17.11.2010

Le Pape encourage l'adoration eucharistique

julienne adoration.jpgBenoît XVI constate un nouveau printemps eucharistique aujourd’hui dans l’Église. A l’audience générale, ce mercredi, place Saint-Pierre, le Pape a évoqué les nombreuses personnes qui s’arrêtent en silence devant le Tabernacle, pour un colloque d’amour avec Jésus. Benoît XVI avait choisi cette semaine de consacrer sa catéchèse à une figure féminine peu connue, envers laquelle l’Eglise a un devoir de reconnaissance, non seulement pour sa sainteté de vie, mais aussi parce qu’elle a, par sa ferveur, contribué à l’institution d’une des solennités liturgiques les plus importantes de l’année : le Corpus Domini, appelée aussi Fête-Dieu, ou Fête du Saint-Sacrement. Il s’agit de sainte Julienne de Cornillon, née en 1191 ou 1192 et morte en 1258.

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17.06.2009

La dimension « cosmique » du Corpus Domini (Saint-Sacrement)

Angélus du dimanche 14 juin


ROME, Dimanche 14 juin 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous les paroles de Benoît XVI avant et après l'Angélus de ce dimanche 14 juin.

 


AVANT L'ANGELUS

Chers frères et sœurs,

On célèbre aujourd'hui dans différents pays, dont l'Italie, le Corpus Domini, la fête de l'Eucharistie, au cours de laquelle le Corps du Seigneur est solennellement porté en procession. Que signifie pour nous cette fête ? Elle ne fait pas seulement penser à l'aspect liturgique : en réalité, le Corpus Domini, est un jour qui implique une dimension cosmique, le ciel et la terre.

Il évoque avant tout - au moins dans notre hémisphère - cette saison si belle et parfumée où le printemps se transforme en été, où le soleil est fort dans le ciel et où dans les champs mûrit le blé. Les fêtes de l'Eglise, comme les fêtes juives, sont liées au rythme du soleil, des semences et de la moisson.

Cela ressort en particulier de la solennité d'aujourd'hui, au centre de laquelle il y a le signe du pain, fruit de la terre et du ciel. C'est pourquoi le pain eucharistique est le signe visible de Celui en qui ciel et terre, Dieu et homme sont devenus une seule chose. Et ceci montre que le rapport avec les saisons n'est pas quelque chose de purement extérieur pour l'année liturgique.

La solennité du Corpus Domini est intimement liée à Pâques et à la Pentecôte : la mort et la résurrection de Jésus et l'effusion de l'Esprit Saint en sont les présupposés. Elle est en outre immédiatement liée à la fête de la trinité, célébrée dimanche dernier.

C'est seulement parce que Dieu lui-même est relation qu'il peut y avoir avec lui un rapport ; et c'est seulement parce qu'il est amour qu'il peut aimer et être aimé. Ainsi, le Corpus Domini est une manifestation de Dieu, une attestation que Dieu est amour. Cette fête nous parle de l'amour divin d'une façon unique et particulière, de ce qu'il est et de ce qu'il fait. On dit, par exemple, qu'il se régénère en se donnant, qu'il se reçoit en se donnant, qu'il ne s'épuise pas et qu'il ne se consume - comme le chante l'hymne de saint Thomas d'Aquin : « nec sumptus consumitur ».

L'amour transforme toute chose, et l'on comprend donc qu'aujourd'hui, au centre de la fête du Corpus Domini, il y a le mystère de la transsubstantiation, signe de Jésus-Charité, qui transforme le monde. En le regardant, en l'adorant, nous disons : « Oui, l'amour existe, et puisqu'il existe, les choses peuvent changer, en mieux, et nous pouvons espérer ». C'est l'espérance qui vient de l'amour du Christ qui nous donne la force de vivre et d'affronter les difficultés.

C'est pourquoi nous chantons, tout en portant le Saint-Sacrement en procession, nous chantons et nous louons Dieu qui s'est révélé en se cachant dans le signe du pain rompu. Nous avons tous besoin de ce pain, parce que le chemin vers la liberté, la justice et la paix est long et fatiguant.

Nous pouvons imaginer avec quelle foi et quel amour, la Vierge a reçu et adoré dans son cœur la sainte eucharistie ! A chaque fois, c'était pour elle comme revivre tout le mystère de son Fils Jésus : de sa conception à sa résurrection. « Femme eucharistique », c'est ainsi que mon vénéré et bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II l'a appelée. Apprenons d'elle à renouveler continuellement notre communion avec le Corps du Christ pour nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimés.

 


APRES L'ANGELUS

Du 24 au 26 de ce mois se tiendra à New York la Conférence des Nations unies sur la crise économique et financière et son impact sur le développement. J'invoque sur les participants de cette conférence, et sur les responsables de la chose publique et du sort de la planète, l'esprit de sagesse et de solidarité humaine afin que la crise économique et financière actuelle se transforme en occasion capable de favoriser une plus grande attention à la dignité de toute personne humaine et de promouvoir une distribution équitable du pouvoir de décision et des ressources, avec une attention particulière au nombre de pauvres, hélas, toujours croissant.

En ce jour où, en Italie et dans de nombreuses autres nations, on célèbre la fête du Saint-Sacrement, « Pain de la vie », comme je viens de le mentionné, je désire rappeler spécialement les centaines de milliers de personnes qui souffrent de la faim. Il s'agit d'une réalité absolument inacceptable qui a du mal à diminuer en dépit des efforts de ces dernières décennies. Je souhaite donc qu'à l'occasion de la prochaine conférence de l'ONU, et au siège des institutions internationales, on prenne des mesures en accord avec toute la communauté internationale et que l'on fasse les choix stratégiques, parfois difficiles à accepter, qui sont nécessaires pour assurer à tous, actuellement et à l'avenir la nourriture fondamentale et une vie digne.

Vendredi prochain, en la solennité du Sacré Cœur, Journée de la sanctification sacerdotale, s'ouvrira l'Année sacerdotale, que j'ai voulue, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars. Je confie à vos prières cette nouvelle initiative spirituelle qui suivra l'année Saint-Paul qui désormais arrive à sa conclusion. Puisse cette nouvelle année jubilaire constituer une occasion propice pour approfondir la valeur et l'importance de la mission sacerdotale et pour demander au Seigneur de faire à son Eglise le don de nombreux et saints prêtres.

Après la prière de l'Angélus, le pape a également salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Je vous salue cordialement, chers pèlerins francophones. En ce dimanche, de nombreux pays célèbrent la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Ce don que le Seigneur fait de lui-même pour la vie du monde est la source de tout amour. C'est un précieux héritage que nous sommes invités à accueillir pour en vivre nous-mêmes. Prenez le temps de le recevoir avec ferveur comme un trésor et d'y adorer le Christ réellement présent. Avec ma Bénédiction apostolique.

© Copyright du texte original plurilingue : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit

12.06.2009

Corpus Domini et Présence Eucharistique

CITE DU VATICAN, 11 JUI 2009 (VIS). A 19 h en la solennité du Corpus Domini, Benoît XVI a célébré la messe sur le parvis de St. Jean de Latran, avant de présider la traditionnelle procession eucharistique jusqu'à Ste. Marie Majeure.

 

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A l'homélie il a commenté la formule consécratoire, Ceci est mon corps, ceci est mon sang. S'adressant plus particulièrement aux prêtres, le Pape a dit:

"Devenir Eucharistie, c'est le voeu et l'engagement constant du prêtre, afin que l'offrande du corps et du sang du Christ faite à l'autel soit le sacrifice de notre existence. Chaque jour nous tirons des saintes espèces un amour libre et pur qui fait de nous des ministres dignes et des témoins lumineux du Seigneur. C'est ce que les fidèles attendent du prêtre, un véritable exemple de dévotion envers l'Eucharistie. Ils aime le voir en prière et en adoration silencieuse devant le Christ, à la suite du Curé d'Ars qui sera tout particulièrement évoqué au long de l'année sacerdotale... Conscients de notre indignité et malgré nos péchés nous devons nous alimenter de l'amour que le Seigneur nous offre dans le sacrement eucharistique. Ce soir, nous renouvelons notre foi dans la présence réelle car elle n'est pas facilement acquise".

Il existe de nos jours, a poursuivi le Saint-Père,

"un réveil de sécularisation qui pénètre même au sein de l'Eglise et qui peut se traduire par un culte eucharistique formel et vide, par des cérémonies sans l'implication du coeur qui s'exprime dans la vénération ainsi que dans le respect liturgique... Il existe une forte tentation de réduire la prière à des moments fugitifs et superficiels, en se laissant conditionner par les actions et les préoccupations de la vie".

Puis le Pape a rappelé qu'avec l'Eucharistie "le ciel descend sur terre, le demain de Dieu se fait présent et le temps est englobé dans l'éternité de Dieu".

Au cours de la procession, a-t-il ajouté,

"nous dirons au Seigneur, au nom de Rome, demeure parmi nous Seigneur, donne-nous le pain de la vie éternelle, libère de monde du mal, de la violence et de la haine qui contaminent les consciences, purifie par la puissance de ton amour miséricordieux".

Pendant la procession par la Via Merulana jusqu'à la Basilique de Ste. Marie Majeure, des milliers de romains ont chanté et prié en accompagnant le Saint-Sacrement, placé devant le Pape agenouillé sur la plateforme d'un véhicule.

(VIS)