12/06/2009

Religieuses contre la traite des êtres humains

CITE DU VATICAN, 12 JUI 2009 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du Saint- Siège a été présenté le congrès "Religieuses contre la traite des êtres humains", organisé par l'Union internationale des supérieures générales et l'Organisation internationale des migrations.

La conférence de presse a été animée par le P. Eusebio Hernández Sola, OAR, chef de bureau de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, Soeur Victoria Gonzáles de Castejón, RSCJ, Secrétaire générale de l'UISG, Mme Carmela Godeau, Chef de mission adjointe de l'OMI, Soeur Bernadette Sangma, FMA, et M. Stefano Volpicelli, OIM.

Le problème de la traite, a dit le P. Hernández Sola, "constitue une nouvelle forme d'esclavage qui atteint à la dignité et à la liberté de nombreuses femmes et jeunes filles des pays les plus pauvres... Ces nouvelles formes de pauvreté rappellent que la vocation religieuse implique une mission prophétique au sein de la société comme de l'Eglise. Une nouvelle conception de la charité doit conduire la vie consacrée vers de nouvelles frontières d'évangélisation, vers les nouvelles pauvretés dont la plus grave est la perte de la dignité".

Soeur Bernadette ensuite a expliqué que la prise de conscience d'un trafic qui s'est fortement accru ces derniers temps que les chapitres de certaines congrégations ont décidé de lutter contre ce fléau, engagement qu'ont fait leur certains ordres masculins... La complexité des facteurs oblige à une action en réseau qui n'est pas une option mais une obligation de combat stratégique. Les circuits criminels qui enlèvent femmes et jeunes filles sont très organisés d'un bout à l'autre de la planète. Une stratégie de réseau doit débuter dans les pays d'origine ou de transfert des victimes, où il sera possible de mettre en place des moyens d'action afin d'empêcher que les individus les plus faibles et les plus vulnérables ne deviennent pas une marchandise".

Les six dernières années, a ensuite souligné Soeur Victoria, le projet de collaboration UISG OIM a constitué "une bonne occasion de mettre en oeuvre le projet de l'Union et de développer des actions ponctuelles de lutte contre la traite par les congrégation féminines... Le travail déjà accompli démontre la richesse des échanges et la complémentarité des organismes publics et privés, du laïcat et de l'action religieuse dans la défense commune des personnes vivant dans la grande pauvreté ou dans la marginalité".


(VIS)