10.02.2011
Pas de restrictions liturgiques en vue. Le père Lombardi répond aux journalistes
La Congrégation pour le Culte divin va céder des compétences technico juridiques au Tribunal de la Rote romaine. Le Père Federico Lombardi, Directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a confirmé qu’un motu proprio était à l’étude pour réorganiser les compétences de la Congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, par exemple dans les cas de nullité d’un mariage célébré et non consommé.
01:56 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : congregation pour le culte divin, liturgie, federico lombardi, bureau de presse, zaint-siege, motu proprio, congregation pour le culte divin et la discipline des sacrements, mariages, cas de nullite, renouveau liturgique, concile vatican ii, journalistes, italie |
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10.03.2010
Audience générale: l’Église n’est pas un anarchisme utopique, elle est faite de pécheurs mais est toujours un lieu de grâce
Dans sa catéchèse, lors de l’audience générale de ce mercredi, le Pape a parlé de saint Bonaventure et de sa réponse aux théories de Jean de Flore qui soutenait le début d’une nouvelle phase de l’histoire avec l'avènement d’une Église de l’Esprit succédant à l’Église hiérarchique.

Cette utopie spiritualiste – a dit le Pape – se répète souvent, par exemple, après le Concile Vatican II, qui marquait pour certains un renouveau de l’Église en rupture avec l’Église préconciliaire. Grâce à Dieu – continue-t-il – Paul VI et Jean-Paul II ont autant défendu la nouveauté du Concile que l’unité et la continuité de l’Église « qui est toujours une Église de pécheurs et toujours un lieu de grâce ».

Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>
Résumé de la catéchèse en langue française
Chers Frères et Sœurs,
Nous poursuivons aujourd’hui notre catéchèse sur Saint Bonaventure, en nous arrêtant à sa doctrine. Devenu Ministre Général de l’Ordre Franciscain, en 1257, il se trouva face à une grave tension due au ‘courant des Franciscains spirituels’ inspirés par la doctrine de Joachim de Flore. Pour assurer l’unité, Bonaventure prit comme ligne de gouvernement que l’Ordre devait se rapprocher le plus possible de la réalisation du Sermon sur la montagne, qui fut pour saint François la règle par excellence, tout en tenant compte des limites de l’homme marqué par le péché originel. Dans son chef d’œuvre de contemplation mystique, l’Itinerarium mentis in Deum, Bonaventure indique les étapes qui conduisent progressivement l’homme à la connaissance de Dieu. Cet itinéraire demande une discipline intérieure faite de justice, pour purifier les passions, de prière fervente, pour renouveler l’âme, et de méditation, pour illuminer la connaissance, afin d’atteindre la contemplation de Dieu qui remplit de joie la vie d’une personne. Enfin, dans un autre traité, intitulé La triple voie, Bonaventure illustre le chemin intérieur qui conduit à l’union avec Dieu : la voie de la purification, celle de l’illumination et celle de l’union. J’invite donc les directeurs spirituels, dont l’Église a tant besoin, à ne pas oublier l’enseignement de saint Bonaventure et à approfondir la lecture de ses traités spirituels.
* * *

Je suis heureux de vous accueillir chers pèlerins de langue française venant de France et du Canada. Je salue en particulier les professeurs et les élèves du collège Stanislas de Paris. Puissiez-vous maintenir ferme l’espérance chrétienne et en être les témoins quotidiens. N’hésitez pas à mettre le Christ au centre de votre vie. Que Dieu vous bénisse !
(Radio Vatican)
17:38 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, unite, eglise, esprit, eglise de l esprit, eglise hierarchique, benoit xvi, catechese, audience generale, saint bonaventure, utipie, spiritualisme, pecheurs, grace, jean de flore, histoire, concile vatican ii, eglise postconciliaire, eglise preconciliaire, paul vi, jean paul ii, franciscains, franciscains spirituels, sermon sur la montagne, saint francois d assise, peche originel, itinerarium mentis in deum, dieu, connaissance de dieu, contemplation, la triple voie, purification, illumination, union, directeurs spirituels, traites spirituels, france, canada, college stanislas, paris, esperance, temoins, christ |
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25.06.2009
LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (fin)
Entretien avec le Professeur l'Abbé José Maria La Porte,
expert des Fondements de la Communication Institutionnelle de l'Eglise
à l'Université Pontificale de la Sainte Croix (Santa Croce)
Comment aborder la communication du point de vue ecclésial ?
Pour certains aspects, l'Eglise communique depuis deux mille ans, ce n'est pas une nouveauté. Elle a communiqué avec la prédication, avec les Pères de l'Eglise, avec les Saints qui ont écrit, avec les biographies ; elle a communiqué avec l'art.
Et à présent, quels sont les traits distinctifs de la communication institutionnelle de l'Eglise?
Il faut voir, à présent, au XXI° siècle, comment réussir à mieux communiquer en exploitant les moyens que nous avons à notre disposition. Communiquer institutionnellement l'Eglise, veut dire approfondir les éléments essentiels de sa propre identité, et chercher à les faire devenir culture ; étant donné que, au XXI° siècle, la culture est « médiatique », il faut communiquer la foi institutionnellement et médiatiquement ; ne pas utiliser seulement les moyens pour proclamer l'Evangile, certes, mais aussi créer une culture. En ce sens, le « projet Culturel » de la Conférence Episcopale Italienne est intéressant.
Et comment ?
L'Eglise communique comme sujet de communication quand elle réalise la communication par ses propres canaux officiels, et, comme objet de communication, quand elle devient un thème de la communication, comme dans le cas de journaux ou de radios ou de télévision ou de pages web, qui n'ont rien à voir avec l'Eglise, mais qui parlent d'elle, d'aspects liés à sa mission. En ce sens, si l'Eglise réussit à créer une image adéquate, elle réussira à présenter la foi de manière adéquate, y compris dans des contextes apparemment différents. Dans les deux cas, comme objet et comme sujet, l'Eglise a de très grandes possibilités de communiquer la foi, de manière adéquate.
De quelle manière l'Eglise Catholiques, par ses représentants, communique-t-elle aujourd'hui le Message dont elle est dépositaire ?
L'Eglise intervient dans le débat public, de manière officielle, par ses représentants. Cette communication officielle a un rôle, contre contrepoint moral du débat public. Mais il existe aussi une communication non officielle, également importante, en ligne avec le Concile Vatican II, que réalisent les fidèles laïcs, soit parce qu'ils prennent part aux moyens de communication, soit parce qu'ils sont destinataires de l'information.
Quel est le rôle des laïcs ?
Par leur rôle professionnel dans les moyens d'information, ils peuvent réaliser un journalisme ouvert à la charité, et réussir à proposer la foi de manière attrayante. Ils ont aussi un rôle essentiel comme destinataires de la communication des moyens de communication, parce qu'ils seront critiques avec les nouvelles qui ne présenteraient les qualités requises, quand on parle de foi.
Quelle valeur a (et a eu) le langage utilisé, et comme change-t-il selon les différents moments que traversent la société et la culture, et selon les endroits où travaille l'Eglise?
Le langage est une clef, et il l'a toujours été dans l'histoire de l'Eglise. Il fait partie des problèmes institutionnels, mais il est aussi un point positif ; il y a le fait d'avoir un « dépôt » qui ne peut changer, un dépôt qui est dynamique et statique en même temps ; dynamique, parce qu'il sert de source d'inspiration ; et statique, parce qu'il devient un point ferme, comme un indicateur, comme un signal dans la voie de l'histoire.
Par exemple ?
Saint Paul, dont les Lettres ont été décisive dans le genre littéraire épistolaire, de nombreux mouvements artistiques qui se sont créés comme fruit de la foi des gens au cours des siècles, la Chapelle Sixtine elle-même, ont, à la racine une source d'inspiration qui est le Message révélé, une sève qui alimente les possibilités d'expressions et les possibilités artistiques des hommes, et les élève à un niveau supérieur.
En est-il ainsi au XXI° siècle?
La particularité du XXI° siècle, c'est que l'Eglise doit parvenir à transmettre ce dépôt qu'elle possède, dans un contexte médiatique, sans avoir peur, tout comme elle n'a pas eu peur auparavant. Actuellement, la société est sécularisée, et il y a des problèmes complexes ; mais, même quand l'Eglise a commencé à se servir de l'imprimerie, de la presse, par exemple, il y avait les guerres de religion, des problèmes sociaux, et tout un continent à peine découvert, et, toutefois, même dans ce contexte difficile, l'imprimerie, la presse, a servi à répandre la Bible.
Comment se relient le langage des moyens de communication et le langage de la foi?
La foi est capable de vivifier chaque réalité humaine, y compris les moyens qui se sont développés durant les dernières décennies. Le langage est une clef, et chaque moyen qui doit vivifier ce langage est créé et développé et a un langage propre. Pour sa part, la foi a une dynamique et une nature particulières et elle doit l'amener au-delà ; il ne s'agit pas seulement d'une adaptation mutuelle ; mais la foi devient un vrai moteur de développement des langages de la communication. Il y a un langage des moyens de communication qui doit être vécu, qui doit être relié avec le langage humain et avec le langage de la foi ; il faut les mettre en rapport, parce que tous les trois sont des sources créatives. Le résultat de cette interaction est beaucoup plus que la simple somme de tous les trois.
Mais la communication du Message chrétien n'est pas seulement institutionnelle...
Quand l'Eglise communique du point de vue institutionnel, elle doit trouver des moyens pour présenter cette communication, trouver des exemples et des témoignages où ce message est incarné dans les personnes. Pour communiquer la fidélité matrimoniale, un communiqué ne suffit pas ; l'expérience d'un couple qui a célébré 50 années de mariage est probablement plus utile ! De cette manière, on parle d'amour et aussi de foi.
Quelle est l'influence de l'expérience vécue des nombreux témoins de la foi?
Quand le chrétien travaille dans les moyens de communication, ou est spectateur de ces moyens de communication, il doit savoir montrer de manière authentique sa propre foi et ne pas avoir peur. Il faut trouver, comme stratégie de communication institutionnelle aussi, la foi incarnée dans les personnes, c'est-à-dire faire voir et toucher comment la Grâce de Dieu agit dans les personnes concrètes, parce qu'elle renvoie à l'Eglise et à Dieu. L'expérience, par exemple, des volontaires ou des missionnaires, exprime non seulement la solidarité et le désir de bien faire leur travail là où ils se trouvent, mais laisse entrevoir une autre perspective, la foi en Dieu, vraie motivation pour consacrer sa vie aux autres. Le problème, c'est de trouver des exemples de ces personnes qui, par leur attitude et leur manière d'agir, te font entrevoir le mystère de Dieu, te changent, et t'aident. Il faut surtout trouver des exemples de jeunes qui travaillent et se dévouent concrètement.
De nombreux côtés, se manifeste la critique contre l'Eglise Catholique d'être peu moderne et même d'être obscurantiste, trop conservatrice : les méthodes de communication de l'Eglise sont-elles actuelles et adaptées aux exigences de l'homme du Troisième Millénaire ?
Le thème religieux, y compris pour les moyens de communication, n'a pas vu diminuer son intérêt. Au fond, c'est un préjugé de penser que l'Eglise est obscurantiste, une préjugé fondé sur la logique minorité/majorité. Pour moi, en ce moment, les vrais progressistes sont les chrétiens, parce qu'ils n'ont pas peur de changer des choses que certains considèrent comme inamovibles. S'il y a quelqu'un de progressiste et qui se défie de la raison, c'est précisément le chrétien qui vit la foi de l'Eglise, comme le montre le Discours de Ratisbonne, où Benoît XVI n'a pas eu peur de parler de foi et de raison. Il est obscurantiste celui qui ne veut pas mettre sur le terrain la raison, dialoguer, affronter les vrais problèmes.
Mais pensez-vous que ces idées sont communiquées ?
Il y a du chemin à faire. C'est là, certainement, pour l'Eglise, un moment passionnant pour communiquer. La foi n'est pas bien vue de la part d'un secteur de la société, qui, souvent, n'est pas ouvert aux questions essentielles de l'homme, un secteur qui alimente des groupes de pression très souvent minoritaires, alors que les personnes réelles voient la foi d'un bon œil : un exemple est la mort de jean Paul II. Comme le déclare un Consulteur du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, il y a une différence entre l'opinion publique et l'opinion publiée, c'est-à-dire que bien souvent ce qui est publié ne reflète pas du tout l'opinion des gens du commun.
Les méthodes de communication de l'Eglise sont-elles actuelles et adaptées aux exigences de l'homme du Troisième Millénaire?
Je crois que les moyens officiels de communication de l'Eglise, même s'ils se sont grandement développés, ont encore du chemin à faire, alors que l'initiative des catholiques pris en particulier est vraiment à l'avant-garde. Sur Internet, par exemple, il y a beaucoup de choses, même petites, une partie de la vie elle-même, des nouvelles, des blogs, des forums sur l'Eglise et sur le pape, un mouvement qui part du bas et qui va de l'avant du point de vue de la communication.
Dans quelle direction l'Eglise peut-elle améliorer et développer ses capacités dans le domaine de la communication ?
Avant tout, par la formation des personnes qui travaillent dans les bureaux qui font la communication institutionnelle, par la sensibilité de la communication et par l'amour pour la profession de journaliste ; ensuite, en formant les laïcs qui travaillent dans les milieux de la communication, en leur donnant un soutien pour vivre leur foi en toute intégrité. Enfin, en aidant à la formation d'un critère moral chez tous ceux qui bénéficient des moyens de communication. Le problème consiste à aider les chrétiens à exprimer leur foi de mille manières possibles.
La nécessité d'utiliser les moyens de communication sociale et les nouvelles technologies risque-t-elle d'affaiblir la force du Message chrétien ?
Jamais comme aujourd'hui, le Message de la foi n'est parvenu à arriver en tous lieux. L'Eglise réussit à arriver beaucoup plus loin qu'auparavant. De toute façon, les moyens de communication sociale ne sont pas des moyens absolus ; Internet ne pourra pas remplacer la diffusion personnelle de la foi, parce que la foi aura toujours besoin du rapport humain, du témoignage, d'une catéchèse, d'un parcours, d'une communauté des croyants.
Comment se comporte alors un bon « medium » catholique ?
Le « medium » par excellence est ce qui se pense et se conçoit comme complément et comme service ; un site Internet catholique peut aider les personnes à s'approcher de la foi, de la prière ; c'est un moyen extraordinaire, très utile, grâce auquel de nombreuses personnes connaissent le Pape, des catholiques d'autres endroits dans le monde, chose qui, jusqu'il y a peu de temps, était impossible. Le problème peut se présenter si l'on fait d'Internet un remplacement des moyens utilisés précédemment, si l'on enlève la dimension interpersonnelle de l'annonce, de la direction, spirituelle, de la formation. L'important, c'est qu'un moyen de communication ne veuille pas remplacer les autres canaux grâce auxquels la foi se développe, mais qu'il en soit un complément et un service. La potentialité est, de toute façon, extraordinaire, y compris du point de vue de la création d'une culture catholique.
D'où provient une certaine « méfiance » de l'Eglise vis-à-vis de la télévision?
Les moyens, en soi, ne sont ni négatifs ni positifs; cela dépend du message qu'ils véhiculent. Dans une société sécularisée, la télévision prend un rôle négatif, si les programmes ne sont pas de qualité, et si les personnes passent trop d'heures devant la télévision ; en outre, très souvent, la manière avec laquelle les moyens d'information, et surtout la télévision, regardent les questions de l'Eglise, est superficielle ; souvent, les émissions de télévision veulent un représentant de l'Eglise pour les débats, mais ce n'est pas pour chercher la vérité sur les arguments traités.
Et cela suppose-t-il une barrière ?
On se trouve en difficulté devant un moyen de communication qui veut faire du spectacle, qui simplifie, qui dramatise, qui a besoin de synthétiser en une minute deux mille ans d'histoire. La barrière n'est pas avec les moyens, mais avec la culture de la superficialité et du double langage de certaines personnes qui interviennent dans les moyens de communication, et qui y prennent part ; pour eux, fréquemment, les religions et la foi représentent une difficulté, mais cela n'est pas un problème qui touche au moyen de communication. Le vrai problème est culturel et idéologique ; en outre des clichés se sont formés dans la communication, qui ne sont pas vrais.
Le moyen de la Radio possède-t-il encore la force de communication et la force missionnaire dont l'Eglise a besoin?
Oui, parce que chaque moyen a son propre public, et surtout en plusieurs endroits d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine. La Radio continue à être le seul et unique moyen, pour des raisons liées à la géographie et à leur propre histoire.
Et quand arrivera le satellite?
Je crois que la Radio continuera à avoir son public, même si la télévision arrive en ces endroits, parce qu'elle a un caractère immédiat important ; c'est un moyen chaud, qui permet l'intimité du Message, on se concentre sur les paroles et non pas sur les images ; c'est un véhicule extraordinaire. Le problème vient quand on fonctionnalise trop la Radio et que l'on n'est pas créatif, quand on pense que le moyen de communication en soi, est tout. En revanche, non, la Radio est comme un orchestre : tu dois parvenir à retirer le meilleur de ce moyen de communication ; et si tu es créatif, tu parviendras aussi à avoir une forte audience, un grand nombre d'auditeurs.
Seulement avec des programmes religieux?
Faire une Radio chrétienne ne veut pas dire faire une Radio confessionnelle; être des journalistes chrétiens ne veut pas dire parler seulement de foi, mais dire la vérité, et faire un travail de professionnels. Plusieurs Radios Catholiques sont des points de référence en Europe, en Afrique, et en Amérique Latine. La Radio a vraiment une potentialité extraordinaire, aujourd'hui encore.
En particulier, dans le siècle passé et dans le siècle actuel, le rapport entre la communication et le Pontificat a été très étroit : quels sont, à votre avis, les pas les plus innovateurs qu'on réalisés les Souverains Pontifes dans le domaine de la communication ?
Me viennent à l'esprit les premières images cinématographiques du, Pape qui se promène dans les Jardins du vatican en 1898 (Léon XIII°) ou la création de Radio Vatican (Pie XI), ou le fait que Paul VI soit le fils d'un directeur de journal ; mais Jean Paul II et Benoît XVI ont eu une grande influence dans les moyens de communication.
Dans quel sens ?
Ils sont allés au-delà de vouloir présenter le Magistère de l'Eglise dans les moyens de communication. Jean Paul II a présenté l'Eglise comme thème d'intérêt dans un domaine public ; il a éliminé en partie les préjugés sur la foi, qui existent chez plusieurs professionnels de l'information ; il a beaucoup voyagé, il est allé à l'étranger, il a dialogué avec les journalistes ; en un certain sens, il était lui-même le Message, comme témoin ; et, sous son Pontificat, la communication a été très renforcée et développée.
Et Benoît XVI ?
Il s'agit de deux Pontifes différents, mais très médiatiques. Benoît XVI est lié non pas au moyen comme moyen, mais à ses contenus, à la capacité d'entrer dans le débat public sur des arguments spécifiques. Comme le disait récemment un journaliste vaticaniste, la chose qui surprend positivement, c'est que, avec la possibilité d'intervenir sur des questions morales publiques, en même temps, dans son Magistère ordinaire, il met toujours la liturgie au centre ; on peut dire qu'il ne suit pas « le programme des moyens de communication », mais la logique du message proposé par la liturgie. Et, dans le même temps, il n'a pas peur d'aborder certaines questions quand c'est nécessaire, même si cela peut apparaître comme impopulaire, parce qu'il va toujours à l'essentiel.
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Réalisé par P.C. - Agence Fides 30/05/2009; Directeur Luca de Mata
07:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jose maria la porte, santa croce, eglise, peres de l eglise, saints, art, xxi siecle, culture, pages web, concile vatican ii, journalisme, moyens de communication, foi, societe, communication, italie, fideles laics, evangile, projet culturel, television |
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05.06.2009
A travers la migration “les habitants bougent et avec eux la mission”
AMÉRIQUE/GUATEMALA - Deuxième Rencontre des Évêques des États-Unis, du Mexique, de l’Amérique Centrale et des Caraïbes sur le phénomène migratoire : à travers la migration “les habitants bougent et avec eux la mission”

Le 18 juin de l’année dernière, Tijuana, ville au Nord de Mexico, proche des États-Unis, objectif de tant d’émigrés, a été le siège de la première rencontre des Évêques du Mexique, des États-Unis et de l’Amérique Centrale sur la question de l’immigration (cf. Fides 24/06/2008). Il y a moins d’un mois, une note de la Maison de l’Émigration de Tecún Umán, soulignait les faits aberrants qui ont été commis contre des habitants de l’Amérique Centrale sans-papiers qui cherchaient à arriver aux États-Unis à travers le territoire mexicain : hommes et femmes “ont été victimes de vols, d’enlèvement, de chantage, d’abus sexuel, de captivité et d’esclavage”. La Maison de l’Émigrant, située dans la localité guatemaltaise de Tecún Uman est le lieu de cette seconde rencontre, et elle est gérée par les Missionnaires de Saint Charles Borromée, connus sous le nom de Scalabriniens, congrégation religieuse dont le charisme est centré sur la pastorale de la mobilité humaine. Le Père Ademar Barilli, directeur de la Maison de l’Émigrant, a dénoncé que le calvaire des clandestins du Nicaragua, du Salvador, et de l’Honduras commencent dans leur propre pays, parce que les autorités exigent de l’argent pour les faire sortir, et une fois qu’ils ont atteint le Guatemala et le Mexique, les abus s’intensifient.
06:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eglise, evangelisaiton, emigration, agostino marchetto, concile vatican ii, culture, migration |
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19.05.2009
Dossier “Anges et démons” : le démontage
Avant le film (en salle le 13 mai), le roman. Un récit passionnant, au suspense génial, la maestria du conteur indiscutable. Il vous empoigne par le revers de la veste et ne vous lâche plus jusqu’à la fin de son histoire : trois heures de lecture trépidante garanties. En outre il surfe sur des images cool : le droit des femmes, l’autorité de la science. Comment ne pas s’y laisser prendre ?
La majorité du public tire son chapeau à l’auteur : bravo l’artiste ! Vous êtes captivé, vous acceptez tout. Sa perversité est là, car combien vont croire que l’Église a réellement pourchassé les hommes de science ? Dan Brown l’annonce comme un fait avéré. Le Vatican est malfaisant par nature, l’Église ment par essence.
La clé du roman
Victor Loupan et Alain Noël (Les Démons de Dan Brown, Presses de la Renaissance) la résument ainsi : « Après avoir bâti et mené tout son suspense autour de la secte des terribles Illuminati, Dan Brown les range au magasin des accessoires et passe aux choses sérieuses ; il ne tire plus à blanc pour faire du bruit et de la fumée, maintenant il tire à balles réelles et c’est sur l’Église catholique. »
Il accuse le Vatican d’être l’ennemi de la science. Car la science est l’amie de l’homme et de l’humanité. Donc l’ennemie de la religion.
C’est donc un roman qui défend la science contre l’obscurantisme du Vatican, qui représente le mal absolu.
L’histoire racontée
Dan Brown décrit une guerre de la foi contre la science, des scientifiques du CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire) contre le Vatican. Au-delà de la sottise du propos (faire d’un calme collège de savants des bouffeurs de curés doctrinaires!), notons les contre-vérités historiques manifestes : l’Église n’a jamais persécuté Copernic et l’injustice faite à Galilée est reconnue depuis longtemps par l’Église. Dès 1741, le pape Benoît XIV a exprimé les regrets du Saint-Siège et donné l’imprimatur aux œuvres de Galilée. En 1964, les Editions vaticanes publiaient Vie et Œuvre de Galileo Galilei.
En 1965, le concile Vatican II faisait explicitement référence à Galilée en déplorant « certaines attitudes qui ont existé parmi les chrétiens eux-mêmes insuffisamment avertis de la légitime autonomie de la science ». Ces attitudes, « sources de tensions et de conflits, ont conduit beaucoup à penser que science et foi s’opposaient » (Constitution conciliaire Gaudium et spes, 36). En 1979 Jean-Paul II constitue une commission d’enquête spéciale qui va conduire des travaux, des colloques et des publications, sous la direction du cardinal Poupard (Galileo Galilei, 350 ans d’histoire, 1635-1983, Desclée, 1983). En 1992, enfin, dans un important discours à l’Académie pontificale des sciences, Jean-Paul II revient, une fois de plus, sur le cas Galilée, qu’il a déjà abordé à de nombreuses reprises.
On aimerait que les adversaires de l’Église puissent montrer un égal fair-play.
L’archaïsme de la pensée brownienne est proprement stupéfiant. Affirmer en 2009 que la science est antireligieuse et qu’elle va remplacer la religion, c’est tenir un discours de la fin du XIXe siècle tel que le tenait Ernest Renan vers 1850, des années 1910, ou de l’URSS des années trente. C’est se tromper d’époque. C’est ignorer totalement ce qui a changé depuis soixante-dix ans dans la vision de l’univers. Aujourd’hui, en tous domaines, les savants savent que la science ne saura jamais tout et qu’une partie du réel leur échappera toujours.
L’idéologie de Dan Brown ?
Il faut admettre que les intentions de Dan Brown ne se limitent pas à faire un bon suspense. C’est un idéologue. Son objectif est de discréditer – par tous les moyens – l’Église catholique auprès du grand public. On aimerait en savoir davantage sur cet homme discret qui se cache derrière l’image lisse et fausse d’un jeune prof américain quadragénaire, coiffé sagement, souriant, flanqué d’une épouse historienne de l’art, qui travaille avec lui sur ses livres.
Pour quelles raisons personnelles ce couple tient-il tant à impliquer la religion catholique et le Vatican dans ses scénarios ? Pourquoi y a-t-il tant de catholiques maléfiques, et pourquoi le complot originel est toujours celui de l’Église ? Pourquoi faire de Rome la cité du mensonge et le centre de la haine de l’humanité ?
Da Vinci Code comme Anges et Démons sont des torpilles lancées contre les catholiques, même si beaucoup d’entre eux ne s’en apercevront pas.
De bien étranges savants
Dan Brown nous emmène au CERN (Centre européen de recherche nucléaire), mais dans un CERN totalement imaginaire, car il n’y a certainement jamais mis les pieds. Il imagine que Leonardo Vetra, physicien du CERN et père adoptif de l’excitante Vittoria, a réussi à fabriquer un quart de gramme d’antimatière, soit l’équivalent d’une bombe de 5 kilotonnes. C’est une impossibilité scientifique totale, répondent en chœur les scientifiques (réels) du CERN. Mais Leonardo, le chercheur le plus génial du CERN n’est pas seulement physicien, c’est aussi un prêtre catholique. En travaillant sur l’antimatière, il a recréé le big-bang initial de la création : « Mon père avait réussi à créer un monde à partir de rien », explique Vittoria.
Donc, si le prêtre scientifique Leonardo a fait la même chose que Dieu, c’est que Dieu n’existe pas : « Mon père a prouvé non seulement que l’on peut créer de la matière à partir de rien, mais que le big-bang et la Genèse peuvent s’expliquer en supposant simplement la présence d’une énorme source d’énergie […]. Dieu, Bouddha, la Force ultime, quel que soit le nom qu’on lui donne, le résultat est le même. La science et la religion sont d’accord sur un postulat : l’énergie pure est la matrice de la création. »
Il s’agit donc tout simplement de dissoudre la religion dans la physique. L’énergie et le créateur ne font qu’un. Le créateur judéo-chrétien est une légende. L’origine de la haine de l’auteur a un nom et une signature : elle remonte à l’ange avant celle de l’homme. Nous sommes en pleine gnose. Dan Brown ne serait-il pas tout simplement un gnostique ? D’autres passages de l’ouvrage vont nous confirmer ce diagnostic.
Vittoria, la fille de Leonardo, est une physicienne spécialiste des écosystèmes. C’est aussi une adepte de l’écologie profonde : « La déesse Terre, Gaia… La planète est un organisme, chacun de nous est une cellule de cet organisme » (Lattès, p. 130). En pleine chapelle Sixtine, en short devant tous les cardinaux, elle lance : « Dieu, c’est l’énergie qui circule dans les synapses de notre cerveau » (p. 536). Donc, les catholiques intelligents ne doivent plus croire en un Dieu personnel (Père, Fils et Esprit) dépassant infiniment l’homme, mais en un dieu « énergie ». Nous sommes encore en pleine gnose.
Pages 265 à 267 Dan Brown nous montre l’universitaire Robert Langdon assénant son savoir à ses étudiants américains, relax, « faisant les cent pas devant le tableau en grignotant une pomme ». Sa conclusion : les religions « découlent plus ou moins les unes des autres ». Encore la vieille gnose.
Page 489, le théophysicien Leonardo Vetra nous explique : « De remarquables solutions à des problèmes apparemment insolubles surgissent souvent pendant ces moments de clarté. C’est ce que les gourous appellent conscience spirituelle. Les biologistes nomment cela les transformations d’énergie. Les psychologues ont inventé l’expression d’hyper-réceptivité. (Il s’arrêta). Et les chrétiens disent que c’est une prière exaucée. (Un large sourire aux lèvres, il ajouta : Parfois, révélation divine signifie tout simplement éveiller le cerveau à percevoir ce que le cœur sait déjà. » Encore et toujours la même vieille gnose universelle…
Double ruse
Page 393, que nous annonce Ventresca le camerlingue, prenant la parole devant les cardinaux ? Ceci : L’Église, vaincue, doit cesser de tenter de fournir des repères aux hommes. Elle doit quitter les grands débats sur le destin du monde, et se replier sur sa mission traditionnelle. Apporter la compassion, déclare Ventresca, doit être la « seule » vocation de l’Église catholique. Voilà donc une double ruse. Faire taire l’Église, dont la parole dérange et la cantonner dans un domaine qui n’intéresse pas les riches et les grands de ce monde : s’occuper des pauvres et des petits. D’ailleurs Bouddha aussi est compatissant. Beau tour de passe-passe : on dissout les catholiques dans le grand tout universel des gnostiques.
Dan Brown s’est expliqué sur ses objectifs : « J’expose sérieusement une vieille théorie un peu oubliée sur les origines du christianisme. Qu’elle soit juste ou fausse, elle représente un point de départ pour examiner l’avenir de la religion » (Le Point du 24 février 2005).
Cette théorie vise les origines du christianisme. Il s’agit donc, en mettant en cause son « origine », d’atteindre la validité de cette religion, qui repose sur Quelqu’un, une personne qui est Jésus-Christ.
S’il y a des faussaires, qui sont les faussaires ? Les Églises, et d’abord la première d’entre elles : Rome.
Une ambition néo-païenne
Dan Brown est au service d’une extraordinaire ambition. En réalité, il s’agit d’amener les catholiques à se rallier à l’air du temps et de les cantonner dans le témoignage compassionnel : là au moins, ils ne seront pas gênants. Ils ne parleront pas de ce qui pourrait déranger, et en plus, ils feront ce que personne ne voudra faire à leur place !
Beaucoup aujourd’hui voudraient que l’Église cesse de se mêler de ce qui ne la regarde pas. Le consensus libéral-libertaire réclame avec de plus en plus d’insistance que l’Église supprime ses dogmes pour s’aligner sur la pensée unique. Mais cette position est inacceptable, car contraire à tout l’enseignement de Jésus-Christ : « Vous êtes le sel de la terre. » Que deviendra-t-elle si le sel s’affadit et si nous nous taisons ? Une capitulation des chrétiens laisserait la société sans défense face aux intérêts économiques planétaires, comme ceux de l’industrie biotechnologique.
Seule la pensée judéo-chrétienne a dit que le monde et Dieu sont deux réalités différentes. Selon les juifs et les chrétiens, le monde n’est pas « divin » et Dieu n’est pas « l’âme du monde », comme les néo-païens – dont Dan Brown fait partie – le croient à nouveau aujourd’hui. Il y a la création et le Créateur, et les deux ne se confondent pas. Entre les théologiens et les chercheurs scientifiques il ne doit pas y avoir de conflit, mais un dialogue. L’Église n’a jamais cessé de le répéter de toutes les manières depuis les origines, en passant par Vatican I, saint Thomas d’Aquin, Vatican II et Jean-Paul II, jusqu’à Benoît XVI.
5 mai 2009 |
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Voir notre dossier Anges et Démons :
Sources :
- Victor Loupan, Alain Noël, Les Démons de Dan Brown, Presses de la Renaissance, 2005.
- Dan Brown, Anges et Démons, JC Lattès, 2005 (et Pockett, 2007)
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02:47 Écrit par Père Walter dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, anges et demons, dan brown, film, droit des femmes, science, eglise catholique, vatican, roman, les demons, presses de la renaissance, obscurantisme, cern, centre europeen pour la recherche nucleaire, histoire, contre-verites, benoit xvi, copernic, galilee, saint-siege, imprimatur, editions vaticanes, vie et oeuvre de galileo galilei, concile vatican ii, gaudium et spes, jean paul ii, cardinal poupard, academie pontificale des sciences, desclee, fair-play, archaisme, ernest renan, urss, ideologie, suspense, rome, da vinci code, leonado vetra, antimatiere, bombe, physicien, pretre, big-bang, creation, vittoria, genese, dieu, bouddha, force ultime, energie pure |
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