16.04.2012

85ème anniversaire de Joseph Ratzinger, le Pape évoque avec émotion ses souvenirs personnels

bXVI.85.JPGBenoît XVI a ce lundi 16 avril 85 ans. Il a fêté son anniversaire en compagnie de son frère, Mgr Georg Ratzinger, de quelques membres de la famille pontificale, d’un groupe d’évêques allemands et d’une délégation bavaroise de 170 personnes dont des enfants, emmenée par le ministre-président Horst Seehofer. Une fête aux couleurs de la Bavière, sa région natale, émaillée de chants traditionnels. Dans ses interventions, pendant la messe, le matin, puis dans un discours, à la mi-journée, le Pape très ému mais en bonne forme a évoqué des souvenirs personnels : ses parents qui l’ont fait homme et chrétien, les signaux envoyés par la Providence, son amitié avec deux juifs qui l’a profondément marqué, ses repères spirituels. Benoît XVI a confié que la charge de ses responsabilités n’avait pas bousculé sa vie. Des messages de vœux sont arrivés du monde entier.

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14.04.2012

Double anniversaire de Benoît XVI en vue

pape, benoit xvi, castelgandolfo, rome, georg ratzinger, chapelle pauline, eveques, allemagne, baviere, salle clementine, anniversaire, musique, gewandhaus, leipzig, salle paul vi, federico lombardi, bureau de presse, saint-siege, radio vatican, joseph ratzinger, theologiens, voyages apostoliques, journees mondiales de la jeunesse, encycliques, magistere, annee paulinienne, annee sacerdotale, abus sexuels, enseignement, jesus, christ, dieu, verite, relativismeBenoît XVI est rentré vendredi soir au Vatican après avoir pris quelques jours de repos dans sa résidence de Castelgandolfo, à une trentaine de kilomètres de Rome. Il a été accueilli par son frère, Mgr Georg Ratzinger qui participera lundi aux festivités prévues pour les 85 ans du Pape. Le 16 avril, jour de son anniversaire, Benoît XVI célébrera une messe dans la chapelle Pauline en présence d’un groupe d’évêques allemands et d’amis bavarois. La délégation bavaroise sera reçue officiellement à midi dans la salle Clémentine. Le jeudi 19 avril, le Pape fêtera le 7° anniversaire de son élection. Le vendredi 20 un concert sera donné en son honneur par l’orchestre Gewandhaus de Leipzig, dans la salle Paul VI. Benoît XVI a déjà reçu de nombreux messages de vœux provenant du monde entier. 

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17.06.2011

Éthique dans le commerce : favoriser le dialogue entre le monde religieux et celui de l'entreprise

commerce.JPGDeux ans après la publication de l’Encyclique Caritas in veritate de Benoît XVI, un groupe de dirigeants de l’économie et de la finance mondiale s’est retrouvé pendant deux jours au Vatican, les 16 et 17 juin 2011, sous les auspices du Conseil pontifical Justice et Paix, pour réfléchir sur l’importance de l’éthique dans ce domaine. Deux journées de travail intitulées « Sommet exécutif sur l’éthique dans le monde du commerce », en collaboration avec l’université Regina Apostolorum et l’Institut Fidelis International.

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15.09.2010

Des parlementaires européens planchent sur "Caritas in Veritate"

caritas in veritate.jpgA Bruxelles, à l’initiative du Groupe du parti populaire européen en collaboration avec la Commission des épiscopats de la Communauté Européenne, une conférence sur l’encyclique de Benoît XVI “Caritas in veritate”, a été organisée. L’objectif de cette étude, réalisée sous sous les angles politique, économique et théologique, était de souligner les valeurs qui doivent marquer le développement humain intégral, le respect de la vie, la protection de la famille et de l’environnement, la liberté de culte, la lutte contre la faim et la pauvreté, ainsi que la gestion des dossiers sensibles comme l’immigration, l’énergie, la bonne gouvernance économique.

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29.05.2010

Pie XII: le cardinal Kasper fait le point sur les recherches

Les déclarations de Vatican II sur le judaïsme, « irrévocables »


ROME, Vendredi 28 mai 2010 (ZENIT.org) - L'ouverture des archives du Vatican sur le pontificat de Pie XII, annoncée par le Saint-Siège aura lieu d'ici 6 ans, indique le cardinal Walter Kasper, dans une conférence à l'université « Hope » de Liverpool, dans laquelle il rappelle aussi que les déclarations de Vatican II sur le judaïsme sont « irrévocables » (cf. Zenit du 27 mai 2010).

Le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, qui est aussi le président de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, a redit que l'Eglise n'a rien à cacher », et « rien à craindre ».

Il a jugé bon de revenir « brièvement » sur le présumé « silence » de Pie XII, en se défendant d'être un « expert en la matière » et par conséquent, il a annoncé un exposé qui ne serait pas « exhaustif », soulignant que « beaucoup de questions sont encore ouvertes et nécessitent des recherches ultérieures ».

Nous traduisons intégralement ce passage du discours sur le pontificat de Pie XII.


 

 

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« Pie XII a été pape (1938-58) à l'une des époques les plus difficiles de la papauté, au cours de la seconde guerre mondiale, alors que Rome était sous la domination de Mussolini et ensuite occupée par l'Allemagne. L'évaluation par ses contemporains de son pontificat pendant la seconde guerre mondiale a été plutôt positive. Dans son message radio de Noël 1942, le pape a été très clair et les nazis ont très bien compris ce qu'il voulait dire. Le New York Times, qui est connu comme un journal favorable à l'Eglise, avait déjà, en 1941, publié un éditorial qui parlait du pape comme la seule voix [entendue] dans le silence et dans les ténèbres, et de son courage d'élever la voix. Après la déportation de plus de 1000 juif s de Rome (15 seulement ont survécu), en octobre 1943, il a ordonné à l'Eglise d'offrir un asile général dans tous les couvents et les maisons ecclésiastiques, y compris le Vatican et Castel Gandolfo. Des estimations faisant autorité indiquent que 4500 juifs ont été cachés.

« Après la mort du pape, celle qui était alors le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre d'Israël, Mme Golda Meir, a remercié le pape en termes chaleureux pour ce qu'il avait fait à une époque sombre pour le peuple juif. De même, celui qui était alors le grand rabbin Herzog de Jérusalem, a fait l'éloge du pape pour son action. Ce ne sont que quelques témoignages de personnes haut placées et bien informées, qui étaient bien conscientes de ce qui s'était passé et que l'on peu appeler des temoins de l'époque.

« Avec la pièce de théâtre imaginaire de Hochhut « Le Vicaire » (1963), la perception a radicalement changé. Depuis lors, le reproche de silence sur l'extermination des juifs s'est largement répandu. Hochhut n'était pas un historien et il est aujourd'hui prouvé qu'il dépendait de sources communistes. L'un des premiers à défendre Pie XII a été un juif polonais, Joseph Lichten, un diplomate qui, ensuite, en tant que directeur du département des Affaires internationales de la Ligue anti-diffamation de la « B'nai B'rith », a joué un rôle éminent dans le dialogue interreligieux. La récente recherche historique sérieuse est nuancée. Il y a encore des juifs qui aujourd'hui défendent Pie XII et d'un autre côté, il y a des auteurs catholiques qui critiquent son attitude. Il n'y a donc pas de frontière claire entre juifs et catholiques, bien que la majorité des juifs, spécialement en Israël, soient toujours critiques. Est-ce que cela vient d'un manque d'information sur le travail de recherche historique le plus récent ? Je laisse la question ouverte.

« Le principal problème est l'accès aux sources. La demande d'ouverture des archives du Vatican est une demande légitime. Depuis 2003, l'accès est possible jusqu'à la fin du pontificat de Pie XI, en 1939, une période au cours de laquelle, le futur Pie XII était secrétaire d'Etat. Le matériel déjà accessible actuellement prouve que Pie XII j'a jamais été le pape de Hitler (comme l'a prétendu John Cornwell, 1999) ; au contraire, il a été le plus proche collabotrateur du pape Pie XI dans la publication de l'encyclique « Mit brennender Sorge » (1937), qui fait une ardente condamnation de l'idéologie raciale nazie. Les archives travaillent actuellement sous une intense pression sur le projet de préparer l'accès au pontificat de Pie XII, mais l'enregistrement et la préparation de millions de documents de façon professionnelle, comme il se doit, requiert du temps et seront achevés dans environ 5 ou 6 ans, après quoi, l'accès sera permis aux chercheurs. Car nous croyons que nous n'avons rien à cacher et que nous n'avons pas de motif d'avoir peur de la vérité.

« Onze volumes avec les documents du Saint-Siège ont déjà été publiés et récemment de nombreuses autres sources ont été rendues disponibles. Mais connaître les faits n'est qu'un aspect, car l'histoire n'est pas seulement une question de faits, mais aussi de l'interprétation historique des faits : dans ce cas, les faits qui se sont produits il y a plus d'un demi-siècle dans un contexte qui est non seulement politiquement mais aussi mentalement radicalement différent du nôtre, et difficile à comprendre pour une génération qui a eu la chance de ne pas avoir connu une telle expérience.

« La question fondamentale est le débat entre ceux qui auraient préféré une déclaration plus prophétique et ceux qui sont d'accord avec l'attitude du pape de jugement prudentiel. Pie XII n'était pas un homme aux gestes prophétiques ; c'était un diplomate et il a décidé de ne pas se taire mais d'être modéré dans ses déclarations publiques parce qu'il savait que des paroles plus fortes n'amélioreraient absolument rien ; au contraire, elles auraient provoqué une vengeance brutale et empiré la situation. Il décida par conséquent non pas d'agir par des paroles, mais d'aider pratiquement le plus qu'il le pouvait. De cette façon, seul à Rome, il a sauvé des milliers de vies juives.

« Ce fut un jugement de conscience dans une situation historique extrême, qui doit être évaluée en considérant la situation d'alors, l'information alors disponible, et les possibilité qu'on avait alors, et non pas à partir des vues et des possibilités d'aujourd'hui. Ce point est important pour la question d'une béatification éventuelle. Si elle avançait, ce ne serait pas un jugement historique mais un discernement spirituel sur la question de savoir si le pape, dans sa situation, a suivi sa conscience personnelle, et a fait la volonté de Dieu comme il la comprenait, dans cette situation là. Ainsi, l'éventualité d'une béatification n'exclurait pas de nouvelles recherches et interprétations historiques, et n'exclurait pas non plus l'idée que d'autres personnes, avec un caractère différent, auraient pu en venir à des conclusions différentes, et auraient pu agir différemment.

« Je le répète, je ne suis pas un historien ; je présume que la controverse sur l'interprétation va continuer et que la question historique restera une question ouverte, avec différentes interprétations, même après l'ouverture des archives et peut-être la discussion demeurera-t-elle ouverte jusqu'à la fin des temps. Car qui oserait dire le dermier mot d'un événement aussi monstrueux que l'Holocauste ? La seule réponse adéquate peut être la honte et la repentance, du fait que les catholiques n'ont pas réagi avec plus de force, et la metanoia, c'est-à-dire une nouvelle façon de penser, et un nouveau comportement, aujourd'hui, de façon à construire de nouvelles relations avec le peuple juif ».

Source : Le Times online (pour le texte original en anglais)

19.04.2010

Benoît XVI après 5 ans de pontificat - 100 méprises sur Benoît XVI

"Habemus papam". Il y a cinq ans, le cardinal Joseph Raztinger devenait Pape. Ce lundi 19 avril, Benoît XVI fête donc ses cinq ans de pontificat.

 

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"Un pontificat marqué par le courage et la cohérence, malgré les tensions et les obstacles", a estimé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Le Père Lombardi a rappelé que ce Pape n’avait "jamais voulu faire briller sa propre lumière mais celle du Christ".

 

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"Ses voyages, ses encycliques, ses efforts pour renouer les rapports entre les hommes et Dieu, pour rétablir l’unité des chrétiens, pour venir en aide à une humanité désorientée par la crainte et l’incertitude, pour dialoguer avec la société, constitue un bilan fécond, mais il est brouillé par l’image caricaturale qu’on en donne trop souvent".


Loin des clichés et des idées reçues, notre confrère de la rédaction allemande, Mario Galgano, a publié un ouvrage intitulé 100 méprises sur Benoît XVI afin de corriger le portrait propagé par les médias dans l’imaginaire collectif et démentir l’image d’un homme anxieux, solitaire, accroché aux traditions. Pour Mario Galgano, Benoît XVI est un pape qui n’est pas simple à comprendre mais qu’il faut prendre le temps de lire: >>

 

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Notre confrère Mario Galgano interrogé par Armance Bourgois (Radio Vatican)

11.04.2010

Plus de 150 élus politiques en pèlerinage à Lourdes

En politique, les chrétiens sont souvent interpellés dans leurs convictions intimes, face à des enjeux de plus en plus lourds : bioéthique, migrants, éducation. Pour la deuxième année consécutive, des élus français aux responsabilités et aux appartenances politiques variées sont réunis à Lourdes jusqu’à dimanche pour un temps de prière, de réflexion et d’échanges.

 

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L’objectif : enraciner leur engagement politique dans la foi, autour du Père Matthieu Rougé (photo), aumônier des parlementaires et professeur de théologie à la faculté Notre-Dame. L’année dernière, les quelques cent participants était repartis « gonflés à bloc », selon Charles Revet, sénateur de Seine-Maritime. En dépit de crispations persistantes dans une partie de la société française, le Père Rougé constate une liberté nouvelle vis-à-vis des questions spirituelles et des lumières que la foi peut apporter aux problèmes éthiques ; on peut dire aujourd’hui en France « je suis élu et chrétien ». Cette année, l’encyclique sociale de Benoit XVI « l’amour dans la vérité », servira de base à la réflexion.

On écoute le Père Matthieu Rougé, accompagnateur spirituel du Pèlerinage des élus à Lourdes. Il est interrogé par Claire Malapert (Radio Vatican): >>