04.01.2011

Le Cardinal Sarr, archevêque de Dakar, analyse l'année 2010 pour l'Afrique

afrique.JPGL’année 2010 en Afrique a été riche en événements, tant sur le plan politique, économique, religieux mais aussi sportif. C’est en effet la première fois que le continent africain accueillait la coupe du monde de football. Mais 2010 c’est aussi l’année qui succède à l’assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Afrique. C’est également, pour de nombreux pays africains, une année marquée par le cinquantenaire de l’indépendance et par plusieurs élections : en Guinée, au Rwanda, au Burundi et tout dernièrement en Côte d’Ivoire.

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23.05.2010

De nombreux jeunes en pèlerinage au Sénégal pour la Pentecôte

Au Sénégal se déroule, en ce week-end de la Pentecôte, du 22 au 24 mai, le pèlerinage traditionnel à Popenguine, symbole du catholicisme dans un pays majoritairement musulman.

 

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Partis à pieds de la cathédrale de Dakar, les fidèles sénégalais rejoindront le sanctuaire marial de Notre Dame de la Délivrance dimanche.

 

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Une marche au service de la foi et de la paix, au moment où le conflit armé en Casamance reste une inquiétude pour la population, comme nous l’explique l’Abbé Marcel Diouf, Chancelier de l’Archidiocèse de Dakar, proche collaborateur du Cardinal Sarr. Ses propos ont été recueillis par Julie Duclos (Radio Vatican): >>

 

Lire aussi :

 

Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien  direct vers cet article...Sénégal: grand pèlerinage marial de Popenguine


08.01.2010

Un différend religieux en voie de résolution au Sénégal

Au Sénégal, le président a nommé un ministre chargé des affaires religieuses, ce qui est une première en la matière. Une décision qui fait suite à la crise entre l’Église et la présidence après des propos tenus par le président Wade à des imams : « Dans les églises, on prie un homme, Jésus Christ qui n’est pas Dieu. Quand je passe devant les églises, je ne m’intéresse pas à ce qui se passe à l’intérieur. Ce n’est pas mon problème. Parce que je suis musulman. C’est ça la tolérance ».

 

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Des réflexions jugées humiliantes par l’Église catholique du pays. Après de très vives protestations du cardinal Sarr, le président sénégalais (photo) avait fait transmettre ses excuses par son fils. Il entend maintenant avec ce ministère des affaires religieuses éviter qu’un tel épisode ne se reproduise et disperser tous les malentendus.

Écoutez l’analyse d’Antoine Diouf, rédacteur en chef de Radio Futur Media à Dakar (Radio Vatican). >>

03.01.2010

Entretien avec le cardinal Sarr après les incidents de mercredi soir à Dakar

L'archevêque de Dakar, le cardinal Théodore Adrien Sarr, a demandé au président sénégalais Abdoulaye Wade de présenter des excuses directes à la communauté chrétienne après ses propos blessants sur les chrétiens, afin d’apaiser les esprits et les cœurs.

 

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Mercredi soir, le cardinal Sarr (photo) avait dénoncé en termes énergiques les propos blessants et humiliants du chef de l’Etat :

"Il est scandaleux et inadmissible que la divinité de Jésus Christ, cœur de notre foi, soit mise en cause et bafouée par la plus haute autorité de l'Etat" – avait affirmé le cardinal Sarr, devant des centaines de personnes.

Peu après des échauffourées avaient éclaté entre de jeunes chrétiens et les forces de l’ordre. Le Sénégal est traditionnellement réputé pour la cohabitation harmonieuse entre les personnes de toutes confessions. D’où l’émotion suscitée par ces événements.


Ecoutez l'entretien que l'archevêque de Dakar a accordé à Hélène Destombes (Radio Vatican): >>

08:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : theodore adrien sarr, senegal, dakar, abcoulaye wade | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

14.05.2009

Plus de la moitié des morts à cause de conflits sont africains

AFRIQUE/SENEGAL - Plus de la moitié des morts à cause des conflits dans le monde entier entre 1990 et 2005 sont africains, affirme un rapport de la Banque Africaine de Développement

 

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Dakar (Agence Fides)- L'Afrique est le continent qui a payé le prix le plus élevé, en victimes et en pertes de possibilités de développement, à cause des guerres. C’est ce qu’affirme le Rapport sur le développement en Afrique 2008-2009 présenté le 10 mai à Dakar (Sénégal).

Le rapport a été rédigé par les experts de la Banque Africaine de Développement (BAD) et examine le coût économique et social des conflits qui ont bouleversé le continent de 1990 à 2005, recommandant certaines suggestions sur les moyens de les surmonter pour rendre possible la reconstruction et le développement économique.

Selon le document, plus de la moitié des morts issus des conflits dans le monde entier entre 1990 et 2005 sont africains.

« Dans la seconde moitié du 20e siècle, le continent africain, plus que toute autre partie du monde, a lourdement souffert à cause des conflits intérieurs et entre les états » affirme le rapport.

La plupart des victimes sont cependant indirectes, c'est-à-dire qu’elles n’ont pas été tuées au cours de batailles, mais sont mortes à cause de maladies, de la faim, de la malnutrition, et suite à la destruction des services médicaux. Autant de dommages provoqués par les conflits, auxquels s’ajoutent la perte de sources de revenu, la destruction d’infrastructures humaines et financières, et la fuite de capitaux.

Parmi les victimes indirectes il y a aussi les pays limitrophes bouleversés par les violences, qui doivent supporter des coûts humains et financiers considérables, soit pour renforcer leurs défenses, soit pour accueillir les réfugiés venant de l’autre côté de la frontière.

Le rapport prend acte que, même si ces dernières années le nombre des conflits violentes a diminué en Afrique et dans le reste du monde (6 pays africains se trouvent en situation de conflit en 2009 par rapport à 14 en 1990), si on regarde les défis de la consolidation de la paix, de la reconstruction des institutions nationales et de la relance des activités économiques, on obtient un tableau peu rassurant.

« Le rapport souligne le rôle crucial d’une politique économique saine pour la promotion de la reprise économique dans l’après-guerre et pour la consolidation de la paix » affirme le président de la BAD, Donald Kaberuka dans sa préface à la publication. « Le rapport souligne l’importance de constituer de fortes institutions nationales pour favoriser une politique économique efficace et la construction de la paix », ajoute Kaberuka, qui souligne que la reconstruction de l’état doit être au centre des efforts internationaux pour aider les pays qui sont sortis d’une situation de conflit à retrouver une stabilité politique et un développement durable.

En 2008 la Banque Africaine de Développement a entrepris la Stratégie pour l’Engagement Accru dans les états fragiles, pour soutenir les institutions locales afin de répondre à quelques-uns de leurs problèmes les plus urgents.

(Agence Fides 12/5/2009)