22.05.2012

Oecuménisme au Festival de Cannes

ca0a225e1d.gifROME, mardi 22 mai 2012 (ZENIT.org) – La prière a sa place au 65e Festival du cinéma de Cannes, sous le signe de l’unité des chrétiens : une célébration œcuménique aura lieu demain, 23 mai, à 16 h, en l’église du Prado de Cannes, indique le site du « Jury œcuménique ». Une messe et un culte ont été célébrés dimanche avant un verre de l’amitié.

La célébration de ce mercredi sera présidée par Mgr Jean Gautheron, curé de la paroisse Saint-Nicolas,  et par le Pasteur Paolo Morlacchetti. La prédication est confiée au pasteur Claude Schwab. Elle sera suivie d’une réception offerte par la Ville de Cannes.

Un évêque français participe au festival : Mgr Hervé Giraud, évêque de Soissons et président du Conseil pour la communication de la Conférence des évêques de France.

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26.12.2010

La Sainte Famille

sainte-famille-2007ps.jpgLa Sainte Famille hier et aujourd’hui, c’est autour de ce thème que le Père Jacques Pottier, curé de la paroisse d’Anet dans le diocèse de Chartres, a animé une journée de réflexion au Prieuré Saint Thomas, la maison d’accueil de la congrégation des Sœurs du Christ.

L’Église fête la Sainte Famille le 26 décembre. L’occasion de revenir sur le sens de la Sainte Famille aujourd’hui: >> RealAudioMP3 

Un sujet signé Marie-Leïla Coussa

09.06.2010

Le plus grand rassemblement international de prêtres de toute l’histoire

Du 9 au 11 juin à Rome, pour la clôture de l’Année sacerdotale

 

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ROME, Mardi 8 juin 2010 (ZENIT.org) - Du 9 au 11 juin, la ville de Rome accueillera près de 9.000 personnes venues participer à la grande rencontre internationale des prêtres qui marquera la fin de l'Année sacerdotale, proclamée par le pape Benoît XVI pour le 150ème anniversaire du « dies natalis » de Jean-Marie Vianney, le saint Patron de tous les curés du monde. 

A cette occasion, Benoît XVI  proclamera le saint curé d'Ars « patron de tous les prêtres du monde ».

L'organisation logistique et technique de cet événement, promu par la Congrégation pour le clergé, a été confiée au service romain des pèlerinages, l'« Opera Romana Pellegrinaggi ». 

Ce grand rassemblement s'inscrit dans la continuité des précédentes rencontres internationales du clergé qui, entre 1996 et 2004, ont eu lieu à Fatima (Portugal), à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire), à Guadalupe (Mexique), à Nazareth, Bethléem et Jérusalem (Terre Sainte), à Rome (à l'occasion du grand jubilé de l'An 2000) et, enfin, à Malte. 

La rencontre internationale des prêtres revient à Rome, au cœur de la chrétienté, sur le thème : « Fidélité du Christ, Fidélité du prêtre » et il se pourrait qu'il soit  non seulement l'événement ecclésial le plus suivi de l'année en cours, mais également le plus grand rassemblement de prêtres jamais réalisé jusqu'ici. 

La capitale italienne s'apprête donc à accueillir 9.000 prêtres provenant de 91 pays. Le maire de la ville, Gianni Alemanno, accueillera une délégation le mercredi 9 juin à 15h30 dans la Salle Pietro da Cortona des Musées du Capitole. Le matin même sera donné le coup d'envoi de ces trois journées sacerdotales, « trois jours » qui se dérouleront entre la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, la basilique Saint-Jean de Latran et la basilique Saint-Pierre. 

Les 9 et 10 juin, la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs et celle du Latran, reliées en vidéo conférence, accueilleront la méditation du matin à partir de 9h00 qui sera suivie, dans chacune des basiliques, d'une adoration eucharistique et de la messe. 

Dans la soirée du 10 juin, à 20h30, ce sera au tour de la place Saint-Pierre d'accueillir une veillée, en présence du pape qui, le lendemain, à 9h30 , toujours place saint-Pierre, clôturera ces « trois jours » consacrés aux prêtres en présidant une concélébration eucharistique.

La rencontre internationale des prêtres, ouverte non seulement aux religieux, mais également aux séminaristes, aux diacres permanents, aux religieuses et aux laïcs engagés dans le soutien des prêtres au sein de leurs communautés paroissiales, sera également l'occasion pour tous les fidèles de participer aux deux célébrations en présence du pape, sur la Place Saint-Pierre, la veillée du 10 et la messe du 11.

Ces journées prévoient également des initiatives de Mouvements et autres organismes d'Eglise, coordonnées par la Congrégation pour le clergé, dès mardi 8 juin, dans la basilique Saint-Jean de Latran (9h30-19h30), notamment une retraite organisée par le Renouveau charismatique catholique international (ICCRS), puis un congrès à l'université pontificale Regina Apostolorum (à 15h00) sur le thème : « A l'image du Bon Pasteur. Le profil du prêtre au XXIème siècle », proposé par l'Institut Sacerdos de l'université, et le 9 juin, une manifestation, dans l'après-midi, à la salle Paul VI (à partir de 16h00) réalisée par les Mouvements des Focolaris et de Schönstatt. 

Enfin durant ces journées de prière, de réflexion et de partage, l' Opera Romana Pellegrinaggi s'est également engagée à proposer quelques expériences de pèlerinage à Rome et à l'étranger à tous les participants de ce grand évènement. Parmi eux, certains ont déjà demandé de bénéficier des propositions de « la Rome chrétienne », tandis que d'autres ont demandé à poursuivre ces « trois journées » de Rome par un pèlerinage en Terre Sainte, à Lourdes ou en Italie, où les destinations les plus demandées sont Assise et San Giovanni Rotondo.

30.11.2009

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Allez et baptisez. Le pari de l'Eglise d'Argentine

Le cardinal Bergoglio et d'autres évêques ordonnent de ne pas refuser le baptême à ceux qui sont éloignés de la pratique religieuse. Mieux vaut une Eglise du peuple qu'une Eglise ne regroupant que des purs. C'est aussi ce que pense Ratzinger


par Sandro Magister





ROME, le 30 novembre 2009 – Il y a deux jours, Benoît XVI a reçu les présidentes de l'Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, et du Chili, Michelle Bachelet, venues avec leurs délégations respectives remercier le Saint-Siège de la solution pacifique donnée par la diplomatie vaticane, il y a 25 ans, au litige territorial entre les deux pays quant à la souveraineté sur les îles situées au sud du canal de Beagle.
 
L'Argentine et le Chili sont, avec la Colombie, les pays d'Amérique du Sud où l’Eglise catholique est le plus solidement implantée.
 
Mais ce sont aussi ceux où le défi de la sécularisation est le plus préoccupant : dans la mentalité, les coutumes et les règles de droit. Le 13 novembre, un juge de Buenos Aires a autorisé un "mariage" entre personnes du même sexe, déclarant inconstitutionnels les articles du code civil qui l’interdisent. Le chef du gouvernement de Buenos Aires a pris le parti du juge. Ce qui a provoqué une vigoureuse réaction de l'archevêque de la ville, le très aimé et estimé cardinal Jorge Bergoglio, également président de la conférence des évêques d’Argentine.
 
La réponse de l’Eglise au défi de la sécularisation est un test décisif quant à la réussite, ou non, des indications pastorales élaborées pour le sous-continent par la conférence des épiscopats latino-américains, à Aparecida en 2007.
 
En effet la sécularisation érode un trait typique de l’Eglise catholique dans ces pays : le fait d’être une Eglise du peuple, avec la famille comme structure portante et le baptême des enfants comme pratique générale.
 
Dans certaines parties de l'Europe, baptiser un enfant est déjà un geste minoritaire dont l’accomplissement suppose une décision à contre-courant. Mais désormais, en Argentine aussi, de plus en plus d’enfants, d’adolescents, de jeunes, d’adultes ne sont pas baptisés.
 
Cette baisse de la pratique du baptême résulte d’un affaiblissement des liens familiaux et d’un éloignement vis-à-vis de l’Eglise. Dans le clergé, certains en ont déduit que, là où l’on voit les signes de la foi s’éteindre, il n’y a même pas lieu d’administrer les sacrements.
 
Au contraire, en Argentine, les autorités ecclésiastiques vont aujourd’hui dans le sens inverse.
 
Déjà en 2002 l'archevêché de Buenos Aires et les évêchés voisins avaient publié une instruction recommandant vivement de baptiser à la fois les enfants et les adultes et expliquant comment surmonter les résistances à la célébration du rite.
 
Maintenant, les évêques de la région sont revenus à la charge avec une brochure intitulée "El bautismo en clave misionera", qui reproduit l'instruction de 2002 et la complète par d’autres indications pour guider les curés.
 
Depuis cette année, les curés les plus actifs annoncent donc périodiquement des "journées du baptême", au cours desquelles ils administrent le sacrement à des enfants et à des adultes en situation de pauvreté ou issus de familles divisées, qu’ils aident à surmonter leur méfiance et celle de leur entourage.
 
Le cardinal Bergoglio a expliqué le sens de tout cela dans une interview accordée à la revue internationale "30 Jours" :
 


"L’enfant n’est aucunement responsable de l’état du mariage de ses parents. Le baptême des enfants peut même devenir pour leurs parents un nouveau départ. Il y a quelque temps, j’ai moi-même baptisé les sept enfants d’une femme seule, une pauvre veuve qui fait des ménages. Elle les a eus de deux hommes différents. Je l’avais rencontrée à la fête de Saint Gaétan. Elle m’avait dit : mon père, je suis en état de péché mortel, j’ai sept enfants et je ne les ai jamais fait baptiser, je n’ai pas d’argent pour les parrains et pour la fête... On s’est revus et, après une brève catéchèse, je les ai baptisés à la chapelle de l'archevêché. Cette femme m’a dit : mon père, je ne peux pas y croire, vous me rendez importante. Je lui ai répondu : mais madame, je n’y suis pour rien, c’est Jésus qui vous rend importante".
 


Bergoglio voudrait empêcher la disparition d’une tradition typique des points les plus reculés d'Argentine, ces bourgs et villages où le prêtre ne passe que quelques fois par an :
 


"Là-bas la piété populaire sent que les enfants doivent être baptisés dès que possible. Alors un homme ou une femme, connus de tous comme 'bautizadores', baptisent les enfants à la naissance, en attendant la venue du prêtre. Quand celui-ci arrive, on lui apporte les enfants pour qu’il complète le rite par une onction d’huile sainte. Quand j’y pense, cela me rappelle l’histoire de ces communautés chrétiennes du Japon restées sans prêtre pendant plus de 200 ans. Quand les missionnaires revinrent, ils les trouvèrent tous baptisés et sacramentellement mariés".
 


Et d’ajouter :
 


"La conférence d’Aparecida nous a incités à annoncer l’Evangile en allant vers les gens au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous. La ferveur missionnaire ne demande pas d’évènements extraordinaires. C’est dans la vie ordinaire que se fait la mission. Le baptême a valeur d’exemple à cet égard. Les sacrements sont destinés aux hommes et aux femmes tels qu’ils sont : ils ne font peut-être pas tant de discours et pourtant leur 'sensus fidei' perçoit la réalité des sacrements plus clairement que bien des spécialistes".
 


On retrouve ici la vieille controverse, jamais résolue, sur l’Eglise de l’élite et l’Eglise du peuple, sur l’Eglise pure d’une minorité et l’Eglise de masse qui comporte aussi l’immense marée humaine pour laquelle le christianisme est fait d’un petit nombre de choses élémentaires.
 
En Italie, par exemple, la controverse a repris au dernier grand congrès national de l’Eglise, à Vérone en octobre 2006. A cette occasion, les "rigoristes" ont précisément soutenu qu’il faut refuser le baptême et autres sacrements à ceux qui en font la demande mais sont considérés comme inaptes parce que non pratiquants.
 
C’est un dilemme que Joseph Ratzinger lui-même a vécu personnellement dans sa jeunesse et qu’il a fini par résoudre dans le sens indiqué par le cardinal Bergoglio. C’est ce qu’il a dit, en tant que pape, en réponse à la question d’un prêtre de Bressanone, lors d’un questions-réponses public avec le clergé de ce diocèse, le 6 août 2008.
 
A cette occasion, le prêtre, Paolo Rizzi, curé et professeur de théologie, a interrogé Benoît XVI à propos des baptêmes, confirmations et premières communions :
 


"Saint-Père, il y a trente-cinq ans, je pensais que nous nous préparions à être un petit troupeau, une communauté minoritaire plus ou moins dans toute l'Europe. Que l'on ne devait donc donner les sacrements qu'à celui qui s'engage véritablement dans la vie chrétienne. Par la suite, grâce aussi au style du pontificat de Jean-Paul II, j'ai reconsidéré les choses. S'il est possible de faire des prévisions pour l'avenir, qu'en pensez-vous? Quelles attitudes pastorales pouvez-vous nous indiquer ?".
 


Le pape a répondu :
 


"Je dois dire que j'ai parcouru une route similaire à la vôtre. Quand j'étais plus jeune, j'étais plutôt sévère. Je disais : les sacrements sont les sacrements de la foi, et donc là où il n'y a pas de foi, où il n'y a pas de pratique de la foi, le sacrement ne peut pas être conféré. Et puis j'ai toujours dialogué quand j'étais archevêque de Munich avec mes paroissiens : là aussi, il y avait deux écoles, une sévère et une clémente. Et moi aussi, j'ai compris dans le temps que nous devons plutôt suivre l'exemple du Seigneur, qui était très ouvert même envers les personnes aux marges de l'Israël de l'époque. Il était un Seigneur de la miséricorde, trop ouvert – selon les autorités officielles – avec les pécheurs, en les accueillant ou en se laissant accueillir par eux à leurs tables, en les attirant vers lui dans sa communion.
 
"Je dirais donc en substance que les sacrements sont naturellement sacrements de la foi : là où il n'y aurait aucun élément de foi, où la première communion serait seulement une fête avec un grand repas, de beaux habits, de beaux cadeaux, alors ce ne serait plus un sacrement de la foi. Mais, de l'autre côté, si nous pouvons encore voir une petite flamme de désir de la communion dans l'Eglise, un désir également de ces enfants qui veulent entrer en communion avec Jésus, il me semble qu'il est juste d'être plutôt ouverts.
 
"Naturellement, cela doit être un aspect de notre catéchèse, de faire comprendre que la communion, la première communion, n'est pas un fait 'ponctuel', mais exige une continuité d'amitié avec Jésus, un cheminement avec Jésus. Je sais que les enfants ont souvent l'intention et le désir d'aller le dimanche à la Messe, mais les parents ne rendent pas possible ce désir. Si nous voyons que les enfants le veulent, qu'ils ont le désir d'y aller, il me semble que c'est presque un sacrement de désir, le 'vœu' d'une participation à la messe dominicale. Dans ce sens, nous devrions naturellement faire notre possible dans le contexte de la préparation aux sacrements, pour toucher également les parents et – disons – réveiller ainsi en eux aussi leur sensibilité pour le chemin que font leurs enfants. Ils devraient aider leurs enfants à suivre leur désir d'entrer en amitié avec Jésus, qui est forme de vie, d'avenir. Si les parents désirent que leurs enfants fassent la première communion, ce désir plutôt social devrait s'élargir en un désir religieux, pour rendre possible un cheminement avec Jésus.
 
"Je dirais donc que, dans le contexte de la catéchèse des enfants, le travail avec les parents est toujours très important. Et c'est justement une occasion de rencontrer les parents, en montrant de nouveau la vie de la foi aux adultes également, parce que – me semble-t-il – ils peuvent eux-mêmes réapprendre des enfants la foi et comprendre que cette grande solennité n'a de sens, n'est vraie et authentique, que si elle se fait dans le contexte d'un cheminement avec Jésus, dans le contexte d'une vie de foi. Il faut donc convaincre un peu les parents, à travers leurs enfants, de la nécessité d'un chemin préparatoire, qui se montre dans la participation aux mystères et commence à faire aimer ces mystères.
 
"Je dirais que c’est certainement une réponse assez insuffisante, mais la pédagogie de la foi est toujours un cheminement et nous devons accepter les situations d'aujourd'hui, mais également les ouvrir un peu plus, pour qu'il ne reste pas à la fin qu'un souvenir extérieur de choses, mais que le cœur soit véritablement touché. Au moment où nous sommes convaincus, le cœur est touché, a senti un peu l'amour de Jésus, a éprouvé un peu le désir de se mouvoir et de se diriger sur cette ligne et dans cette direction, à ce moment, me semble-t-il, nous pouvons dire que nous avons fait une vraie catéchèse. Le vrai sens de la catéchèse, en effet, devrait être celui-ci : porter la flamme de l'amour de Jésus, même si elle est faible, aux cœurs des enfants et à travers les enfants aux parents, ouvrant à nouveau ainsi les lieux de la foi à notre époque".
 


 
Le numéro de "30 Jours" où se trouvent l’article sur l'administration du baptême en Argentine et l'interview du cardinal Jorge Bergoglio :
 
> "30 Jours", Août 2009
 

 
L’article publié par www.chiesa à la veille du congrès de l’Eglise italienne à Vérone en octobre 2006, avec un commentaire du professeur Pietro De Marco sur le baptême des enfants :
 
> Église du peuple ou Église d'élite ? Le dilemme de Vérone (13.10.2006)
 
 
 
Dans son discours du samedi 28 novembre 2009 aux présidentes de l'Argentine et du Chili, Benoît XVI a notamment déclaré :
 
"La poursuite de la paix demande la promotion d’une authentique culture de la vie, respectant pleinement la dignité de l'être humain, unie au renforcement de la famille comme cellule de base de la société".
 
Le texte intégral du discours :
 
> "Señoras Presidentas de Argentina y Chile..."


Dans l’illustration sous le titre : Masaccio, Pierre baptisant des néophytes, 1425-1426, Chapelle Brancacci, Eglise Santa Maria del Carmine, Florence.


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

30.09.2009

1200 prêtres réunis à Ars: homélie du card. Hummes

1200 prêtres du monde entier réunis à Ars : Homélie du card. Hummes

Il a rappelé combien un prêtre peut aider un jeune que Dieu appelle au sacerdoce

 

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ROME, Lundi 28 septembre 2009 (ZENIT.org) - « Croyez en votre charisme et dans la volonté du Seigneur que des jeunes se lèvent à votre suite », a déclaré le préfet de la congrégation romaine pour le Clergé, le cardinal Claudio Hummes, brésilien, qui a présidé la messe de ce premier jour de retraite sacerdotale internationale, en l'église souterraine Notre Dame de la Miséricorde, à Ars.

Les 1200 prêtres du monde entier participant à la retraite étaient tous revêtus de l'étole et de la chasuble blanches, légères, marquées d'une croix d'or qui ont été offertes à chaque retraitant, signe de cette « communion sacerdotale » dont Benoît XVI parle dans son message vidéo pour l'ouverture de cette retraite.

Le cardinal Hummes a souligné, dans son homélie et dans un français parfait, que cette retraite s'ouvrait par « une eucharistie en l'honneur du saint curé d'Ars », a constaté ZENIT sur place.

Il a relevé que le fait qu'un millier de prêtres soient ainsi rassemblés - à Ars, et en cette église souterraine Notre-Dame de Miséricorde - pour le 150e anniversaire de la mort du saint patron des prêtres du monde, est un « signe qui parle de lui-même ».

Cette initiative de l'année sacerdotale, Benoît XVI l'a inscrite dans le sillage de ses prédécesseurs, Pie X qui, en 1905 l'a fait saint patron des prêtres en France, Pie XI patron de tous les curés du monde, Pie XII qui a souligné la valeur de l'exemple du saint curé d'Ars « pour aujourd'hui », de Jean XXIII qui lui a consacré une encyclique, de Jean-Paul II qui constate combien l'exemple de saint Jean-Marie Vianney continue de donner de « l'élan » aux curés monde entier et à tous les prêtres dans leurs différentes tâches apostoliques.

Benoît XVI, a ajouté le cardinal Hummes, invite tous les prêtres à suivre l'exemple du saint curé « pour être des témoins du Christ et des apôtres de l'évangile ». Saint Jean-Marie Vianney est, ajoute-t-il, l'exemple d'une existence faite de « prière ».

« La sainteté est toujours jeune, quel que soit le siècle » et dans la vie d'un saint « il y a des éléments pérennes qui, dégagés de l'époque » restent une « lumière pour l'Eglise », et, de même, pour la réalité du prêtre : « l'essentiel demeure dans histoire ».

Citant le passage du prophète Ezéchiel, le cardinal Hummes a encore fait observer que par son ordination, le prêtre est marqué par sa « mission », et que si « la responsabilité d'une paroisse demande de la force » et que par conséquent, le droit canon prévoit la démission de cette charge à l'âge de 75 ans, les prêtres « dégagés de la responsabilité d'une paroisse restent prêtres ». Un prêtre « ne prend jamais sa retraite et continue l'œuvre pour laquelle le Christ l'a appelé et consacré », par la prière, la messe, le sacrement de la réconciliation, l'accompagnement spirituel, l'offrande de sa vie même « sur un lit de souffrance ».

Aujourd'hui, a ajouté le responsable des prêtres du monde, « l'immense majorité des prêtres de tous les âges vivent leur engagement pleins de joie, d'héroïsme silencieux, jusqu'au bout de leurs forces, sans voir parfois le fruit de leur labeur ».

Il citait en exemple saint Jean-Marie Vianney qui « confessait et faisait le catéchisme encore six jours avant sa mort », « passionnément dévoué à son ministère ».

Reprenant l'image d'Ezéchiel, le cardinal Hummes a affirmé que « le prêtre est un guetteur envoyé par Dieu auprès de ses contemporains pour les avertir » et les aider à vivre en « communion avec le Père et leurs frères dans la justice, la charité, et la paix ».

« C'est l'amour qui pousse le prêtre à être un guetteur, l'amour du Christ et de ceux auxquels il est envoyé », or, « l'amour n'a pas de terme », et il est le lien d'unité entre « vie sacerdotale et ministère ». En effet, « s'il est motivé par l'amour, son ministère lui donne de la joie ».

Le ministère presbytéral est, a insisté le cardinal brésilien, « une source de joie profonde », car il permet d'entrer « dans le sanctuaire des cœurs » et de « voir comment l'Esprit transforme » les baptisés.

Dans « Pastores Dabo Vobis », a-t-il rappelé, Jean-Paul II souligne que le prêtre goûte la « joie » de la croissance du troupeau de Dieu, la joie d'entrer dans le « sanctuaire » du cœur de la communauté, et est associé de façon mystérieuse à l'oeuvre de Dieu dans les cœurs : « Nous participons à la joie de Dieu qui se donne ».

« Le curé d'Ars était joyeux, aimable, plein d'affabilité », a ajouté le cardinal Hummes, faisant aussi observer que pour être un « guetteur pour son peuple », Ezéchiel a fait aussi l'expérience de la souffrance et qu'il en est de même « pour le serviteur de l'Evangile ».

Certes, saint Jean-Marie Vianney a souffert dans son ministère, au point de dire que s'il avait « su » cela à l'avance il aurait pu en « mourir de chagrin ». Mais il n'en était pas moins « complètement dévoué à son peuple pour le conduire au Christ », il a « porté le poids du péché comme Jésus à Gethsémani », « souffrait des résistances », « gémissait des abus dans sa paroisse », il a subi les « cris sous ses fenêtres », les « placards injurieux », les « calomnies », (on l'accusa d'avarice, on l'a même attaqué dans ses moeurs, il a été relevé de la direction de la Providence).

Lui-même avait le « sens de son incapacité à être curé », mais en même temps une vive « conscience de sa responsabilité de guetteur », car il aurait aimé « se retirer dans une Trappe pour ne garder que la prière », mais la seule pensée de « l'obéissance » et « des besoins spirituels de son peuple », le « maintenait à son poste », et cela « le faisait grandir dans la charité ».

Il avait l'habitude de dire que l'on « montre plus de charité en servant dans la désolation que dans l'abondance des consolations ». Il n'y avait d'ailleurs en lui « « aucun découragement ». Et si « l'idée de quitter la paroisse le poursuivait sans cesse », et malgré la souffrance, il vivait cependant dans « la paix et la joie ». Le cardinal Hummes a souligné ce « paradoxe » de celui qui « vit en communion avec le Christ » : ce ne sont pas « deux choses séparées selon le moment ».

Comme le dit saint Paul : « Je trouve ma joie dans les angoisses que j'endure pour vous » : voilà, ce « mélange paradoxal de béatitude et de douleur », a fait observer le cardinal Hummes, en citant le passage évangélique de l'agonie de Jésus au Jardin des Oliviers : tout en faisant l'expérience des « délices de la Trinité », il vivait une « agonie pas moins réelle » : c'est un « mystère ». Et lorsque le poids du ministère se fait sentir, on comprend que « la Croix du Christ n'est jamais légère à porter » : « Nous l'avons reçue en partage de façon spéciale mais nous ne sommes pas seuls, car Jésus a promis d'être chaque jour à nos côtés ».

Le cardinal Hummes a aussi souligné l'importance du curé Balley pour le futur curé d'Ars. « Monsieur Balley » a-t-il souligné, s'est « engagé de façon totale pour sauver la vocation de Jean-Marie et assurer sa vocation » : sans lui « il n'y aurait pas eu de Curé d'Ars ».

L'abbé Balley ne s'est en effet « jamais découragé devant les obstacles sur le chemin vocationnel » de Jean-Marie Vianney, il s'est « dépensé pour lui apprendre le latin et la théologie » et il l'a protégé lui-même « contre les doutes sur sa vocation ». Le saint curé a pu témoigner qu'il lui suffisait de voir M. Balley et de l'entendre discourir sur Dieu » pour être encouragé.

« Cet exemple doit vous encourager - sans pour autant forcer les volontés, et sans appeler des jeunes qui n'ont pas les capacités objectives -, car l'influence d'un prêtre peut être décisive » : « Croyez en votre charisme et dans la volonté du Seigneur que des jeunes se lèvent à votre suite ».

« Si vous n'avez pas de contacts avec les jeunes, vous pouvez prier pour les vocations et faire prier les chrétiens pour les vocations, vous pouvez cultiver dans votre presbytère une atmosphère vocationnelle, faite de joie, de sainteté, d'ardeur missionnaire : ce sera le témoignage le plus fort pour les jeunes que le Seigneur appelle », a fait observer le cardinal Hummes.

Et d'insister : « L'Eglise a besoin que le nombre des prêtres croisse dans le monde, car les laïcs les mieux formés ne les remplaceront jamais, il y a complémentarité entre le sacerdoce commun et sacerdoce ministériel, mais ils sont essentiellement différents, et ordonnés l'un à l'autre ».

Anita S. Bourdin

11.08.2009

Témoignage d'un prêtre libanais marié

En mars dernier, le magazine de Radio Vatican diffusait une nouvelle série sur les prêtres. Pourquoi ? Il est clair que la figure du prêtre a connu beaucoup de changements au cours des cinquante dernières années.

jean-marie.vianney


À l’occasion des 150 ans de la mort du saint Curé d’Ars, le père Nicolas Steeves nous a fait découvrir pendant plusieurs semaines des figures de prêtres différentes : formateurs, moines, ouvriers, curés de paroisse, prêtres orientaux… L'objectif : mieux comprendre les défis spécifiques que doivent affronter les prêtres d’aujourd’hui et demain.

Ce jeudi, nous vous proposons de réécouter le témoignage d'un prêtre libanais marié. Ecoutez Radio Vatican: >>

16:01 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cure d ars, nicolas steeves, pretre marie, pretres, moines, cures, orient, liban | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |