03.02.2010

Thaïlande: 'Dharma, compassion et agape dans le monde' - 4° symposium christiano-bouddhiste

ASIE/THAÏLANDE - “Compassion et agape dans le monde” : le 4° symposium christiano-bouddhiste

 

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Bangkok (Agence Fides) – Le chemin du dialogue interreligieux et de l’amitié entre bouddhistes et chrétiens en Thaïlande avance pas à pas : du 1er au 5 février aura lieu à Chiang Mai, en Thaïlande, le 4e symposium christiano-bouddhiste, célébré “dans un esprit d’unité et de fraternité universelle”, grâce à l’initiative du mouvement des Focolari, mis en place par Chiara Lubich, sous l’égide de l’université bouddhiste de Chiang Mai et de l’association bouddhiste japonaise “Risso kosei Kai”.


Le sujet principal du symposium est “Dharma, compassion et agape dans le monde contemporain”, qui sera étudié en réfléchissant sur “la réponse des religions aux défis du monde globalisé, en pointant sur les problèmes réels comme la perte des valeurs, la souffrance de nombreux hommes et femmes, la crise financière et la pauvreté”, comme l’affirme une note des organisateurs adressée à Fides.

Comme invités d’honneur, il y aura le Nonce apostolique en Thaïlande, Son Exc. Mgr Salvatore Pennacchio, tandis que Maria Voce, l’actuelle leader des Focolari, tiendra une conférence. Seront aussi présents de nombreux évêques de la Thaïlande et les plus importants leaders bouddhistes. Les participants au symposium proviennent de la Thaïlande, du Japon, des Philippines, des États-Unis, de Grande-Bretagne et d’Italie.

Les travaux seront caractérisés par “le respect mutuel, la compréhension et l’amitié”, déclarent les organisateurs, en affirmant que le symposium sera une étape importante dans le parcours d’approche entre les communautés religieuses bouddhistes et chrétiennes en Thaïlande et dans le monde. (PA)

(Agence Fides 29/01/2010)

08.01.2010

Benoît XVI confirme la poursuite du dialogue interreligieux avec les musulmans au nouvel ambassadeur turc

L’Église catholique confirme son engagement dans la poursuite du dialogue interreligieux avec les musulmans.

Le Pape l’a redit ce jeudi matin à l’ambassadeur turc près le Saint-Siège, venu lui présenter ses lettres de créances. Dans son discours, Benoît XVI est revenu sur les souvenirs de son voyage en Turquie à l’automne 2006.


Écoutez le compte-rendu d’Olivier Bonnel (Radio Vatican) : >>

21.12.2009

Vœux aux membres de la Curie romaine : Benoît XVI souligne les sujets qui lui furent chers en 2009

Benoît XVI s’adressait aux cardinaux, archevêques et évêques de la Curie romaine pour l’échange traditionnel des vœux de Noël, une rencontre toujours très attendue car elle permet au Pape d’attirer l’attention sur les sujets qui lui sont chers et de revenir aussi sur les temps forts de l’année écoulée.

 

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Benoît XVI a ainsi évoqué la fin de l’année paulinienne et le début de l’année sacerdotale, soulignant combien le rôle du prêtre est important, combien, grâce aux services apparemment petits d’un seul homme, en l’occurrence le saint curé d’Ars, Dieu peut faire de grandes choses. Mais ce qui semble avoir marqué Benoît XVI au plus haut point cette année fut sa découverte du continent africain.


Écoutez le compte-rendu de Marie Duhamel (Radio Vatican) : >>

 

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Autre dossier prioritaire abordé par le Pape : l’attention qui doit être accordée aux non-croyants. L’Église catholique devrait ouvrir une sorte de « cour des gentils » où les hommes pourraient d’une manière ou d’une autre rencontrer Dieu. Si le dialogue interreligieux est important, Benoît XVI demande surtout aux catholiques de ne pas négliger le contact avec les personnes qui se considèrent agnostiques ou athées. L’Église doit les aider à ne pas écarter la question de Dieu, qui est essentielle pour chaque existence humaine.


Évoquant quelques temps forts de l’année qui s’achève le Pape a également mentionné sa visite au printemps dernier, à Jérusalem, au mémorial de l’holocauste de Yad Vashem, une rencontre bouleversante avec la cruauté de la faute humaine, avec la haine d’une idéologie aveuglée qui sans aucune justification a livré des millions de personnes à la mort et qui, en dernière analyse, a voulu chasser Dieu de la terre, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de Jésus Christ.

17.08.2009

Le Japon vu par le cardinal Tauran

L’Asie, un continent au cœur des priorités du pontificat de Benoît XVI et un tout récent voyage du Cardinal Jean-Louis Tauran a confirmé cette attention.

 

Le président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux s’est rendu au Japon du 1er au 10 aoû dernier où les évêques catholiques du Japon ont d’ailleurs décidé de convoquer une journée annuelle de prière pour le dialogue interreligieux dans le pays.

Cette visite visait en effet à relancer avec détermination le dialogue entre toutes les religions présentes sur le continent. Les interlocuteurs shintoïstes, bouddhistes et musulmans du Cardinal Tauran ont également reconnu que l’Eglise catholique joue un rôle de premier plan dans la promotion du dialogue.

Le pays du soleil levant semble aujourd'hui épargné par les tensions parfois violentes qui traversent d’autres pays du continent.

Le cardinal Jean-louis Tauran sur Radio Vatican: >> 


Des propos recueillis par Thomas Chabolle.

18.05.2009

Benoît XVI confie ses premières impressions aux journalistes

Le dialogue interreligieux, l’œcuménisme et la paix


ROME, Vendredi 15 mai 2009 (ZENIT.org) - Le dialogue interreligieux - exigence interne de la foi -, l'œcuménisme et la paix, voila trois axes de son pèlerinage de paix que Benoît XVI a développés dans l'avion devant les journalistes qui l'ont accompagné dans le Boeing 777 de la compagnie israélienne El Al, pendant le retour de Tel Aviv à Rome, au terme de son pèlerinage en Terre Sainte. Nous publions ci-dessous le texte de la déclaration du pape.

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Chers amis,

Merci de votre travail. J'imagine que ça a été difficile, avec tant de problèmes, de déplacements, etc., et je voudrais vous remercier d'avoir accepté toutes des difficultés pour informer le monde sur ce pèlerinage, pour inviter ainsi les autres aussi au pèlerinage en ces lieux saints.

J'ai déjà fait un bref résumé de ce voyage dans le discours de l'aéroport, je ne voudrais pas ajouter grand chose. Je pourrais évoquer tant, tant de détails : l'émouvante descente au point le plus bas de la terre, au Jourdain, qui est aussi pour nous un symbole de la descente de Dieu, de la descente du Christ dans les endroits les plus profonds de l'existence humaine.

Le Cénacle où le Seigneur nous a donné l'eucharistie, où a eu lieu la Pentecôte, la descente de l'Esprit Saint ; le Saint-Sépulcre, tant d'autres impressions, mais cela ne me semble pas le moment de le faire.

Il y a peut-être trois impressions fondamentales. La première, que j'ai trouvée partout, dans tous les milieux, musulmans, chrétiens, juifs : une volonté décidée au dialogue interreligieux, à la rencontre, à la collaboration entre les religions.

Et il est important que tous voient cela, non seulement comme une action, disons, pour des motifs politiques dans une situation donnée, mais comme un fruit du coeur même de la foi, parce que croire en un Dieu unique qui nous a tous créés, croire en ce Dieu qui a créé l'humanité comme une famille, croire que Dieu est amour, et qui veut que l'amour soit la force dominante dans le monde, implique cette rencontre, cette nécessité de la rencontre, de la collaboration en tant qu'une exigence de la foi même.

Second point : j'ai trouvé aussi un climat œcuménique très encourageant. Nous avons eu tant de rencontres avec le monde orthodoxe dans une grande cordialité ; j'ai pu aussi parler avec un représentant de l'Eglise anglicane et deux représentants luthériens, et l'on voit que précisément ce climat de la Terre Sainte encourage aussi l'œcuménisme.

Troisième point : il y a de grandes difficultés, nous le savons, nous l'avons vu et entendu.  Mais j'ai aussi vu qu'il y a chez tous un profond désir de paix. Les difficultés sont plus visibles et nous ne devons pas nous cacher les difficultés : elles existent et doivent encore être clarifiées. Mais le désir commun de paix, de fraternité n'est pas autant visible, et je crois que nous devons parler de cela aussi, encourager tous dans cette volonté de trouver à ces difficultés des solutions certainement pas faciles.

Je suis venu en pèlerin de la paix. Le pèlerinage est un élément essentiel de nombreuses religions, et justement il en est ainsi de l'islam, du judaïsme et du christianisme. C'est aussi l'image de notre existence, qui est une marche vers Dieu et ainsi également vers la communion de l'humanité.

Je suis venu en pèlerin et j'espère que beaucoup suivront ces traces et qu'ainsi ils encourageront les peuples de cette Terre sainte à l'unité, et deviendront aussi des messagers de paix. Merci.

© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice du Vatican

Traduit de l'italien par Zenit