24/11/2009

Liban: bientôt la fin du confessionnalisme?

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le président libanais Michel Sleimane a appelé à créer un comité chargé d’étudier l’abolition du système du confessionnalisme qui régit la vie politique et sociale du pays depuis son indépendance. Les chrétiens maronites, les musulmans chiites et les musulmans sunnites constituent les trois communautés les plus importantes sur le plan démographique.

 

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Le pouvoir politique est partagé entre elles, ce qui entraîne toujours de subtiles marchandages au moment des élections et de la formation du gouvernement. Le président du Parlement, Nabih Berri, a de nouveau proposé récemment la mise en place d'un comité chargé d'abolir le confessionnalisme politique, une requête défendue par les chiites, qui constituent la plus importante des dix-sept communautés confessionnelles du Liban. De leur côté, les chrétiens veulent que les expatriés – en majorité chrétiens – obtiennent le droit de vote.


Le débat est donc relancé pour laïciser le Liban, mais pour le cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche de l’Église maronite, le problème ne doit pas être pris dans ce sens: >>
 

Propos recueillis par Xavier Sartre sur Radio Vatican


La fin du confessionnalisme néfaste pour les chrétiens?


Le confessionnalisme politique est un trait caractéristique du Liban depuis 1943, date de son indépendance. Ce système complexe qui permet aux dix-sept communautés religieuses du pays d’être représentées politiquement, est pourtant l’objet de critiques. Lors du 66e anniversaire de l’indépendance, dimanche, le président Michel Sleimane a appelé à sa suppression en formant un comité national chargé d’étudier son abolition. Le chef de l’État, un chrétien, a reçu le soutien sur cette question épineuse de l’opposition chiite.


La disparition du confessionnalisme politique représenterait une réforme radicale pour le Liban et poserait d’inévitables problèmes dans la gestion du pays. Mais cette idée pourrait se révéler finalement néfaste pour les chrétiens libanais. C’est l’avis d’Annie Laurent, spécialiste du Liban: >>


Propos recueillis par Thomas Chabolle (Radio Vatican).