18.05.2012

L’alphabétisation est le moteur principal du développement humain

1_0_589064.jpegLe cardinal Tarcisio Bertone a adressé au nom du Pape un télégramme au président de l’OPAM, l’œuvre de promotion de l’alphabétisation dans le monde, qui soutient des projets dans de nombreuses régions défavorisées du monde. L’OPAM célèbre ces jours-ci à Rome ses 40 ans d’existence par un congrès international. Le secrétaire d’Etat du Saint Siège souligne que l’Église s’est toujours efforcée de lutter contre la plaie de l’analphabétisme. 

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02.11.2011

Benoît XVI appelle le G20 à 'surmonter' les obstacles au 'développement'

pape g20.jpgA la fin de l'Audience générale ce mercredi 2 novembre, le Pape a lancé un appel à la veille du sommet du G20 qui se tiendra ces jeudi et vendredi à Cannes dans sud de la France. 
Les dirigeants du G20, a rappelé Benoît XVI, « se réunissent à Cannes pour examiner les principales problématiques liées à l'économie globale ».
« J'espère que la rencontre aidera à surmonter les difficultés, qui, au niveau mondial, font obstacle à la promotion d'un développement authentiquement humain et intégral», a souligné le Pape.

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22.05.2010

Le monde a besoin de politiques authentiquement chrétiens

Benoît XVI demande aux fidèles laïcs de participer activement à la vie politique, en restant cohérents avec les enseignements de l’Eglise. Il l’a redit ce vendredi matin en s’adressant aux membres et consulteurs du Conseil Pontifical pour les laïcs réunis ces jours-ci à Rome pour leur 24e assemblée plénière.

 

 

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Des pasteurs et des laïcs sont venus du monde entier pour débattre d’une question essentielle pour le Pape : comment être témoins du Christ dans la communauté politique ? Dans son discours Benoît XVI a précisé que les chrétiens n’aspiraient pas à une hégémonie politique ou culturelle, mais qu’ils avaient leur mot à dire car les problèmes aujourd’hui sont complexes.

 

 

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Le relativisme et l’individualisme affaiblissent la démocratie et favorisent la domination des plus forts, alors que l’espérance chrétienne élargit les horizons limités de l’homme : l’Evangile est une garantie de liberté, les principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Eglise sont d’une grande actualité pour la promotion de nouvelles voies de développement.

 

 

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Le monde a besoin de politiques authentiquement chrétiens, la société civile a besoin de témoins du Christ et de l’Evangile.

Écoutez le reportage d'Olivier Tosseri (Radio Vatican): >>


06.10.2009

Synode pour l'Afrique: un Patriarche dénonce "l’action des rapaces"

"Les progrès des civilisations dans le monde sont le résultat du travail et des ressources venus d’Afrique". Ces propos ont été tenus, ce mardi à la tribune du Synode des évêques pour l'Afrique, par le Patriarche de l’Eglise orthodoxe d’Ethiopie, invité spécial, dénonçant "l’action de rapaces" vers le continent africain.


Au lendemain d’une journée introductive, les travaux de la seconde assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques sont entrés dans le vif du sujet. Les 244 pères synodaux, les experts et auditeurs ont commencé à prendre la parole. Il s’agit d’être concis, chacun d’entre eux a 5 minutes, montre en main, pour s’exprimer : pour évoquer les attentes vis-à-vis du Synode, pour mettre en avant une problématique, ou encore pour témoigner d’une situation sur le terrain.

 

http://www.associationracines.org/images/egliz2.jpg


Cette première journée d’échanges a été particulièrement riche: il a notamment été question de la contribution fondamentale apportée par l’Afrique dans le développement mondial lors d’une intervention très remarquée d’un invité Spécial : le Patriarche de l’Eglise orthodoxe Tewahedo d’Ethiopie (photo).


Armance Bourgeois était sur place pour Radio Vatican. Ecoutez: >>

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20.01.2009

Espoirs suscités par Barak Obama, 44ème président des Etats-Unis


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Au Vatican également, on suit avec beaucoup d'intérêt l'accession à la présidence des États-Unis par Barack Obama.

Benoît XVI a caractérisé cette accession comme une chance historique. Il souhaite au nouveau président beaucoup de chance pour constuire un monde "de paix, de solidarité et de justice". 

Seon les experts, le Vatican nourrit de grands espoirs au sujet de nouvelle administation surtout en ce qui concerne la politique étrangère. Rome espère surtout un changement au Moyen-Orient. Israël et la Palestine se trouvent au sommet de la liste prioritaire du Saint-Siège. Rome compte sur une impulsion américaine importante également dans les domaines du développement, de la protection de l'environnement et des objectifs du millénaire.

Mais ici et là règne aussi la défiance. Le Vatican craint de ne pas trouver dans le nouveau président un champion de la protection de la vie.

Selon le cardinal Julian Herranz, il n'y a aucun doute que le gouvernement précédent était beaucoup plus proche du Vatican dans ce domaine.


"Les relations personnelles entre Benoît XVI et George W. Bush étaient très cordiales et au mois d'avril le pape a été reçu pour son anniversaire à la Maison Blanche",


rappelle le cardinal.

Malgré tout, le pape et la curie du Vatican regardent le nouveau président avec beaucoup d'espoir. Rome espère que son accession aujourd'hui soit le début d'une collaboration cordiale.

 

Voici ce qu'en rapporte Radio Vatican :

 

Barak Obama va désormais entrer en scène. Des défis colossaux l’attendent : la crise économique, le réchauffement climatique, l’Irak, l’Afghanistan, les inégalités notamment raciale. Pourra-t-il tenir ses promesses? Nous avons posé la question à l’historien français Pap Ndiaye, maître de conférences à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, à Paris. Un dossier réalisé par Romilda Ferrauto. >  




Barak Obama prendra officiellement ses fonctions de président Américain le 20janvier. Le 44ème chef des Etats-Unis succède à Georges W. Bush dont les huit années à la Maison Blanche auront profondément marqué le monde. Sa présidence restera sans doute comme l’une des plus impopulaires dans son propre pays comme dans le reste du monde. On connait le bilan sur le plan international de ces années Bush, mais quel est son bilan sur le plan intérieur, comment cette présidence a-t-elle été vécue par les Américains, en quoi le modèle politique américain a-t-il été bouleversé pendant cette présidence, écoutez l’analyse de Pierre Mélandri, spécialiste des Etats-Unis et auteur de Une histoire des Etats-Unis contemporains (ed. André Versaille, Bruxelles). Un dossier préparé par Hélène Destombes >  

08.07.2008

Nouveaux projets Populorum Progressio

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2008 (VIS). Le Conseil d'administration de la fondation Populorum Progressio se réunira à Guadalajara (Mexique) du 9 au 12 juillet pour délibérer sur le financement des projets en faveur des populations indigènes, afro-américaines et métisses de paysans pauvres d'Amérique latine et des Caraïbes.

L'image “http://www.camari.org/images/100010722.jpeg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Selon le Conseil pontifical Cor Unum, 230 projets ont été présentés cette année concernant 17 pays et relatifs à divers secteurs: production (instruments agricoles, production et commercialisation des biens), sanitaire, formation professionnelle, réalisation de centres communautaires, scolarisation, constructions de maisons agricoles, formation humaine intégrale.

Les pays qui ont présenté le plus grand nombre de projets sont la Colombie (44), le Pérou (30), le Brésil (40), le Mexique (11), l'Equateur (21). Suivent la Bolivie (11), Haïti (13), le Guatemala (5), le Nicaragua (5), le Chili (11), Le Salvador (11), le Paraguay (4), Le Costa Rica (12), Le Panama (3), la République Dominicaine (2), l'Argentine (6) et Cuba (1).

La fondation Populorum Progressio a été instituée par Jean-Paul II le 22 février 1992, à l'occasion du Ve centenaire du début de l'évangélisation de l'Amérique latine, selon les intentions de Paul VI qui au lendemain de la Conférence de Puebla (Mexique) a manifesté la volonté de constituer un fonds homonyme qui a donné corps à la fondation actuelle. Populorum Progressio a été confiée au Conseil pontifical Cor Unum que préside le Cardinal Paul Josef Cordes. Benoît XVI, lors de sa rencontre avec le Conseil d'administration en juin 2007, a donné une nouvelle impulsion aux activités de la fondation.

Le Conseil d'administration est actuellement formé par les prélats d'Amérique Latine suivants: Mgr. Fabio Betancur Tirado, de Manizales, Colombie (Président); Mgr. Alberto Taveira Correa, de Palmas, Brésil (Vice-président), et comme membres le Cardinal Juan Sandoval Iñiguez, Archevêque de Guadalajara (Mexique); Mgr. Edmundo Luis Flavio Abastoflor Montero, de La Paz (Bolivie); Mgr. Antonio Arregui Yarza, de Guayaquil, Equateur; Mgr. José Luis Astigarraga Lizarralde, CP, Vicaire apostolique de Yurimaguas, (Pérou) et Mgr. Segundo Tejado Muñoz, représentant du Conseil pontifical Cor Unum.
 
Une délégation du comité de la Conférence épiscopale italienne pour les interventions caritatives en faveur du tiers-monde, principal soutien de la fondation, participera également à cette réunion

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07.06.2008

Rome: Sommet FAO: les agriculteurs des pays pauvres demandent d’être écoutés

EUROPE/ITALIE - Sommet FAO: les agriculteurs des pays pauvres demandent d’être écoutés ; le problème des biocarburants, du protectionnisme et de l’accès aux marchés, parmi d'autres thèmes

 http://www.fao.org/sd/2002/img/KN0801fao.gif

Rome (Agence Fides) – Le Sommet de la FAO à Rome a fermé ses portes. Des grandes assises mondiales, on n’attend certes pas de réponses définitives à un nombre si important de problèmes, de portée mondiale et liés entre eux : augmentation des pauvres et des personnes sous-alimentées, question environnementale, développement, différence d’accès aux marchés entre pays riches et pays pauvres en voie de développement, et ainsi de suite.
 
Toutefois le programme des questions abordées montre que désormais on a de plus en plus vivement conscience de la nécessité, à l’ère de la mondialisation, de donner des réponses coordonnées au niveau mondial aux grands défis de l’humanité.

Les problèmes énoncés représentent le vrai défi pour l’avenir proche de notre planète. A commencer par ce chiffre des 862 millions d’êtres humains qui souffrent de la faim dans le monde, un nombre record qui montre la gravité de la crise en cours.
 
Le Directeur Général de la FAO, Jacques Diouf, a soulevé ces jours-ci un des problèmes clés pour résoudre le problème de la malnutrition : celui du protectionnisme des pays du Nord de l’hémisphère par rapport aux pays pauvres. En particulier Diouf a souligné que les pays de l’OSCE ont soutenu leurs agricultures avec 372 milliards de dollars, une donnée impressionnante si l’on pense qu’il en suffirait une trentaine environ pour nourrir 862 millions de personnes.

Chiffres à part, une série de questions importantes restent ouvertes. Les pays pauvres demandent d’avoir plus de facilité à accéder aux marchés mondiaux – donc de ne pas être gênés par des formes de protectionnisme - et de pouvoir bénéficier d’une protection dans la défense de leurs propres marchés et produits.
 
Du côté des pays occidentaux on veut accélérer encore le processus de libéralisation des marchés à travers le WTO (World Trade Organization); sur le front des aides au développement, les pays pauvres demandent à avoir un rôle de protagonistes : ne pas être seulement les destinataires d’interventions d’urgence, mais avoir une fonction de premier plan dans la gestion des ressources et dans leur emploi sur place.

Il y a ensuite le chapitre des biocarburants, qui suscite un débat enflammé entre ses partisans – parmi lesquels le Brésil, les Etats-Unis et l’Europe - et les critiques, à savoir ceux qui voient dans cette solution (des carburants dérivés des végétaux et non du pétrole) le danger d’un appauvrissement des ressources agricoles et des forêts.
 
Il y a encore une question sur laquelle s’opposent des visions différentes : celle du rapport entre les changements climatiques et les bonds négatifs dans les productions agricoles ; sur ce terrain spécifique les organisations de paysans demandent que l’agriculture entre à plein titre dans les négociations pour Kyoto 2, c'est-à-dire le futur accord mondial sur le climat.

La discussion de ces jours n’est pas formelle, et plusieurs questions cruciales ont été abordées, il est donc inévitable que du sommet ne jaillissent pas de réponses définitives sur chaque problème soulevé. En même temps, il est positif que la confrontation, les problèmes, les accords et les contrastes aient émergé à la lumière du jour.
 
Cependant il faut aussi souligner qu’un accord important a été atteint. Il s’agit d’un « Memorandum d’entente » entre l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et les agences ONU de Rome, la FAO, l’IFAD et le PAM. Selon la FAO il s’agit d’une collaboration sans précédent entre les principaux protagonistes du développement agricole, visant à augmenter de façon significative la production alimentaire dans les « régions grenier » de l’Afrique, à relier la production alimentaire locale au besoin de la population et à intervenir dans les régions de l’Afrique à plus grande culture agricole –ou zones agro-écologiques- pour créer des opportunités pour les petits agriculteurs.
 
Les défis à relever sont d’accélérer la production alimentaire en Afrique, de remédier au développement insuffisant des marchés, au manque d’investissements et à la carence d’infrastructures dans les zones rurales. Il existe cependant des opportunités qui peuvent être exploitées pour aider à mettre fin à la faim chronique et aux problèmes alimentaires.
 
  (Agence Fides 5/6/2008)
 

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30.05.2008

Sommet Japon - Afrique

AFRIQUE - "Merci pour les aides, mais celle qui nous sert est un système de commerces mondiaux plus favorable à nos producteurs" déclarent les pays africains au Sommet Japon-Afrique

http://www.ias.unu.edu/images/articles/Editor/Img/TICAD%20Logo-Official-Colour.jpg

 

Yokohama (Agence Fides)- "Merci pour les aides, mais nous voulons une ouverture commerciale plus grande de la part des pays plus avancés et plus d’investissements dans nos pays".
On peut résumer ainsi la réponse des leaders africains invités à la TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain) qui se tient du 28 mai au 30 mai à Yokohama (dans les alentours de la capitale japonaise), à l’annonce du gouvernement japonais de redoubler le chiffre d’assistance et de développement en Afrique d’ici 2012, y compris quatre milliards de dollars de prêts à taux préférentiel.
 
People pass under the flags with the logo of the Fourth Tokyo International Conference on African Development (TICAD IV), in Yokohama, Japan, May 27, 2008. The TICAD IV is set to kick off on May 28.
"Je m’engage pour que d’ici 2012, dans cinq ans à partir de maintenant, le Japon redouble ses aides pour le développement du continent africain'',
a affirmé le premier ministre Yasuo Fukuda. Le Japon entend redoubler à dix milliards de dollars les aides et renforcer la coopération technique, également dans le cadre de la coordination au niveau mondial sur la réduction de la dette pour l’Afrique. Tokyo s’est également engagé à aider les pays africains et redoubler en dix ans sa capacité productive de riz pour faire face aux urgences alimentaires.

Mais la logique étroite des aides n’a pas été jugée suffisante par les Chefs d’Etat et de gouvernement africains.
"Nous croyons que la croissance future se trouve dans le commerce, non dans les aides. Sans exclure l’importance des aides, l’amélioration des conditions commerciales pour l’Afrique est d’importance vitale pour garantir sa pleine intégration dans l’économie globale",
a affirmé le président sud-africain, Thabo Mbeki au cours de son discours.

Les pays africains demandent à l’Europe, aux Etats-Unis et au Japon d’investir dans l’économie africaine, dont le taux de croissance en 2007 a été de 5,7%, et de faire en sorte que les produits africains puissent accéder aux marchés les plus riches au juste prix.

Cinquante-deux Etats africains participent au Sommet de Yokohama, dont quarante-quatre sont représentés au niveau de Chef d’Etat, de Premier Ministre ou de Vice-premier Ministre, en plus de différentes organisations internationales, comme l’ONU, l’OMS, etc. La Conférence est organisée par le gouvernement japonais, par l’ONU et la Banque Mondiale. La Conférence entre le Japon et Afrique se tient tous les cinq ans à partir de 1993.

De plus au Japon, deux autres puissances asiatiques, la Chine et l’Inde, organisent régulièrement des sommets avec les pays africains.
 
(Agence Fides 29/5/2008)

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07.05.2008

R.D. Congo: Une occasion à ne pas perdre

AFRIQUE/R.D CONGO - Fonds et investissements de toutes les parties du monde : une occasion à ne pas perdre

 

Kinshasa (Agence Fides)- “La République Démocratique du Congo est redevenue fréquentable” affirme dans un éditorial le quotidien congolais “Le Potentiel”, consacré à l’intensification des rapports politiques, et surtout, économiques du Congo avec les plus grandes puissances mondiales.

Etats-Unis, Union européenne (et les simples Etats de l’Europe), Chine et Inde multiplient les contacts avec leurs contreparties congolaises. Par exemple, l’accord de 8 milliards annoncé en septembre 2007 entre le gouvernement de Kinshasa et un groupe d’entreprises chinoises pour réhabiliter les infrastructures du pays africain et renforcer le secteur minier a suscité une grande impression.
“La reconstruction du pays ne se fera pas seulement avec les chinois. Elle se fera avec tous, avec nos partenaires en bonne foi, et avant tout avec nous-mêmes”,
a cependant affirmé le président Joseph Kabila à la presse belge, en délayant les craintes occidentales.

En effet la République Démocratique du Congo se voit conférer d’importantes ressources financières de donateurs internationaux, tant traditionnels (Banque Mondiale), que de récente acquisition (Chine et Inde). Le pays en particulier attend l'annulation de neuf milliards de dollars de dette extérieure obtenue par un programme d’ajustement structurel imposé par la Banque Mondiale.
 
Mais les programmes d’ajustement structurel prévoient une réduction des dépenses d’état en taillant en général les fonds pour la santé et l’instruction, ou en tout cas pour l’Etat social.
 
L'arrivée des fonds des puissances asiatiques peut constituer une alternative alléchante au joug de la finance internationale. Les contreparties sont cependant les ressources congolaises, considérées vitales pour l’économie mondiale. La direction congolaise a donc la possibilité, en jouant sur plus de tables de négociations, d’obtenir des fonds et des prêts à des conditions meilleures par rapport au passé récent.

Mais les fonds ainsi obtenus doivent être investis de manière judicieuse pour favoriser le développement réel du pays.
“Disposer des opportunités de relancer l’économie est une chose. Mais les gérer avec conscience en est une autre. C’est donc cette équation que les dirigeants du pays doivent résoudre pour ne pas perdre l’occasion”,
souligne “Le Potentiel”.
 


Si les ressources naturelles du Congo, à cause de leur importance stratégique, peuvent être une bénédiction pour le pays, l’histoire coloniale et post-coloniale démontre le contraire. De l’esclavage imposé dans le “libre Etat du Congo” comme était appelé à l’ère coloniale, aux coups d’Etat et aux guerres civiles qui ont marqué les quarante-huit ans d’indépendance du pays. Toutes les tragédies, qui même dans leur diversité, ont pour origine le désir de mettre les mains sur les richesses du pays. Parmi celles-ci n’existent pas seulement des diamants et de l’or, mais surtout des minéraux stratégiques pour l’industrie mondiale, du coltan au vanadium, du manganèse au cobalt, de l’uranium (celui utilisé pour la bombe atomique d’Hiroshima venait du Congo) au pétrole.
 
Le risque que le Congo continue donc à être une terre de conflit, par des factions locales complaisantes, à cause des différentes puissances mondiales est une donnée de fait dont les Congolais sont conscients.
 
Pour éviter que le Congo perde cette nouvelle occasion de développement, il faut élaborer une stratégie de sécurité nationale d’un côté et de l’autre un plan de développement qui tienne compte des exigences primaires de la population.
 
(Agence Fides 6/5/2009)
 

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13.04.2008

Jubilee Debt Campaign: jeûne de 36 jours

Un jeûne de 36 jours est proposé à tous ceux qui souhaitent participer à la “Jubilee Debt Campaign” afin de revendiquer l'annulation de la dette de 36 pays, situés dans le Sud du monde pour la plupart.

http://www.jubileedebtcampaign.org.uk/images/jdclogo.gif

Présentée 10 ans après la naissance de la campagne "Drop the Debt", cette initiative a commencé samedi 12 avril et coïncide avec la prochaine rencontre de la Maison Blanche et du Fonds monétaire international. Elle prendra fin le 18 mai, à l'occasion du 10ème anniversaire du Sommet du G8 de Birmingham, en Angleterre, pendant lequel des promesses avaient été formulées concernant l'annulation de la dette. Chaque jour du jeûne – auquel on peut adhérer sur le site web de la Campagne – sera consacré à un pays endetté : samedi, l'attention se portera sur le Libéria. Les jours suivants s'intéresseront au Népal, au Bangladesh, au Cambodge, au Belize, au Kenya et au Panama.
 
http://www.jubileedebtcampaign.org.uk/thumbnail.php?id=85&max=1000
 
Les adhésions internationales s'élèvent déjà à plusieurs centaines et augmentent d'heure en heure. Le 18 mai, à Birmingham, une "chaîne humaine" sera formée, comme celle de 1998 qui rassembla 70.000 personnes, symbolisant les chaînes de la dette : des chaînes qu'il faut absolument briser.
 
(MISNA)
 
Lire aussi : article précédent
 
 
 

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