14.06.2010
Le cargo de la mort jugé aux Pays-Bas
En 2006, le cargo Probo Koala déchargeait sa cargaison de produits toxiques en plein cœur d’Abidjan. Dans la capitale ivoirienne, des milliers de personnes étaient intoxiquées par les matières dangereuses et leurs effluves. Dix-sept personnes sont mortes des suites de la catastrophe.

Quatre ans après, Trafigura, la société d'affrètement du Probo Koala, aurait versé près de 152 millions d’euros de dédommagement aux autorités ivoiriennes. Un "petit arrangement entre amis" et dont les Ivoiriens tombés malades n’ont pas forcément bénéficié. Et si justice ne se fera probablement pas en Côte d’Ivoire, il n’en va pas de même en Europe.
Le procès de Trafigura a commencé ce mois-ci aux Pays-Bas. La multinationale est accusée de ne pas avoir mentionné la nature des déchets à son bord , lors de son escale dans le port d’Amsterdam avant de rejoindre l’Afrique. Un procès pour quel enjeu ?

Charlotte Nithar est directrice de l’Association de protection de l’environnement Robin des Bois et co-auteur du livre Le cargo de la honte qui vient de paraître chez Stock .
Un dossier réalisé par Olivier Bonnel (Radio Vatican): >> 
17:25 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : probo koala, abidjan, cote-d ivoire, trafigura, pays-bas, amsterdam, afirque, europe, charlotte nithar, le cargo de la honte, stock |
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24.06.2009
LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (3)
Entretien avec Son Excellence Mgr Claudio Celli,
Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales

Depuis Youtube, il y a une approche différente de l'Eglise Catholique vers les nouvelles technologies : quels sont les avantages réels que les nouvelles technologies peuvent apporter à la diffusion du Message Evangélique ?
Je crois que le Saint-Siège, et en particulier le Message du Saint-Père, ont montré la conscience du caractère positif des nouvelles technologies. Nous sommes tous conscients aussi des limites, des ambiguïtés des nouvelles technologies, mais cela n'enlève rien au jugement sur le caractère positif de Saint-Siège. Et cela implique le lien « nouvelles technologies, nouvelles relations » : aujourd'hui, de nouveaux instruments permettent de dépasser les barrières géographiques, offrent des possibilités, jamais imaginées jusque là, de connaissance et de relation. Cela aide à une vision du monde que je définirais « chrétienne », parce que, en éliminant des barrières déterminées qui continuent à exister, on perçoit vraiment que l'on appartient à une même famille. Les nouvelles technologies offrent donc de grandes possibilités : le problème, c'est de faire que ces possibilités soient au service des valeurs humaines et des contenus humains. Pour cela, la deuxième partie du Message du Pape invite à promouvoir une culture du dialogue, du respect et de l'amitié.
En outre, les technologies ont en elles des aspects techniques, mais elles doivent avoir aussi une âme, qui lui vient des valeurs, et avant tout du dialogue et du respect pour l'autre. La grande invitation du Pape, c'est de promouvoir une culture nouvelle, et l'Eglise voit avec intérêt ces possibilités, et elle cherche à les aider le plus possible. Il faut souligner le fait que les moyens de communication apportent une grande aide, mais ne remplacent pas la communauté. Les moyens de communication peuvent créer des contacts, de la sympathie, une écoute qui peut aider à un chemin de connaissance. Mais c'est la communauté qui aide à trouver les vraies valeurs ; la technologie doit être reliée à une communauté qui accueille celui qui veut faire un certain type de chemin. Les moyens de communication ne peuvent remplacer une communauté vivante et agissante. La vie chrétienne n'est pas une idéologie qui s'apprend, mais un style de vie ; et c'est la communauté chrétienne qui aide à faire en sorte que le message puisse être expliqué dans une vie toujours plus riche.
Récemment, vous êtes allé en Côte-d'Ivoire : de vieilles ou de nouvelles technologies pour la Mission ? Et comment s'élimine le « digital divide », et comment aide-t-on la possibilité d'accès aux moyens de communication ?
La rencontre avec les Evêques en Côte-d'Ivoire, et les deux rencontres suivantes avec les Evêques du Nigéria, ont été une occasion aussi pour parler des communications sociales et des nouvelles technologies. Le Nigéria a une population de plus de cent millions d'habitants, et quatre millions environ fréquentent Internet. Cela veut dire que les jeunes du monde africain, eux aussi, et surtout ceux qui ont une culture supérieure, s'ouvrent aux nouvelles technologies ; la jeunesse nouvelle, en particulier ceux qui entrent dans les Universités, sont insérés dans les problèmes de l'utilisation des nouvelles technologies. Et si, d'un côté, il ne faut pas abandonner les anciens moyens de communication, comme par exemple le papier imprimé (il suffit de penser aux petites publications des Diocèses, qui permettent aux communautés d'avoir leur expression, et de rester en contact avec les Evêques), ou la Radio - même si, en Afrique, où il existe environ deux cents Radios Catholiques, la situation est problématique de ce point de vue - se pose le problème des nouveaux moyens.
Les anciens moyens de communication sont utiles là où il n'y a pas d'énergie électrique, là où existe le « digital divide », phénomène pour lequel de vastes secteurs de l'humanité sont laissés en dehors de l'accès aux nouvelles technologies, et qui est étroitement lié au développement : la globalisation est telle aussi par sa grande contribution offerte par les technologies de l'information ; en être en dehors, veut dire être coupés de toute possibilité de développement social et économique ; c'est pourquoi le Pape est très attentif à ce problème et en a parlé dans son Message. Actuellement, de vastes secteurs de l'humanité, les jeunes surtout, sont coupés de l'accès à l'ordinateur, à Internet, aux téléphones portables. Il y a un chemin qu'il faut aider, comprendre et soutenir. Un des problèmes que nous étudions actuellement, est celui de la « banque des programmes » : souvent, en effet, les moyens de communication ont les équipes technologiques, mais ils n'ont pas la capacité de produire des programmes valables et adaptés.
Quand on parle de nouvelles technologies, il est facile d'évoquer le binôme relatif aux jeunes : quelle est leur contribution à l'Eglise du Troisième Millénaire ?
Le Message du Pape de 2009 s'est adressé pour la première fois à la « digital generation », en raison aussi du fait que la majorité de ceux qui, par exemple, fréquentent Youtube, sont des jeunes de 25 à 35 ans. A l'occasion du lancement de l'accord avec Youtube, un journaliste m'a demandé si, de cette manière, le Pape ne s'abaissait pas lui-même de trop. Ma réponse fut simple : avant tout, le Fils de Dieu lui-même s'est abaissé, en se faisant homme au milieu de nous, et cela, c'est l'Eglise. En deuxième lieu, le Pape désire être présent là où se trouvent les hommes, dans cet aréopage moderne ; pour cela, les jeunes peuvent vraiment apporte une contribution à cette réalité, une contribution qui soit être accueillie et comprise. L'Eglise ne peut réduire sa mission uniquement à cela ; mais je crois qu'elle doit utiliser tout ce que la technologie met à sa disposition ; l'Eglise sait en outre qu'elle est une communauté vivante, et que n'importe quel message, même annoncé avec les technologies les plus différentes et les plus modernes, doit trouver accueil dans une communauté vivante et agissante.
Comment est-il possible de faire la Mission, par la communication, la où les moyens de communication n'existent pas?
Dans ces Pays, c'est surtout les Radios catholiques qui apportent des contribution de double nature : la première est la formation pour un développement humain intégral ; l'Eglise, dans son message d'évangélisation, a comme but aussi de former les hommes : c'est donc un message qui comprend également une dimension humaine. L'autre contribution est l'annonce de l'Evangile. Notre but aujourd'hui est de préparer des personnes qui sachent être attentives aux nouvelles technologies, et qui sachent transmettre, par ces nouvelles technologies, la vérité du message évangélique. Les moyens de communication, comme le déclare aussi le Saint-Père dans son Message, ne sont plus des seulement des instruments, mais, dans les communications modernes, ils créent une culture nouvelle ; et, l'intérêt de l'Eglise est d'être présente dans cette nouvelle culture, interactive, et multi-médiatique. Notre problème consiste à préparer des personnes qui soient, au sein de cette nouvelle culture, des instruments des valeurs humaines et évangéliques, et qui puissent imprégner, comme un levain fécond, cette nouvelle réalité humaine dans laquelle nous vivons.
Au mois de juin 2008 s'est tenu le Congrès des Radios Catholiques: quels points de réflexion et de travail ont été dégagés à cette occasion ? Qu'est-ce qui fait de la Radio un instrument aussi adapté à la Mission ?
Dans le moment actuel, il y a une redécouverte de la Radio, parce qu'elle est plus adaptable au cheminement de l'homme ; on ne peut nier qu'elle s'adapte mieux, du point de vue formel, au mouvement de la vie de l'homme d'aujourd'hui ; on ne peut nier que la Radio doive avoir plusieurs fonctions, comme le rappelait le titre du Congrès centré sur « Identité et Mission » : d'un côté, il y a l'identité d'une Radio Catholique qui doit être annonciatrice de l'Evangile ; mais elle doit être ouverte au dialogue, ne pas parler seulement aux catholiques, mais à tout homme, surtout dans le moment actuel où l'homme expérimente ce qu'est la solitude et est à la recherche de son identité. La fonction de la Radio ne doit pas être seulement dans un but de dévotion, qui est certes une caractéristique positive, mais elle doit avoir aussi la capacité de dialogue avec ceux qui sont loin, avec ceux qui ne partagent pas ou qui ne connaissent pas l'Evangile. Pour cela, chaque Radio Catholique a une dimension possédant son propre caractère missionnaire ; elle doit être une communauté qui accueille ceux qui, par la Radio, découvrent les valeurs chrétiennes et le Christ lui-même ; les Radios Catholiques doivent avoir une dimension ouverte au dialogue, elles doivent devenir dialogue de vie avec les personnes qu'elles accueillent, jusqu'à partager les joies, les peines, les luttes des personnes. C'est là que se place la voie pour une Radio Catholique aujourd'hui.
Le jour de la fête de Saint François de Sales, Patron des journalistes, vous avez souhaité que les journalistes soient des messagers de la vérité: quelles caractéristiques doit posséder un bon communicateur? Comment arrive-t-on à la vérité ?
Le Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de l'an passé est éloquent: le Pape y parle des moyens de communication de masse qui sont à un tournant, entre protagonisme et vérité, recherche de la vérité. Je crois que non seulement les journalistes, mais que tout homme devrait exprimer dans sa vie sa forte recherche de la vérité. Et cette recherche de la vérité doit être partagée avec les autres ; cela vaut pour tout homme, et plus spécialement pour les journalistes, pour lesquels c'est un service : les grands journalistes qui ont marqué les moments de l'histoire de chaque Pays, n'ont pas fait du commérage, mais ils ont cherché la vérité, quelle qu'elle soit, et ils ont payé personnellement pour cette vérité. Il faut découvrir alors ce qu'est la Vérité : la recherche de l'homme n'est pas n'importe vérité, c'est une seule Vérité, la Vérité sur l'homme, sur son destin, sur sa signification, sur la vie de tous les jours. Cette recherche passionnée pour la vérité devrait être la caractéristique du vrai journaliste ; en outre, la mission fascinante, prenant et passionnante c'est de partager cette Vérité avec les autres, même s'il y a différents secteurs de la société qui n'aiment pas entendre la Vérité.
Qu'attendez-vous après la célébration de la Journée des Communications Sociales ?
Les Journées des Communications Sociales veulent attirer l'attention de tous ceux qui travaillent dans le secteur sur des valeurs déterminées. Un premier résultat, nous l'avons déjà obtenu : parce que le Message est adressé principalement aux jeunes, nous avons fait entrer les jeunes dans la diffusion du Message. Cent mille jeune environ ont transmis à leurs amis, par Internet, le Message du Pape. Comme le dit le Seigneur Jésus, c'est à nous de semer, et ensuite, il faut laisser la croissance au Bon Dieu, et c'est Lui qui veillera à ce que ce Message fermente, transforme, anime la présence de l'Eglise et des hommes de bonne volonté dans ce secteur.
(fides.org)
06:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : claudio celli, communicaitons, eglise, vie de l eglise, youtube, evangile, saint-pere, pape, technologies, culture, moyens de communication, cote-d ivoire, mission, digital divide, nigeria, internet, jeunes, afrique, universites, jeunesse, radio, radios c |
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12.02.2009
Jésus-Christ fondement et source de la communion en Afrique
AFRIQUE/CÔTE D'IVOIRE - “Jésus-Christ fondement et source de notre communion” : message de conclusion de la 17e Assemblée des évêques francophones de l’Afrique de l’Ouest
L'Assemblée avait pour thème: “L’Eglise famille de Dieu en solidarité pastorale organique dans l’Afrique occidentale, de la CERAO à l’ACEAO”. La CERAO, fondée en 1963, a lancé un processus d’intégration avec l’AECAWA (Association of the Episcopal Conferences of Anglophone West Africa) pour donner naissance à l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique occidentale (cf. 11/12/2007).
« Au terme de nos travaux - lit-on dans le message - nous nous adressons à vous, fidèles catholiques, ainsi qu’aux autorités et responsables de nos pays, et à vous, frères et sœurs d’autres confessions et d’autres religions, aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Nous invitons les fidèles catholiques à contempler et à accueillir le Christ Sauveur, manifestation suprême de l’Amour du Père ».
“Aux dirigeants de nos nations, aux fidèles du Christ, aux pasteurs et aux laïcs, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, nous lançons un appel fort : travaillons pour la promotion de l’unité et de la paix dans notre région par un effort collectif soutenu par la justice sociale, par le respect du bien commun, de la répartition équitable et harmonieuse des biens ; défendons avec fermeté le respect de la vie humaine qui reste sacrée dès sa conception. La personne humaine est créée à l’image de Dieu et sa dignité est inviolable ; encourageons la citoyenneté responsable en utilisant les droits civils pour favoriser l’organisations d’élections libres et transparentes, leur déroulement pacifique et le respect du verdict des urnes ; soyons exigeants avec nous-mêmes et exigeons de nos dirigeants un vrai esprit de service et un bon gouvernement pour un développement vrai et solidaire de nos pays ».
Parmi les initiatives organisées par l’Eglise catholique dans les pays de l’Afrique occidentale il y a la création d’une Université catholique étendue à toute la région. Un fait qui a été salué positivement par les évêques : « L’institution de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) répond à la mission d’enseignement des évêques de la CERAO et aux attentes des fidèles et de la population. Avec sa formule originale d’une Université unique, placée dans plusieurs localités, l’UCAO est présente dans les pays de la CERAO à travers ses unités universitaires. Nous nous réjouissons de l’ouverture de sept unités universitaires dans sept pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire (Abidjan), Guinée Conakry, Mali, Sénégal et Togo. Nous adressons tous nos vœux à la huitième Unité Universitaire qui ouvrira prochainement à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) ».

Font partie de la CERAO les évêques du Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Coste d'Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.
17:28 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abidjan, afrique, cote-d ivoire, eveques, conference episcopale, evangelisation, vie de l eglise, aceo, cerao, aecawa, universite catholique |
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10.02.2009
Côte-d'Ivoire: Vers le début de l'ère ACEAO
AFRIQUE/COTE D'IVOIRE - Vers “le début de l’ère ACEAO”, unique structure de coordination des Conférences épiscopales en Afrique occidentale - Le discours du Card. Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples

Le Cardinal a tout d’abord exprimé sa joie et celle de Mgr Sarah de se trouver parmi les évêques de l’Afrique occidentale, et surtout de leur transmettre « les saluts et l’affection paternelle de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ainsi que sa bénédiction apostolique et l’assurance de sa prière pour le succès de vos travaux ».
Le Cardinal a ensuite retracé brièvement l’histoire de la fusion des deux Conférences épiscopales régionales de l’Afrique occidentale, celle francophone (CERAO) et celle anglophone (AECAWA), évoquant « la nouvelle Pentecôte » vécue à Abuja le 7 septembre 2007, qui continue dans la XVIIe Assemblée de la CERAO « qui, avec l’AECAWA, va se fondre désormais en une unique structure régionale appelée ACEAO. Je voudrais tout de suite vous dire combien je suis reconnaissant à Dieu de me permettre de présider l’ouverture de cette ultime Assemblée de votre Conférence régionale francophone, née il y a 45 ans, soit presque un demi-siècle ».
Le Cardinal a poursuivi ensuite :
Le Cardinal Dias a ensuite souligné le dynamisme manifesté pendant 45 ans par la Conférence régionale de l’Afrique occidentale francophone, et a évoqué de nouveau le rôle des « anciens », dont beaucoup sont décédés : « Les cardinaux Bernardin Gantin, Paul Zoungrana, Bernard Yago, Hyacinthe Thiandoum, et Monseigneur Luc Sangaré, pour citer seulement les plus éminents déjà rappelés à la Maison du Père », qu’il a remerciés et loués.
En tout cas, a noté le Cardinal Préfet du dicastère missionnaire, la génération d’évêques qui les a immédiatement suivis « manifeste le même dynamisme, la même intelligence pastorale, la même sollicitude de fécondité missionnaire », ainsi la Conférence « s’est-elle bien structurée ».
Pour développer la pastorale diocésaine, « il faut l’insérer dans la pastorale de toute la Conférence épiscopale nationale », qui doit tenir compte des grandes fragmentations des nations du continent. « Il faudra affronter les difficultés inhérentes à la réception et à l’acceptation du double héritage signalé », mais aussi « le défi du passage à l’ACEO ». D’où la nécessité d’être bien informé sur les héritages à faire siens et sur les défis à affronter.
Le Cardinal Dias a insisté sur le fait qu’une nouvelle Pentecôte ait été possible pour la Région ecclésiale de l’Afrique occidentale, « grâce au caractère très concret et structuré du principe christologique vécu par les évêques fondateurs : la solidarité pastorale organique autour des trois fonctions messianiques ». Il est indispensable que ce double principe christologique et pneumatologique « soit en action dans la nouvelle ère que vous affrontez : l’ère ACEAO ». Ce doit être « un chemin de Foi et d’Amour, tout imprégné de la présence du Christ et guidé par l’Esprit », a vivement souhaité le Cardinal. En outre, en cette année dédiée à saint Paul, les évêques doivent vivre et doivent faire vivre leurs communautés dans une intimité profonde avec le Christ, selon l’expression de l’Apôtre : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ».
Les défis ne manquent pas en Afrique et inquiètent le cœur des pasteurs: « La croissance, les qualités humaines, sacerdotales, spirituelles, morales et la sainteté de vos prêtres et de tout le peuple de Dieu (…). Je désire attirer votre attention sur les défis qui pourraient vous arriver de l’extérieur, à cause de la mondialisation ». Voilà pourquoi « la gravité des défis invite les Pasteurs comme vous à la clairvoyance, au discernement et à la réflexion ».
Face au « phénomène général de l’effondrement du monde financier et du travail », a observé le Cardinal Dias, « il faut que nous nous demandions ce que le Seigneur veut nous apprendre par ces évènements ». « Peut-être veut-il (…) nous inviter à examiner sérieusement la solidité du fondement spirituel de nos chrétiens ».
Pour finir, face aux multiples problèmes que pose le monde, le Cardinal a déclaré : « Comme constructeurs de la demeure spirituelle de nos peuples, il faudra donc que nous discernions bien ce que l’Esprit dit à son Eglise aujourd’hui, et que nous apprenions à lire les signes écrits sous les écrans des Bourses mondiales ».
Face aux graves problèmes qui menacent l’humanité, le Cardinal Dias a déclaré avoir jugé opportun de communiquer aux évêques ses pensées, afin qu’ils soient toujours conscients et vigilants. Enfin, à tous les participants, le Cardinal Dias a souhaité une fructueuse session de travail, les assurant de son accompagnement par la prière.
13:24 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eveques, robert sarah, afrique, cote-d ivoire, conference episcopale, cardianl dias, evangelisation, vie de l eglise, aceo, cerao, aecawa |
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