08.09.2011

La Parole de Dieu dans la vie spirituelle, chemin vers l'unité

parole de dieu.jpgBenoît XVI a adressé un message au Congrès œcuménique international de spiritualité orthodoxe organisé par le Monastère italien de Bose en collaboration avec les Patriarcats de Constantinople et Moscou. Le Pape souhaite que cette rencontre suscite un nouvel élan de communion spirituelle et de témoignage évangélique. Le thème de ce XIXe colloque, qui rassemble du 7 au 10 septembre d’éminents biblistes et de hauts représentants orthodoxes, est "La Parole de Dieu dans la vie spirituelle". L’objectif est de mettre en lumière l’unité essentielle entre l’Écriture Sainte, l’exégèse et la vie spirituelle, unité qui traverse toute la tradition des Églises d’Orient, et sous des formes différentes les Églises d’Occident. Parmi les axes de réflexions : les herméneutiques de la Bible élaborées par les Pères de l’Eglise et la dimension ecclésiale de la Parole de Dieu. Les participants ont également reçu des messages d’encouragement du Patriarche œcuménique de Constantinople Bartholoméos 1er et du Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Cyrille 1er

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17.04.2008

Vatican: Colloque Universitaire sur le Jésus historique

VATICAN - Colloque Universitaire sur le « Jésus historique » à l’Université Pontificale Urbanienne

 

Rome (Agence Fides) - Histoire et foi semblent souvent en opposition quand on parle de Jésus de Nazareth : en effet, figure historique ou mythe pour les peuples ? L’intérêt porté à la vie et à l’activité du « Jésus historique » est sans aucun doute central non seulement pour des raisons de foi, mais aussi pour leur sens historique et exégétique. Une attention qui est toujours actuelle, comme en témoignent des films récents, et l’ouvrage de Benoît XVI sur « Jésus de Nazareth ».
 
Actuellement, le monde académique est d’accord pour accepter l’existence historique de Jésus. Une approche scientifique est nécessaire pour un contenu aussi délicat : c’est là l’intention de la Faculté de Théologie de l’Université Pontificale Urbanienne, qui a organisé une rencontre-débat, le mardi 15 avril, avec professeurs et étudiants, pour éclaircir plusieurs aspects de la figure de Jésus.

Après du Recteur de l’Université et du Doyen de la Faculté de Théologie de l’Urbanienne, l’exposé du professeur Gronchi a montré comment la ponctualité des Evangiles, écrits à des moments différents et par des mains différentes, découle très certainement de l’unité avec l’origine, de la rencontre avec le Christ. La raison historique et la foi non chrétienne n’ont donc pas raison d’être en opposition, et, selon la devise « distinguer sans séparer » du Concile de Chalcédoine, elles montrent la possibilité de cohabitation de deux éléments apparemment distants dans la même circonstance. Les Evangiles, pour être étudiés et reconnus comme véridiques, sont soumis à quatre critères de crédibilité : la discontinuité, l’attestation multiple, la cohérence, la plausibilité historique.

Malgré les nombreuses preuves scientifiques, comme l’explique le professeur Gieniusz, tout ce qui est dit par les Evangiles ne peut pas être prouvé, mais l’on ne peut ni approuver ni démentir. Et, à ce propos, les pas et les études à faire sont encore très nombreux. Les Lettres et l’indépendance de Paul, sont une apologie très bonne, et c’est pour cela qu’elle est définie « le complot de la toute première heure », selon lequel nous serait donnée une image du Christ différente de sa figure historique.
 
Paul reçut l’Evangile non pas des autres Apôtres, mais par révélation ; il n’a rencontré aucun Apôtre pendant trois ans environ, et il n’a communiqué à personne ses manières de répandre l’annonce chrétienne. Et l’Evangile qu’il a répandu était le même que celui des Apôtres, libres tous deux de manipulations. Le début du Christianisme ne fut donc pas caractérisé par de ‘nombreux christianismes’, mais par différents canaux de transmission. Telles sont les observations du professeur Biguzzi.

Un thème particulièrement intéressant a été traité par le professeur Jossa, de Naples : le rapport entre Jésus et la politique. Ce n’est pas un dessein politique que le sien, mais certainement une prédication socialement révolutionnaire, avant tout vis-à-vis de sa tradition, la tradition judaïque : l’épisode du tribut à César, montre la tentative de laïciser la politique, de bouleverser la théocratie sur laquelle s’appuyait la société juive. C’est pour cela que Jésus fut condamné par le Sanhédrin, plus que pour des raisons religieuses : payer le tribut, pour les Juifs, signifiait accepter la suprématie de l’Empereur sur Dieu. Accueillir unité et multiplicité, à l’exemple de la Trinité, est le secret pour comprendre la figure de Jésus dans sa totalité.
 
(Agence Fides, 16 avril 2008)

21:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican, histoire, exegese, vie de l eglise, evangile, universites, theologie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |