07.09.2011
La règle d’or, vraie solution ?
Depuis plusieurs semaines, la vie politique des pays de l’Union européenne ne semble vivre qu’autour de la « règle d’or », cette loi gravée dans le marbre de la constitution des Etats. Selon ses promoteurs, elle doit imposer l’équilibre budgétaire. L’Allemagne en possède déjà une et l’Espagne est en passe de l’adopter définitivement. En Italie, où le contexte social est tendu à cause d’un plan gouvernemental d’austérité très contesté, le gouvernement a dores et déjà affirmé qu’il allait inscrire cette règle dans la constitution.
23:25 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : regle d'or, economie, union europeenne, equilibre budgetaire, allemagne, espagne, italie, austerite, constitution, europe, fabio liberti, iris, recherche, institut des relations internationales et stratégiques, paris |
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17.12.2010
La Chine bafoue la liberté religieuse et viole les droits de l'Homme
Nouvelle critiques du Vatican à l’encontre de la Chine. Elles font suite à une réunion il y a une semaine des instances dirigeantes de l'Église officielle que le Saint-Siège ne reconnaît pas, et l'ordination précédemment d'un évêque sans le consentement de Rome.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le Saint-Siège reproche à Pékin des actes "inacceptables" et "hostiles" qui provoquent "une grave perte de confiance". La réunion de la 8e Assemblée des représentants catholiques chinois, du 7 au 9 décembre derniers, et l'ordination d'un évêque à Chengde, "ont détérioré unilatéralement le dialogue et le climat de confiance établis" avec le gouvernement chinois, peut-on encore lire…
16:32 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, vatican, rome, pékin, saint-siege, eveques, assemblee des representants catholiques, chengde, dialogue, gouvernement, pretres, religieux, fideles, liberte de religion, droits de l'homme, eglise clandestine, liberte religieuse, constitution |
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21.07.2010
Les rapports s'enveniment entre Hugo Chavez et la hiérarchie catholique
Les rapports ne cessent de se détériorer au Venezuela entre le chef de l’Etat et la hiérarchie catholique. Mardi soir, Hugo Chavez a réaffirmé son intention de réviser le concordat conclu il y a quelques années avec le Saint-Siège, car il accorde, selon lui, des privilèges à l’Eglise catholique.
Dans une intervention publique, le président vénézuélien a adopté un ton menaçant. « Si le nonce apostolique veut venir me parler qu’il le fasse – a-t-il lancé – mais je ne permettrai pas que les évêques bafouent la dignité du peuple » - fin de citation.
22:14 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : venezuela, hugo chavez, urosa savino, cardinaux, caracas, concordat, saint-siège, archevêques, dialogue, constitution, conférence épiscopale, église nationale, église catholique |
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26.05.2010
Fin d’un conflit vieux de 17 ans concernant la Cathédrale de Prague
C’est la fin d’un conflit vieux de 17 ans concernant la Cathédrale Saint Guy de Prague (photo). Le président Vaclav Klaus et l’archevêque de Prague, Mgr Dominik Dukas, ont signé ce lundi une déclaration dans laquelle l’Église renonce à récupérer l’édifice.

L’année dernière, la Cour suprême de la République tchèque avait confirmé que la cathédrale était possession de l’État. Le prédécesseur de Mgr Dukas, le cardinal Miloslav Vlk, avait alors affirmé que les décisions de la justice constituaient une violation de la Constitution.
L’accord signé le 24 mai, juste après l’entrée en fonction du nouvel archevêque de Prague, met donc un terme à la bataille juridique.

Le frère Benedikt Mohelnik (photo), provincial des dominicains en République tchèque évoque un accord historique. Écoutez son témoignage: >>
Le président Klaus évoque quant à lui la fin d’une période de querelles qui ont "pesé longtemps et de façon improductive" sur les relations entre l’État et l’Église. A l’avenir, a-t-il déclaré tous deux vont porter ensemble la responsabilité de la cathédrale "en tant que symbole national". L’Église utilisera la cathédrale pour ses tâches pastorales et l’État lui en garantira la primauté.
La controverse autour de la possession de la Cathédrale de Prague a été relancée en 1993 lors de la séparation de la Tchécoslovaquie en deux pays, la République tchèque et la Slovaquie. L’Église catholique avait alors affirmé être propriétaire légitime du Dôme Saint Guy, « nationalisé » dans les années 1950 par le pouvoir communiste.
(Radio Vatican)
18:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dome saint guy, cathedrales, saint guy, prague, republique tcheque, vaclav klaus, archeveques, dominik dukas, eglise, cour supreme, miloslav vlk, cardinaux, constitution, benedikt mohelnik, dominicains, eglise-etat, tchecoclovaquie, slovaquie, communisme |
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30.11.2009
Interdiction des minarets en Suisse : la réaction du porte-parole des évêques
Contre toute attente et défiant tous les sondages, les Suisses se sont prononcés par référendum, à une majorité écrasante, ce dimanche, en faveur de l'interdiction de la construction de minarets.

A l’origine de cette initiative populaire, la droite populiste helvétique accuse les minarets d'être le «symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux». La construction de minarets est désormais interdite en Suisse, a annoncé le gouvernement helvétique dans un communiqué officiel publié seulement quatre heures après la fermeture des bureaux de vote. Les quatre minarets existants ne sont pas concernés. Seuls quatre cantons sur 26 ont rejeté la proposition. Ce vote va entraîner la modification de la Constitution suisse. C’est un désaveu pour le reste de la classe politique suisse, qui s'était unie contre le projet. Un danger pour la paix religieuse. Un choc pour les églises catholique et protestantes qui avaient unanimement condamné le projet. «La peur est mauvaise conseillère», avaient mis en garde les évêques catholiques.
Ecoutez la réaction du porte-parole de la Conférence épiscopale helvétique, Walter Müller, interrogé par Olivier Bonnel Radio Vatican): >>
07:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondages, referendum, initiative populaire, paix religieuse, suisses, minarets, droite populiste, gouvernement, bureaux de vote, constitution, politique, eglise catholique, protestants, peur, confrence episcopale, walter muller |
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03.06.2009
République Dominicaine: refus des tentatives d'introduire la culture de l'avortement
AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Dans son message pour la Journée de la mère, l’Archevêque de Saint-Domingue réaffirme son refus net des tentatives d’introduire dans le pays la culture de l’avortement et d’autres formes de mort

« En ce 31 mai 2009, nous tous fils et filles dominicains, nous nous sentons pleins de joie, en adressant nos félicitations aux mères qui ont honoré leur qualité de femme en acceptant le don merveilleux de la maternité » lit-on dans la lettre. Je suis également honoré « comme fils et comme membre d’une famille nombreuse, d’exalter le don de la maternité ». Il rappelle ensuite qu’on trouve des femmes de grande valeur à tous les niveaux, qui vivent avec fierté leur condition de femme en République Dominicaine. « Je les ai connues et j’ai été en rapport avec elles pendant les presque 50 ans de mon ministère sacerdotal et épiscopale, et parmi elles il y a des personnes de grand prestige intellectuel, des managers, des fonctionnaires et des employées publiques et privées, ainsi que des mères au foyer ayant un grand sens de l’abnégation ». De même dans le monde rural dominicain « il y a une légion de femmes très simples, mais admirables par la façon dont elles se sont ouvertes à la vie et se sont consacrées par de grands sacrifices et privations à éduquer leurs enfants. On peut dire la même chose de nos quartiers urbains : quelle vertu, quelle capacité de tout supporter, quelle fidélité au travail, quel amour pour la famille, et quelle piété nous trouvons derrière une grande pauvreté matérielle et des conditions de vie précaires ».
“Le oui que vous avez su dire à la vie qui un jour s’est développée dans votre ventre est aujourd’hui votre réjouissance et votre joie » continue le texte. Devant tant de menaces contre la vie et devant la pression de certains pour que l’article 30 de la réforme constitutionnelle, déjà approuvée en première lecture, soit modifié, le Cardinal lance un appel à toutes les mères afin qu’elles donnent vie à une « chaîne de prière et d’action, pour que nos législateurs et législatrices, éclairés par l’Esprit saint, maintiennent leur vote au bénéfice de la vie dans la seconde lecture ».
Mardi 2 juin on inaugure le « Congrès scientifique international sur l’article 30 de la Constitution dominicaine », patronné par l’Archidiocèse de Saint-Domingue, auquel participent différents spécialistes de sciences médicales avancées, de gynécologie et d’obstétrique, de bioéthique, de droit international et de théologie morale. Parmi les intervenants au Congrès international figurent Mónica López Barahona, présidente de la Faculté de sciences et de bio santé de l’Université Francisco de Vitoria, en l’Espagne; la spécialiste portoricaine en Droit International, Marlene Gillette-Ibern, qui a fait partie de la délégation de « Vie humaine internationale » à la Conférence de Beijing et d’Istanbul. Parmi les participants, il y a aussi le gynécologue Rafael Cabrera Artola, spécialiste en grossesses à haut risque, et Adolfo Castañedas, spécialiste en Théologie morale de l’Université Alphonsine de Rome et du Séminaire Saint Vincent de Paul de Bounton, en Floride.
Pendant le Congrès, les représentants répondront à plusieurs questions, parmi lesquelles : Quand commence la vie humaine ? Un embryon peut-il être considéré comme une personne ? L’article 30 touche-t-il le développement de la science ? Y a-t-il un danger dans l’exercice de la pratique médicale approuvant cet article ? Cette approbation touche-t-elle quelque droit de l’homme ? Quels grands capitaux financent l’avortement ? Quels bénéfices tire l’Eglise de l’approbation de l’article 30? Qui est avantagé si l’article 30 n’est pas approuvé?
08:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas de jesus lopez rodriguez, avortement, constitution, monica lopez barahona, marlene gillette-ibern, rafael cabrera artola, adolfo casta edas, saint domingue, republique dominicaine, fete des meres |
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27.02.2009
Pour comprendre la crise à la Guadeloupe (et à la Maritinique)

Une grave crise sociale bouleverse la Guadeloupe depuis maintenant cinq semaines. La Martinique est touchée aussi, depuis moins longtemps, de façon moins abrupte, mais pour les mêmes raisons. Entre désordres objectifs, racisme et manipulations, analyse de la situation depuis Pointe-à-Pitre par un Français d'origine créole, correspondant de Liberté politique.
Rappelons que la Guadeloupe et la Martinique sont françaises depuis 1635. Que le peuplement est hétérogène, composé de Blancs originaires de la métropole, dès l'origine (pour la plupart des descendants d'engagés, des “36 mois” comme on les appelait, qui ont fait souche, et quelques familles aristocratiques ; de Noirs, descendants d'Africains achetés en Afrique à des Africains, et importés, comme esclaves par le moyen du commerce triangulaire, la Traite, jusqu'à l'interdiction de celle-ci dans la première moitié du XIXe siècle ; d'Indiens (des Indes) depuis 1852, pour pallier à des problèmes de main d'œuvre, et qui se sont établis dans les îles, où ils composent une ethnie parfaitement assimilée ; des Syro-libanais et des émigrés italiens depuis un siècle, etc.
De la rencontre de tous ces groupes sont issus les métis qui constituent la grande majorité des habitants de la Guadeloupe. La représentation binaire « Blancs/Noirs » est fausse.
Rappel historique
L'esclavage a été aboli définitivement en 1848. Les îles sont demeurées des colonies jusqu'à la loi de départementalisation de 1946, qui fut passionnément réclamée par les autochtones, et dont le rapporteur à l'Assemblée nationale en 1946, fut Aimé Césaire.
La départementalisation des « vieilles colonies » entraîna de grands changements sur place.
En 1946, le retard de développement des îles, situées, de plus, à des milliers de kilomètres de l'hexagone, à une époque où les moyens de déplacement et de télécommunications étaient fort différents de ce qu'ils sont devenus, et alors que la France en ruines, au sortir de la guerre, devait tout entière se reconstruire, ne pouvait se rattraper en quelques incantations.
La départementalisation s'est donc effectuée par étapes : politique, sociale, économique.
En théorie, elle est, en 2009, à peu près achevée. Dans la pratique, il reste encore à faire, il demeure des dysfonctionnements, des habitudes, et des mentalités, héritées du passé, et ceci dans toutes les catégories sociales (qui coïncident aussi, parfois, moins qu'on ne le dit ces jours-ci, mais tout de même partiellement, avec des catégories ethniques : la partie blanche de la population pesant, par exemple, d'un poids économique plus important que sa représentation démographique). Concluons ce trop bref, et indispensable rappel historique, par le constat que de vieilles colonies, à l'économie archaïque, et aux mentalités « traditionnelles », sont entrées il y a soixante ans, d'un seul coup, dans ce grand courant de la « modernité » qui secoue et déstructure des sociétés bien plus vastes et organisées. D'où certaines difficultés parfois, à suivre le mouvement ou à s'y adapter.
Les soubassements d'une crise
La crise en cours, depuis le 21 janvier dernier, a éclaté à l'initiative du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon - LKP (c'est-à-dire Association contre l'exploitation), qui fédère une cinquantaine de syndicats et d'associations, de très inégale importance, dont le plus influent est le très musclé (et politiquement indépendantiste) UGTG (Union générale des travailleurs guadeloupéens) dont l'actuel président Elie Domota, est aussi le président de Liyannaj.
Les revendications, sont au nombre d'environ 140, dont certaines très farfelues (par exemple « l'arrêt immédiat de toute violence faite aux femmes » !).
La plus importante, celle qui vaut au Collectif, une certaine popularité auprès de gens qui n'ont, par ailleurs, aucune velléité séparatiste, est la baisse du coût de la vie, et l'élévation, « immédiate », de tous les salaires, d'au moins deux cents euros (net). La protestation contre la vie chère ne peut qu'être populaire.
Certes ! la position des départements d'outre-mer, sur les plans économiques, social, sanitaire, etc., suscite l'envie de tout l'arc antillais. En témoigne l'afflux d'immigrants dans nos DOM de milliers et milliers d'Haïtiens, Dominicains, Dominicais, Sainte-Luciens, etc.
Mais la plus grande cherté de la vie en Guadeloupe (et en Martinique) qu'en métropole est incontestable. Il y a à cela des causes objectives.
D'abord le handicap de l'insularité (la Guadeloupe est à 6700 km de Paris). Il y a aussi des abus de position dominante, et la recherche du gain maximum, sans suffisamment de considération pour le bien commun de certains secteurs de la grande distribution, ou du raffinage et de la distribution d'essence, dont le monopole, réservé à une société (la SARA) mérite que le gouvernement et les élus locaux s'y intéressent de plus près et procèdent aux aménagements et réformes qui s'imposent.
Il y a la survivance de taxes, datant de l'époque coloniale, comme l'octroi de mer dont le maintien ne s'impose pas aux yeux de beaucoup : cette taxe est née au XVIIe siècle pour accorder une certaine indépendance commerciale et protéger la production locale. Portant sur les produits importés, elle est censée, aujourd'hui, contribuer au financement des communes, et est votée par les Conseils généraux. Taxe sur les produits importés, elle contribue au renchérissement de la vie. Interdite par le traité de la CCE, elle est provisoirement prorogée.
Cette cherté de la vie est d'ailleurs reconnue officiellement, notamment par la surrémunération des fonctionnaires (de 40 % par rapport à leurs homologues de la France métropolitaine) qui crée une société à deux vitesses, les fonctionnaires nantis, et les autres, salariés du secteur privé, par l'abattement, également, de 30 % sur les revenus imposables par rapport au reste de la France.
Il faut ajouter que les productions traditionnelles des îles, la fabrication et l'exportation du sucre et du rhum, (qui ont fait jadis leur prospérité, et celle de la métropole : Bordeaux, Nantes, La Rochelle, etc.) sont en très grande régression, confrontées à la concurrence des pays d'Amérique centrale, du Sud, ou d'Afrique, où les conditions de rémunération sont celles de l'esclavage ancien, ce qui ajoute aux difficultés. Pas de ressources minières aux îles, pas de pétrole. Mais de grandes possibilités par le développement du tourisme qui pourrait devenir l'industrie salvatrice, si elle était suffisamment prise au sérieux et voulue par les Guadeloupéens dans leur ensemble (et non sabotée comme il en est présentement par des comportements, disons... irréfléchis!).
Tel est le terrain favorable qui explique (sans les justifier) les évènements de ces dernières semaines.
La récupération séparatiste
Car, comme dit plus haut, la Guadeloupe (comme la Martinique), ne veut pas l'indépendance, la rupture avec la France. Les partis politiques séparatistes n'ont jamais obtenu la confiance de l'électorat quant à leurs revendications séparatistes. Quand, il y à peine plus de cinq ans, en décembre 2003, un projet de changement de statut fut proposé aux populations par referendum, tendant soit au maintien du statu quo départemental, soit à un statut d'autonomie (même pas l'indépendance), les deux îles répondirent pour le maintien du statut actuel. En Guadeloupe, le refus du changement de statut se chiffra à 75 % de l'électorat !
Les 25 % restants se divisant d'ailleurs en partisans durs de l'indépendance radicale (pour eux, il s'agissait d'une étape) et en « autonomistes » préférant une évolution dans la République, dans le cadre de l'article 74 de la Constitution.
Ce qui complique la situation présente, c'est l'ambiguïté du LKP et de son leader (séparatiste), fort habile agitateur, bon connaisseur des techniques de manipulation des masses. Trop intelligent pour se heurter de front à une opinion qu'il sait ne pas être « mûre » (adjectif utilisé il y deux jours sur une radio, par un universitaire partisan du mouvement), Elie Domota joue sur les éléments du mécontentement évoquée ci-dessus.
Il s'appuie sur une organisation syndicale, qui s'est puissamment organisée, au fil des années, qui utilise des arguments musclés lors des conflits dans les entreprises. « Arguments » qui vont jusqu'à la limite du terrorisme : quadrillage des quartiers ces jours-ci dans les villes de Guadeloupe, et même dans les campagnes, menaces et coups, etc. Ses commandos sont comparés par certains à ceux des « tontons macoutes » de sinistre réputation en Haïti.
Il s'appuie aussi sur une patiente infiltration des milieux médiatiques, qu'il contrôle presque totalement depuis plus d'un mois. Il dispose de relais influents et actifs (mais on retrouve cela aussi en métropole) dans l'Éducation nationale, où toute activité est arrêtée depuis 35 jours (les professeurs qui veulent travailler en sont physiquement empêchés) sans souci des examens qui approchent.
On répète sur les antennes des radios, y compris sur les antennes nationales que la Guadeloupe est en grève générale. En fait il n'en est rien. La Guadeloupe est empêchée de travailler, parce que les stations d'essence sont contrôlées par le LKP, parce que les militants de ce collectif obstruent les routes par des barrages, et par des groupes de militants violents et excités.
Les dirigeants du collectif tentent aussi d'allumer une guerre raciale.
Les Antillais ne sont pas plus racistes que d'autres. Mais l'histoire, fait que chez eux une sensibilité particulière existe dans le domaine des rapports interraciaux. « La Révolution, a dit quelqu'un, est un soulèvement de l'humeur. » Or les esclaves ont été des Noirs, et il subsiste chez beaucoup une susceptibilité, compréhensible, sur ce terrain psychologique, un ressentiment latent que des spécialistes de l'action subversive tentent d'utiliser au profit de leurs ambitions.
D'où la prudence avec laquelle les autorités doivent gérer le maintien de l'ordre public, et les droits des citoyens, à travailler, à circuler librement, à s'exprimer librement, à être informés honnêtement.
Jusqu'à cette heure (23 février) cette tâche a été accomplie avec adresse par le préfet et les forces de l'ordre.
La politique du gouvernement
La gestion de la crise par le gouvernement, en revanche, est beaucoup plus discutable. L'on reproche, peut-être avec raison, au président de la République d'avoir trop tardé à s'intéresser au problème.
On reproche avec encore plus de raisons au secrétaire d'État chargé des DOM-TOM, M.Yves Jégo, d'avoir été trop fluctuant, hésitant, et finalement partisan, puisque prenant partie, il y a déjà dix jours, pour une des parties prenantes (le LKP) dans la négociation entre LKP et patronat, après avoir pris des engagements au nom du gouvernement sans en avoir été mandaté. Il a d'ailleurs été « recadré » par le Premier ministre.
En Guadeloupe, on dit qu'il a été « domotisé ».
Les discussions continuent, ce 23 février. Toute négociation implique des concessions mutuelles. Mais le LKP reste intransigeant (et sur quel ton!), alors que, comme le rappelait le jeune président du Medef-Guadeloupe, M. Willy Angèle, l'augmentation de 200 € net de tous les salaires est impossible pour les petites entreprises de Guadeloupe (moins de 10 salariés), près de 90 % d'entre elles. Cela reviendrait à une augmentation de 15 % de la masse salariale.
Chacun espère une médiation active de l'État, cet État que M. Domota n'appelle jamais autrement que l'État « fwancé ».
Étrange logique !
26 février 2009 |
source : libertepolitique.com
* Édouard Boulogne est professeur de philosophie, résident en Guadeloupe. Il anime le blog Le scrutateur.com, tribune d'expression de citoyens français d'origine créole, de sensibilité chrétienne, qui se veulent libres à l'égard des modes, notamment idéologiques.
21:43 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, poite-a-pitre, race, traite, indiens, syro-libanais, emigres, aime cesaire, assemblee nationale, departementalisation, hexagone, france, liyannaj kont pwofitasyon, elie domota, collectif, dom, sara, cce, salaires, sucre, rhum, tourisme, bordeaux, nantes, la rochelle, afrique, ressources minieres, petrole, independance, independantistes, constitution, agitateur, manipulation, medias, syndicats, organisation syndicale, tontons macoutes, haiti, education nationale, amerique centrale, guadeloupe, martinique, antilles, blancs, noirs, esclaves, esclavage, lkp, ugtg, amerique du sud |
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