15.11.2010

Benoît XVI se fait le chantre de l'agriculture

pope.JPGEvoquant la crise économique actuelle, qui était au centre de la réunion du G20 en fin de semaine à Séoul, en Corée du Sud, Benoît XVI a appelé à une révision profonde du modèle de développement économique mondial. Il a souligné à cette occasion la nécessité d’une relance stratégique de l’agriculture, qui se révèle à ses yeux ‘‘décisive‘‘.

Bernard Decottignies (Radio Vatican): >> RealAudioMP3

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11.11.2010

Le G20 sera-t-il vain ?

g20.JPGLes déclarations d’intention pleuvent sur Séoul, à la veille de l’ouverture du sommet du G20 en Corée du Sud. Américains, Français, Britanniques, Allemands et Chinois prennent la parole. Le sommet s’annonce très tendu car il met à l’ordre du jour la question monétaire ou la guerre des monnaies. Les principaux acteurs, la Chine et les Etats-Unis, ne laisseront pas beaucoup de chance à un accord final équilibré. C’est en tout cas l’avis Jean-Yves Naudet, professeur d’économie à l’Université d’Aix-Marseille: >> RealAudioMP3

Des propos recueillis par Marie-Agnès Georges (Radio Vatican)

06.09.2010

Les chrétiens d'Asie remercient le pape

seoul congress.jpgLe congrès des laïcs catholiques de l’Asie, qui se tenait à Séoul depuis le 31 août dernier a refermé ces portes ce dimanche. Dans un message final ainsi que dans une lettre, les participants ont remercié le Pape pour son témoignage d’affection et sa proximité. Ils ont également déclaré être conscients de leur contribution dans la construction de la communauté chrétienne, et de leur vocation à la charité pour le bien de tous en Asie…

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05.10.2009

Voyage dans l'état le plus chrétien et le plus paisible de toute l'Inde

L'exception du Kerala. Voyage dans l'état le plus chrétien et le plus paisible de toute l'Inde

On y trouve dix fois plus de catholiques qu'ailleurs en Inde mais ils cohabitent paisiblement avec les hindouistes et les musulmans. L'instruction est généralisée, la parité entre hommes et femmes existe. La seule menace contre ce miracle vient d'un gouvernement d'empreinte marxiste


par Sandro Magister




ROME, le 5 octobre 2009 – Le synode des évêques sur "L’Eglise en Afrique", en cours depuis hier jusqu’au 25 octobre, attire l'attention sur ce continent qui a enregistré au siècle dernier la plus explosive expansion missionnaire du christianisme.

Cette fertilité chrétienne de l'Afrique contraste avec celle d’un autre continent, l'Asie, qui se montre beaucoup plus imperméable à l’Evangile.

En Asie, les Philippines sont le seul pays où le christianisme soit majoritaire et la Corée du Sud le seul où il progresse. Ailleurs, les chrétiens sont une minorité plus ou moins faible, souvent occupée à résister à des persécutions, oppressions, hostilités en tout genre.

Les deux géants de l'Asie sont emblématiques. De Chine, mais aussi de la démocratique Inde, arrivent sans cesse des informations à propos de violences contre les chrétiens. Au cours des dernières années, l'état indien d’Orissa a été un véritable lieu de martyre.

Mais il n’en est pas ainsi dans toute l’Inde. Dans l’une de ses régions, les chrétiens sont dix fois plus nombreux que la moyenne nationale – 20 % contre 2 % – et surtout ils vivent en paix.

Cette région, c’est le Kerala, où le christianisme a des racines très anciennes et où l'empreinte chrétienne est encore aujourd’hui extraordinaire. Il n’est pas riche, mais c’est de très loin l’état indien le plus instruit, avec des taux très élevés de scolarisation, y compris féminine (photo). C’est aussi celui où il y a le plus de parité entre hommes et femmes et où la natalité est, depuis des décennies, plus équilibrée, fondamentalement parce que les filles vont toutes à l’école et se marient donc plus tard qu’ailleurs. Les écoles de tout genre et de tout niveau y sont en grande partie chrétiennes.

Le Kerala est aussi l’état indien ayant les plus forts taux de lecture. Depuis l’an dernier, on y imprime même en malayalam, la langue locale, une édition hebdomadaire de "L'Osservatore Romano", qui se vend à 20 000 exemplaires, deux fois plus que l'édition en italien.

Le dernier numéro d’"Oasis" - la revue internationale en plusieurs langues éditée par le patriarcat de Venise et centrée sur l'Orient - fait la lumière sur le caractère extraordinaire du christianisme au Kerala.

Ce numéro s’ouvre sur un éditorial de Joseph Powathil, évêque émérite de Changanacherry des syro-malabars. Il se développe en pages intérieures avec un reportage réalisé au Kerala, complété par une présentation précise et passionnante de l’histoire et des particularités du christianisme de cette région, écrite par Thomas Koonammakkal, prêtre et patrologue.

On trouvera ci-dessous un large extrait du reportage.



Les secrets surprenants du Kerala

par Luca Fiore



"Nous sommes différentes fleurs d’une unique plante". Basheer Rawther, avocat de Changanacherry, choisit cette image pour décrire le rapport entre les hindouistes, les musulmans et les chrétiens qui vivent au Kerala. Peu importe que Rawther appartienne à la communauté musulmane. En effet, interrogez n’importe qui dans la rue et vous obtiendrez plus ou moins la même réponse. Cette région au sud-ouest de l’Inde semble être un monde différent de l’image que le pays a donnée au cours des derniers mois. Ici, tout bien considéré, les attentats terroristes de Bombay, qui se trouve à un peu plus de mille kilomètres, et les pogroms contre les chrétiens de l’Orissa sont vus comme des faits dramatiques mais lointains. [...] Le Kerala, dans ce contexte, est une exception dont on ne peut pas ne pas tenir compte.

Une fois arrivé au Kerala, on comprend vite que les choses fonctionnent autrement que dans les grands centres du pays que le monde entier observe à cause de ses records économiques. Ici, rien du faste de Bollywood qui scintille dans les hôtels de Bombay, ni de l’effervescence de la Silicon Valley qui se respire à Bangalore. La vie s’écoule doucement, comme les petits canoës qui traversent les cours d’eau intérieurs, les backwaters, qui longent le littoral et pénètrent dans l’arrière-pays. [...] Sur leur trajet, ces embarcations traversent de petits villages avec des mosquées, temples et écoles, et de minuscules groupes de maisons où les gens vivent sur d’étroites bandes de terre assainie, larges de quelques mètres. [...] Les femmes sont vêtues presque exclusivement d’un sari ou du salwar kameez (tunique et pantalon) et il est rare de voir des vêtements féminins occidentaux. Pour les hommes, c’est différent, même si le lungi, morceau d’étoffe colorée enroulé autour de la taille, est la tenue la plus commune pour les moments informels. Le long des rues au Kerala, il n’est pas rare de voir de grands éléphants utilisés comme bêtes de somme : ils transportent des troncs d’arbre ou sont utilisés comme "monte-charges" dans les menuiseries. [...]

Les 35 millions d’habitants du Kerala vivent avec un revenu moyen de 550 euros par personne et par an. Les deux piliers de l’économie locale sont la pêche et l’agriculture, si bien que les centaines de diplômés de haut niveau des universités locales sont obligés de chercher du travail dans le reste de l’Inde ou bien sur l’autre côte de la mer d’Arabie. Près d’un million et demi d’habitants (environ 4 %) vivent à l’étranger, particulièrement dans les pays du golfe Persique. Ce n’est pas un mystère que l’économie locale est soutenue par l’argent envoyé par les immigrés et maintenant que le développement de villes comme Dubaï est paralysé par la crise économique, il est prévisible que le flux d’argent venant de l’étranger diminuera.


LES CHRÉTIENS DE SAINT THOMAS


Mais le Kerala détient d’autres records. En effet, en 1957, il devint la première région du sous-continent où un parti marxiste fut vainqueur aux élections démocratiques. Ensuite, il s’agit du premier État indien par le taux d’alphabétisation : 91 % contre 65 % pour le reste du pays ; c’est la première région indienne pour la longévité (10 ans de plus que les 69 ans de la moyenne nationale) et il souffre de moindres disparités socio-économiques, hommes-femmes ou inter-castes. Enfin le Kerala est l’État indien ayant le taux de pluralisme religieux le plus élevé. En effet, nous sommes face à un exemple persistant de cohabitation réelle en dépit de la mosaïque de communautés qui le composent : la majorité de la population est hindouiste, mais 25 % est musulmane et 20 % chrétienne. Un chiffre énorme si l’on pense que la moyenne de la population chrétienne en Inde se situe autour de 2,3 %. [...]

La cohabitation entre les différents groupes religieux remonte à des temps immémoriaux. Saint François-Xavier, le missionnaire jésuite espagnol qui arriva sur ces rives indiennes dans le sillage de Vasco de Gama, constata avec surprise l’existence d’une importante présence chrétienne de rite syriaque. En effet, la tradition fixe l’arrivée du christianisme en Inde à l’année 52 après J.C., lorsque l’apôtre Thomas arriva au Kerala grâce aux contacts avec les colonies de marchands juifs déjà présents sur les côtes de la mer d’Arabie. La tombe de l’apôtre est conservée à Chennay (autrefois Madras) et les chrétiens de cette zone sont appelés Thomas christians, les chrétiens de saint Thomas. Bien que, du point de vue historique, il n’y ait pas de certitude concernant l’arrivée de l’apôtre sur ces côtes lointaines du Kerala, les églises locales – en particulier celles de rite syriaque – sont fières de ce lien direct avec la tradition apostolique. L’arrivée pacifique de l’Islam remonte, elle, au VIIe siècle et les marchands arabes d’épices firent les intermédiaires. [...]


TROIS RELIGIONS SUR LES MÊMES BANCS A L’ECOLE


À Fort Cochin, on peut sentir toute la complexité de la culture et de l’histoire du Kerala. Les vestiges de l’époque coloniale, les églises baroques et les maisons de style portugais, aux portes et fenêtres de couleur bleu turquoise, se mélangent aux petits magasins de produits typiques, aux ateliers des artisans et aux humbles maisons précaires. À Fort Cochin, on peut aussi visiter une vieille synagogue qui témoigne de la présence d’une petite communauté juive. Un peu partout, les affiches de propagande du parti communiste local sont placardées sur les murs de briques. Dans la rue principale de la vieille ville, un de ses sièges est décoré d’une peinture murale représentant Che Guevara. En plus du guérillero argentin, l’étrange panthéon de ce parti marxiste accueille Saddam Hussein et Mère Teresa de Calcutta. Il n’est pas impossible de voir ces trois visages sur les affiches durant les manifestations publiques. Le rapport avec Saddam Hussein et Mère Teresa est vite exprimé : ici, en Inde, ils deviennent avec Che Guevara le symbole de la lutte contre la pauvreté et le pouvoir colonial des Occidentaux.

S’il est vrai que la communauté musulmane est concentrée surtout au nord du Kerala et la communauté chrétienne au sud, il faut noter qu’il n’existe pas de ghetto à l’intérieur des villes et des villages : chrétiens et musulmans sont souvent voisins. Depuis la terrasse de l’un des nombreux magasins de Fort Cochin, l’ancienne colonie portugaise autour de laquelle s’est développée la Cochin actuelle, on peut voir une mosquée, une église et un temple hindouiste pratiquement dans le même pâté de maisons. Les enfants des différentes religions commencent à vivre côte à côte sur les bancs de l’école. De compagnons d’école, ils deviendront souvent collègues de travail. À Changanacherry, par exemple, tout le monde sait combien est importante pour l’histoire récente de la ville l’amitié, née justement à l’époque de l’école, entre Mgr Joseph Powathil, archevêque émérite du diocèse local et ancien président de la conférence des évêques de l’Inde, et Narayana Panikker, secrétaire général de la Nair Service Society, une association de bienfaisance hindouiste qui compte 5 600 sections au Kerala avec un total de 6,5 millions d’adhérents. Une amitié cordiale qui a favorisé et approfondi une bonne cohabitation entre les communautés chrétienne et hindouiste. On peut dire de même que, lors d’une des périodes de tension de l’histoire indienne, de 1967 à 1970, sur 1 365 incidents entre hindouistes et musulmans, seuls 142 d’entre eux eurent lieu dans le sud du pays.

Mais ce sont surtout les fêtes religieuses, très nombreuses, qui donnent le sentiment physique de la cohabitation. Aux fêtes des Saints Patrons, la communauté chrétienne organise de grandes processions dans les villages, des centaines d’échoppes qui vendent toutes sortes de bonnes choses se dressent sur les routes et les rues s’illuminent de mille lumières colorées. La ville ou le village s’arrête et tous, même les hindouistes et les musulmans, participent à la fête. [...] Dans certains cas, les relations entre les différentes religions frôlent le syncrétisme : il arrive que les hindouistes vénèrent des saints chrétiens considérés comme des incarnations de leur unique divinité.


LES MOTIFS DES CONVERSIONS


Les conversions entre les différents groupes sont rares, mais elles existent. Au Kerala, personne, sauf les très aguerris pentecôtistes, ne fait de prosélytisme. Il arrive aussi que des hindouistes se convertissent au christianisme sans que leur famille crée trop de problèmes. Dans une petite paroisse de Kottayam, par exemple, une des paroissiennes est une ancienne hindouiste convertie. Illustratrice de livres pour enfants, elle restait après la messe, le dimanche, pour attendre sa fille de douze ans qui va au catéchisme. Dans la même paroisse, une musulmane a épousé un chrétien et demandé le baptême. Cela se raconte le plus tranquillement possible, sans aucune crainte. Chose impensable dans de nombreux pays musulmans. Le fait que cette femme n’ait rencontré aucun problème, ou qu’elle soit encore vivante, en dit long sur le climat qui règne à Kottayam. Mgr Abraham Mar Julios, évêque de Muvattupuzha, raconte que récemment, dans son diocèse, trente familles hindouistes immigrées du Tamil Nadu se sont converties au christianisme. Ce sont des familles très pauvres, venues au Kerala parce que les chefs de famille avaient trouvé du travail dans une carrière de graviers. Qu’est ce qui les a convaincus d’abandonner leur religion ? "Les personnes avec qui j’ai parlé – dit Mgr Mar Julios – m’ont dit avoir été fascinées par les communautés paroissiales de leur village. Elles sont touchées par le fait que la communauté chrétienne est une communauté priante car les chrétiens prient ensemble et se conçoivent comme une communauté. La prière des hindouistes est toujours individuelle et il est assez rare que le gardien du temple connaisse bien les personnes qui fréquentent le lieu de culte. Habituellement, le curé connaît le nom de tous ses paroissiens".

Le père Lorenzo Buda est un moine. Il a une interminable barbe blanche qui descend le long de la bure orange qui recouvre son corps très maigre. Il vit dans un monastère enfoui dans la jungle sur les monts Ghats du Sud, à la frontière avec le Tamil Nadu. Le village s’appelle Idukki et se trouve à plus de 60 kilomètres de Kottayam. Ici, les gens sont très simples et très pauvres. En dix ans de présence à Idukki, cinquante personnes ont demandé le baptême. "C’est difficile de dire pourquoi ils demandent à devenir chrétiens – explique le père Buda – mais l’un d’eux m’a dit que jamais auparavant il ne s’était senti aimé de cette manière".


LE FARDEAU DES CASTES, LA TENTATION DE LA VIOLENCE


"Il ne fait aucun doute – expliquait en 1966 l’anthropologue français Louis Dumont dans son monumental 'Homo Hierarchicus' – que souvent les Intouchables, en se convertissant [au christianisme] ont répondu à l’appel d’une religion égalitaire prêchée par les puissants, mais il ne résulte pas que leur situation sociale se soit de ce fait améliorée, tant dans le milieu hindouiste que dans le milieu chrétien".

Si, d’une part, il est vrai que le fardeau du système des castes pèse encore sur la société du Kerala, comme dans toute l’Inde, la promotion de l’instruction par l’Église a certainement permis d’atténuer la hiérarchisation rigide de la société et a donné la possibilité à beaucoup d’enfants des plus basses castes et aux intouchables d’améliorer leur condition sociale. D’autre part, il est vrai aussi que, comme l’affirme Dumont, même les chrétiens du Kerala conçoivent encore parfois la société en castes. Au fond, la caste est imprimée sur le destin des indiens par leur nom de famille. Et son nom, chacun le porte jusque dans la tombe. Et cela, dans tous les cas, est aussi valable pour les chrétiens.

Bien que le Kerala doive être considéré, à juste titre, comme un exemple de cohabitation interreligieuse, les affrontements n’ont pas manqué, ces dernières années, entre les différentes communautés, en particulier entre hindouistes et musulmans. À l’égard des chrétiens, les épisodes de violence ont visé jusqu’à présent des cibles matérielles et rarement des personnes. En effet, il peut arriver qu’un lancer de cailloux prenne pour cible une église ou qu’une chapelle votive soit détruite, mais au Kerala personne ne s’est encore aventuré à tuer pour des raisons religieuses. En 2004, dans un village proche de la ville de Kozhikode (aussi appelée Calicut), 35 personnes, armées de barres de fer et hurlant des slogans hindouistes, ont attaqué quatre sœurs et trois frères de l’ordre de Mère Teresa. Certains des assaillants ordonnèrent aux sœurs de quitter le village et de cesser de convertir des fidèles hindouistes au christianisme. Cependant, il s’agit d’un cas isolé. Mais, il est vrai que durant la dernière décennie, le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindouiste au pouvoir en Inde jusqu’en 2004 mais minoritaire au Kerala, a fait entendre de plus en plus fort ses revendications en faveur d’une "Inde des hindouistes".

Parallèlement, les épisodes de violence attribuables au Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), considéré comme le bras armé du BJP, ont augmenté. Dans les madrasas islamiques, on a commencé à prêcher le jihad contre les oppresseurs hindouistes. À diverses reprises, des militants islamistes ont été arrêtés tandis qu’ils combattaient au Cachemire et il est arrivé aussi que les mêmes organisations islamiques considérées comme fondamentalistes aient condamné ouvertement l’utilisation des madrasas comme caches d’armes et d’explosifs. De plus, on sait que des financements arrivent directement d’Iran, du Pakistan et d’autres pays du Moyen-Orient. Ces dernières années, le National Development Front (NDP) a rencontré toujours plus de succès. Il s’agit d’un mouvement islamiste qui se concentre sur la défense des droits socio-économiques des musulmans, des dalits et des autres classes arriérées. Récemment, le NDP a annoncé qu’il allait s’engager à fond dans la Dawa, la prédication missionnaire à l’égard des autres communautés, et il a accusé les autres associations musulmanes de négliger ce type d’activités. Dans la région, la Jamaat-Islami est elle aussi en expansion. Cette organisation cherche à répandre "la vraie conscience" dans la société musulmane et à la purifier de tous les rituels non musulmans et des superstitions. Actuellement, au Kerala, ce mouvement prend des tons plus modérés que dans le reste de l’Inde et il s’est dit prêt au dialogue avec les autres religions. Une autre organisation émergente est le Students Islamic Movement of India (SIMI) qui invoque la "libération de l’Inde" par sa transformation en un État islamique.

Toujours est-il que la majorité des mappillas, comme sont généralement appelés les musulmans du Kerala, n’a pas, jusqu’à présent, cédé aux sirènes du fondamentalisme. "Les musulmans du Kerala – explique le père James Narithookil, islamologue – se distinguent des musulmans du reste de l’Inde surtout par leur langue qui est le mappilla malayalam, un mélange entre le dialecte du nord du Kerala et l’arabe, tandis que dans le reste de l’Inde on parle l’ourdou. En effet, l’arabe était la langue du commerce sur les côtes du Kerala bien avant la diffusion de l’Islam. Par rapport aux musulmans du reste de l’Inde, ceux du Kerala sont plus instruits et plus sociables. Chez eux, on trouve certainement une tendance majeure à l’harmonie et à la cohabitation interreligieuse et ils sont davantage disponibles à coopérer avec les hindouistes et les chrétiens pour le progrès social et moral". [...]


POURQUOI LE KERALA FAIT EXCEPTION


Mais quel est vraiment le secret du Kerala ? Qu’est-ce qui permet à ce petit territoire de rester, malgré les exceptions et les contradictions, une oasis de cohabitation ? Si on demande aux leaders chrétiens, hindouistes et musulmans pourquoi le Kerala n’est pas encore l’Orissa, la réponse est toujours la même : "l’éducation". [...] Comme on l’a dit, dans cette région, le taux d’alphabétisation est le plus élevé de l’Inde et est semblable aux niveaux européens. Les explications de ce record sont nombreuses, mais il ne fait pas de doute que la présence millénaire d’une importante communauté chrétienne locale a promu, à travers un engagement visible, la diffusion non seulement d’institutions éducatives mais aussi d’une mentalité qui, autrement, serait impossible dans le reste de l’Inde hindouiste et musulmane. Bien avant l’arrivée des Portugais, ce furent les prêtres chrétiens qui commencèrent à apprendre aux fidèles à lire et écrire le syriaque pour pouvoir suivre la liturgie, les uniques écoles existant à ce moment étant principalement des centres de formation pour la caste la plus élevée, celle des brahmanes. Aujourd’hui, la présence des chrétiens dans la région est sans aucun doute massive. En ce qui concerne uniquement les catholiques, qui sont environ 4,8 millions, on compte 29 diocèses, plus de 4 200 paroisses, 8 000 prêtres et 31 000 sœurs. [...]

Un autre record du Kerala est le foisonnement de vocations religieuses. De fait, presque tous les diocèses ont un petit séminaire et le Kerala est une des seules régions capable "d’exporter" des prêtres et des religieuses. Les raisons de ce phénomène sont diverses et pas toutes faciles à repérer. Selon Mgr Joseph Perumthottam, archevêque de Chaganacherry, le motif principal est à rechercher dans l’éducation que ces jeunes reçoivent de leurs parents : "Il y a encore de nombreuses familles qui vivent un attachement profond à la religion et, chez elles, l’estime pour la vocation sacerdotale est encore forte. Ainsi, ils n’empêchent pas a priori à leurs enfants d’embrasser cette voie. Mais il faut dire que, même chez nous, les chiffres baissent progressivement". Cette grande richesse de "force de travail" permet à l’Église catholique de gérer plus de 5 800 institutions éducatives : 1 800 écoles maternelles, 1 300 écoles primaires, 650 écoles secondaires, 600 écoles supérieures et différentes universités. Sachant que le gouvernement local subventionne environ 12 000 centres scolaires et que toutes les écoles catholiques ne sont pas subventionnées, il est évident que l’Église du Kerala prend en charge 50-60 % de l’instruction de la région. Il s’agit d’écoles ouvertes à tous, où musulmans, hindouistes et chrétiens apprennent – outre l’instruction élémentaire qu’ils reçoivent – à se connaître, à s’estimer et même à devenir amis. Si étrange que cela puisse paraître pour la mentalité européenne, les écoles chrétiennes, en grande majorité catholiques, ne sont pas perçues par les hindouistes comme une menace ou un instrument de prosélytisme. [...] L’influence de l’Église catholique sur la mentalité de la population locale passe aussi par un engagement social très intense. Et ici aussi les chiffres parlent d’eux-mêmes : 300 orphelinats, 400 maisons de repos, 440 hôpitaux et 91 publications.

Si le rôle joué par l’Église est certainement central dans la société, principalement dans le domaine de l’éducation, un effort positif dans ce sens existe aussi du côté des musulmans et des hindouistes. La Samastha Kerala Jameyyat ul-Ulama est une importante école de pensée de l’Islam traditionnel qui s’oppose au soi-disant Islam moderniste. Cette organisation, répandue au Kerala avant l’indépendance indienne, a conçu un modèle de "madrasa part-time" c’est-à-dire qu’elle offre un type d’éducation religieuse permettant aux étudiants de fréquenter aussi de façon régulière les écoles laïques. En plus de l’alphabétisation, cela a aussi favorisé une intégration majeure de la société du Kerala et un rapport plus serein des musulmans locaux avec la modernité.


LE PIEGE MARXISTE


Dans ce cadre très composite, le parti communiste, qui détient la majorité au gouvernement local, joue un rôle décisif pour l’avenir du Kerala. Au cours des décennies, il est vrai, le parti communiste a partagé le pouvoir avec le parti du Congrès, mais il est toujours resté le premier parti, recueillant le consentement de tous les groupes religieux de la région. Aux dernières élections locales, il y a deux ans, les communistes sont revenus au pouvoir et ont entamé un bras de fer avec l’Église catholique.

L’objet de la dispute est justement la liberté d’éducation. En effet, en 2007, le gouvernement a proposé une réforme du système éducatif qui, selon l’Église catholique, vise à créer un contrôle politique des écoles subventionnées, retirant à leurs directeurs le droit de choisir leurs collaborateurs et d’admettre les étudiants. Même du point de vue culturel, la politique dans les écoles publiques va dans la direction d’un discrédit des expériences religieuses, si bien que non seulement des associations musulmanes, hindouistes et chrétiennes, mais aussi les organisations laïques, ont protesté contre l’introduction de livres scolaires promouvant l’athéisme.

Les évêques du Kerala ne laissent pas passer l’occasion d’exprimer leur préoccupation. Pour Mgr Powathil, il s’agit d’une stratégie électorale pour attirer l’attention en vue des récentes élections nationales, au point que plusieurs propositions provocatrices ont été avancées par les commissions gouvernementales des dernières années : sanctions pour le troisième enfant, introduction de l’euthanasie et ainsi de suite. Pour le chef de l’Église syro-malankare, le Catholicos Mar Baselios Cleemis, c’est justement les progrès du sécularisme et de l’athéisme, ainsi que leurs retombées sur le plan social, qui constituent un des défis majeurs pour l’Église, mais aussi pour le Kerala.

L’enjeu est important. S’il est vrai que l’Église joue un rôle de premier plan dans la préservation du caractère pacifique de la cohabitation au Kerala, on ne fait rien d’autre, en attaquant son rôle éducatif, qu’affaiblir le système immunitaire de la région envers les fondamentalismes opposés. Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ne semblent pas s’en rendre compte, probablement parce qu’ils ne comprennent pas combien l’exemple du Kerala est significatif pour l’avenir de toute l’Inde.

(Extrait d’"Oasis", 5e année, n° 9, juillet 2009)


La revue du patriarcat de Venise qui a publié l'enquête, disponible en ligne en italien, anglais et français :

> Oasis


Tous les articles de www.chiesa à ce sujet :

> Focus INDE


Tous les textes et documents du synode sur l'Afrique en cours à Rome du 4 au 25 octobre 2009 :

> Synode des Evêques



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

18.08.2009

Corées, les soeurs réconciliées ?

La Corée du Nord renoue avec sa voisine du Sud. Pyongyang a accepté la reprise des voyages entre les deux pays, un signe d'apaisement qui profitera sutout au tourisme et permettra des réunions de famille.

 

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Pyongyang a toutefois prévenu qu’elle ne baisserait pas la garde en cas de provocation militaire. Ce rapprochement intervient après une rencontre entre le numéro un nord-coréen Kim Jong-il et la présidente du groupe automobile sud-coréen Hyundai, avec un accord non sans intérêt financiers pour les deux parties.

 

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Analyse sur Radio Vatican de Pierre Rigoulot, directeur de l’institut d’histoire sociale et auteur de « Corée du nord état voyou » aux éditions Buchet-Chastel: >>

Dossier réalisé par Thomas Chabolle

11.03.2009

Corée du sud: L'Eglise ouvre des Ecoles pour les papas, inspirées de saint Joseph

ASIE/COREE DU SUD - L’Eglise ouvre des “Ecoles pour les papas”, inspirées de saint Joseph

 

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Séoul (Agence Fides) – Le “métier de père” est de plus en plus difficile, exposé aux tentations de la société de consommation et à la perte des valeurs, dans ces temps où l’on vit une authentique « urgence éducative » : c’est pourquoi l’Eglise de Corée a lancé l’initiative singulière d’ouvrir des « Ecoles pour les papas », avec l’objectif explicite d’aider les familles coréennes à devenir plus saines, plus heureuses et plus harmonieuses. L’école s’adresse en particulier aux pères de familles qui ont tendance à négliger la famille pour le travail et les occupations quotidiennes, en les aidant à rendre à la famille un rôle central dans leur vie, et en aidant les familles à retrouver la présence et la figure paternelle, indispensable.

Le projet concerne pour l’instant les diocèses de Wonju et de Daejeon. A Wonju l’“Ecole pour les papas”, dédiée à saint Joseph, ouvrira ses portes le 28 mars, et les inscrits sont des parents de jeunes des collèges et lycées de la région. La figure de saint Joseph sera le point de départ pour réexaminer le rôle du père dans la société actuelle, dans la famille du XXIe siècle, et pour reconsidérer les implications psychologiques, sociales et spirituelles que comporte l’absence du père des murs domestiques, ainsi que les déviations éducatives possibles concernant les enfants destinés à « grandir sans père ».

A Daejon l’« Ecole pour les papas », qui commencera le 21 mars, est confiée aux soins de la Commission pour le soin pastoral des familles. Elle est ouverte aux pères qui ont moins de 60 ans et s’adresse en particulier à ceux qui ont des enfants adolescents. Pendant les cours, on abordera des thèmes comme « L’influence du père dans la croissance des enfants », « Sentiments et exigences des papas à 40 et 50 ans », « La mission et le rôle du père », « La spiritualité du père ».

L’initiative des « Ecoles pour les papas » s’inscrit dans l’attention générale que l’Eglise coréenne réserve à la famille, soumise aux agressions du consumérisme et de la culture hédoniste. Dans la pratique pastorale ecclésiale, on cherche à réévaluer l’amour interpersonnel, les valeurs spirituelles et les vertus importantes, dans le cadre de la communauté familiale. L’Eglise entend attirer l’attention de la société coréenne sur un modèle de famille qui vit une communion d’amour, qui s’efforce de parcourir un chemin spirituel et ne s’occupe pas uniquement des besoins matériels, qui ne reste pas un noyau fermé mais s’ouvre à la solidarité envers le prochain.

(Agence Fides 10/3/2009)

Corée du Sud: Campagne pour la vie par l'image

ASIE/COREE DU SUD - Campagne pour la vie à travers des films, des courts-métrages et des vidéos

 

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Cathédrale de Myeongdong, église prinicpale de la Corée du Sud


Séoul (Agence Fides) – La campagne pour le respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle passe par une sensibilisation de la population coréenne et par une prise de conscience de l’opinion publique, qui doit nécessairement utiliser les nouveaux médias. C’est pourquoi l’Eglise de Corée a décidé de lancer une campagne pour la vie à travers des instruments de communication comme des films, des courts-métrages et des vidéos, qui seront diffusés dans tout le pays, à l’échelle nationale.

La culture de l’image et des vidéos est désormais prédominante, notamment dans la croissance et dans l’apprentissage des jeunes: les stimulations et les exhortations du Pape Benoît XVI dans le Message pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 ne laissent pas de doutes sur l’urgence d’évangéliser par l’intermédiaire des nouveaux médias et des nouvelles technologies: partant de ces considérations, la Commission „Justice et paix” de la Conférence épiscopale de Corée et la Commission pour la vie de l’Archidiocèse de Séoul ont imaginé ce projet qui entend trouver des fonds pour la production de films courts à diffuser de différentes façons: dans des salles de communautés, dans des paroisses et des associations chrétiennes et non chrétiennes, sur les télévisions à caractère national, à travers le réseau Internet.

Le thème central de ces films – pour lesquels nous serons appelés auteurs et producteurs experts dans le domaine chrétien - est de promouvoir la culture de la vie dans le langage et dans la communication vidéo. On prêtera attention à la vie naissante, avec des histoires concernant le thème de l’avortement et celui de la manipulation d’embryons, en expliquant les bases et les motivations de la doctrine de l’Eglise dans le domaine de la bioéthique.

Il y aura d’autres films qui seront centrés sur l’euthanasie, sur la fin de la vie et sur la peine de mort, renforçant la campagne pour l’abolition définitive de la peine capitale. Une présentation de tous les films et vidéos produits est attendue pour le 10 octobre 2009, Journée internationale pour l’abolition de la peine de mort.

L’Eglise coréenne continue à réfléchir, à investir en ressources et attention sur les questions de bioéthique, sur la défense et sur la promotion de la vie humaine. En 2008 elle a annoncé sa volonté d’instituer une „Académie internationale pour la vie” qui unisse les efforts en Asie orientale et fonctionne comme une locomotive pour la recherche médicale et scientifique. Sur le plan pastoral, les fidèles sont appelés à promouvoir activement dans leur expérience quotidienne et dans toute la société coréenne une culture de la vie, s’opposant à la „culture de mort” envahissante.

(Agence Fides 9/3/2009)

27.07.2008

Corée du Sud: Effet JMJ

ASIE/COREE DU SUD - “Effet JMJ”: un élan pour la Pastorale des jeunes et l’évangélisation en Corée

 

WYD 2002 Roll 3 036 AYG III - “Shine On Asia”! par mintchocicecream

 

Séoul (Agence Fides) – L’écho des Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney auxquelles ont pris part plus de mille jeunes catholiques coréens ne s’est pas arrêté en Corée. “C’est un évènement qui donnera un élan fort à la Pastorale des Jeunes en Corée”, a remarqué Mgr Basil Cho Cyu-man, évêque auxiliaire de Séoul et président de la Commission pour la Pastorale des Jeunes au sein de la Conférence épiscopale de Corée.

Toute l’Eglise coréenne bénéficiera de l’“effet JMJ”, qui donnera aux paroisses, aux écoles, aux associations et aux mouvements, l’impulsion pour multiplier les initiatives et les façons d’évangéliser les jeunes. Surtout grâce à la contribution de ces jeunes qui ont participé aux JMJ, de retour en Corée pleins d’énergie et d’enthousiasme, qui veulent partager leur expérience avec leurs semblables.

De l’évènement des JMJ, les jeunes gardent dans leur cœur les catéchèses (dirigées par des évêques coréens) et les célébrations principales : le chemin de croix, la veillée et la messe de clôture. Ils évoquent en particulier l’amitié établie surtout avec les jeunes australiens, et le moment de fraternité vécu avec tous les jeunes asiatiques lors de l’Asian Youth Gathering, qui a réuni plus de dix mille jeunes du continent, pour une rencontre de joie, de chants et de témoignages.

Mgr Basil Cho a déclaré : “Les JMJ représentent pour les jeunes coréens une belle occasion d’observer l’Eglise en Corée et d’apporter leur contribution. Je suis certain qu’à travers les JMJ tous les jeunes coréens ont reçu avec abondance la grâce de l’Esprit Saint. J’espère que de retour chez eux, ils pourront partager avec leurs familles et leurs amis l’amour inépuisable que le Seigneur leur a donné pendant cet évènement”.

Après les JMJ, l’évêque a souligné l’urgence d’évangéliser d’autres jeunes, en portant attention à la pastorale des jeunes dans toutes les réalités locales, car les jeunes sont “l’espérance de l’humanité”.

L’évangélisation des nouvelles générations sera l’une des priorités pour l’Eglise coréenne dans les années à venir. Depuis 2000 en effet, le nombre des catholiques de moins de 40 ans a diminué en Corée, entre autre à cause de la baisse du nombre d’enfants baptisés. De plus le chômage provoque chez les jeunes des problèmes économiques et une dépression générale qui les éloignent des valeurs chrétiennes.

Il faut trouver de nouvelles stratégies pour parler aux jeunes de la “génération Internet”, affirme l’évêque, en les écoutant et en apprenant à répondre à leurs besoins, et pour proclamer Jésus-Christ comme libérateur et Bon Pasteur.

De plus on remarque l’importance de la famille chrétienne comme lieu où les jeunes peuvent voir un témoignage concret des valeurs chrétiennes et recevoir en héritage un patrimoine de foi.

(Agence Fides 25/7/2008)

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06.07.2008

Corée du Sud: Nouvel élan oecuménique pour célébrer l’Année paulinienne

ASIE/COREE DU SUD - Nouvel élan oecuménique dans l’Eglise coréenne pour célébrer l’Année paulinienne

 

Séoul (Agence Fides) – Vivre l’Année saint Paul à l’enseigne de la communion oecuménique, impliquant les Eglises soeurs, en donnant une vigueur nouvelle au dialogue et en renforçant la collaboration dans tous les domaines, spécialement celui de la charité : tel est l’esprit dans lequel l’Eglise coréenne vivra l’Année paulinienne, inaugurée solennellement dans tous les diocèses coréens le 28 juin dernier.
 
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Dans l’archidiocèse de Séoul, le card. Nicholas Cheong (voir photo), archevêque de la ville, a présidé une célébration eucharistique dans laquelle il a actualisé la figure de l’Apôtre des gentils en disant :
“Je souhaite que l’Eglise en Corée se renouvelle à partir de l’esprit de saint Paul dans ce monde qui manque de spiritualité. Je souhaite que l’Année paulinienne ne soit pas seulement une fête à l’intérieur de l’Eglise, mais qu’elle devienne une fête de vie, de vérité et d’espérance dans tous les secteurs de la société”.
L’archidiocèse de Daegu a aussi célébré l’ouverture de l’Année saint Paul, la vivant comme une occasion de croissance et d’évangélisation en vue du centième anniversaire d’érection du diocèse, qui aura lieu en 2011.

Tous les diocèses coréens ont contribué à l’élaboration d’un programme d’initiatives de formation et de prière, de rencontres culturelles et d’approfondissement sur la personne et les écrits de saint Paul.

Un élan oecuménique renouvelé de l’Eglise coréenne qui a impliqué pleinement les leaders des autres églises chrétiennes et les communautés respectives d’autres confessions présentes en Corée, en répondant aux indications du Saint-Père Benoît XVI, détermine toutes les initiatives prévues.
 
  (Agence Fides 4/7/2008)

10.05.2008

Corée du Sud: Vocations sacerdotales aujourd'hui et demain - enquête

ASIE/COREE DU SUD - Vocations au sacerdoce aujourd’hui et demain : une enquête de l’archidiocèse de Séoul

 

Séoul (Agence Fides) - “Présent et avenir du développement des vocations”: tel est le titre du Rapport diffusé par l’archevêché de Séoul, qui recueille les résultats d’une enquête qui a duré un an, menée dans les différents diocèses, parmi les paroisses et les fidèles. Le rapport a été réalisé par le Département pour les Vocations de l’archidiocèse, en collaboration avec le Centre de Recherche pour la Pastorale de Séoul.

L’étude avait pour objectif de sentir le pouls des vocations sacerdotales (perspectives, désirs, milieux où elles fleurissent), pour tracer à l’avenir les stratégies pastorales de l’Eglise locale.

Les destinataires de l’enquête sondage ont été des apprentis séminaristes, des séminaristes, des prêtres, des familles des prêtres, de simples fidèles.

Selon le rapport, 68,5% des aspirants séminaristes ont commencé à nourrir un intérêt certain vers la vocation au sacerdoce durant les années de la pré-adolescence, au cours des collèges. Les jeunes ont affirmé que participer à des moments de partage, des rencontres de réflexion, des journées de retraite consacrées au discernement des vocations les a beaucoup aidés.
 
89% des prêtres interviewés a confirmé ces résultats en affirmant poser beaucoup d’attention aux programmes propédeutiques au séminaire et au discernement des vocations des jeunes au quotidien, dans le cadre du travail pastoral dans leurs paroisses. Ceci déclenche un cercle vertueux qui aide les jeunes à réaliser des choix courageux et décisifs pour leur avenir.

Même les familles d’origines des séminaristes et de prêtres, appelées à donner leur opinion, ont apprécié la bonté des choix énoncés, en remarquant l’utilité des programmes de discernement et d’approfondissement des vocations, où impliquer également les famille, en les préparant à accepter l’éventualité qu’un fils, appelé par Dieu, puisse entreprendre la voie de la consécration.

Le Rd. Luke Koh Chan-geun, Directeur du Département pour les Vocations de l’archidiocèse de Séoul, en commentant le Rapport, a déclaré :
“Le nombre d’aspirants au sacerdoce reflète la foi présente dans notre société, dans l’Eglise, dans notre époque. Une vie de foi sans un engagement actif et sans prière ne produit pas de nouvelles vocations”,
a-t-il remarqué, en rappelant l’importance de semer et faire grandir la graine de la foi et de la prière dans le cadre de la famille.

((Agence Fides 7/5/2008)
 

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