20.04.2010

Chine: Ordination d’un évêque par des évêques en communion avec Rome

A Hohhot, la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus bondée

 

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ROME, Lundi 19 avril 2010 (ZENIT.org) - En Mongolie intérieure, le nouvel évêque du diocèse de Hohhot a été ordonné par des évêques en communion avec Rome, indique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP). 

Dimanche 18 avril, Mgr Paul Meng Qinglu, 47 ans, a été ordonné évêque du diocèse de Hohhot, en Mongolie intérieure. Il semble que la cérémonie se soit déroulée sans le déploiement policier qui avait été constaté, le 8 avril dernier, lors de l'ordination de l'évêque de Bameng, un autre diocèse de Mongolie intérieure (1). A Hohhot, l'évêque consécrateur et les deux évêques co-consécrateurs étaient des évêques légitimes, c'est-à-dire reconnus par Rome.  

La cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus était pleine à craquer pour l'occasion. Dûment munis de tickets d'entrée, quelque 500 catholiques du lieu avaient pu prendre place dans l'édifice, deux mille autres étaient massés sur la place devant l'église. Venus du diocèse de Hohhot et des quatre diocèses de Mongolie intérieure, environ 80 prêtres, qui, pour la plupart, avaient fait leurs études avec le P. Paul Meng ou avaient été ses élèves, ont concélébré la messe d'ordination. Et c'est Mgr Paul Pei Junmin, évêque de Shenyang, dans le Liaoning, qui a consacré le nouvel évêque, assisté de Mgr John Liu Shigong et de Mgr Matthias Du Jiang, évêques respectivement de Jining et de Bameng, en Mongolie intérieure. Etait également présent à l'autel Mgr Joseph Li Jing, jeune évêque du Ningxia, qui avait prêché la retraite de trois jours suivie par le P. Paul Meng juste avant son ordination. Les quatre évêques « officiels » sont tous en communion avec Rome.  

Mgr Paul Meng Qinglu prend ainsi la succession de son prédécesseur, Mgr John Baptist Wang Xixian, mort à l'âge de 79 ans en  mai 2005. Un mois plus tard, en juin 2005, le P. Paul Meng était choisi pour devenir le nouvel évêque de Hohhot mais l'acceptation de cette candidature, tant par Rome que par Pékin, prendra du temps. Ainsi qu'il l'explique le 19 avril à l'agence Ucanews (2), Mgr Paul Meng voyait sa candidature, pourtant approuvée par l'administration d'Etat pour les affaires religieuses, tarder à être acceptée. Selon lui, les Jeux olympiques de 2008 puis les célébrations du soixantième anniversaire du régime, l'an dernier, ont fait que Pékin ne voulait pas alors entendre parler d'ordination épiscopale. Du côté de Rome, l'accord prendra là aussi du temps car des membres du presbyterium de Hohhot expriment, dans un premier temps, des réserves sur le candidat à l'épiscopat. Finalement, ces obstacles levés, Mgr Paul Meng a pu être ordonné en étant à la fois reconnu par Rome et accepté par Pékin.  

Dans une Mongolie intérieure évangélisée à partir du XVIIIème siècle, notamment par les missionnaires du Cœur immaculé de Marie (CICM), Hohhot est un diocèse relativement important, avec aujourd'hui 21 prêtres et 65 000 fidèles. Depuis cinq ans sans évêque, le diocèse a manqué de direction. « Je m'appliquerai à remettre en place les structures diocésaines afin que le travail pastoral et d'évangélisation s'en trouve renforcé », a expliqué Mgr Paul Meng au lendemain de son ordination.  

Né dans une famille catholique, entré en 1985 au grand séminaire de Mongolie intérieure, Mgr Paul Meng a été ordonné prêtre en 1989. Il reste ensuite au séminaire, où il enseigne la théologie morale et devient doyen des études. En 1999, Mgr John Baptist Wang Xixian lui confie la tâche de faire construire de nouvelles églises, puis, en 2000, le nomme curé de paroisse. En 2004, lorsque Mgr Wang tombe malade, il se voit confier l'administration effective du diocèse. De plus, à partir de 2001, Paul Meng a assumé diverses fonctions de direction au sein de l'Association patriotique locale et auprès des affaires religieuses de Mongolie intérieure.  

Selon les observateurs, si le déroulement de l'ordination de Mgr Paul Meng contraste avec celle, le 8 avril 2010, de Mgr Du Jiang, c'est parce que l'ordination de ce dernier avait été rendue difficile par la présence à la cérémonie de Mgr Joseph Ma Yinglin, évêque « officiel » et illégitime (car non reconnu par Rome) de Kunming. Le 18 avril, ni Mgr Joseph Ma, vice-président national de l'Association patriotique des catholiques chinois, ni aucun autre évêque illégitime n'étaient présents à l'ordination. Le 25 mars dernier, le Saint-Siège, par le biais d'un communiqué, avait rappelé avec netteté que les évêques de Chine devaient éviter de prendre part à une ordination épiscopale à laquelle assisterait un évêque illégitime (3).  

D'autres ordinations épiscopales se préparent au sein de la partie « officielle » de l'Eglise catholique en Chine : le 21 avril prochain pour le diocèse de Haimen (dans le Jiangsu), puis, un peu plus tard, pour les diocèses de Xiamen, Taizou et Wumeng. Chacun des futurs évêques a reçu l'assentiment tant de Rome que de Pékin. En revanche, les noms des évêques consécrateurs ne sont pas encore connus.  

(1) Voir EDA 527

(2)  Ucanews, 19 avril 2010.

(3)  Voir EDA 526   
 

© Les dépêches d'Eglises d'Asie peuvent être reproduites, intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source.

19.03.2010

Japon: Mère Teresa à l'origine du baptême de l'épouse et de la fille d'un prêtre shintô

Japon : L’épouse et la fille d’un prêtre shintô recevront le baptême à Pâques

Mère Teresa pour inspiratrice


ROME, Vendredi 19 mars 2010 (ZENIT.org) - Au Japon, lors de la veillée pascale, l'épouse et la fille d'un prêtre shintô recevront le baptême, rapporte « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris.

 

 

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Miyuki Ito et sa fille Kotone avec le mari et le père Haruhiko

Le 3 avril prochain, Ito Miyuki, 38 ans, et sa fille, Kotone, 5 ans, seront baptisées dans la foi catholique. La célébration aura lieu dans l'église de la paroisse de Yonezawa, localité de la préfecture de Yamagata, à un peu moins de 300 km au nord de Tokyo. Miyuki et sa fille rejoindront ainsi les milliers de catéchumènes qui seront baptisés de par le monde lors de la veillée pascale, mais leur situation a ceci de particulier que Miyuki est l'épouse d'un prêtre shintô dans un pays où les catholiques représentent à peine 1 % de la population. « Ma maison est un temple shintô. Mon travail est celui d'une miko » (nom qui désigne l'assistante féminine du principal desservant d'un temple shintô), rapporte la jeune femme à l'agence Ucanews (1).

Le shintôïsme est intimement lié à la civilisation japonaise. Aujourd'hui encore, il existe plus de 100 000 sanctuaires shintô en activité au Japon, où l'on prie les kami (2). Religion première de l'archipel, considéré comme un animisme, le shintô demeure étroitement lié à la vie de tous les jours des Japonais et présente la particularité de ne pas posséder de corpus doctrinal établi. Quand un enfant naît au Japon, un prêtre ajoute son nom au registre du sanctuaire local et le déclare « Ujiko », littéralement « nom enfant ». Après sa mort, un « Ujiko » devient un « Ujigami », c'est-à-dire un kami. Une personne peut choisir d'avoir son nom ajouté à une autre liste lorsqu'elle déménage et ainsi être sur les deux registres. Des noms peuvent être ajoutés à un registre sans avoir le consentement de la personne et sans considération pour ses croyances. Cela n'est pas considéré comme une tentative d'imposer ses croyances mais plutôt comme un signe de bienvenue des kami de l'endroit, avec la promesse d'accéder au panthéon des kami après la mort.

A quelques semaines de son baptême, Miyuki continue de jouer de la musique sacrée lors des cérémonies où officie son mari. Après son baptême, elle continuera de faire de même. C'est à l'âge de 23 ans qu'elle a commencé à travailler dans un sanctuaire shintô, situé dans la préfecture de Shimane. Plus tard, elle est retournée vivre auprès de ses parents à Yamagata, où elle a rencontré Haruhiko, prêtre shintô de son état, et tous les deux se sont mariés. Sa connaissance de la foi chrétienne était alors très faible mais pas inexistante. Ses années de lycée s'étaient en effet déroulées dans un établissement catholique où elle avait été fascinée par le récit qu'on lui avait fait de la vie et de l'œuvre de Mère Teresa. Trois ans après son mariage, au cours d'un voyage en Inde, à Calcutta, elle avait visité les Missionnaires de la Charité et avait été bénie par leur fondatrice qui lui avait remis un chapelet, précieusement conservé depuis.

La conversion de Miyuki a toutefois eu lieu plus tard. En 2008, lors d'un repas, la jeune femme s'est mise à cracher du sang. Les médecins ont diagnostiqué un cancer du pharynx, très certainement mortel. Sans qu'elle puisse l'expliquer, elle eut alors à l'esprit l'image de Mère Teresa et s'est dit à elle-même : « Je veux être baptisée avant de mourir ! » A sa sortie de l'hôpital, elle se mit donc à chercher comment recevoir ce sacrement mais une personne proche de l'Eglise lui dit que, dans sa situation de miko, elle devrait reconsidérer sa décision. Malgré cela, elle persista dans son désir et se mit en contact avec la paroisse de Yonezawa où l'équipe responsable de catéchuménat l'accueillit. Deux mois plus tard, alors qu'elle commençait à se faire à l'idée de sa maladie, son cancer disparut. « Ma vie a été sauvée par Jésus Christ. Je veux passer le restant de mes jours auprès de l'Eglise », pensa-t-elle alors, réalisant également qu'elle était devenue « spirituellement assoiffée ».

De son expérience de miko, Miyuki retire l'impression que les personnes qui se rendent au sanctuaire shintô y viennent pour des considérations plus terrestres que spirituelles. « Lorsque [mon mari Haruhiko et moi] essayons de parler des dieux aux fidèles, ils nous demandent, incrédules : ‘Mais de quoi parlez-vous ?' Pourtant, nous avons vraiment, tous les deux, le désir de les entretenir à propos des dieux », témoigne-t-elle.

Miyuki a envisagé un temps d'abandonner ses fonctions de miko au sanctuaire, mais le curé de la paroisse et l'équipe de laïcs qui l'entourent l'en ont dissuadé. Quant à sa fille, Kotone, c'est elle-même qui est allée voir le curé pour demander, elle aussi, à être baptisée. « Je veux connaître Jésus. J'aime Jésus et j'aime Marie », affirme-t-elle du haut de ses cinq années.

Aujourd'hui, le mari de Miyuki ne voit pas d'objection à la perspective prochaine du baptême de son épouse et de sa fille. Il s'en dit même profondément heureux. « Etant donné ma position, je ne peux pas moi-même être baptisé, précise-t-il. La région où nous sommes installés voit sa population vieillir et décroître, mais, malgré cela, tous les habitants continuent à soutenir de leurs offrandes le sanctuaire lors des grandes fêtes shintô. J'estime que je dois faire tout ce qui est possible pour répondre aux attentes de ceux qui font tant pour assurer la vie de ce sanctuaire. »

Après Pâques et le baptême, la famille Ito projette de partir en France, où, en compagnie de plusieurs prêtres catholiques, ils iront en pèlerinage à Lourdes.



(1)           Ucanews, 12 mars 2010.

(2)           Les kami s'attachent à des objets sacrés, êtres spirituels, animaux, sources, chutes d'eaux, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Ils sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. Ce sont des esprits célestes ayant des pouvoirs, mais qui ne sont pas tout-puissants, et aussi des esprits terrestres dispensant des bénédictions ou des sanctions aux gens sur terre. Les kami inspirent le plus souvent une crainte respectueuse. On trouve parmi eux des animaux comme le tigre, le serpent ou le loup. L'empereur du Japon lui-même était auparavant considéré comme un kami. Un ministre impérial du IXème siècle est par exemple le kami de la calligraphie. La plus importante divinité est le soleil qui, entre autres vertus, protège contre les invasions. On peut donc dire que le drapeau du Japon est un symbole shintô.

Il y aurait huit millions de kami au Japon, qui a pour surnom Shinkoku (‘pays des divinités'). Ce nombre symbolise au Japon l'infini, il y aurait donc en réalité une infinité de kami, un pour chaque chose qui existe. (source : Wikipédia).

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30.06.2009

Viêt-Nam : Les évêques vietnamiens invitent Benoît XVI

Visite ad limina

 

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Cathédrale de Saïgon


ROME, Lundi 29 juin 2009 (ZENIT.org) - Lors de leur visite ad limina à Rome, les évêques vietnamiens ont invité Benoît XVI à accomplir un voyage dans leur pays, indique Eglises d'Asie, l'agence des Missions étrangères de Paris.

Le 27 juin 2009, à midi, le pape Benoît XVI a reçu les trois archevêques (dont un cardinal) et les 26 évêques du Vietnam venus à Rome pour y accomplir leur visite ad limina. Bien que l'adresse au pape prononcée par le président de la Conférence épiscopale vietnamienne, Mgr Pierre Nguyên Van Nhon, à cette occasion et la réponse de Benoît XVI aient été relativement courtes, les thèmes abordés dans les deux textes (1) ont touché à des aspects concrets de la situation actuelle de l'Eglise de ce pays d'Asie. Mgr Nhon, à la fin de son allocution, a fait part à son interlocuteur du désir des pasteurs et du laïcat au Vietnam de l'accueillir sur le sol de leur pays et, plus particulièrement, au centre de pèlerinage marial de La Vang.

L'adresse du président de la Conférence épiscopale a été surtout consacrée à présenter au Souverain Pontife l'année jubilaire 2010, que l'Eglise du Vietnam s'apprête à vivre à partir du 29 novembre 2009, fête des saints martyrs du Vietnam. L'évêque a précisé que cette année était destinée à commémorer le 350ème anniversaire de la création des deux premiers vicariats apostoliques au Tonkin et en Cochinchine (la partie nord et la partie sud du Vietnam), dont les deux premiers responsables furent Mgr François Pallu et Mgr Pierre Lambert de La Motte, fondateurs des Missions Etrangères de Paris, ainsi que le 50ème anniversaire de l'établissement de la hiérarchie au Vietnam en 1960, alors que le Vietnam était encore divisé en deux Etats. Cette commémoration, a ajouté l'actuel responsable de la Conférence épiscopale, ne vise pas à enfermer la communauté catholique dans son passé mais à la guider « sur les chemins nouveaux du temps présent et de l'avenir ». L'Eglise du Vietnam se trouve en effet aujourd'hui à un nouveau tournant de son histoire, qui exige d'elle qu'elle « grandisse dans la foi, se construise dans la charité et s'engage résolument dans l'évangélisation du monde (...) ».

Dans son allocution aux évêques vietnamiens (1), le pape a témoigné d'une grande connaissance des réalités de l'Eglise du Vietnam. Il a fait un éloge appuyé du cardinal Pham Dinh Tung, ancien archevêque de Hanoi, récemment décédé ; il a commenté la dernière lettre commune de  la Conférence épiscopale ainsi que la première de 1980 ; il a longuement évoqué l'année sainte 2010, dont il a répété et approuvé les objectifs.

Benoît XVI s'est également montré très au courant des problèmes et difficultés rencontrés par la communauté catholique au Vietnam. Un paragraphe du discours du pape était consacré aux rapports de l'Eglise et de la communauté politique. L'Eglise, souligne le pape, doit « prendre une juste part à la vie de la nation, au service de tout le peuple ». En outre, « l'Eglise ne peut jamais se dispenser de l'exercice de la charité en tant qu'activité organisée des croyants ». Le pape n'a pas répondu publiquement à l'invitation à accomplir en voyage au Vietnam, formulée par le président de la Conférence épiscopale. Mais peut-être cette réponse sera-t-elle donnée discrètement et par d'autres voies.

(1)            Ces deux textes ont été publiés en français dans le Bulletin de presse du Saint-Siège (27 juin 2009) ; une traduction vietnamienne par le P. Tran Duc Anh a été diffusée par Radio Vatican, émissions en langue vietnamienne.

©  Les dépêches d'Eglises d'Asie peuvent être reproduites, intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source.

24.02.2009

Corée: hommage au cardinal Kim par des centaines de milliers de Coréens

ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Entre le 17 et le 20 février ce sont près de 400.000 Coréens qui sont venus se recueillir au pied de la dépouille du cardinal Kim Sou-hwan (photo), décédé le 16 février à l'âge de 86 ans.

 

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Selon une dépêche de l'agence des missions étrangères de Paris, « Eglises d'Asie », durant quatre jours, la cathédrale Myeongdong n'a pas désemplie, ouverte de 5h30 du matin à minuit. 

Parmi eux de très nombreux non-catholiques pour « partager la peine des catholiques, qui ont perdu un grand maître spirituel », a déclaré entre autre le vénérable Jikwan, principal responsable de l'Ordre Jogye, la plus importante branche du bouddhisme en Corée, mettant ainsi en évidence « l'œuvre du cardinal en faveur de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux », souligne l'agence.

Vendredi matin, 20 février, rapporte « Eglises d'Asie », la messe de funérailles du cardinal Kim Sou-hwan, a réuni une foule de plus de 10 000 personnes dont une grande partie a dû suivre la cérémonie à l'extérieur, sur écran géant.

A l'intérieur, 31 évêques, dont deux évêques japonais, et quelque 500 prêtres concélébraient l'office, qui a duré une heure et demie et a été retransmis en direct dans sa totalité par l'ensemble des chaînes nationales de télévision.

Dans son homélie, l'actuel archevêque de Séoul, le cardinal Nicholas Cheong Jin-suk, rapporte l'agence missionnaire, a rappelé que « la mort n'est pas la fin de toutes choses mais l'entrée dans la vie nouvelle ». Il a souligné que l'amour du cardinal Kim pour les pauvres était ce qui lui avait donné la force de se dresser contre les généraux au pouvoir en Corée du Sud jusqu'à la fin des années 1980.

Mgr Peter Kang U-il, évêque de Cheju, a relevé quant à lui que les non-catholiques étaient très nombreux parmi les personnes qui portaient le deuil du cardinal Kim et que l'unité de la nation autour du prélat était « un bienfait » qu'il léguait à son pays, « en cette période de conjoncture économique déprimée ».

L'hommage rendu ces derniers jours au cardinal défunt a été unanime. L'agence Eglises d'Asie souligne dans sa dépêche un long défilé de personnalités civiles devant son cercueil, entre autres l'actuel président, Lee Myung-bak, un protestant et l'ancien président Kim Dae-jung, un catholique.  

Du côté des responsables religieux, la tonalité était semblable, relève « Eglises d'Asie ». Le Conseil national des Eglises en Corée, qui regroupe de nombreuses Eglises protestantes coréennes, a publié un message où l'on pouvait lire : « Nous réalisons à quel point le cardinal a été un don de Dieu ».

Isabelle Cousturié

Vietnam : Benoît XVI salue le « courage » du défunt cardinal Pham Dinh Tung

L’ancien archevêque de Hanoi avait pour devise : « Je crois à l’amour de Dieu »

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ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI salue en la personne du défunt archevêque de Hanoi (photo) un pasteur « éminent », qui a « servi l'Eglise avec un grand courage et une généreuse fidélité au Siège de Pierre ». Il avait pour devise : « Je crois à l'amour de Dieu ». Il avait exercé sa charge jusqu'à l'âge de 84 ans.

Benoît XVI a adressé un télégramme de condoléances à Mgr Joseph Ngô Quang Kiêt, actuel archevêque de Hanoi à l'occasion du décès de son prédécesseur, le cardinal Paul-Joseph Pham Dinh Tung, qui s'est éteint dimanche, 22 février, à l'âge de 89 ans (il était né le 15 juin 1919).

« Je tiens à vous exprimer ma fervente union de prière avec tous les évêques du Vietnam, avec les fidèles du diocèse de Hanoi et de tout le pays, ainsi qu'avec la famille du défunt et tous ceux que touche ce deuil », déclare le pape.

Benoît XVI lui rend cet hommage :

« Je demande à Dieu, Père de qui vient toute miséricorde, d'accueillir auprès de lui dans sa paix et dans sa lumière ce pasteur éminent qui, dans des circonstances difficiles, a servi l'Eglise avec un grand courage et une généreuse fidélité au Siège de Pierre, se dévouant sans compter pour l'annonce de l'Evangile ».

« En gage de réconfort, conclut Benoît XVI, à vous-même, à votre auxiliaire, aux évêques du Vietnam, aux prêtres, aux religieux, aux religieuses et aux fidèles de l'archidiocèse de Hanoi, ainsi qu'aux membres de la famille du cardinal défunt, et aux personnes qui prendront part à la liturgie des obsèques, j'accorde de grand coeur la bénédiction apostolique ».

« Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP), indique de son côté qu'un faire-part de l'archevêché de Hanoi, diffusé sur Internet dimanche, a annoncé le décès du cardinal Paul-Joseph Pham Dinh Phung. L'ancien archevêque de la capitale s'est éteint dans la matinée du 22 février 2009, à 10 h10. Dans l'après-midi, à 17 heures, toutes les cloches des églises de la capitale ont sonné le tocsin. Les funérailles auront lieu à la cathédrale de Hanoi, le jeudi 26 février, à 9 heures.

EDA cite quelques réactions et rappelle le parcours du défunt archevêque, courageux et fidèle au milieu des tribulations. « Sa vie est représentative de notre histoire », titrait l'an dernier une revue vietnamienne (1). Comme les prêtres et laïcs catholiques du Vietnam du Nord de sa génération, il a vécu la longue passion et la résurrection progressive de la communauté catholique dans la deuxième moitié du XXe siècle. Il était originaire de la paroisse de Quang Nao dans le diocèse de Phat Diêm, province de Ninh Binh. C'est là qu'il était né le 20 mai 1919 d'une famille chrétienne depuis plusieurs générations. Après de premières études à l'école de son village, il est remarqué par un prêtre vietnamien qui le conduit à Hanoi pour y poursuivre sa formation. En 1931, il est au petit séminaire de Hoang Nguyên, Hà Tây. Il rentre en 1940 au grand séminaire Saint Sulpice de Hanoi. Il y poursuit ses études de philosophie et de théologie, entrecoupées d'un stage pastoral dans une paroisse du diocèse.

En 1945, lorsqu' éclatent, au mois d'août, la révolution et les troubles qui s'ensuivent, il n'a pas encore terminé sa formation. Bientôt le grand séminaire est obligé de fermer ses portes. Paul Pham Dinh Phung est alors livré à lui-même jusqu'en 1948, date à laquelle l'ordre social est rétabli. Il réintègre alors le grand séminaire installé dans les lieux où il est aujourd'hui au 40 de la rue Nha Chung. Il y termine ses études. Comme ses confrères, il va chaque jour suivre des cours de théologie au scolasticat des rédemptoristes à Thai Hà, dans la paroisse aujourd'hui connue du monde entier. En 1949, il est ordonné prêtre en la cathédrale de Hanoi et nommé à l'orphelinat de Sainte-Thérèse dirigé alors par le P. Paul Seitz, futur évêque de Kontum. En 1950, il assure les fonctions de vicaire à la paroisse de Hàm Long à Hanoi. Il y fonde le foyer de Bach Mai destiné à accueillir les migrants qui fuient la guerre sévissant aux alentours et viennent se réfugier à la capitale.

Un nouveau bouleversement historique se produit au Vietnam, en 1954 avec la division du pays en deux parties, séparées par le 17e parallèle. Le gouvernement communiste s'apprête à s'installer à Hanoi et un grand exode vide les diocèses du Nord d'une partie de leurs prêtres et de leurs fidèles. Le P. Paul Pham Dinh Tung reste à Hanoi. En 1955, il prend la direction du petit séminaire Saint-Jean qui accueille encore, malgré l'époque, quelque 200 séminaristes provenant de tous les diocèses du Nord. En 1960, il défend l'indépendance et l'autonomie de l'institution qu'il dirige et refuse d'accueillir les instructeurs envoyés par le gouvernement pour dispenser aux séminaristes un enseignement politique orienté. Il est alors obligé de mettre un terme à l'existence de cette maison de formation.

En 1963, le Saint-Siège le nomme évêque de Bac Ninh. Il est consacré à Hanoi le 15 août 1963. Le nouvel évêque a pris comme devise « Je crois à l'amour de Dieu ». Un immense travail l'attend dans son diocèse ravagé par la guerre, démuni de tout et souffrant des contrôles incessants et des persécutions des autorités locales. Mgr Tung prend un certain nombre d'initiatives pastorales originales destinées à préserver la foi, à encourager les chrétiens, à sauvegarder et à édifier l'Eglise. Dans la discrétion et le secret, il forme et ensuite ordonne prêtres, un certain nombre de jeunes gens qu'il estime capables. Il fonde même une congrégation religieuse féminine. En 1990, le siège de l'archidiocèse de Hanoi est vacant et il en est nommé administrateur apostolique. Il sera nommé archevêque en titre quatre ans plus tard, le 13 avril 1994. Le 26 novembre de la même année, le Souverain pontife le fait accéder à la dignité de cardinal, comme deux de ses prédécesseurs.

En plus de ses charges d'archevêque de Hanoi, il assume aussi diverses fonctions au service de son diocèse et de l'Eglise du Vietnam : directeur du grand séminaire (1990-2003), administrateur apostolique du diocèse frontalier de Lang Son (1998-1999), président de la Conférence épiscopale du Vietnam (1995-2001). Il s'est particulièrement investi dans sa tâche de directeur du séminaire, dialoguant avec les autorités pour que l'Eglise puisse garder son indépendance et son autonomie dans le recrutement des candidats au sacerdoce, pour que les prêtres ordonnés clandestinement puissent exercer ouvertement leur ministère. Il a beaucoup œuvré pour faire exister et intensifier les relations entre le gouvernement vietnamien et le Saint-Siège, en vue du bien de l'Eglise qu'il défendait avec ferveur. C'est lui qui, le premier, a fait lire dans les églises de la capitale une protestation contre l'accaparement par l'Etat de l'ancienne Délégation apostolique (2).

Il avait déjà 84 ans en 2003 lorsque le Saint-Siège a accepté sa démission et nommé son successeur, Mgr Joseph Ngô Quang Kiêt. En mars 2006, il tomba gravement malade. Pendant ses dernières années, il a continué de recevoir de nombreux visiteurs et de se préoccuper des problèmes de l'Eglise et de la société vietnamienne.

Le cardinal Pham Dinh Phung qui aura été un des témoins les plus illustres de l'histoire et de la persévérance de la communauté catholique au Nord Vietnam dans des temps tourmentés, souligne encore EDA, était un homme simple cultivant les vertus fondamentales du christianisme. Après 1975, à un prêtre vietnamien vivant à l'étranger qui lui demandait ce que les catholiques vietnamiens de la diaspora pouvaient faire pour aider le Vietnam, il avait répondu simplement : « Soyez de bons chrétiens ! ».


(1)    La plupart des informations de cet article proviennent de l'agence VietCatholic News, 24 Janvier 2008.

(2)    Le cardinal Paul-Joseph Pham Dingh Tung était également membre honoraire de  la Société des Missions Etrangères de Paris  (MEP).

20.02.2009

Vietnam: négociations avec le Vatican, bilan positif du gouvernement

Entretien avec le directeur du Bureau gouvernemental des affaires religieuses



ROME, Jeudi 19 février 2009 (ZENIT.org) - « A la suite de toutes ces rencontres, les deux parties se comprennent mieux », déclare le directeur du Bureau gouvernemental des affaires religieuses du Vietnam, qui dresse un bilan positif des 17 rencontres du « groupe mixte Vietnam-Vatican ». 

« Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris, propose cet entretien du journal vietnamien « Hà Nôi Moi » avec M. Nguyên Thê Doan.  

« Eglises d'Asie » précise que la deuxième séance de négociations de ce qui est appelé officiellement le « groupe mixte de travail Vietnam-Vatican » s'est achevée dans l'après-midi du 17 février 2009. La délégation du Saint-Siège, conduite par Mgr Pietro Parolin, a rencontré celle des affaires étrangères vietnamiennes placée sous la direction de M. Nguyên Quôc Cuong, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères du Vietnam.  

Dans la soirée, l'Agence vietnamienne d'information, suivie par l'ensemble de la presse officielle vietnamienne, a fait état d'une conférence de presse qui s'est tenue à l'issue de cette réunion. Aucune information précise n'a été donnée, sinon qu'une partie des débats avait porté sur des questions concernant l'Eglise du Vietnam. Le chef de la délégation vietnamienne a rappelé la politique religieuse de son pays et demandé à l'Eglise catholique de collaborer à la « grande union nationale ». Mgr Parolin a pris acte des déclarations de la partie vietnamienne et il s'est déclaré convaincu que les questions en suspens seraient réglées par le dialogue.   

Le journal de la capitale, le Hà Nôi Moi, a publié une interview du directeur du Bureau gouvernemental des affaires religieuses, Nguyên Thê Doan, sur l'évolution des relations entre le Saint-Siège et le Vietnam. Ces propos ne contiennent pas davantage de révélations sur le contenu des débats. Cependant, ils apportent un certain nombre d'indications significatives, commente EDA.  

On peut remarquer que, dans ce texte, il n'est jamais question, ni directement ni indirectement, de l'établissement de relations diplomatiques entre les deux Etats, comme objectif des travaux du groupe de travail récemment fondé, fait observer l'agence des MEP. Dans cette interview comme dans la plupart des commentaires de la presse officielle des 17 et 18 février, il est simplement question d'une « impulsion » (thuc dây) donnée aux relations entre les deux « parties ». Le responsable des affaires religieuses dresse un bilan éminemment positif des 17 rencontres ayant déjà eu lieu entre les deux délégations et énumère les trois conditions nécessaires à la mise en œuvre de cette « impulsion ».  

La rédaction d'Eglises d'Asie a traduit en français ce texte mis en ligne sur le site du journal Hà Nôi Moi, le 18 février à 7h49 (heure locale). Les notes explicatives sont du traducteur. 


Hà Nôi Moi - M. le directeur du Bureau gouvernemental des affaires religieuses, nous avons appris que, le 16 et le 17 février, un groupe de représentants du Saint-Siège a participé aux travaux du groupe mixte d'experts Vietnam-Vatican qui tenait sa première réunion au Vietnam. Pourriez-vous nous parler de l'évolution des relations entre les deux Etats ?  

Nguyên Thê Doan - Comme les mass media en ont informé l'opinion publique, le groupe de représentants du Saint-Siège venus au Vietnam est composé de trois membres. Il est conduit par Mgr P. Parolin, vice-secrétaire aux Affaires étrangères du Saint-Siège. Il s'agit là du 16ème voyage officiel de la délégation au Vietnam depuis 1990. Jusqu'en juin 2008, le groupe représentant le Saint-Siège et celui des représentants du gouvernement vietnamien s'est rencontré 17 fois, cette fois-ci étant la 18ème. En effet, en 1992 et en 2006, la rencontre entre les deux délégations a eu lieu à Rome. Ces rencontres ont lieu pratiquement chaque année, selon des accords passés entre les deux Etats en 1990.  

Lors de la 16ème rencontre (en mars 2007) et de la 17ème (en juin 2008), les deux parties se sont mis d'accord pour fonder le groupe mixte d'experts composé des deux parties, chacune conduite par un responsable des affaires étrangères pour discuter des moyens à employer pour donner une nouvelle impulsion aux relations entre les deux Etats. Les questions concrètes concernant ce domaine feront l'objet d'échanges sur la base des usages internationaux et des conditions imposées par la situation de chaque partie.  

La récente rencontre est la première depuis que les deux parties se sont accordées pour fonder le groupe mixte d'experts. En dehors des débats sur les relations entre le Vietnam et le Vatican, les deux parties ont aussi discuté de questions relatives à l'Eglise catholique du Vietnam et de certaines autres qui préoccupent les deux parties. Car si, d'un point de vue religieux, l'Eglise catholique vietnamienne est une partie de l'Eglise universelle, elle est aussi, d'un point de vue social, une organisation religieuse dont les activités ont lieu au Vietnam dans le cadre de la législation vietnamienne. Ainsi, des questions concernant l'Eglise catholique du Vietnam ont été l'un des sujets abordés dans les deux récentes réunions.  


Hà Nôi Moi - Comme vous l'avez vous-même rappelé, de 1990 à aujourd'hui, il y a eu 17 échanges entre les délégations et nous en sommes à la 18ème rencontre. Pourriez-vous nous informer de l'évolution qui a eu lieu au cours de cette période ? Quel est, d'après vous, l'élément le plus important pour donner une impulsion nouvelle aux relations entre les deux parties ?  

Nguyên Thê Doan - Je pense qu'à la suite de toutes ces rencontres, les deux parties se comprennent mieux. Je vois qu'il est nécessaire de respecter les accords de principe adoptés entre nous, tout comme il faut respecter les questions que les deux parties ont pris soin de débattre lors des rencontres. On peut aussi affirmer que le dialogue est le moyen le plus adapté pour contribuer à la création d'un climat d'intimité qui nous permettra de nous comprendre mieux et de résoudre ensemble, en vue du bien commun et dans l'intérêt de chacune des deux parties, les questions qui les préoccupent toutes les deux. C'est pourquoi, dans l'ensemble, à chacune de leur rencontre, les deux parties éprouvent une certaine satisfaction.  

Comme vous le savez, le 25 janvier 2007, une rencontre entre le pape Benoît XVI et le chef du gouvernement de la République socialiste du Vietnam, Nguyên Tân Dung, a eu lieu au Saint-Siège. Cet événement a constitué un témoignage de la bonne qualité de la politique étrangère et de la politique religieuse de l'Etat vietnamien en cette période de rénovation (Dôi Moi) de notre pays. C'était aussi le fruit de la méthode et du processus de dialogue mis en place par les deux parties depuis 1990 jusqu'alors. Le maintien du dialogue et les résultats acquis grâce à lui ont donné aux deux parties l'occasion de resserrer leurs liens et leur compréhension mutuelle, qui n'ont cessé de grandir au fil du temps. Les résultats obtenus progressivement se sont révélés toujours plus positifs.  

A l'issue de sa 15ème visite au Vietnam, la délégation vaticane avait rendu visite à la totalité des 26 diocèses catholiques du Vietnam. Ces visites ont permis à la délégation d'apprécier le soin avec lequel elle était accueillie par le gouvernement vietnamien, par les autorités centrales concernées comme par les autorités du lieu de la visite. Elle a aussi pris connaissance des sentiments sincères éprouvés pour elle par l'ensemble du clergé et des fidèles catholiques des divers diocèses. En même temps, ces visites ont permis au Vatican d'améliorer sa connaissance de l'Eglise du Vietnam, de son pays, de ses habitants, de son histoire, de sa culture et de ses coutumes. On peut dire, en fin de compte, que ces visites ont été les préliminaires à une impulsion nouvelle donnée aux relations des deux parties.  

Selon moi, parmi les éléments les plus importants pouvant donner une nouvelle impulsion à ces relations, il faut placer en premier lieu le respect mutuel, qui implique le respect de l'indépendance, de la souveraineté, de l'histoire, de la culture et des traditions de la nation vietnamienne, de sa législation. Il nous entraîne à partager et à respecter les différences, à faire preuve ensemble de bonne volonté afin de trouver des conditions favorables pour de nouveaux accords.  

En second lieu, si l'on veut des résultats dans ce domaine, il faut chercher à harmoniser les intérêts réciproques des deux parties.  

Troisièmement, les deux parties doivent résolument s'orienter vers le développement (1) dans la clarté et l'honnêteté. En particulier, le maintien et l'affirmation de l'orientation de l'Eglise catholique vietnamienne, qui consiste à « cheminer avec son peuple » (2). Une orientation qui revêt une importance particulière. On ne devra pas être influencé par les pensées ou les activités négatives provenant d'une quelconque tierce partie.   


Hà Nôi Moi - Quelles remarques vous inspire la réunion d'aujourd'hui et l'évolution des rapports entre les deux parties ?  

Nguyên Thê Doan - Comme je viens de le dire, les 17 séries d'échanges nous ont apporté des résultats positifs et réels. Bien que ce soit pour la première fois, le groupe mixte de travail s'est réuni avec toute l'expérience acquise lors des rencontres précédentes, et avec la bonne volonté des deux parties. Les résultats de notre rencontre d'aujourd'hui constitueront certainement un fondement utile aux étapes qui suivront.  


(1) Il s'agit sans doute du développement des relations entre les deux parties.

(2) Allusion à la première lettre pastorale (1979) de la Conférence épiscopale du Vietnam dans laquelle les évêques donnaient cette consigne aux catholiques.