09.06.2010

Le plus grand rassemblement international de prêtres de toute l’histoire

Du 9 au 11 juin à Rome, pour la clôture de l’Année sacerdotale

 

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ROME, Mardi 8 juin 2010 (ZENIT.org) - Du 9 au 11 juin, la ville de Rome accueillera près de 9.000 personnes venues participer à la grande rencontre internationale des prêtres qui marquera la fin de l'Année sacerdotale, proclamée par le pape Benoît XVI pour le 150ème anniversaire du « dies natalis » de Jean-Marie Vianney, le saint Patron de tous les curés du monde. 

A cette occasion, Benoît XVI  proclamera le saint curé d'Ars « patron de tous les prêtres du monde ».

L'organisation logistique et technique de cet événement, promu par la Congrégation pour le clergé, a été confiée au service romain des pèlerinages, l'« Opera Romana Pellegrinaggi ». 

Ce grand rassemblement s'inscrit dans la continuité des précédentes rencontres internationales du clergé qui, entre 1996 et 2004, ont eu lieu à Fatima (Portugal), à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire), à Guadalupe (Mexique), à Nazareth, Bethléem et Jérusalem (Terre Sainte), à Rome (à l'occasion du grand jubilé de l'An 2000) et, enfin, à Malte. 

La rencontre internationale des prêtres revient à Rome, au cœur de la chrétienté, sur le thème : « Fidélité du Christ, Fidélité du prêtre » et il se pourrait qu'il soit  non seulement l'événement ecclésial le plus suivi de l'année en cours, mais également le plus grand rassemblement de prêtres jamais réalisé jusqu'ici. 

La capitale italienne s'apprête donc à accueillir 9.000 prêtres provenant de 91 pays. Le maire de la ville, Gianni Alemanno, accueillera une délégation le mercredi 9 juin à 15h30 dans la Salle Pietro da Cortona des Musées du Capitole. Le matin même sera donné le coup d'envoi de ces trois journées sacerdotales, « trois jours » qui se dérouleront entre la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, la basilique Saint-Jean de Latran et la basilique Saint-Pierre. 

Les 9 et 10 juin, la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs et celle du Latran, reliées en vidéo conférence, accueilleront la méditation du matin à partir de 9h00 qui sera suivie, dans chacune des basiliques, d'une adoration eucharistique et de la messe. 

Dans la soirée du 10 juin, à 20h30, ce sera au tour de la place Saint-Pierre d'accueillir une veillée, en présence du pape qui, le lendemain, à 9h30 , toujours place saint-Pierre, clôturera ces « trois jours » consacrés aux prêtres en présidant une concélébration eucharistique.

La rencontre internationale des prêtres, ouverte non seulement aux religieux, mais également aux séminaristes, aux diacres permanents, aux religieuses et aux laïcs engagés dans le soutien des prêtres au sein de leurs communautés paroissiales, sera également l'occasion pour tous les fidèles de participer aux deux célébrations en présence du pape, sur la Place Saint-Pierre, la veillée du 10 et la messe du 11.

Ces journées prévoient également des initiatives de Mouvements et autres organismes d'Eglise, coordonnées par la Congrégation pour le clergé, dès mardi 8 juin, dans la basilique Saint-Jean de Latran (9h30-19h30), notamment une retraite organisée par le Renouveau charismatique catholique international (ICCRS), puis un congrès à l'université pontificale Regina Apostolorum (à 15h00) sur le thème : « A l'image du Bon Pasteur. Le profil du prêtre au XXIème siècle », proposé par l'Institut Sacerdos de l'université, et le 9 juin, une manifestation, dans l'après-midi, à la salle Paul VI (à partir de 16h00) réalisée par les Mouvements des Focolaris et de Schönstatt. 

Enfin durant ces journées de prière, de réflexion et de partage, l' Opera Romana Pellegrinaggi s'est également engagée à proposer quelques expériences de pèlerinage à Rome et à l'étranger à tous les participants de ce grand évènement. Parmi eux, certains ont déjà demandé de bénéficier des propositions de « la Rome chrétienne », tandis que d'autres ont demandé à poursuivre ces « trois journées » de Rome par un pèlerinage en Terre Sainte, à Lourdes ou en Italie, où les destinations les plus demandées sont Assise et San Giovanni Rotondo.

26.05.2010

Le Pape à l’audience générale : l’autorité est un service

Benoît XVI a demandé ce mercredi aux catholiques de « prier pour lui » afin qu'il sache prendre soin de l'entière communauté des fidèles, y compris de ceux qui sont dans le péché ».

 

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Devant quelque 25.000 personnes Place Saint-Pierre, le Pape a consacré son audience hebdomadaire au « pouvoir de gouvernement » du prêtre, à l'approche de la conclusion, le 11 juin, de l'année sacerdotale placée sous le patronage du Saint curé d'Ars, Jean-Marie Vianney.

Benoît XVI a également demandé aux fidèles de prier pour l'aider dans sa « mission spécifique de gouverner l'Église ». Soulignant que l'autorité des prêtres, des évêques et du Pape vient du Christ, Benoît XVI a affirmé: « même le Pape ne peut pas faire ce qu'il veut parce qu'il est le gardien de l'obéissance au Christ et à sa parole ».

 

 

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Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >> 


Chers frères et sœurs, je conclus aujourd’hui la catéchèse sur les trois fonctions spécifiques du prêtre en parlant du pouvoir de gouvernement. Exercée en référence au Transcendant, l’autorité pour les chrétiens est le reflet de l’Unique Bien suprême qui est Dieu. Paître le troupeau du Seigneur doit être un service d’amour, affirme Saint Augustin ! Voilà la loi suprême pour tout ministre de Dieu ! Être pasteur selon le cœur de Dieu requiert une rencontre personnelle et constante avec le Seigneur, une connaissance profonde de sa Personne, une adhésion à sa volonté. De la docilité du prêtre au Christ dépend la docilité du troupeau au Pasteur. L’autorité est un service vécu dans l’Église par le don total de soi-même pour la sanctification du troupeau. Pour remplir ce ministère, le prêtre doit puiser ses forces dans le Christ seul, le vrai modèle par son humble service d’amour exprimé dans le lavement des pieds et par sa royauté qui culmine sur la Croix.

Chers prêtres, gouverner c’est former le Christ dans les cœurs des chrétiens. N’ayez pas peur de conduire au Christ le troupeau qui vous est confié en étant vous-mêmes des modèles pour tous.

Je vous invite cordialement aux prochaines célébrations qui concluront l’Année sacerdotale ! Quant à vous chers frères et sœurs, puissiez-vous prier pour le Successeur de Pierre qui a la mission spécifique de gouverner l’Église, ainsi que pour vous Évêques et vos prêtres.

 

 

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J’accueille avec joie les francophones présents dont la délégation islamo chrétienne accompagnée par son Excellence Monseigneur Khoury, le Recteur et les séminaristes du Grand Séminaire de Strasbourg et enfin des pèlerins de l’Île de la Réunion. Bon pèlerinage à tous !

 

 

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(Radio Vatican)

06.05.2010

Benoît XVI invite les prêtres à rechercher la perfection morale

Ce mercredi, à l’audience générale, le Pape a invité les prêtres à rechercher sans cesse la perfection morale.

 

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Devant quelque 15 000 personnes rassemblées sur la place Saint-Pierre, Benoît XVI a proposé une méditation sur le ministère sacerdotal en rappelant que le peuple de Dieu s’attend à juste titre à avoir des prêtres saints – en dépit des faiblesses humaines – capables de sanctifier et de servir de pont entre Dieu et les hommes.

Le Pape a également invité les prêtres à faire du confessionnal le lieu de la Réconciliation et à y être plus présents !

 

 

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Mais ses encouragements s’adressaient aussi aux fidèles qui doivent être proches de leurs prêtres, surtout dans les situations difficiles.

Autre thème évoqué par Benoît XVI : le mariage, instrument de salut pour toute la société. Comme tous les objectifs importants, il exige que l’on soit prêt à sacrifier ses intérêts pour le bien de l’autre. Il requiert des efforts de tolérance et de pardon. Il invite à entretenir et protéger le don d’une vie nouvelle.

Enfin, le Pape s’est dit très heureux de se rendre au Portugal, du 11 au 14 mai, pour le 10 anniversaire de la béatification des petits bergers de Fatima.

Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>



 

 

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Résumé de la catéchèse en langue française


 Chers frères et sœurs, le Saint Suaire devant lequel j’ai prié dimanche dernier, nous aide à contempler le Ressuscité dont la mission rédemptrice se poursuit aujourd’hui par le ministère des prêtres. Le prêtre a reçu mission de sanctifier les hommes, surtout par les Sacrements et par le Culte de l’Église. Sanctifier une personne signifie la mettre en contact avec Dieu, avec son être de lumière, de vérité et de pur amour. Et ce contact transforme la personne. Les prêtres doivent être comme des ponts qui favorisent la rencontre avec Dieu. Ils doivent être disponibles, généreux et attentifs à offrir à leurs frères les trésors de la grâce de Dieu dont ils ne sont pas les propriétaires mais les gardiens et les administrateurs. Se rappelant que l’annonce missionnaire et le culte sont inséparables, le prêtre, comme le Curé d’Ars, doit donner la primauté au munus sanctificandi. Puissiez-vous vivre, chers prêtres, avec joie et avec amour la Liturgie et le culte ! Puissiez-vous aussi faire du confessionnal le lieu de la Réconciliation et y être plus présents ! Puissiez-vous enfin célébrer et vivre avec intensité l’Eucharistie qui est le centre de la mission de sanctification ! Quant à vous chers frères et sœurs, priez pour vos prêtres afin qu’ils soient toujours des Pasteurs selon le cœur de Dieu.

Je suis heureux de vous accueillir chers pèlerins francophones particulièrement les étudiants et les paroissiens présents. Je salue aussi chaleureusement les Camerounais qui sont parmi nous. Que Dieu vous bénisse !

 

(Radio Vatican)

12.04.2010

Le Pape prie pour la Pologne et invite, lors de la prière du Regina Caeli, à suivre les traces du curé d'Ars

Au lendemain de la mort du président polonais dans un tragique accident d’avion en Russie, le Pape a, une fois encore, fait part de sa peine et assuré qu’il priait pour la Pologne.


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Benoît XVI a également confié sa joie de se rendre à Turin pour y vénérer le Saint Suaire. Juste auparavant, lors de la prière du Regina Caeli, à Castel Gandolfo, il soulignait l’urgence d’une annonce et d’un témoignage de la vérité de l’Amour, à l’image du Saint curé d’Ars.

 

Xavier Sartre (Radio Vatican): >>

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Alors que la Pologne est encore sous le choc après la mort samedi dans un accident d’avion de 95 passagers, dont le président polonais Lech Kaczynski et son épouse, Benoît XVI, s’est de nouveau adressé, ce dimanche, au peuple polonais. Après la prière du Regina Caeli, le Pape a, exprimé ses profondes condoléances, et s’adressant directement aux pèlerins polonais présents, il a évoqué sa profonde douleur à l’annonce de l’accident.

"Tous sont morts, a-t-il déclaré, dans le voyage à Katyn, lieu du supplice de milliers d’officiers polonais assassinés il y a soixante-dix ans. Je les confie tous à la miséricorde de Dieu".

28.03.2010

Le P. Cantalamessa aux prêtres : les scandales n´auront pas le dernier mot

Troisième prédication de Carême


ROME, Vendredi 26 mars 2010 (ZENIT.org) - Dieu invitait le prêtre Jérémie qui s'apitoyait sur son sort, à la conversion. Le Christ fait de même aujourd'hui avec ses prêtres. En cette période de crise provoquée par les révélations d'abus sexuels à travers le monde, le Christ rappelle au prêtre qu'il connaît ses « épreuves » et sa « pauvreté » mais que s'il « reste fidèle », il lui donnera « la couronne de vie ».

C'est ce qu'a affirmé en substance le P. Raniero Cantalamessa, ofmcap, prédicateur de la Maison pontificale, dans sa troisième prédication de Carême, prononcée ce vendredi matin, en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine, dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican.

« Quelle est la réponse de Dieu au prophète et prêtre en crise ? Non pas 'Mon pauvre petit, tu as raison, comme tu es malheureux !' », mais « 'Si tu reviens, et que je te fais revenir, tu te tiendras devant moi ; si de ce qui est vil tu tires ce qui est noble, tu seras comme ma bouche » (Jr 15, 19). En d'autres termes : conversion ! », a déclaré le P. Cantalamessa.

Après avoir expliqué, dans les prédications précédentes, que le ministère sacerdotal est d'abord un don, une grâce, le prédicateur de la Maison pontificale a expliqué quel est le devoir, l'appel « qui jaillit de ce don ». Cet appel, c'est « la conversion ».

Il invite les prêtres à un examen de conscience, citant la Lettre de Benoît XVI pour l'indiction de l'Année sacerdotale dans laquelle le pape propose le saint Curé d'Ars comme modèle de pauvreté sacerdotale. « 'Il était riche pour donner aux autres, et bien pauvre pour lui-même'. Son secret, c'était 'de tout donner et de ne rien garder' », a-t-il expliqué.

Le P. Cantalamessa a mis en garde contre la tentation de l'argent, du confort, de s'approprier la foi et tout décider, au lieu d'être plutôt des « coopérateurs de la joie des gens ». Il a mis en garde contre la tiédeur en disant : « La tiédeur d'une partie du clergé, le manque d'ardeur et l'inertie apostolique : voilà, je crois, ce qui affaiblit l'Eglise, plus encore que les scandales occasionnels de quelques prêtres qui font davantage de bruit, mais contre lesquels il est plus facile de prendre des mesures ».

Le prédicateur capucin a rappelé que Dieu connaît les « épreuves » et la « pauvreté » du prêtre mais qu'il l'invite à la fidélité et à l'espérance car s'il « reste fidèle jusqu'à la mort » Dieu lui donnera « la couronne de vie » (Lettre de saint Paul à l'Eglise de Smyrne).

Il a poursuivi en expliquant que si le prêtre sait chercher l'approbation de Dieu et non celle des hommes « ce sera le monde qui cherchera (sa) faveur ».

« Je ferai de toi, pour ce peuple-là, un rempart de bronze fortifié », a-t-il déclaré en citant les paroles de Dieu au prophète Jérémie, et en ajoutant : «  cette parole s'adresse maintenant à vous, Saint-Père ». « Ils lutteront contre toi, mais ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi » (Jr 15, 19-20), a-t-il ajouté.

Il a poursuivi en soulignant que « le Christ souffre plus que nous de l'humiliation de ses prêtres et de l'affliction de son Eglise ». « S'il le permet, a-t-il dit, c'est parce qu'il connaît le bien qui peut en sortir, en vue d'une plus grande pureté de son Eglise. Si elle fait preuve d'humilité, l'Eglise sortira plus resplendissante que jamais de cette guerre ! L'acharnement des médias - nous le voyons aussi dans d'autres cas - finit à la longue par obtenir l'effet contraire à celui qu'ils désiraient ».

Il a conclu en rappelant que l'invitation du Christ : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai », s'adresse aujourd'hui à ses prêtres.

« Le plus beau fruit de cette année sacerdotale sera un retour au Christ, un renouvellement de notre amitié avec lui. Dans son amour, le prêtre trouvera tout ce dont il est humainement privé et 'cent fois plus', selon sa promesse », a-t-il affirmé.

Il a exhorté le prêtre à remercier Dieu pour son sacerdoce en disant : « Merci Seigneur, parce que un jour tu nous a séduits, merci parce que nous nous sommes laissés séduire, merci parce que tu nous donnes la possibilité de revenir à toi et tu nous rattrapes après chaque tentative de fuite. Merci parce que tu nous confies « la garde de tes parvis » (Za 3, 7) et tu fais de nous « ta bouche ». Merci pour notre sacerdoce ! »

Gisèle Plantec

Pour le texte intégral de la prédication du P. Cantalamessa, cliquer sur le logo Praedicatho:

 

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22.03.2010

Angélus : « être intransigeant face au pêché, indulgent avec les personnes »

Place Saint Pierre, ce dimanche, pour l’Angélus, Benoît XVI a commenté l’Évangile de Jean sur la femme adultère.

 

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« En absolvant la femme adultère de son péché, Il lui ouvre la voie à une vie nouvelle tournée vers le Bien. Dieu désire seulement le bien pour les hommes » a rappelé le Pape. « Dieu veille à la santé des âmes à travers ses ministres, en libérant les hommes du mal, grâce au sacrement de la Réconciliation, de sorte que personne ne soit perdu, mais que chacun ait la possibilité de se convertir ».

 

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Benoît XVI a souhaité qu’en cette année sacerdotale, les pasteurs imitent le saint curé d’Ars dans le ministère du pardon sacramentel afin que les fidèles puissent en retrouver le sens et la beauté, et qu’ils soient assainis par l’amour miséricordieux de Dieu.

 

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Quant aux fidèles, le Pape les invite à suivre l’exemple de Jésus, à ne pas juger ni condamner leur prochain, à apprendre à être intransigeants face au péché de tous et de chacun et indulgents avec les personnes.

Après la prière de l’Angélus, Benoît XVI a réservé son message en français à toutes les personnes consacrées: >>

 

(Radio Vatican)

11.03.2010

Australie: Boom des vocations pendant l'Année Sacerdotale, grâce aussi aux JMJ


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Sydney (Agence Fides) – Six ordinations sacerdotales en juin prochain, de nombreuses entrées au séminaire et beaucoup de jeunes qui s’intéressent à la vie religieuse et au sacerdoce, commençant un parcours de discernement de la vocation: ainsi que l’Agence Fides l’apprend de l’Archidiocèse de Sydney, on enregistre un authentique “boom des vocations” dans l’Eglise locale.


Les responsables diocésains sont très heureux de cette « poussée vers le Haut » qu’on « enregistre pendant l’Année sacerdotale, bénie par le Saint Curé d’Ars », et qui « puise ses racines aussi dans l’expérience des Journées mondiales de la jeunesse, qui a eu le mérite de sensibiliser et de secouer les consciences des jeunes, en réveillant la semence de l’Esprit Saint dans leur cœur et le désir de répondre à l’appel de Dieu ».

Ce sera le Cardinal George Pell, Archevêque de Sydney, qui ordonnera six nouveaux prêtres le 11 juin prochain : il s’agit, comme le diocèse le communique à Fides, du groupe le plus nombreux depuis vingt ans dans cette région.

Outre ces six prêtres, deux diacres ougandais, qui ont étudié en Australie, seront ordonnés en juillet 2010 dans leur pays, pour ensuite revenir en Australie exercer le service pastoral. « Si dans les années passées, à partir de 1980, un des problèmes que l’Eglise australienne a dû affronter était la carence des vocations au sacerdoce, à présent la tendance semble inversée, et il y a une croissance certaine », note le diocèse.

Le Recteur du Séminaire du Bon pasteur à Sydney, le P. Fr. Anthony Percy, confirme cet intérêt renouvelé, notant que 10 nouveaux candidats venaient d’être acceptés au séminaire, commençant le parcours des études philosophiques et théologiques. Selon le Recteur, « un influx bénéfique est venu des JMJ », tandis que d’autres formes modernes d’évangélisation des jeunes, adoptées en Australie, donnent leurs fruits, comme l’utilisation des nouvelles technologies, des blogs, des rencontres à thème religieux organisées aussi dans les pubs.

Dimanche prochain, 14 mars, le séminaire organise une « Journée d’information sur la vocation », qui verra la participation de centaines de jeunes, à l’enseigne de la prière, d’entretiens personnels, de l’Eucharistie, et de discussions en groupes. (PA)

(Agence Fides 9/3/2010)

21.02.2010

Une semaine d'exercices spirituels pour le Pape et la Curie romaine

Le Pape et ses collaborateurs de la Curie romaine ont entamé ce dimanche soir les exercices spirituels de Carême, qui se poursuivront jusqu’à samedi matin dans la chapelle Redemptoris Mater du palais apostolique.

 

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En cette année sacerdotale les méditations sont proposées par un prêtre, spécialiste des Pères de l'Eglise: le Père Enrico dal Covolo (photo), postulateur des salésiens et professeur à la prestigieuse université pontificale salésienne.

 

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Le thème choisi est celui de la vocation sacerdotale. Agé de 59 ans, le Père dal Covolo a plus de 200 retraites à son actif. Il a annoncé que ses méditations seraient nourries de la lectio divina, centrées sur le chemin de la conversion et qu’il les illustrerait par des figures sacerdotales comme Saint Augustin, le Curé d’Ars, le Pape Jean-Paul II et aussi le curé de campagne de Bernanos.

Jusqu’à samedi matin, toutes les activités publiques du Pape sont suspendues, y compris l’audience générale du mercredi.

 

(Radio Vatican)

16.11.2009

Chine: annoncer l'évangile en dépit des difficultés

« Les prêtres catholiques chinois sont encouragés à suivre l’exemple du Saint Curé d’Ars » : c’est le message qu’adresse le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Saint-Siège, dans une lettre aux prêtres chinois à l’occasion de l’année sacerdotale.

Le cardinal Bertone revient dans son message sur la lettre que Benoît XVI avait envoyée aux catholiques chinois en mai 2007.

Écoutez le compte-rendu d’Hélène Destombes sur Radio Vatican: >>

30.09.2009

Ars : Le prêtre, serviteur du bonheur des hommes (2)

Ars : Le prêtre, serviteur du bonheur des hommes (2)

Méditation du cardinal Schönborn

 


ROME, Mardi 29 septembre 2009 (ZENIT.org) - « Dieu a voulu le prêtre comme serviteur du bonheur », a fait observer le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, dans une première méditation, lundi matin, dans le cadre de la retraite internationale sacerdotale organisée à Ars, pour l'Année sacerdotale et à l'occasion des 150 ans de la naissance au ciel de Saint Jean-Marie Vianney.

Une retraite sous la houlette de la Congrégation romaine pour le clergé et qui rassemble quelque 1200 prêtres, grâce aux efforts du diocèse de Belley-Ars et notamment du séminaire international, mais aussi à la Communauté des Béatitudes qui assure le service logistique.

Après avoir averti que la tentation de notre époque c'est peut-être plus le cléricalisme que la négation de l'identité du sacerdoce ministériel - comme il y a quelque 40 ans -, le cardinal a renvoyé à l'enseignement du concile Vatican II qui justement « distingue sacerdoce ministériel ou hiérarchique », une « différence d'essence et pas simplement de degré ».

Cette « différence essentielle » a pourtant fait l'objet de « moquerie », « comme si le concile avait fait des prêtres des hommes d'une autre nature », « supérieurs », « au-dessus du commun des mortels ».


La boussole du concile

Or, a demandé le cardinal de Vienne, « que dit le texte, quelle interprétation en donne le magistère de l'Eglise » ?

L'archevêque a proposé de relire le paragraphe 10 de la constitution conciliaire sur l'Eglise dans le monde de ce temps, « Lumen Gentium ». Le concile dit que les deux sacerdoces sont « ordonnés l'un à l'autre » et qu'ils participent à « l'unique sacerdoce du Christ ».

Le prêtre « instruit » et « gouverne », célèbre « le sacrifice eucharistique » ; les fidèles, « en vertu de leur sacerdoce royal », exercent leur sacerdoce par la prière, l'abnégation, la charité...

Ce sacerdoce, a fait observer le cardinal Schönborn, est « sobrement décrit » : il s'agit de « former et conduire le peuple sacerdotal », en somme, « montrer le chemin du ciel ».


Sept clefs

Au cœur du sacerdoce ministériel, il y a, a-t-il insisté, « le sacrifice eucharistique, au nom du Peuple de Dieu, in persona Christi ; le sacerdoce ministériel est rendu possible, grâce à la sacra potestas, au pouvoir sacré, grâce au sacrement de l'ordre ».

Le concile indique « sept champs de participation du sacerdoce des baptisés au sacerdoce du Christ, et cela vaut aussi pour nous, prêtres, en tant que baptisés », a annoncé le cardinal Schönborn.

Ce sont : la participation à l'offrande de l'eucharistie, au sacrifice du Christ et de son Esprit, la réception des sacrements (LG 11) - de chacun des sacrements, reçu comme mise en œuvre du sacerdoce commun - ; la vie de prière et l'action de grâce, par lesquels le Christ fait entrer sa vie dans notre vie ; le témoignage d'une vie sainte, la participation au sacerdoce du Christ, le seul saint ; le renoncement, à la suite du Christ. Ce sont autant de « portes étroites pour le passage à la vie nouvelle des enfants de Dieu ». Et puis : la charité effective. Ce sont en fait « toutes les dimensions des activités humaines qui peuvent être transformées de façon à faire de nous de vrais foyers de charité ».


Le catéchisme de l'Eglise catholique

Et le « Caté » - magistère de l'Eglise qui donne l'interprétation du concile -, en quel sens dit-il que ces deux sacerdoces sont « ordonnés l'un à l'autre ? » : le sacerdoce commun des fidèles, « déploiement de la grâce baptismale, c'est la vie selon l'Esprit » ; le sacerdoce ministériel est lui, « au service du sacerdoce commun, relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens, un moyen par lequel le Christ ne cesse de construire et de conduire son Eglise ».

Le sacerdoce commun, en somme, est de l'ordre de la « finalité », le « sacerdoce ministériel », de l'ordre des moyens qui servent la fin des œuvres de Dieu, qui est notre bonheur éternel, notre béatitude », a insisté le cardinal Schönborn.

« Le sacerdoce ministériel nous rapproche de cette fin, qui est la pleine participation à la vie divine », c'est « un des moyens pour cette fin ».

Le droit canon lui-même indique comme sa fin ultime, le « salut des âmes », car son dernier canon indique : « salus animarum suprema lex ».


Serviteur de la vocation universelle à la sainteté

Comme toutes les institutions humaines, le sacerdoce commun a pour mission de « servir la sainteté du Peuple de Dieu, le salut des âmes ».

Le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel ont une « différence d'essence, pas de degré, pourquoi ? », a demandé le cardinal Schönborn. A ce sujet, il y a « l'enseignement si important de Vatican II ».

« Le sacerdoce ministériel serait-il le degré supérieur du sacerdoce, une forme supérieure de perfection ? Le prêtre, un chrétien supérieur ? Un chrétien d'élite par rapport au sacerdoce commun des fidèles ? Il n'en est rien », a expliqué le cardinal Schönborn.

Car, soulignait-il, il n'y a « point de limite dans la sainteté : vous pouvez faire la plus grande carrière dans la sainteté, on peut atteindre des sommets de sainteté, mais hélas pas seulement par le sacerdoce ou l'épiscopat ! »

Et si Jean-Paul II était béatifié l'an prochain, à l'occasion du 5e anniversaire de sa mort (c'est ce qu'espère le cardinal Stanislas Dziwisz) ce serait non parce qu'il a été pape mais parce qu'il a été saint dans l'exercice du sacerdoce, de l'épiscopat ».

C'est aussi ce que disait la vieille concierge du Saint Office, les premières années du cardinal Joseph Ratzinger comme préfet de la Doctrine de la foi : « è un vero cristiano », c'est un vrai chrétien ! »


Ni discrimination ni immunité

L'archevêque autrichien a proposé une autre piste pour répondre à cette question : « on nous reprocherait de discriminer qui n'a pas accès au sacrement ordre ». Or si le sacerdoce ministériel était « un degré supérieur de la vie chrétienne », « une telle exclusion serait discriminatoire, empêcherait les femmes et les autres hommes d'accéder à un degré supérieur de vie chrétienne ; or, il n'y a pas d'autre degré supérieur que la sainteté, ainsi, aucun n'est exclu de la vie chrétienne ».

Troisième piste indiquée par le cardinal Schönborn, le sacerdoce ministériel « ne veut pas dire que tout ce que nous faisons est exempt de fautes, de péché, de misère : nous sommes des instruments, mais nous n'agissons in persona Christi que pour certains actes, pour d'autres choses hélas, pas toujours in persona Christi ».

Le Catéchisme de l'Eglise catholique dit au n. 1550 sur cette différenciation, que la présence du Christ dans son ministre n'est « pas comprise comme une prémunition contre les faiblesses humaines (domination, erreurs, péchés) et ne concerne pas tous les actes du ministre mais en revanche, la présence du Christ est garantie dans les sacrements (car le péché du ministre ne peut pas empêcher le fruit de grâce du sacrement conféré), et en même temps, le catéchisme reconnaît que l'empreinte du ministre qui ne serait pas un signe « fidèle à l'Evangile » pourrait « nuire à la fécondité apostolique Eglise ». Le prêtre est appelé à ce que « toute sa vie soit conformée au Christ ».

L'ordination épiscopale, elle, confère « la plénitude du sacerdoce, tout en représentant la « grâce inouïe » d'être « successeur des apôtres », mais, a ajouté le cardinal Schönborn, « je tiens ce trésor dans un vase d'argile, une poterie sans valeur » et plus on est « conscient » de cela, moins on est guetté par la « tentation du cléricalisme ».


Le sable frais du Sri Lanka

A ce propos, le cardinal Schönborn a cité un événement « inoubliable » : une visite dans un village du Sri Lanka, dans une plantation de thé, à l'invitation d'un évêque. Les villageois avaient disposé sur 500m du sable frais, fraîchement ratissé, jusqu'à l'accès au village, et avaient orné l'allée de drapeaux, et au fur et à mesure qu'il avançait, on jetait des tapis sous ses pieds, en signe d'accueil d'un « hôte de choix ».

Arrivé à la petite église, le cardinal s'entend dire par le vieux père Jésuite, Fernando, présent là depuis 40 ans parmi les très pauvres : « Eminence, ne pensez pas que les gens ont fait cela pour Christoph Schönborn, ils l'ont fait pour Jésus Christ ». Il conclut : « Voilà ce qui nous donne la vraie joie, l'humilité, la simplicité dans notre ministère : réjouissons-nous d'être des instruments de Jésus Christ, car si on se prend trop au sérieux, on oublie que les gens nous aiment et nous vénèrent à cause du Christ et pas à cause de nous, qui sommes des instruments ; pour entrer à Jérusalem, au milieu du peuple, pour la Semaine Sainte, Jésus s'est même servi d'un âne. Merci ».

A la sortie de l'église de Notre Dame de la miséricorde, sur la prairie, deux ânes s'approchaient de la clôture comme pour saluer les retraitants.

Anita S. Bourdin