07.08.2010

Lectures dix-neuvième dimanche du Temps Ordinaire C

Evangile : Se tenir prêts pour le retour du Seigneur (brève : 35-40) (Lc 12, 32-48)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Soyez vigilants et demeurez prêts : vous ne connaissez pas l'heure où le Fils de l'homme viendra. Alléluia. (cf. Mt 24, 42.44)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus disait à ses disciples : « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.
Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône. Faites-vous une bourse qui ne s'use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n'approche pas, où la mite ne ronge pas.
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.
Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour.
S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ?
Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail.
Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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31.01.2008

Benoît XVI: Le Royaume de Dieu

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI à l’Angélus : « Le Royaume de Dieu est la vie qui s’impose sur la mort, la lumière de la vérité qui disperse les ténèbres de l’ignorance et du mensonge ».

Le début de la Mission du Christ, raconté par l’évangéliste Mathieu dans la liturgie de ce 3° Dimanche du Temps Ordinaire, est marqué par la prédication du Royaume de Dieu et par la guérison des malades, « pour démontrer que ce Royaume s’est fait proche, bien plus, qu’il est, désormais, venu au milieu de nous ».
Telles sont les paroles du Saint-Père avant la récitation de l’Angélus, le dimanche 27 janvier. Le prophète Isaïe avait annoncé que le peuple qui habitait la Galilée verrait une grande lumière, la lumière du Christ et de son Evangile. Le Pape a donné cette explication:
« Le terme ‘Evangile’, au temps de Jésus, était utilisé par les Empereurs romains pour leurs proclamations. Indépendamment du contenu, elles étaient appelées ‘bonnes nouvelles’, c’est-à-dire annonces de salut, parce que l’Empereur était considéré comme le seigneur du monde, et chacun de ses édits comme porteur de bien. Appliquer cette parole à la prédication de Jésus eut donc une signification fortement critique, comme pour dire : Dieu, et non pas l’Empereur, est le Seigneur du monde, et le véritable Evangile est celui de Jésus-Christ ».

Commentant la signification de l’expression « Le Royaume de Dieu - ou Royaume des Cieux - est proche » (Mathieu 4, 176 ; Marc 1, 15), le Saint-Père souligne qu’elle
« n’indique certes pas un royaume terrestre délimité dans l’espace et dans le temps, mais annonce que c’est Dieu qui règne, que c’est Dieu le Seigneur et que sa Seigneurie est présente, actuelle, qu’elle se réalise. La nouveauté du message du Christ est donc que Dieu, en Lui, s’est fait proche, qu’il règne désormais au milieu de nous, comme le montrent les miracles et les guérisons qu’il accomplit… Le Seigneurie de Dieu se manifeste alors dans la guérison intégrale de l’homme. Par cela, Jésus veut révéler le visage du vrai Dieu, le Dieu proche, plein de miséricorde pour tout être humain ; le Dieu qui nous fait don de la vie en abondance, de sa propre vie. Le Royaume de Dieu est donc la vie qui s’impose sur la mort, la lumière de la vérité qui disperse les ténèbres de l’ignorance et du mensonge ».
Enfin, le Saint-Père a invité à prier la Très Sainte Vierge
« afin qu’elle obtienne toujours à l’Eglise la même passion pour le Royaume de Dieu, qui anima la Mission de Jésus : passion pour Dieu, pour sa Seigneurie d’amour et de vie ; passion pour l’homme, rencontré en toute vérité avec le désir de lui donner le trésor le plus précieux : l’amour de Dieu, son Créateur et son Père ».
 
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Après la récitation de l’Angélus, le Pape Benoît XVI a salué de manière particulière les enfants et les jeunes de l’Action Catholique de Rome, venus Place Saint-Pierre, comme chaque année, en conclusion du « Mois de la Paix ».
« Deux d’entre eux, a déclaré le Saint-Père, sont ici près de moi, ils m’ont présenté un message, et dans quelques instants, ils m’aideront à lancer deux colombes en vol, symbole de paix. Chers petits amis, je sais que vous travaillez en faveur des jeunes de votre âge qui souffrent de la guerre et de la pauvreté. Continuez sur la voie que Jésus nous a indiquée pour construire la vraie paix ! »
Puis, le Saint-Père a rappelé la célébration de la Journée Mondiale des Lépreux, lancée il y a 55 ans par Raoul Follereau :
« A toutes les personnes qui souffrent de cette maladie de la lèpre, j’adresse mon salut affectueux, en les assurant de ma prière spéciale que j’étends à tous ceux qui, de différentes manières, travaillent à leurs côtés, et en particulier les volontaires de l’Association Amis de Raoul Follereau ».

(Source : Agence Fides)


Le texte du discours du Saint-Père en plusieurs langues

20.01.2008

Dieu veut te parler: homélie du 2° dimanche du Temps Ordinaire A

 
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    Ce temps, dit "ordinaire" nous est donné pour faire nos exercices d'espérance (voir les homélies du Temps de l'Avent et de Noël) :
Continuons sans fléchir d'affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. (He 10, 23)
    Aujourd'hui, nous entendons une voix nous dire :
Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ... C'est lui, le Fils de Dieu.

    Je vous invite à écouter cette voix. C'est celle de Jean, le Baptiste, qui se présente comme témoin oculaire. L'Évangile ne nous demande pas des choses compliquées : seulement d'écouter, et de voir : "Voici" ! Ce n'est plus le temps de "préparer les chemins du Seigneur". C'est le temps du "voici"...
 
 
Pour lire la suite :
 
Bon appétit !
 

12:30 Écrit par Père Walter dans Homélies 2007-2008 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecirture, bible, liturgie, homelies | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

30.12.2007

Nos petites et nos grandes souffrances dans la petite et la grande espérance

 
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    Sur le chemin d'évangélisation  de Noël, nous continuons nos exercices pour apprendre à espérer. Après la première salle, celle de la prière, dans laquelle il faudra toujours revenir, Bénoît XVI nous introduit dans la deuxième, qui est celle de l'action et de la souffrance (Spes salvi 35-40).

    Il suffira de relire l'évangile de la fête de la Sainte Famille pour se rendre compte que nous sommes loin d'une vision romantico-sentimentaliste ou éconimico-matérialiste de Noël. Saint Matthieu ne nous montre pas Joseph emmenant Marie dans un bon restaurant ou allant dans le souks pour y acheter des cadeaux pour sa femme et des jouets pour l'enfant. La petite famille s'enfuit en Égypte pour échapper à la fureur d'Hérode. Benoît XVI écrit :
Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est effectivement accessible d'une fois sur l'autre ni plus que ce qu'on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit bien vite à être privée d'espérance. (n° 35)
...
 
Pour lire la suite :
 
 

28.10.2007

La justice de Dieu ou la nôtre ? - homélie

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à réfléchir sur la justice. Comme on peut s'y attendre avec Dieu, il nous fait faire un déplacement de perspective. C'est à partir de sa justice à Lui qu'il nous faut revoir la nôtre...
 
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La justice de Dieu, c'est de ne pas faire de différences entre les hommes, nous dit Ben Sirac. La justice du pauvre c'est précisément d'attendre que Dieu lui rende justice. Nous sommes donc loin de la conception de la justice du pharisien qui se l'attribue à lui-même. Notre justice, nous montre Jésus, c'est précisément de l'attendre de Dieu. Saint Paul l'avait compris en attendant de lui la couronne de gloire du vainqueur.
Puissions-nous en ce dimanche trouver dans la prière et dans le coeur de Dieu notre consistance d'enfant du Père et n'attendre que de lui l'ajustement à son dessein d'amour.

Bonne semaine dans la clameur déjà audible de tous les saints !
 
 
Pour lire mon homélie :
 
 

11:31 Écrit par Père Walter dans Homélies 2006-2007 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecirture, homelies | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |