07.09.2011

Le Seigneur protège celui qui se confie en lui

pape audience.jpgDieu entend le cri des opprimés. Il est toujours aux cotés de ceux qui souffrent. Benoît XVI l’a affirmé ce mercredi matin à l’audience générale. La rencontre hebdomadaire s’est déroulée sur la place Saint-Pierre de Rome. Le Pape qui séjourne pendant l’été à la résidence de Castel Gandolfo a fait l’aller-retour en hélicoptère. Cette semaine, il a consacré sa méditation au psaume trois, « un des épisodes les plus dramatique de la vie du roi David, contraint par son fils de fuir Jérusalem ». Cet épisode nous interpelle tous, quand nous sommes tentés d’abandonner la foi face aux problèmes. Même au milieu des vicissitudes de la vie – a expliqué Benoît XVI - Dieu écoute, répond et sauve, à sa manière. Mais il faut savoir reconnaître sa présence et accepter ses voies. Le Pape a invité les fidèles à résister à la tentation contre la foi, ultime agression. 

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02.07.2009

Un livre aux photos magnifiques édité par le Vatican

Les Loges restent fermées, mais la Bible de Raphaël est maintenant ouverte au public


Un livre aux photos magnifiques, édité par le Vatican, permet pour la première fois d'admirer dans toute sa splendeur le chef d'œuvre, généralement inaccessible aux visiteurs, de l'immense artiste. Un art sublime qui a été un aliment de la piété populaire. Et qui pourrait le redevenir


par Sandro Magister





ROME, le 26 juin 2009 – Antonio Paolucci, directeur des Musées du Vatican et historien d’art de réputation internationale, en est tout à fait convaincu: "Raphaël est, dans l’absolu, le plus grand peintre du dernier millénaire et les Loges sont ce qu’il nous a laissé de plus significatif".

Les Loges sont pourtant l'œuvre la moins connue de Raphaël. Chaque année, les millions de visiteurs des Musées du Vatican passent à côté, sans pouvoir entrer. Elles se trouvent dans l’une des trois galeries vitrées - celle du centre - qui font face au palais où habite le pape, quand on regarde depuis la place Saint-Pierre. Quand elles ont été construites, au début du XVIe siècle, elles donnaient sur un jardin. Les treize arcades des Loges peintes à fresque par Raphaël n’ont été protégées par des vitres qu’au XIXe siècle. A l’origine elles étaient ouvertes sur le lumineux ciel de Rome, qui rendait leurs couleurs encore plus brillantes.

Si les Loges sont inaccessibles au grand public, un livre magnifique, aux photos originales d’une rare beauté, permet maintenant de les admirer dans toute leur splendeur. L’ouvrage, publié en plusieurs langues, est le second de la collection "Monumenta Vaticana Selecta", qui présente chaque année une partie du patrimoine artistique du Vatican et dont le premier volume a "dévoilé" la Chapelle Sixtine. Son auteur est Nicole Dacos, historienne d’art française, qui a consacré quarante ans d’études à cet extraordinaire chef d’œuvre.


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Aujourd’hui, au Vatican, les visiteurs vont droit à Michel-Ange, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Pendant des siècles, les chefs-d’œuvre préférés ont été les statues classiques, le Laocoon, l'Apollon du Belvédère. Et surtout Raphaël, le Raphaël des Chambres et plus encore celui des Loges. Pour des générations d’artistes, les Loges furent le modèle suprême dont il fallait s’inspirer. Elles firent école dans toute l’Europe et connurent un immense succès. A la fin du XVIIIe siècle, Catherine de Russie les fit reproduire, grandeur nature, dans une aile de l'immense musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.

Mais les Loges sont bien plus qu’une étape majeure dans l’histoire de l’art. Elles sont un chef d’œuvre chrétien qui, comme tel, a aussi exercé une immense influence. Sur la voûte, 52 scènes de l’histoire sainte sont peintes successivement. C’est ce que l’on appelle la Bible de Raphaël, dont les images se retrouvent dans d’innombrables gravures, peintures, livres, des siècles suivants, dans les histoires saintes illustrées, et même dans les images de première communion modernes. Un art sublime, très raffiné, mais aussi devenu tout de suite "populaire" et accessible à tous, qui a donné forme à la foi de générations entières.

La première des treize arcades illustre en quatre scènes la création du monde, la seconde représente Adam et Eve, la troisième Noé et le déluge, la quatrième Abraham, la cinquième Isaac, la sixième Jacob, la septième Joseph, les huitième et neuvième Moïse, la dixième Josué, la onzième David, la douzième Salomon, la treizième Jésus dans quatre scènes: l'adoration des bergers, l'adoration des mages, le baptême dans le Jourdain et la Cène.

Quelques-uns des meilleurs artistes de l’époque ont travaillé ensemble aux Loges - un peu comme cela se faisait pour la construction des cathédrales - mais tous sous la direction de Raphaël. Les scènes bibliques s’insèrent dans un décor de stucs et de fresques inspirés de l’art romain - surtout de la Maison Dorée et du Colisée - dans une explosion de fleurs, de fruits, d’oiseaux aux couleurs vives, sur fond de ciel bleu foncé. "Gloire de l'antiquité classique et gloire de la nature, le tout sanctifié par la révélation chrétienne", a résumé Paolucci, présentant le livre.

Les 52 scènes bibliques de la voûte s’inspirent aussi de l’antiquité, des statues grecques et romaines ou des mosaïques du Ve siècle de la basilique romaine de Sainte Marie Majeure. Les personnages sont habillés comme à l’âge classique, pour un récit qui a le rythme de l’épopée. Et il y a aussi un rappel évident de la peinture de Michel-Ange, mais sans rien de tragique ou de tourmenté. La Bible de Raphaël est paisible, rassurante. Les scènes qui racontent l’histoire de chaque personnage ont toujours une fin positive. Pour représenter la passion, la mort et la résurrection du Christ, Raphaël s’est limité à la Cène.

Raphaël a terminé la décoration des Loges en 1519. Elles lui avaient été commandées par le pape Léon X et la révolte de Luther commençait. Mais dans la Bible des Loges il y a déjà l’esprit de la Réforme catholique, son retour à une foi purifiée, à un regard renouvelé sur cette beauté qui coïncide avec la gloire de Dieu et avec ses "gesta" salvifiques dans l’histoire des hommes.

La Bible de Raphaël mérite encore aujourd’hui d’être admirée, lorsque l’on tourne les pages du merveilleux ouvrage qui nous la révèle.



Le livre est disponible en italien, anglais, allemand et bientôt en d’autres langues :

Nicole Dacos, "Le Logge di Raffaello. L'antico, la Bibbia, la bottega, la fortuna", Musei Vaticani - Libreria Editrice Vaticana - Jaca Book, Città del Vaticano, 2008, 352 pp., 130,00 euros.


L’article de www.chiesa consacré à "La Sixtine dévoilée" de Heinrich Pfeiffer, le précédent volume de la collection "Monumenta Vaticana Selecta":

> Une lecture incontournable pour les visiteurs de la Chapelle Sixtine: l'encyclique "Spe salvi"



A propos de ces sujets, sur www.chiesa:

> Focus ARTS ET MUSIQUE


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

(www.chiesa)

29.05.2009

Etudier la Loi de Dieu jusqu’à l’aube: La Pentecôte juive, 50 jours après Pessah

ROME, Jeudi 28 mai 2009 (ZENIT.org) - « La coutume de se réunir la nuit de Shavouot pour étudier la Torah jusqu'à l'aube est très répandue » : la fête juive de la Pentecôte, « Shavouot » est célébrée demain, 29 mai. A cette occasion, nous publions cette présentation de la Pentecôte juive mise en ligne par le site « Un Echo d'Israël ». Bonne fête de Pentecôte à tous nos lecteurs juifs.

 

http://www.terredisrael.com/Images/Images/Traditions/LagBaomer2.jpg


La fête de Shavouot est célébrée 50 jours après Pessah, la Pâque juive. Il s'agit de la deuxième des 3 grandes fêtes de pèlerinage du judaïsme.

Les noms de la fête expliquent déjà sa signification, sa liturgie et les coutumes (les fleurs, l'étude la nuit) achèvent d'en découvrir le sens.


I. Les noms de la fête

1. ‘Hag ha-qatsir : « fête de la moisson. » La fête est en effet au début de l'été, à la fin de la moisson de blé (cf. Ex 23,16)

2. Yom ha-bikourim : « jour des prémices » (Nb 28, 26)

3. ‘Hag ha-shavouot : « la fête des semaines » ; cette appellation fait allusion à la période de l'‘Omer puisqu'elle se situe à la fin de la computation des 7 semaines selon Dt 16, 9-10 (cf. Ex 34, 22).

En Lv 23, 15-21, le décompte des sept semaines est explicité ; il se fait à partir du lendemain du shabbat. La tradition orthodoxe, a compris le terme ‘shabbat' au sens de jour chômé. Le compte se fait donc dès le premier jour de Pessah, ce qui place Shavouot le 6 siwan. Par contre, pour les sadducéens, les esséniens et plus tard les caraïtes, le mot shabbat désigne le 7ème jour de la semaine (le samedi). Par conséquent, pour eux, Shavou‘ot tombe toujours un dimanche (coutume reprise par les samaritains).

4. ‘Atseret : « conclusion » On trouve ce terme pour désigner notre fête dans la mishnah (Rosh hashanah 1,2) Cela se rapporte à l'arrêt du peuple devant le Sinaï lors du don de la Torah, et la conclusion de la Pâque. Les deux éléments étant liés puisque Dieu a fait sortir Israël d'Egypte à Pessah pour leur donner la Torah au Sinaï. 5. Zman matan toratenou : « temps du don de notre Torah. » La liturgie emploie un terme qui lui est propre : « temps du don de notre Torah ». Le lien entre Shavou‘ot et le don de la Torah n'est explicite qu'à partir de l'an 150 de notre ère, mais il se déduit de la Torah (simple coïncidence de dates.)


II. La liturgie de Shavouot

A l'époque du Christ, les agriculteurs montaient pour offrir les prémices de leur récolte en action de grâce. A la suite de la destruction du 2nd Temple en 70 ap. J.-C., la fête se recentra sur la commémoration de l'Alliance au Sinaï, du don de la Torah et du décalogue.

Les prières de Shavouot sont celles des shalosh regalim (trois fêtes de pèlerinage), avec la mention de deux des noms de la fête : hag ha-shavouot et zman matan toratenou. De même que pour toute fête, un office supplémentaire (moussaf) est ajouté en fin de matinée. Le Hallel complet est récité, comme aux autres fêtes de pèlerinage.

Le rouleau de Ruth. Une des raisons du choix de Ruth est que l'histoire racontée dans le livre a pour arrière-plan les travaux agricoles de l'époque de Shavouot. Par ailleurs, une tradition rapporte que le roi David (descendant de Ruth) serait né et mort le jour de Shavouot. C'est pour cette raison que, dans certaines communautés, des passages des psaumes sont lus l'après-midi.


III. Coutumes et traditions liés à Shavouot.

La fête de Shavou‘ot n'a pas de commandements spéciaux qui lui soient rattachés. Il n'y a pas de traité sur cette fête, ni dans la mishnah ni dans le talmud. Néanmoins, des minhagim (coutumes) se sont fixés au long des siècles.


A. Décoration de fleurs

Les synagogues sont ornées de fleurs et de plantes vertes pour rappeler que nous sommes à l'époque des moissons. Il est possible d'y voir le rappel des cérémonies d'offrande des prémices à l'époque du Temple.

 

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B. Le tiqoun de la nuit de nuit de Shavouot

La coutume de se réunir la nuit de Shavouot pour étudier la Torah jusqu'à l'aube est très répandue. Cette étude, appelée tiqoun (réparation), doit réparer la défaillance de ceux qui n'eurent par la force de veiller lorsque le Saint béni soit-il, donna la Torah au Sinaï. Mais cette veille consiste en premier lieu à attendre l'heure où les ancêtres d'Israël reçurent les paroles divines. L'origine de cette coutume est à chercher dans la kabbale du XVIème siècle. Le but est de revivre l'expérience du Sinaï dans le feu et dans la joie.


Source : Ziv, bulletin de la commission judaïsme de la Communauté des Béatitudes.