06.04.2009

Le pape aux jeunes pour la XXIVe Journée mondiale de la jeunesse

La croix et l’icône signes de l’amour invincible du Christ et de sa Mère



ROME, Dimanche 5 avril 2009 (ZENIT.org) - La croix des Journées mondiales de la jeunesse et l'icône de Marie sont des « signes de l'amour invincible du Christ et de sa Mère », a rappelé le pape en s'adressant ce matin aux jeunes du monde.

A la fin de la messe des Rameaux, le pape a adressé « une salutation particulière aux 150 délégués - évêques, prêtres et laïcs - qui ont participé ces jours-ci à la rencontre internationale sur les Journées mondiales de la Jeunesse organisée par le Conseil pontifical pour les laïcs ».

Le pape a indiqué la direction du rassemblement de Madrid en disant : « C'est ainsi que commence le chemin de préparation vers le prochain rassemblement mondial des jeunes qui aura lieu en août 2011 à Madrid et dont j'ai déjà indiqué le thème : « Enracinés et fondés dans le Christ, solides dans la foi » (cf. Col 2,7) ».

Benoît XVI s'est réjoui des « fruits » du rassemblement de Sydney en août 2008. « Comme c'est la tradition, a rappelé le pape, les jeunes Australiens vont bientôt remettre aux jeunes Espagnols la Croix des Journées mondiales de la Jeunesse, la « croix pèlerine » qui apporte à tous les jeunes de la terre le message de l'amour du Christ. Ce « passage de témoin » assume une valeur hautement symbolique : nous exprimons à Dieu notre immense gratitude pour les dons reçus à la grande rencontre de Sydney et pour ceux qu'il voudra nous accorder à celle de Madrid ».

Le pape a également indique que demain, lundi 6 avril, lundi saint, « la  croix, accompagnée de l'icône de la Vierge Marie, partira pour la capitale espagnole », et qu'elle « sera présente là-bas à la grande procession du Vendredi Saint ».

« Un long pèlerinage commencera ensuite à travers les diocèses de l'Espagne, pour la rapporter à Madrid en 2011. Puissent cette croix et l'icône de Marie être pour tous un signe de l'amour invincible du Christ et de sa Mère qui est aussi la nôtre » a conclu Benoît XVI .

Benoît XVI a lancé deux appels - contre les armes à sous-munitions, et en faveur des immigrés africains - avant la fin de la messe des Rameaux qu'il a présidée ce matin place Saint-Pierre en présence de dizaines de milliers de personnes, surtout des jeunes, en cette XXIVe Journée mondiale de la Jeunesse, célébrée au niveau diocésain.

Avant le passage de la croix et de l'icône de la Vierge des JMJ entre Australiens et Espagnols et avant la prière de l'angélus et la bénédiction finale, le pape s'est adressé à la foule debout depuis l'auvent qui abrite l'autel papal sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Il a aussi lancé cet appel aux jeunes.

 

01.04.2009

Journées mondiales de la jeunesse : Mobilisation pour Madrid 2011

Et passage de témoin le dimanche des Rameaux


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ROME, Mardi 31 mars 2009 (ZENIT.org) - La Journée mondiale de la jeunesse 2009 a lieu dimanche prochain, 5 avril, dimanche des Rameaux, dans les diocèses. A cette occasion, à Rome, le passage de témoin entre les jeunes Australiens (Sydney 2008) et les jeunes Espagnols (Madrid 2011) aura lieu place Saint-Pierre, à l'issue de la messe présidée par Benoît XVI.

Une vraie mobilisation a ainsi lieu à Rome entre le 3 et le 5 avril pour faire un bilan de Sydney et lancer Madrid 2011, indique un communiqué du dicastère organisateur.

Le Conseil pontifical pour les laïcs organise en effet une réunion des responsables de la pastorale de la jeunesse qui rassemble les comités d'organisation de Sydney 2008, les délégués de 70 pays, les représentants de 35 associations ou mouvements de jeunes catholiques.

Le cardinal Stanislas Rylko, président de ce dicastère ouvrira les travaux, jeudi 3 avril, journée consacrée à l'analyse du rassemblement de Sydney. Le cardinal George Pell, archevêque de Sydney, et l'évêque auxiliaire, Mgr Anthony Fisher, op, évoqueront l'impact du rassemblement en Australie.

Le P. Eric Jacquinet, responsable de la Section jeunes du Conseil pontifical, analysera pour sa part l'impact de la JMJ au niveau mondial et le modèle qu'elle offre à la pastorale de la jeunesse dans le monde. La journée s'achèvera par une messe qui sera présidée par le cardinal Pell.

La journée du vendredi 4 avril sera consacrée au lancement de Madrid 2011. L'archevêque de Madrid, le cardinal Antonio Maria Rouco Varela, et l'évêque auxiliaire, Mgr César Augusto Franco Martinez, feront un état des lieux de la pastorale des jeunes en Espagne et des attentes suscitées par la JMJ 2011.

Les jeunes espagnols engagés dans la préparation exposeront les premières initiatives et leurs projets.

Le secrétaire du dicastère, Mgr Josef Clemens, présentera le message de Benoît XVI pour Madrid.

Les travaux se concluront par l'intervention du président, le cardinal Rylko.

Enfin, dimanche, les délégués participeront à la messe des Rameaux présidée par Benoît XVI sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Comme c'est la tradition, les jeunes australiens remettront la croix des JMJ aux jeunes espagnols.

« Ce passage de témoin propose chaque fois la réalité dépouillée de la Croix comme marque de notre cheminement et comme signe d'espérance en la Résurrection », souligne le communiqué.

31.03.2009

4° anniversaire de la mort de Jean Paul II

VATICAN - Le 2 avril, le Pape Benoît XVI célébrera la Messe pour le IV° anniversaire de la mort du Pape Jean Paul II, avec les jeunes du Diocèse de Rome

 

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Rome (Agence Fides) – Le jeudi 2 avril, IV° anniversaire de la mort du Serviteur de Dieu le Souverain Pontife Jean Paul II, le Saint-Père célèbrera la Sainte Messe dans la Basilique Saint-Pierre à 18 heures. Les jeunes du Diocèse de Rome y sont particulièrement invités, en préparation à la Journée Mondiale de la Jeunesse, le Dimanche des Rameaux, 5 avril, au niveau diocésain.

(Agence Fides, 27 mars 2009)

09.03.2009

Benoît XVI : Message aux jeunes

VATICAN - Message du Pape Benoît XVI aux Jeunes: « Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains »

 

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Rome (Agence Fides) –« Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains… L’Eglise compte sur vous pour cet engagement missionnaire : que les difficultés et les épreuves rencontrées ne vous découragent pas ». C’est la consigne que le Pape Benoît XVI donne aux jeunes gens et aux jeunes filles du monde dans son Message pour la XXIV° Journée Mondiale de la Jeunesse qui aura lieu le dimanche 5 avril 2009, Dimanche des Rameaux, au niveau diocésain.

« Chers amis, comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Faites-le connaître à tous ceux qui, parmi les jeunes et les adultes, sont en recherche de la « grande espérance » qui donne sens à leur existence. Si Jésus est devenu votre espérance, dites-le aussi aux autres avec votre joie et votre engagement spirituel, apostolique et social. Habités par le Christ, après Lui avoir répondu avec votre foi et lui avoir donné toute votre confiance, diffusez cette espérance autour de vous. Faites des choix qui manifestent votre foi : montrez que vous avez compris les pièges de l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères. Ne cédez pas à la logique de l’intérêt égoïste, mais cultivez l’amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la vérité, toujours prêts à répondre "à qui vous demande raison de l’espérance qui est en vous" (1 Pi 3, 15). Le chrétien authentique n’est jamais triste, même s’il se trouve à devoir affronter diverses épreuves, parce que la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix ».

Après avoir rappelé la rencontre de Sydney au mois de juillet 2008, le chemin vers le rassemblement international prévu à Madrid en 2011, qui aura pour thème les paroles de l’Apôtre Paul « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2,7) », le chemin prévoit un parcours de formation avec la réflexion en 2009 sur l’affirmation de Saint Paul : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant. » (1 Tim 4, 10) et en 2010 sur la demande du jeune homme riche à Jésus : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10, 17).

A propos du thème choisi pour cette année, le Saint-Père déclare :

« La question de l’espérance, en vérité, est au centre de notre vie d’êtres humains et de notre mission de chrétiens, particulièrement à l’époque actuelle. Nous ressentons tous le besoin d’espérance, non pas d’une espérance quelconque, mais d’une espérance solide et fiable, comme j’ai voulu le souligner dans l’encyclique Spe Salvi. La jeunesse en particulier est un temps d’espérance, parce qu’elle regarde vers l’avenir avec de nombreuses attentes. Quand on est jeune, on porte en soi des idéaux, des rêves et des projets ; la jeunesse est le temps où mûrissent des choix décisifs pour le reste de la vie. Aussi, peut-être pour cette raison, est-ce la saison de l’existence où émergent avec force les questions de fond : pourquoi suis-je sur cette terre ? Quel sens a la vie ? Que sera ma vie ? Et encore : comment atteindre le bonheur ? Pourquoi la souffrance, la maladie et la mort ? Qu’y a-t-il après la mort ? Questions qui deviennent pressantes quand il faut affronter des obstacles qui parfois semblent insurmontables : difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d’un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle. On se demande alors : où puiser et comment tenir vivante dans notre cœur la flamme de l’espérance ? ».

« Comme je l’ai aussi écrit dans l’encyclique Spe Salvi, la politique, la science, la technique, l’économie et toute autre ressource matérielle ne sont pas suffisantes à elles seules pour offrir la grande espérance à laquelle tous aspirent. Cette espérance « ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre » (n. 31). C’est pourquoi une des conséquences principales de l’oubli de Dieu est l’évident désarroi qui marque nos sociétés, avec ses dimensions de solitude et de violence, d’insatisfaction et de perte de confiance qui aboutissent fréquemment à la désespérance. Clair et fort est le rappel qui nous vient de la Parole de Dieu : "Malheureux est l’homme qui se confie dans l’homme et dont le cœur se détourne du Seigneur ! Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur" (Jr 17, 5-6). La crise de l’espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces ».

A ce sujet, le Saint-Père pense aux nombreux jeunes
« à tant de vos contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d’un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d’expériences négatives et blessantes. Pour certains – et malheureusement ils sont nombreux – l’issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l’alcool, et vers tant d’autres formes de déséquilibres. Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont suivi de « mauvais maîtres », le désir d’un amour vrai et d’un bonheur authentique ne s’éteint pas. Mais comment annoncer l’espérance à ces jeunes ? Nous savons qu’en Dieu seul l’être humain trouve sa vraie réalisation. Le premier engagement qui nous concerne tous est donc celui d’une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est Amour. A vous, chers jeunes, qui êtes en recherche d’une espérance ferme, j’adresse les mêmes paroles que saint Paul adressait aux chrétiens persécutés de la Rome d’alors : "Que le Dieu de l’Espérance vous donne en plénitude, à vous qui croyez, la joie et la paix, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint." (Rm 15, 13). Durant cette année jubilaire dédiée à l’Apôtre des nations, à l’occasion du bimillénaire de sa naissance, apprenons de lui à devenir des témoins crédibles de l’espérance chrétienne ».

S’arrêtant sur Saint Paul, « témoin de l’espérance », le Saint-Père rappelle qu’il se trouva « immergé dans des difficultés et des épreuves de toute sorte » mais que, toutefois, il ne perdit pas l’espérance qui était née en lui, à partir de sa rencontre avec Jésus Ressuscité, sur le chemin de Damas, où « il fut intérieurement transformé par l’Amour divin rencontré dans la personne de Jésus Christ… Pour Paul, l’espérance n’est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante : Jésus Christ, le Fils de Dieu ».

« Chers jeunes, de même qu’il a rencontré un jour le jeune Paul, Jésus veut rencontrer aussi chacun de vous. Oui, avant d’être notre désir, cette rencontre est un grand désir du Christ. Mais l’un de vous pourrait me demander : comment puis-je le rencontrer, moi, aujourd’hui ? Ou plutôt, de quelle façon Lui s’approche-t-il de moi ? L’Eglise nous enseigne que le désir de rencontrer le Seigneur est déjà un fruit de sa grâce. Quand dans la prière nous exprimons notre foi, même si c’est dans l’obscurité, nous le rencontrons déjà parce qu’Il s’offre à nous. La prière persévérante ouvre notre cœur pour l’accueillir ».

Puis le Saint-Père invite les jeunes en ces termes :

« Donnez de la place à la prière dans votre vie ! Prier seul est bien, et prier ensemble est encore plus beau et plus profitable, parce que le Seigneur a assuré d’être présent là où deux ou trois sont réunis en son nom (cf. Mt 18, 20). Il y a de nombreuses façons pour se lier d’amitié avec Lui : il existe des expériences, des groupes et des mouvements, des rencontres, des itinéraires pour apprendre à prier et à grandir ainsi dans l’expérience de la foi. Prenez part à la liturgie de votre paroisse et nourrissez-vous abondamment de la Parole de Dieu et d’une participation active aux Sacrements ».

Le Message se termine en indiquant, dans ce chemin, la Vierge Marie, Mère de l’Espérance :

« Celle qui a incarné l’espérance d’Israël, qui a donné au monde le Sauveur et qui est restée ferme dans l’espérance au pied de la Croix, est pour nous un modèle et un soutien. Par-dessus tout, Marie intercède pour nous et nous guide de l’obscurité de nos difficultés à l’aube radieuse de la rencontre avec le Ressuscité ».

(Vatican, 5 mars 2009)