénoncent par ailleurs que “l’économie internationale ait concentré son pouvoir et sa richesse dans quelques bourses, excluant les désavantagés et augmentant les inégalités”.

Face à cette situation, il faut rétablir “les bases pour un nouvel ordre international, fondé sur de nouvelles règles du jeu qui considèrent aussi les valeurs de l’Evangile et l’enseignement social de l’Eglise”. Pour obtenir ceci, “la participation et la collaboration de tous les hommes et femmes de bonne volonté est indispensable, sans discrimination religieuse, culturelle, politique et idéologique”.

(Agence Fides 12/2/2009)

04.09.2008

"J’ai découvert la Vierge dans la jungle"

Interview avec Ingrid Betancourt

 

L'image “http://www.la-croix.com/mm/illustrations/Multimedia/Actu/2008/9/1/benoit-xvi-betancourt1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

(photo L'Osservatore Romano/AP)



D'où vous est venu ce souhait de rencontrer le Pape et pourquoi était-ce si important pour vous ?

"Bon, d'abord c'est un rêve de tous les chrétiens. Je pense que rencontrer le pape c'est quelque chose dont nous rêvons tous. Lui prendre la main, avoir un contact avec cet être humain si proche de Dieu pour nous et qui est comme le descendant des apôtres. Il y a quelque chose de magique, de merveilleux. Il y a deux mille ans de tradition pour nous tous. Savoir qu'il y a deux mille ans sans interruption de personnes qui se sont passé le flambeau, depuis le Christ jusqu'à aujourd'hui. D'abord cela. Ensuite parce que lorsque j'étais en captivité, il m'est arrivé quelque chose d'extraordinaire. J'avais eu une marche éreintante, c'était dix heures de marche non stop, avec un sac à dos très lourd, avec la faim, la soif, les moustiques ... enfin, toutes les horreurs qui font que la vie peut devenir une torture, que le fait d'exister est une torture. On avait finalement établi le campement, j'avais mis mon hamac, j'avais installé mon moustiquaire, je m'étais réfugiée dans cette sorte d'enclos pour passer la nuit. Et là, dans la paix, de cette possibilité de souffler un peu, avec pourtant l'angoisse de ne pas savoir où ils nous emmenaient, avec la tristesse de voir que ça se prolongeait, de ne pas savoir quand cela allait finir. Là, j'ai allumé la radio, et j'ai entendu la voix du Saint Père qui demandait la libération des otages colombiens et qui prononçait mon nom. Alors, comment vous expliquer ce que j'ai ressenti. Pour quelqu'un qui est devenu une marchandise, une chose que l'on transporte, qui n'a pas droit à la parole, qui est humiliée constamment, savoir que ... - vous vous rendez compte, chaque fois que j'en parle, je n'arrive pas à ne pas pleurer, je m'en veux, je suis désolée, vraiment - Le fait de penser qu'il savait que j'existais, qu'il connaissait mon nom, et que j'étais quelqu'un pour lui, je suis redevenue un être humain. Voilà".

Et alors cette rencontre aujourd'hui. Comment cela s'est-il passé pour vous au-delà bien évidemment de toute l'émotion que peuvent avoir les catholiques de rencontrer le Pape?

"C'était d'abord cette dimension de rencontrer cette personne qui m'a soutenue dans l'horreur. Et puis de pouvoir partager avec lui toutes sortes de choses que l'on se demande en tant que catholiques. Moi je me demandais dans la jungle, en lisant la Bible ... En fait il y avait des tas de questions que je me posais. Je me posais des questions théologiques, et puis sur notre foi chrétienne et notre rituel chrétien aussi. J'étais absolument, - comment vous dire -, j'étais très triste de penser qu'il existe des frères et des sœurs chrétiens qui ne connaissent pas la Vierge. Alors que moi la Vierge, je l'ai découverte dans la jungle. Je l'ai découverte en lisant les Evangiles. Elle m'est apparue comme cette espèce de lumière ... alors, une femme ... Il faut que je vous explique. Pour moi la Vierge c'était une jeune fille disons gentille...elle avait eu la chance de devenir la maman de Jésus. Mais je ne voyais rien d'autre. Oui bien évidemment, qu'elle était très bonne, très tendre ... mais en lisant les Evangiles, j'ai compris la dimension de cette femme, son caractère, son courage, son intelligence pour parler à ce fils qu'elle a. J'ai compris toute cette dimension, et j'ai compris pourquoi je pouvais parler avec elle parce que je savais qu'elle allait me comprendre. Alors j'ai commencé à avoir une relation avec la Vierge très intime, parce que je pouvais ... Je n'osais pas parler à Jésus, parce que je trouvais qu'il était trop ... trop là haut, trop loin, trop parfait...trop Dieu. Par contre la Vierge, oui, c'était comme moi, comme quelqu'un d'humain, de la famille, qui pouvait me comprendre. Alors quand je pense qu'il y a des personnes qui ne comprennent pas ce qu'elle peut faire pour nous finalement ... ce pont ... et pas seulement pour aller dire à Jésus ce que nous voudrions lui dire, de nous aider à tellement de choses, de prières, de besoins, de choses dont on a besoin ... on a besoin de tout, on a besoin d'argent, on a besoin d'affection, on a besoin de travail, on a besoin d'études ... tout cela on peut l'exprimer et Jésus nous écoute, Mais tout d'un coup, de trouver cette femme qui non seulement écoute, mais en plus répond. Et peut-être pas pour aller dire ... ou peut-être si pour nous dire: sois tranquille, sois plus patiente, ne garde pas de rancœur dans ton cœur, apprend à lui parler à lui directement. Rend-toi compte que tu peux lui parler directement, que tu n'as pas besoin de moi pour lui parler. Enfin, je vous dis tout ça ... mais ça prendrait des heures ... Voilà ... Dieu fait bien les choses ... Dieu fait bien les choses".

18:42 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ingrid betancourt, vierge marie, pape, colombie, temoignage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

31.07.2008

Etats-Unis: le principal produit agricole est la marijuana

AMERIQUE/ETATS-UNIS - La marijuana est le principal produit agricole des Etats-Unis : un commerce de 35,8 milliards de dollars

 

Washington (Agence Fides) – On découvre de façon inattendue que le principal produit agricole des Etats-Unis n’est pas le maïs ni le blé, ni le coton, mais la marijuana.

C’est en traitant les données chiffrées des différents organismes fédéraux des Etats-Unis que cette information est révélée : on découvre ainsi (et c’est une estimation raisonnable) que la valeur de la production de marijuana aux Etats-Unis est de 35,8 milliards de dollars. Les 56,4 millions de plants de marijuana cultivés en plein air rapportent 31,7 milliards alors que la production des 11,7 millions de plants cultivés à l’intérieur des serres et espaces fermés est de 4,1 milliards.

Cette situation préoccupe surtout chez les responsables de la communauté catholique des Etats-Unis à cause des dégâts provoqués par la diffusion des stupéfiants chez les jeunes et en raison des conséquences préjudiciables résultant de l’utilisation de la drogue et s’étendant des accidents de la route aux maladies mentales.



Il y a tout juste un an, pendant son voyage au Brésil le pape Benoît XVI, alors qu’il visitait la "Fazenda da Esperança" (photo) le 12 mai 2007, rappela les taux élevés de dépendance chimique des drogues et des stupéfiants et il s’exclama :

“C’est pourquoi je demande aux trafiquants de réfléchir au mal qu’ils font à une multitude de jeunes et d’adultes de toutes les couches sociales : Dieu leur demandera des comptes sur ce qu’ils ont fait. La dignité humaine ne peut pas être piétinée ainsi”.

Tout ceci sans compter la contradiction qui existe entre une politique qui finance l’extraction des plantations colombiennes de cocaïne avec des désherbants et l’impossibilité apparente d’intervenir chez les trafiquants pour interrompre la production de marijuana.

La marijuana est la première récolte en terme de chiffres dans douze Etats, l’une des trois premières dans trente Etats, et l’une des cinq premières dans trente-neuf Etats. La culture de marijuana est plus répandue que celle du coton en Alabama, que celle du raisin, de légumes et de foin en Californie, d’arachides en Géorgie, et de tabac en Caroline du Sud et en Caroline du Nord.

Selon les estimations du gouvernement des Etats-Unis, la production intérieure de marijuana a été multipliée par dix ces vingt-cinq dernières années : de mille tonnes en 1981 à dix mille tonnes en 2006. Dans cinq Etats (Californie, Tennessee, Kentucky, Hawaii et Washington) la culture de marijuana a eu une valeur de plus d’un milliard de dollars.

La Californie est le principal producteur et exportateur aux Etats-Unis. Les consommateurs de cannabis californiens représentent les 13,25% du total des consommateurs des Etats-Unis, alors que la Californie produit 38,68% de la marijuana des Etats-Unis. L'excédent est exporté dans les autres Etats des USA.

En Californie, la marijuana a désormais remplacé le vin comme principal produit agricole, grâce à une structure sophistiquée, avec de nombreux tubes longs pour irriguer les cultures en plein air. Les plants sont nourris avec des fertilisants et soignés par des travailleurs latino-américains venus exprès. La production illicite de drogue côtoie donc le marché clandestin du travail : esclaves modernes contraints à produire des substances qui rendent d’autres personnes esclaves du vice !

Les “cultivateurs” protègent leurs récoltes précieuses avec des gardes armés, des pièges explosifs et des chiens de garde, en créant des sortes de “zones franches” et en rendant difficile et dangereuse l’activité des forces de police.

La marijuana, drogue “légère” par excellence, n’est pas moins dangereuse que d’autres drogues, si bien que celle cultivée à l’intérieur, dans les serres et chez soi, provenant de la Californie et du Canada (où la production a doublé de 2000 à 2004, selon les estimations des autorités locales), a une quantité de principe actif (THC) supérieure à celle cultivée dehors. En outre au fil des années la marijuana cultivée dehors en Californie centrale contient une quantité supérieure de THC.

(Agence Fides 30/7/2008)

22:07 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drogue, marijuana, stupefiants, etats-unis, societe, pape, bresil, colombie, canabis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |