01.05.2012

1er mai à l'enseigne de l’austérité

1er mai.jpegLes politiques d’austérité qui ont le vent en poupe en Europe sont contre-productives. C’est ce qu’affirme l’Organisation Internationale du Travail dans un rapport rendu public ce lundi. Au niveau mondial, les chômeurs seront six millions de plus cette année. Or cette dégradation de la situation de l’emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux. L’OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégies de relance de la demande intérieure, et souligne la nécessité de revoir les objectifs des fonds structurels européens afin qu’ils soutiennent l’emploi au lieu de développer les zones rurales comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Enfin, l’OIT est favorable à la mise sur pied d’une véritable politique d’emploi qui serait financée par un nouvel instrument financier au niveau européen. 

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30.03.2012

Juifs et catholiques unis pour un ordre économique plus juste

bourse.JPGJuifs et catholiques peuvent unir leurs forces en vue d’un ordre économique plus juste. La commission bilatérale, regroupant le grand Rabbinat d’Israël et la commission du Saint-Siège pour les rapports religieux avec le judaïsme, s’est réunie à Rome du 27 au 29 mars. Cette commission a été instituée dans la foulée de la visite de Jean-Paul II en Israël. C’était sa 11° rencontre et elle était consacrée à la crise financière actuelle, en présence, notamment, du président de l’IOR, Institut pour les Œuvres de Religion, Ettore Gotti Tedeschi et de l’ancien président de la Banque d’Israël, l’économiste Meir Tamari. Dans un communiqué final, les participants affirment à leur tour que la crise financière plonge ses racines dans la perte des valeurs morales, en particulier dans le domaine économique et ils soulignent que les religions ont un rôle actif à jouer auprès des politiques et des responsables de la finance en vue d’un ordre économique plus juste.

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03.05.2010

Une autorité politique mondiale pour contrebalancer la mondialisation économique ?

La fête du 1er mai, dédiée au travail, a été bien morose, particulièrement en Europe, et notamment en Grèce. Des affrontements ont eu lieu lors des traditionnels défilés à Athènes et à Thessalonique, entre forces de l’ordre et manifestants.

D’une manière globale, l’urgence d’une nouvelle organisation économique se fait sentir. Il en est question en ce moment même au Vatican à l’occasion de la 16e session plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales.

Les participants ont été reçus vendredi par Benoît XVI qui a plaidé en faveur de « l’intervention publique » face à la logique des marchés. Pour le Pape, la crise financière mondiale a démontré la fragilité du système économique actuel et des institutions qui lui sont liées.

 

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Le professeur Louis Sabourin, de l’université du Québec et fondateur de l’Institut de coopération internationale à Ottawa, partage cette réflexion. Il soutient l’appel de Benoît XVI à la création d’une nouvelle autorité politique mondiale : >>

Propos recueillis par Hélène Destombes (Radio Vatican)


18.03.2010

Benoît XVI propose face aux entrepreneurs de revoir les modèles de développement

Benoît XVI recevait aujourd’hui une délégation des membres de l’Union des industriels et des entreprises de Rome.

 

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À la veille de la Saint-Joseph, le patron des travailleurs, le Pape a évoqué les défis posés par la crise économique et financière, en reprenant des éléments de son encyclique sociale, « Deus Caritas Est », publiée il y a maintenant presque un an.

La crise économique est l’occasion de revoir les modèles de développement, a estimé le Pape.

Thomas Chabolle (Radio Vatican): >>

10.02.2010

Pour une éthique des politiques européennes

Il y a un peu plus de deux mois, le Traité de Lisbonne est entré en vigueur. Il existe donc une nouvelle architecture au sommet des instances européennes qui doit permettre un meilleur fonctionnement des institutions communautaires. Ce changement institutionnel a lieu en pleine crise économique et financière et la Commission a entrepris de réviser sa stratégie économique à long terme et évoqué une nouvelle économie sociale de marché viable.

La Conférence des Eglises européennes rappelle que les politiques européennes doivent comporter une dimension éthique, mais le problème est loin d’être aussi simple selon Yves Gazzo, chef de la délégation de la Commission des Communautés européennes près le Saint-Siège: >>

 

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Yves Gazzo (photo) est interrogé par Fausta Speranza (Radio Vatican).

12.01.2010

L’Église de Guyane espère un avenir meilleur à ses fidèles

« La crise financière et économique a, dans nos régions, des répercussions tragiques en raison de situations sociales très difficiles et d’une vie chère désormais insupportable ». Voilà ce qu’écrivait, il y a presque un an, lors des grèves aux Antilles, les quatre évêques des DOM dans leur message « La Force de l’Espérance ».

 

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À l’heure des referendum sur le changement de statut en Guyane et en Martinique, qui ont eu lieu dimanche 10 janvier, Monseigneur Lafont (photo), évêque du diocèse de Cayenne en Guyane, revient sur la situation sociale actuelle des habitants et explique le défi que se lance l’Église pour l’avenir de la Guyane : >>

 

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Propos recueillis par Marion Fontenille (Radio Vatican).

17.06.2009

La dimension « cosmique » du Corpus Domini (Saint-Sacrement)

Angélus du dimanche 14 juin


ROME, Dimanche 14 juin 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous les paroles de Benoît XVI avant et après l'Angélus de ce dimanche 14 juin.

 


AVANT L'ANGELUS

Chers frères et sœurs,

On célèbre aujourd'hui dans différents pays, dont l'Italie, le Corpus Domini, la fête de l'Eucharistie, au cours de laquelle le Corps du Seigneur est solennellement porté en procession. Que signifie pour nous cette fête ? Elle ne fait pas seulement penser à l'aspect liturgique : en réalité, le Corpus Domini, est un jour qui implique une dimension cosmique, le ciel et la terre.

Il évoque avant tout - au moins dans notre hémisphère - cette saison si belle et parfumée où le printemps se transforme en été, où le soleil est fort dans le ciel et où dans les champs mûrit le blé. Les fêtes de l'Eglise, comme les fêtes juives, sont liées au rythme du soleil, des semences et de la moisson.

Cela ressort en particulier de la solennité d'aujourd'hui, au centre de laquelle il y a le signe du pain, fruit de la terre et du ciel. C'est pourquoi le pain eucharistique est le signe visible de Celui en qui ciel et terre, Dieu et homme sont devenus une seule chose. Et ceci montre que le rapport avec les saisons n'est pas quelque chose de purement extérieur pour l'année liturgique.

La solennité du Corpus Domini est intimement liée à Pâques et à la Pentecôte : la mort et la résurrection de Jésus et l'effusion de l'Esprit Saint en sont les présupposés. Elle est en outre immédiatement liée à la fête de la trinité, célébrée dimanche dernier.

C'est seulement parce que Dieu lui-même est relation qu'il peut y avoir avec lui un rapport ; et c'est seulement parce qu'il est amour qu'il peut aimer et être aimé. Ainsi, le Corpus Domini est une manifestation de Dieu, une attestation que Dieu est amour. Cette fête nous parle de l'amour divin d'une façon unique et particulière, de ce qu'il est et de ce qu'il fait. On dit, par exemple, qu'il se régénère en se donnant, qu'il se reçoit en se donnant, qu'il ne s'épuise pas et qu'il ne se consume - comme le chante l'hymne de saint Thomas d'Aquin : « nec sumptus consumitur ».

L'amour transforme toute chose, et l'on comprend donc qu'aujourd'hui, au centre de la fête du Corpus Domini, il y a le mystère de la transsubstantiation, signe de Jésus-Charité, qui transforme le monde. En le regardant, en l'adorant, nous disons : « Oui, l'amour existe, et puisqu'il existe, les choses peuvent changer, en mieux, et nous pouvons espérer ». C'est l'espérance qui vient de l'amour du Christ qui nous donne la force de vivre et d'affronter les difficultés.

C'est pourquoi nous chantons, tout en portant le Saint-Sacrement en procession, nous chantons et nous louons Dieu qui s'est révélé en se cachant dans le signe du pain rompu. Nous avons tous besoin de ce pain, parce que le chemin vers la liberté, la justice et la paix est long et fatiguant.

Nous pouvons imaginer avec quelle foi et quel amour, la Vierge a reçu et adoré dans son cœur la sainte eucharistie ! A chaque fois, c'était pour elle comme revivre tout le mystère de son Fils Jésus : de sa conception à sa résurrection. « Femme eucharistique », c'est ainsi que mon vénéré et bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II l'a appelée. Apprenons d'elle à renouveler continuellement notre communion avec le Corps du Christ pour nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimés.

 


APRES L'ANGELUS

Du 24 au 26 de ce mois se tiendra à New York la Conférence des Nations unies sur la crise économique et financière et son impact sur le développement. J'invoque sur les participants de cette conférence, et sur les responsables de la chose publique et du sort de la planète, l'esprit de sagesse et de solidarité humaine afin que la crise économique et financière actuelle se transforme en occasion capable de favoriser une plus grande attention à la dignité de toute personne humaine et de promouvoir une distribution équitable du pouvoir de décision et des ressources, avec une attention particulière au nombre de pauvres, hélas, toujours croissant.

En ce jour où, en Italie et dans de nombreuses autres nations, on célèbre la fête du Saint-Sacrement, « Pain de la vie », comme je viens de le mentionné, je désire rappeler spécialement les centaines de milliers de personnes qui souffrent de la faim. Il s'agit d'une réalité absolument inacceptable qui a du mal à diminuer en dépit des efforts de ces dernières décennies. Je souhaite donc qu'à l'occasion de la prochaine conférence de l'ONU, et au siège des institutions internationales, on prenne des mesures en accord avec toute la communauté internationale et que l'on fasse les choix stratégiques, parfois difficiles à accepter, qui sont nécessaires pour assurer à tous, actuellement et à l'avenir la nourriture fondamentale et une vie digne.

Vendredi prochain, en la solennité du Sacré Cœur, Journée de la sanctification sacerdotale, s'ouvrira l'Année sacerdotale, que j'ai voulue, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars. Je confie à vos prières cette nouvelle initiative spirituelle qui suivra l'année Saint-Paul qui désormais arrive à sa conclusion. Puisse cette nouvelle année jubilaire constituer une occasion propice pour approfondir la valeur et l'importance de la mission sacerdotale et pour demander au Seigneur de faire à son Eglise le don de nombreux et saints prêtres.

Après la prière de l'Angélus, le pape a également salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Je vous salue cordialement, chers pèlerins francophones. En ce dimanche, de nombreux pays célèbrent la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Ce don que le Seigneur fait de lui-même pour la vie du monde est la source de tout amour. C'est un précieux héritage que nous sommes invités à accueillir pour en vivre nous-mêmes. Prenez le temps de le recevoir avec ferveur comme un trésor et d'y adorer le Christ réellement présent. Avec ma Bénédiction apostolique.

© Copyright du texte original plurilingue : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit

03.04.2009

Redonner à l’économie sa dimension humaine

Saint-Siège : « Redonner à l’économie sa dimension humaine »

Message du card. Bertone aux ministres du travail du G8

 

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ROME, Vendredi 3 avril 2009 (ZENIT.org) - « Redonner une dimension humaine à l'économie » est le moyen pour sortir de la « crise financière la plus grave de l'histoire », écrit le cardinal Tarcisio Bertone (photo), secrétaire d'Etat, dans son message aux ministres du travail des membres du G8 et aux six autres invités au sommet social qui s'est tenu à Rome du 29 au 31 mars, pour formuler des solutions aux « conséquences humaines » de la crise financière mondiale.

Le sommet réunissait les ministres du travail d'Italie, de France, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, du Japon, du Canada et de la Fédération russe, et ceux des six grandes économies mondiales, Chine, Inde , Brésil, Mexique, Afrique du sud et Egypte, sous la présidence du ministre du travail, de la santé et des politiques sociales du gouvernement italien, Maurizio Sacconi. 

Dans son message, adressé au ministre italien Sacconi, le cardinal Bertone reconnaît que l'initiative de mettre la question de l'emploi au centre du débat international « est d'autant plus opportune, qu'est devenue évidente la dimension éthique de la crise, causée par une gestion mondialisée des finances ne visant que le profit et non le bien commun et la dignité de la personne ».

A ce propos, le secrétaire d'Etat du Vatican rappelle que le principe de la dignité humaine, base de la doctrine sociale de l'Eglise, repose sur le fait que « la personne constitue le centre et le sommet de tout ce qui existe sur terre, et qu'elle est donc le but vers lequel doivent tendre toutes les institutions sociales et toute l'action économique ».

Servir les besoins les plus fondamentaux de tous les hommes, spécialement ceux des plus pauvres, constitue donc « un pilier fondamental et la pierre milliaire de chaque mesure prise pour résoudre cette crise économique qui touche désormais toutes les nations sans exception ».

C'est pourquoi, « au-delà des mesures conjoncturelles à prendre pour bloquer les turbulences financières et sortir de la récession généralisée, il faut que tout soit mis en œuvre pour que l'économie puisse retrouver une dimension humaine », souligne le cardinal Bertone. 

L'objectif de la rencontre de Rome était d'ailleurs de formuler des propositions permettant de sortir de la crise en tenant suffisamment compte des personnes et de leurs droits, en leur offrant des garanties en termes de protection sociale et d'emploi.

Le paradigme d'un soutien social durable, au cœur de la rencontre de Rome, estime le cardinal Bertone dans son message, doit « s'accompagner d'une conscience sociale mondiale, la conscience que dans le monde, l'humanité forme une seule et même famille ». 

Aux vues des nombreuses discussions multilatérales sur la crise, « le monde s'attend à des propositions concrètes et efficaces, capables de garantir à tous, y compris à ceux qui ont perdu leur emploi où risquent de le perdre, un niveau de revenu et de protection essentiel ». 

Il faut en même temps, conclut le cardinal Bertone, que « les droits fondamentaux des travailleurs soient absolument respectés et renforcés » et que « la coordination entre les gouvernements inclut le dialogue avec les parties sociales et avec la société civile, de manière à réussir à stimuler les économies nationales, non au détriment de la coopération internationale, mais au contraire en essayant de la renforcer ».

11.03.2009

Crise économique: des données de plus en plus alarmantes de l’Afrique à l’Europe

EUROPE - Crise économique: des données de plus en plus alarmantes de l’Afrique à l’Europe, ceux qui payent le prix le plus élevé sont les pays pauvres ; la mortalité infantile augmente

 

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Rome (Agence Fides) – Les données négatives sur la situation de l’économie mondiale se succèdent: le PIB mondial est en baisse pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, selon les nouvelles diffusées par le Fonds monétaire international, à Dar es Salaam en Tanzanie, pendant la rencontre des ministres des finances et des gouvernants des banques centrales des 53 pays africains.

Le conseil EPSCO au Conseil européen de printemps (Conseil pour l’emploi, la politique sociale, la santé et les consommateurs) a sonné l’alarme à propos du chômage en Europe : en 2010 il y aura 6 millions de chômeurs en plus et la crise financière aura des conséquences lourdes sur l’économie mondiale pendant toute l’année 2009.

Pendant ce temps la Banque Mondiale – dans un document rédigé en prévision du G20 des ministres de l’économie et des banquiers centraux – rapporte que le commerce mondial et la production industrielle subiront une forte contraction pendant l’année en cours.

La récession est mondiale, cependant la grave crise économique et financière montrera les effets les plus désastreux sur les populations pauvres de la planète, touchant les populations les plus vulnérables. Telle est la prévision contenue dans une recherche de l’UNESCO présentée ces jours-ci. Plus de 390 millions de personnes en Afrique sub-saharienne, qui vivent déjà dans des conditions de pauvreté extrême, paieront 18 milliards de dollars, soit 46 dollars par personne, la diminution de la croissance qui arrivera presque à zéro, prévue en 2009. Selon l’estimation de la Banque mondiale, les pays en voie de développement pourraient atteindre un déficit financier allant de 270 à 700 milliards de dollars. Il s’agit de chiffres qui dépasseront largement ceux des pays riches : l’UNESCO prévoit en effet une perte de 20% du revenu par tête parmi les populations les plus indigentes du continent africain.

Un aspect particulièrement préoccupant de la crise économique mondiale – comme il ressort d’une enquête des Nations Unies - est l’augmentation de la mortalité infantile, dont l’incidence pourrait s’étendre sur le développement des générations futures. On prévoit que le phénomène – provoqué principalement par la malnutrition-  pourrait concerner entre 200.000 et 400.000 enfants. De lourdes répercussions pourraient en outre se faire sentir sur les capacités cognitives de millions d’enfants. La récession aura une incidence négative sur les objectifs de développement fixés par la communauté internationale, et la contraction fiscale la plus forte concernera précisément ces pays qui sont encore loin de ces objectifs.

Le facteur qui pèse le plus sur les effets de la crise dans les effets pauvres est la faiblesse du système financier. L’ONU calcule que 43 pays à revenu bas sur 48 ne sont pas en mesure d’adopter des mesures fiscales en faveur des populations les plus vulnérables. Des 43 pays mentionnés, 27 ne disposent pas de marges de manœuvre fiscale, parmi lesquels : le Mozambique, l’Ethiopie, le Mali, le Sénégal, le Rwanda et le Bangladesh. Seul un tiers des pays en voie de développement - selon la Banque mondiale - possède les ressources nécessaires pour faire face à cette crise et empêcher une augmentation de la pauvreté.

La crise mondiale est partie des pays riches, du manque de contrôle sur leurs systèmes financiers, mais les répercussions les plus graves concernent les pays en voie de développement et les pays les plus pauvres de la planète. Les prévisions de l’Institut de Washington indiquent que sur 166 pays en voie de développement, 94 ont expérimenté un ralentissement sensible de la croissance ; parmi les secteurs les plus touchés, il y a les constructions et le département manufacturier, c'est-à-dire ceux qui jusqu’à présent avaient montré le plus grand dynamisme.

Un engagement économique plus grand au Nord de la planète pourrait alléger cette situation et éviter une catastrophe humanitaire ; cependant, tandis que la Banque mondiale demande de destiner 0,7% -1% des revenus fiscaux aux pays pauvres, la tendance générale va dans la direction opposée: selon l’étude de l’UNESCO, l’UE réduira sûrement son engagement économique - équivalent à 0,56% du PIB, entre aujourd’hui et 2010 - à cause des prévisions pessimistes de croissance.

(Agence Fides 10/3/2009)