17.04.2010

Messages de soutien au Pape à l'occasion de son anniversaire

Benoît XVI, qui a feté ses 83 ans ce 16 avril, a demandé que l’on prie pour les besoins de l’Eglise universelle, pour implorer les dons de l’Esprit : dons de sainteté, d’unité et d’élan missionnaire.

 

http://www.huffingtonpost.com/huff-wires/20090416/eu-vatican-pope-s-birthday-book/images/196869d0-7909-44c5-83d1-d629a4a0ef1f.jpg


Le Pape recevait, ce vendredi matin, les membres d’une fondation américaine, qui recueille annuellement des fonds pour soutenir les activités caritatives du Saint-Siège. "Le mal n’a jamais le dernier mot" – leur a dit Benoît XVI, en soulignant l’Eglise est toujours appelée à proclamer son message d’espérance, à confirmer sa vérité. "Notre avenir - a ajouté le Pape - est entre les mains d’un Dieu fidèle et miséricordieux."


A l’occasion de son anniversaire, Benoit XVI a reçu de nombreux messages de vœux et de soutien, notamment de la part de dirigeants politiques italiens mais aussi de personnalités non catholiques.


Claire Malapert (Radio Vatican): >>


Et en France, dans un bel éditorial, l’évêque de Belley-Ars cite un passage du Livre de la Sagesse "Traquons le juste, attirons-le dans un piège puisqu’il nous contrarie… Sa simple présence nous pèse car son genre de vie s’oppose à celui des autres, sa conduite est étrange". Mgr Bagnard s’insurge contre ceux qui traquent les moindres paroles du Pape, le moindre de ses gestes pour reconstruire son discours. A travers la personne du Pape, souligne-t-il, c’est toute l’Eglise qu’on veut atteindre.

 

>> Mgr Bagnard, Pourquoi le pape est-il attaqué ?

17.02.2010

France: Un document épiscopal pour raviver notre espérance

En novembre 2007, l'assemblée plénière des évêques de France réunie à Lourdes avait voté la mise en place d'un groupe de travail sur « Indifférence religieuse et visibilité de l'Eglise ».

 

Mgr. Claude Dagens
source: CEF


Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême, avait été élu président de ce groupe de travail, qui comptait également Mgr Jacques Blaquart, évêque auxiliaire de Bordeaux, Mgr Yves Patenôtre, archevêque de Sens, évêque d'Auxerre et évêque-prélat de la Mission de France, Mgr Pascal Wintzer, évêque auxiliaire de Poitiers. Des experts ont également participé à la réflexion de ce groupe de travail, dont le Père Jean Quris, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, a été secrétaire.


L'évolution de ce travail a été présentée au cours des assemblées de l'année 2008 et de celle d'avril 2009. Le 3 novembre 2009, tenant compte des débats et remarques de l'assemblée, comme de consultations extérieures, Mgr Claude Dagens a introduit et présenté le rapport final. Cette introduction et le texte de ce rapport constituent le présent ouvrage : Entre épreuves et renouveaux, la passion de l'Evangile : Indifférence religieuse, visibilité de l'Eglise et évangélisation.

 

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Ce rapport comporte trois parties : « Le paradoxe chrétien », « L'identité catholique dans la société française » et « La visibilité de l'Eglise ». A l'issue de ces chapitres, comme en conclusion, des pistes pédagogiques et pastorales sont proposées.

A travers l'ouvrage "Entre épreuves et renouveaux, la passion de l'Evangile : Indifférence religieuse, visibilité de l'Eglise et évangélisation" Mgr Dagens et le groupe de travail épiscopal, développent une démarche éthique et spirituelle : la passion de l'Evangile ne cesse d'être la source de notre vie. Un livre précieux pour faire route vers Pâques.

Nouvelle du salut annoncée aux hommes par Jésus.

En ces temps bousculés, les évêques de France, par la plume de Mgr Dagens, proposent des raisons d'avancer lucidement et fraternellement dans la pratique de l'évangélisation. Ni le durcissement identitaire, ni le mimétisme social ne sont la voie respectant le dessein de Dieu envers l'humanité. Sans occulter les souffrances de ce temps, Mgr Dagens et le groupe de travail qu'il a animé, développent une démarche éthique et spirituelle : la passion de l'Evangile ne cesse d'être la source de notre vie. Elles sont nombreuses les questions posées par l'indifférence religieuse et la visibilité de l'Eglise. Ce document invite chacun à aiguiser son attention aux signes qui attestent l'enfantement continu d'un monde délivré du mal. « L'action de l'Eglise s'enracine dans cette révélation décisive. L'Eglise est envoyée dans le monde pour participer à cet enfantement et pour en témoigner. Même quand elle est blessée, elle ne peut pas se lasser de porter ce témoignage ».

Ce rapport, présenté à l'Assemblée de Lourdes en novembre 2009, est un outil à diffuser largement. A travailler en équipes locales. A méditer ! La participation à des communautés fraternelles et apostoliques ne serait-elle pas la réponse de chacun à la visibilité sacramentelle de l'Eglise tant attendue ? Le Carême qui s'ouvre est une véritable retraite personnelle et communautaire. Puisse la Pâque de Jésus « entre épreuves et renouveaux » raviver notre élan ecclésial. Ce texte conjugue réflexion théologique, pistes pédagogiques, attitudes pastorales et invitation à la Lectio divina. Les paroisses, services, et mouvements, y trouveront de quoi exercer le discernement et nourrir l'échange. L'identité catholique, dont il est ici question, est présentée dans toute l'exigence de son déploiement dans notre société, en n'omettant aucune dimension : assumer la Tradition catholique, revaloriser l'appartenance à l'Eglise, réapprendre à parler aux autres de notre foi.

Ce livre est précieux pour faire route vers Pâques, dans la conversion des cœurs. Ne rien éluder des interrogations existentielles, mais croire qu'elles peuvent aussi être fécondes quand elles procurent aux chrétiens des raisons d'avancer. Les évêques de France appellent à témoigner d'une « espérance ouverte à Dieu, à son travail dans le monde qui prépare l'avènement du Royaume ».

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole de la Conférence des évêques de France

 

 



 


05.06.2009

A travers la migration “les habitants bougent et avec eux la mission”

AMÉRIQUE/GUATEMALA - Deuxième Rencontre des Évêques des États-Unis, du Mexique, de l’Amérique Centrale et des Caraïbes sur le phénomène migratoire : à travers la migration “les habitants bougent et avec eux la mission”


Tecún Umán (Agence Fides) – Du 2 au 4 juin se déroule dans la ville de Tecún Umán la Seconde Rencontre sur le phénomène migratoire à laquelle participent les Évêques des États-Unis, du Mexique, de l’Amérique Centrale et des Caraïbes.


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La rencontre a été introduite par l’intervention de l’Archevêque Mons. Agostino Marchetto (photo), Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Migrants et les Itinérants, lequel a parlé de “l’Église conciliaire et pastorale de l’accueil” en illustrant la pastorale de l’accueil que l’Église promeut à la lumière du Concile Vatican II.

L’Église, a affirmé Mons. Marchetto, est missionnaire par nature, “ pour communiquer son propre trésor et s’enrichir de nouveaux donc et de nouvelles valeurs”. La base théologique, ecclésiale de la pastorale de l’accueil dans le contexte de l’évangélisation des cultures est exposée dans l’instruction “ Erga migrantes caritas Christi ”. “Il s’agit – a ajouté l’archevêque – de la pastorale spécifique du phénomène migratoire qui, en mettant en contact des personnes de différentes nationalités, ethnies et religions, contribue à rendre visible l’authentique visage de l’Église”. A travers cela, en effet, pourra se réaliser entre les peuples le projet de la communion salvifique de Dieu. Dans l’accueil ecclésial, dans tous les cas, “on offre aux émigrants catholiques l’opportunité privilégiée, bien que douloureuse, d’arriver à un plus grand sens de l’appartenance à l’Église universelle au-delà de toutes les différences”. Le phénomène de la migration, a continué le Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Migrants et les Itinérants, aide à “redécouvrir que la mission ne se réalise pas seulement dans des soi-disant territoires de mission, traditionnellement l’Afrique et l’Asie, mais puisque les habitants des différents continents aujourd’hui se déplacent, avec eux se déplace la mission”. Mons. Marchetto a ensuite résumé la clé du travail missionnaire avec les migrants en deux mots : “dialogue” et “annonce”, en se basant, entre autre principe, sur la liberté de l’acte de foi, sur la recherche de la vérité, et sur le refus du relativisme dans la religion. Dans le même temps il a souligné l’importance d’un effort de toutes les composantes du peuple de Dieu, dans le service pour une pastorale d’intégration, spécifique, globale, en faveur des migrants et des itinérants, à commencer par le laïcat. En ce sens, il a rappelé que le Conseil Pontifical pour la Pastoral des Migrants et des Itinérants, après avoir été consulté avec le Conseil Pontifical pour les laïcs, a envoyé aux Associations laïques et aux mouvements ecclésiaux, une lettre dans laquelle on les invite “à se mettre au service de la cause des migrants et des différentes expressions de la mobilité humaine”.

Le 18 juin de l’année dernière, Tijuana, ville au Nord de Mexico, proche des États-Unis, objectif de tant d’émigrés, a été le siège de la première rencontre des Évêques du Mexique, des États-Unis et de l’Amérique Centrale sur la question de l’immigration (cf. Fides 24/06/2008). Il y a moins d’un mois, une note de la Maison de l’Émigration de Tecún Umán, soulignait les faits aberrants qui ont été commis contre des habitants de l’Amérique Centrale sans-papiers qui cherchaient à arriver aux États-Unis à travers le territoire mexicain : hommes et femmes “ont été victimes de vols, d’enlèvement, de chantage, d’abus sexuel, de captivité et d’esclavage”. La Maison de l’Émigrant, située dans la localité guatemaltaise de Tecún Uman est le lieu de cette seconde rencontre, et elle est gérée par les Missionnaires de Saint Charles Borromée, connus sous le nom de Scalabriniens, congrégation religieuse dont le charisme est centré sur la pastorale de la mobilité humaine. Le Père Ademar Barilli, directeur de la Maison de l’Émigrant, a dénoncé que le calvaire des clandestins du Nicaragua, du Salvador, et de l’Honduras commencent dans leur propre pays, parce que les autorités exigent de l’argent pour les faire sortir, et une fois qu’ils ont atteint le Guatemala et le Mexique, les abus s’intensifient.

(Agence Fides 3/6/2009)