27.04.2012

Benoît XVI présidera dimanche des ordinations presbytérales

dimanche, vocations, amour, rome, pape, benoit xvi, ordinations, pretres, basilique, saint-pierre, eucharistie, seminaires, magistrat, pilote, italie, vietnam, cote-d'ivoire, colombie, concetto occhipinti, agostino vallini, retraite, exercices spirituels, saint paul, madonna della fiducia, don alfredo, diacres, charite, humilite, courage, priere, amitie, jesus, les douze, charismesLe dimanche 29 avril, l'Eglise célèbre les vocations, "don de l'Amour de Dieu ". A Rome, le Pape présidera des ordinations presbytérales, à 9 heures, dans la Basilique Saint-Pierre. Au cours d’une concélébration eucharistique, Benoît XVI ordonnera neuf nouveaux prêtres, provenant des séminaires diocésains de Rome, dont un ancien magistrat, âgé de 42 ans et un ancien pilote, cinq italiens, un vietnamien, un ivoirien, et un colombien.

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14.03.2011

Retraite de Carême au Vatican. Sous le signe de Jean-Paul II

retraite vatican.JPGBenoît XVI et les membres de la curie romaine participent depuis dimanche soir et jusqu’à samedi matin, 19 mars, aux exercices spirituels de Carême. Pendant toute cette période, les audiences pontificales, privées et publiques, sont suspendues, y compris l’audience générale du mercredi 16 mars. Au cœur des réflexions : la prochaine béatification de Jean-Paul II, le 1er mai prochain.

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Angélus : le Pape prie pour les japonais et s’attarde sur le sens du péché

pape angelus.JPGDes milliers de fidèles étaient rassemblés, ce dimanche, Place Saint-Pierre, malgré la pluie, pour assister à la prière de l’angélus. Le Pape a de nouveau exprimé sa proximité spirituelle aux japonais après le séisme et le tsunami qui ont fait des milliers de morts. Benoît XVI a dit prier pour les victimes et leur famille et il salué la “dignité“ et le “courage“ du peuple nippon. Le Pape a également encouragé tous ceux qui, avec une grande rapidité, se mobilisent pour porter assistance aux victimes. Et en ce premier dimanche de Carême, Benoît XVI, lors de la prière de l’angélus, s’est attardé sur le sens du péché, en revenant sur le texte de l’Evangile du jour : le récit des tentations du Christ au désert.

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25.03.2010

Le scandale de la pédophilie

Genèse d'un délit. La révolution des années Soixante

Le scandale de la pédophilie a toujours existé; ce qui lui a donné des proportions énormes, c'est le virage culturel d'il y a un demi-siècle. Benoît XVI l'a écrit dans sa lettre aux catholiques d'Irlande, que commentent deux cardinaux et un sociologue


par Sandro Magister





ROME, le 25 mars 2010 – La loi et la grâce. La main de Dieu parvient là où la justice terrestre n’arrive pas. Dans sa lettre du 19 mars, Benoît XVI a ordonné aux catholiques d'Irlande ce qu’aucun pape de l’époque moderne n’a jamais ordonné à toute l’Église d’un pays.

Il leur a enjoint non seulement de déférer les coupables devant les tribunaux canoniques et civils mais aussi de se mettre collectivement en état de pénitence et de purification. Et cela non pas dans le secret de leurs consciences mais de manière publique, sous les yeux de tous, y compris leurs adversaires les plus implacables et les plus moqueurs. Jeûne, prière, lecture de la Bible et activités caritatives tous les vendredis à partir de maintenant jusqu’à Pâques de l’année prochaine. Confession sacramentelle fréquente. Adoration continuelle de Jésus – lui-même "victime de l’injustice et du péché" – devant la sainte hostie exposée sur les autels des églises. Et pour tous les évêques, prêtres et religieux, sans exception, une période spéciale de "mission", un long et rude parcours d’exercices spirituels pour une révision de vie radicale.

C’est une décision audacieuse qu’a prise là le pape Benoît XVI. Parce que le prophète Jonas lui-même ne croyait plus que Dieu pardonnerait à Ninive pour ses péchés, en dépit de la cendre de la pénitence et des sacs dont tous étaient couverts, depuis le roi jusqu’à la dernière des bêtes.

Et aujourd’hui encore beaucoup de gens concluent que l’Église reste condamnée irrémédiablement, même après la lettre dans laquelle le pape lui-même se déclare plein de honte et de remords à cause des abominations commises sur des enfants par certains prêtres, vis-à-vis desquelles certains évêques ont fait preuve d’une négligence coupable.

Et pourtant le pardon de Dieu est descendu même sur Ninive et le sceptique Jonas a dû revenir sur son opinion.  Ce prophète, Michel-Ange l’a justement représenté sur la partie supérieure du mur derrière l’autel de la Chapelle Sixtine, pour montrer que le pardon de Dieu est la clé de tout, depuis la création du monde jusqu’au jugement dernier.

Dimanche 21 mars, tandis que l’on donnait lecture de sa lettre dans les églises d'Irlande, Benoît XVI a commenté, pour les fidèles réunis sur la place Saint-Pierre au moment de l'Angélus, le pardon de Jésus à la femme adultère : "Il sait ce qu’il y a dans le cœur de chaque être humain, il veut condamner le péché, mais sauver le pécheur et démasquer l'hypocrisie". L'hypocrisie de ceux qui voulaient lapider la femme, bien qu’étant eux-mêmes les premiers à pécher.

Intransigeance vis-à-vis du péché, "en commençant par le nôtre", et miséricorde vis-à-vis des personnes. Telle est la leçon que Joseph Ratzinger veut appliquer à l’affaire irlandaise et, plus largement, à l’Eglise tout entière.

D’un côté, les rigueurs de la loi. Le prix de la justice devra être payé intégralement. Les diocèses, les séminaires, les congrégations religieuses où l’on a laissé se commettre des méfaits sont avertis : des visiteurs apostoliques vont venir du Vatican pour découvrir ce qui s’est passé et, même là où il n’y aura pas lieu de faire intervenir la justice civile, la discipline canonique punira ceux qui auront été négligents.

Mais, en même temps, le pape allume la lumière de la grâce. Il ouvre la porte du pardon de Dieu même à ceux qui se sont rendus coupables des pires abominations, s’ils se repentent sincèrement.

Quant à ceux qui se tiennent au premier rang des accusateurs, ceux qui sont les plus armés de pierres contre l’Église, aucun d’entre eux n’est sans péché. Pour ceux qui exaltent la sexualité comme pur instinct, libre de toute entrave, il est difficile de condamner ensuite tout abus qui en est fait.

La tragédie de certains prêtres et religieux, a écrit Benoît XVI dans sa lettre pastorale, a aussi été de céder à ce genre de "façons de penser" si répandues, au point d’en arriver à justifier l'injustifiable.

Une faiblesse qui ne peut certainement pas être reprochée à Ratzinger évêque et pape, même par ses adversaires les plus acharnés, s’ils sont sincères.



Le commentaire reproduit ci-dessus est publié dans "L'Espresso" n. 13 de 2010, en kiosque depuis le 26 mars.

A la fin, ce commentaire fait référence à un paragraphe précis - le quatrième - de la lettre de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande.

C’est le paragraphe dans lequel le pape évoque les raisons qui ont favorisé, à partir des années Soixante du siècle dernier, l'expansion des abus sexuels commis par le clergé et surtout l'incapacité à en comprendre la gravité.

Le voici en entier.


BENOÎT XVI. LE PARAGRAPHE 4 DE SA LETTRE



"Au cours des dernières décennies, l’Église dans votre pays a dû affronter de nouveaux et graves défis à la foi, découlant de la transformation et de la sécularisation rapides de la société irlandaise. Un changement social très rapide a eu lieu, qui a souvent eu des effets contraires à l’adhésion traditionnelle des Irlandais à l’enseignement et aux valeurs catholiques. Très souvent, les pratiques sacramentelles et de dévotion qui soutiennent la foi et lui permettent de croître, comme par exemple la confession fréquente, la prière quotidienne et les retraites annuelles, ont été négligées.

"Au cours de cette période, la tendance, y compris chez certains prêtres et religieux, à adopter des façons de penser et de considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l’Évangile, a été déterminante. Le programme de renouveau proposé par le Concile Vatican II a parfois été mal interprété et, à vrai dire, à la lumière des profonds changements sociaux qui avaient lieu, il était très difficile de savoir quelle était la meilleure façon de l’appliquer. En particulier, il y a eu une tendance, dictée par de justes intentions mais erronée, à éviter d’aborder sous l’angle pénal les situations canoniques irrégulières. C’est dans ce contexte général que nous devons chercher à comprendre le problème préoccupant des abus sexuels commis sur des enfants, qui a grandement contribué à l’affaiblissement de la foi et à la perte de respect pour l’Église et pour ses enseignements.

"Ce n’est qu’en examinant avec attention les nombreux éléments qui ont donné naissance à la crise actuelle qu’il est possible d’entreprendre un diagnostic clair de ses causes et de trouver des remèdes efficaces. Il est certain que, parmi les facteurs qui y ont contribué, nous pouvons citer : des procédures inadéquates pour déterminer l’aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse ; une formation humaine, morale, intellectuelle et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats ; une tendance de la société à favoriser le clergé et d’autres figures d’autorité, ainsi qu’une préoccupation hors de propos pour la réputation de l’Église et pour éviter les scandales, qui ont eu pour résultat la non-application des peines canoniques en vigueur et l’absence de protection de la dignité de chaque personne. Il faut agir d’urgence pour traiter ces facteurs, qui ont eu des conséquences si tragiques pour les vies des victimes et de leurs familles et qui ont diminué la lumière de l’Evangile plus gravement qu’au cours des siècles de persécution".


Deux cardinaux et un spécialiste de la sociologie des religions, entre autres, se sont exprimés à propos des facteurs culturels analysés par le pape.


LE COMMENTAIRE DU CARDINAL BAGNASCO


Le premier des deux cardinaux est Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence des évêques d’Italie (CEI).

Voici comment, le lundi 22 mars, dans le discours par lequel il a ouvert les travaux du conseil permanent de la CEI, Bagnasco a conclu le passage consacré à la lettre du pape aux catholiques d'Irlande :

"Différentes personnes, y compris des non-catholiques, ont souligné que, depuis un certain temps déjà, le phénomène de la pédophilie apparaît tragiquement répandu dans divers milieux et dans plusieurs catégories de personnes. Mais ce point, loin d’être mentionné ici pour diminuer ou relativiser la gravité spécifique des faits signalés dans les milieux ecclésiastiques, est plutôt un avertissement incitant à percevoir l’ampleur objective de la tragédie. Au moment même où elle se sent humiliée, l’Église apprend du pape à ne pas avoir peur de la vérité, même quand celle-ci est douloureuse et odieuse, à ne pas la taire, à ne pas la couvrir. Mais cela ne signifie pas subir – quand il y en a – des stratégies de discrédit généralisé.

"En réalité nous devons tous nous interroger, en rejetant désormais tout faux-fuyant, à propos d’une culture qui, de nos jours, règne incontestée et favorisée, et qui tend progressivement à effilocher le tissu conjonctif de toute la société, en se moquant, le cas échéant, de ceux qui résistent et tentent de s’opposer : c’est l’attitude de ceux qui cultivent une autonomie absolue vis-à-vis des critères du jugement moral et qui propagent comme bons et séduisants des comportements inspirés de désirs individuels et d’instincts parfois effrénés. Mais l’exacerbation de la sexualité détachée de son sens anthropologique, l’hédonisme à tout va et le relativisme qui n’admet ni barrières ni sursauts font beaucoup de mal parce qu’ils sont spécieux et parfois, sans que l’on s’en rende compte, omniprésents.

"Alors il faut que nous recommencions tous à appeler les choses par leur nom, toujours et partout, à identifier le mal dans sa gravité croissante et ses manifestations multiples, pour ne pas nous trouver, avec le temps, face à la prétention d’une aberration revendiquée sur le plan des principes".


LE COMMENTAIRE DU CARDINAL RUINI



Le second cardinal est Camillo Ruini, président du comité pour le projet culturel de l’Église italienne, prédécesseur de Bagnasco à la présidence de la CEI et vicaire du pape pour le diocèse de Rome de 1991 à 2008.

Dans une interview accordée au quotidien "il Foglio" du 16 mars, quelques jours avant que le pape ne publie sa lettre, Ruini a déclaré, entre autres :

"À mon avis, la campagne de diffamation contre l’Église catholique et le pape que mènent les médias s’inscrit dans cette stratégie qui est à l’œuvre depuis des siècles et que Friedrich Nietzsche théorisait déjà avec le goût du détail. Selon Nietzsche, l’attaque décisive contre le christianisme ne peut pas être portée sur le plan de la vérité mais sur celui de l’éthique chrétienne, qui serait l’ennemie de la joie de vivre. Alors je voudrais demander à ceux qui lancent les scandales de la pédophilie principalement contre l’Église catholique, en mettant éventuellement sur le tapis le célibat des prêtres, s’il ne serait pas plus honnête et plus réaliste de reconnaître que ces déviations, et d’autres, liées à la sexualité accompagnent certainement toute l’histoire du genre humain mais aussi qu’à notre époque, ces déviations sont encore plus stimulées par la ‘libération sexuelle’ si vantée".

Et aussi :

"Lorsque l’exaltation de la sexualité envahit tout l’espace de la vie et que l’autonomie de l’instinct sexuel par rapport à tout critère moral est revendiquée, il devient difficile de faire comprendre que certains abus déterminés doivent absolument être condamnés. En réalité la sexualité humaine, dès son début, n’est pas simplement instinctive, elle n’est pas identique à celle des autres animaux. Comme tout ce qui est humain, c'est une sexualité ‘pétrie’ de raison et de morale, qui peut être vécue de manière humaine et qui ne rend vraiment heureux que si elle est vécue de cette façon".



LE COMMENTAIRE DU PROFESSEUR INTROVIGNE


Le sociologue est le professeur Massimo Introvigne, président du CESNUR, Center for Studies on New Religion.

Dans un commentaire paru le 22 mars sur l’édition italienne du site de l'agence internationale "Zenit", Introvigne a notamment écrit :

"Ce que les Anglais et les Américains appellent 'the Sixties', les années Soixante, et les Italiens, en se concentrant sur l’année symbolique, 'il Sessantotto', apparaît de plus en plus comme une période de profond bouleversement des mœurs, ayant des effets cruciaux et durables sur la religion.

"Il y a d’ailleurs eu un Soixante-huit dans la société et un Soixante-huit dans l’Église : 1968 est justement l’année du désaccord public avec l’encyclique 'Humanae Vitae' de Paul VI, une contestation qui - selon une étude remarquable et influente du philosophe américain récemment disparu Ralph McInerny, 'Vatican II. Qu’est-ce qui est allé de travers ?' - constitue un point de non-retour dans la crise du principe d’autorité au sein de l’Église catholique. [...]

"Mais pourquoi les années Soixante ? Pour rester dans les îles britanniques, Hugh McLeod a publié sur ce sujet aux éditions Oxford University Press, en 2007, un important ouvrage, 'The Religious Crisis of the 1960s', qui fait le point sur les discussions en cours.

"Deux thèses se sont opposées : celle d’Alan Gilbert, qui pense que la révolution des années 1960 a été déterminée par le boom économique qui a répandu l’esprit de consommation et éloigné les populations des églises ; et celle de Callum Brown, pour qui le facteur décisif a été l’émancipation des femmes, suite à la diffusion de l’idéologie féministe, du divorce, de la pilule anticonceptionnelle et de l’avortement.

"McLeod pense - à juste titre selon moi - qu’une révolution d’une telle portée ne peut pas s’expliquer par un seul facteur. Le boom économique et le féminisme entrent en jeu, mais également des aspects plus strictement culturels, que ce soit à l’extérieur des Églises et communautés chrétiennes (la rencontre entre la psychanalyse et le marxisme) ou à l’intérieur (les 'nouvelles théologies').

"Sans entrer dans les éléments les plus techniques de cette discussion, Benoît XVI montre, avec sa lettre, qu’il est conscient du fait qu’il y a eu dans les années Soixante une authentique révolution – pas moins importante que la Réforme protestante ou la Révolution française – qui a été 'très rapide' et qui a asséné un coup très dur à la 'traditionnelle adhésion du peuple à l’enseignement et aux valeurs catholiques'. [...]

"Dans l’Église catholique on n’a pas tout de suite été suffisamment conscient de la portée de cette révolution. Au contraire, celle-ci a contaminé – estime aujourd’hui Benoît XVI – 'même des prêtres et des religieux', elle a déterminé des malentendus dans l’interprétation du concile et elle a été la cause d’une 'formation humaine, morale et spirituelle insuffisante dans les séminaires et dans les noviciats'.

"Dans ce contexte, les prêtres insuffisamment formés ou contaminés par le climat qui a suivi les années Soixante ne sont certainement pas tous devenus pédophiles, pas même un pourcentage significatif d’entre eux : nous savons par les statistiques que le nombre réel de prêtres pédophiles est très inférieur aux chiffres fournis par certains médias. Cependant ce nombre n’est pas égal à zéro – comme nous le voudrions tous – et cela justifie les propos très sévères du pape. Mais l’étude de la révolution des années Soixante et de 1968 est essentielle pour comprendre ce qui s’est produit par la suite, pédophilie comprise. Et pour trouver de véritables remèdes.

"Si cette révolution, à la différence de celles qui l’ont précédée, est morale et spirituelle, si elle touche à l’intériorité de l’homme, les remèdes ne pourront venir, en définitive, que de la restauration de la moralité, de la vie spirituelle et d’une vérité intégrale sur la personne humaine. Mais pour cela les sociologues, comme toujours, ne suffisent pas : il faut des pères et des maîtres, des éducateurs et des saints. Et nous avons tous grand besoin du pape, de ce pape, qui encore une fois – pour reprendre le titre de sa dernière encyclique – dit la vérité dans la charité et pratique la charité dans la vérité".




La lettre de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande :

> "Vous devez en répondre devant Dieu"

Le texte complet du discours du cardinal Bagnasco au conseil permanent de la CEI :

> Prolusione, 22 marzo 2010

L’intégralité de l’interview accordée par le cardinal Ruini à "il Foglio" :

> Ruini contro l'assedio etico al clero

Et tout le commentaire du professeur Introvigne sur le site "Zenit" :

> La lettera del papa e la rivoluzione culturale degli anni Sessanta



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

23.02.2010

'Retraite dans la ville' : redonner du sens au Carême

Si le Pape et la Curie sont toute cette semaine en retrait du monde pour leurs exercices spirituels de Carême vers Pâques, plus de 30 000 catholiques sont en retraite dans la ville, une formule proposée depuis quelques années par les dominicains de France.

 

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Le frère Marie Augustin Laurent Huyghues Beaufond, de la communauté de Lille, nous rappelle le sens du mot « retraite ».

Propos recueillis par Bernard Decottignies (Radio Vatican).

Plus d’informations : www.retraitedanslaville.org



  • Retraite sur Notre Dame du Web, Centre spirituel ignatien sur internet
    Comme chaque année, Notre-Dame du Web vous propose de se préparer dans la joie à accueillir la venue du Sauveur, du mercredi 6 février au dimanche 24 mars 2008
  • Les Fraternités de Jérusalem proposent à l'occasion du Carême 2008 de marcher sur la "Route de Pâques". Le parcours sera mis en ligne semaine après semaine; les internautes qui le souhaitent pourront le recevoir chez eux en s'inscrivant sur le site. Chaque semaine, une introduction au thème et un texte patristique guideront la méditation des textes bibliques proposés à la lectio divina.
  • La Compagnie de Sainte Ursule propose une retraite en ligne avec un forum de partage pour vivre le temps de Carême en Eglise. Du mercredi 6 février au dimanche 9 mars 2008

21.02.2010

Une semaine d'exercices spirituels pour le Pape et la Curie romaine

Le Pape et ses collaborateurs de la Curie romaine ont entamé ce dimanche soir les exercices spirituels de Carême, qui se poursuivront jusqu’à samedi matin dans la chapelle Redemptoris Mater du palais apostolique.

 

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En cette année sacerdotale les méditations sont proposées par un prêtre, spécialiste des Pères de l'Eglise: le Père Enrico dal Covolo (photo), postulateur des salésiens et professeur à la prestigieuse université pontificale salésienne.

 

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Le thème choisi est celui de la vocation sacerdotale. Agé de 59 ans, le Père dal Covolo a plus de 200 retraites à son actif. Il a annoncé que ses méditations seraient nourries de la lectio divina, centrées sur le chemin de la conversion et qu’il les illustrerait par des figures sacerdotales comme Saint Augustin, le Curé d’Ars, le Pape Jean-Paul II et aussi le curé de campagne de Bernanos.

Jusqu’à samedi matin, toutes les activités publiques du Pape sont suspendues, y compris l’audience générale du mercredi.

 

(Radio Vatican)

03.02.2010

Pie XII ne pouvait pas parler: le récit d'un témoin

L’Osservatore Romano a pris une nouvelle fois la défense de Pie XII contre ceux qui lui reprochent son silence face à la Shoah.

 

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Le journal du Vatican a publié un article écrit en 1964 par un jésuite italien, le père Paolo Dezza (photo), recteur de l’université pontificale grégorienne, mort il y a une dizaine d’années. 1964, c’est un an après la sortie de la pièce de théâtre « Le Vicaire » qui a déclenché la controverse sur l’attitude de Pie XII.

Dans cet article, le père Dezza raconte un entretien qu’il a eu avec Pie XII en 1942, alors qu’il avait été choisi pour prêcher les exercices spirituels de la Curie romaine. Écoutez Xavier Sartre : il nous lit les extraits les plus significatifs de cet article: >>

Pour le père Dezza, la question de savoir si Pie XII a bien fait de se taire ou s’il aurait mieux fait de parler reste ouverte du point de vue historique. Mais on ne peut avoir aucun doute sur ses motivations : il a véritablement cherché à faire ce qu’il y avait de mieux pour ne pas aggraver la situation.

 

(Radio Vatican)

11.03.2009

Vatican: Conclusion des Exercices Spirituels

VATICAN - La conclusion des Exercices Spirituels au Vatican: « Vous nous avez montré où habite Jésus, là où se trouve sa demeure : dans son Eglise, dans sa Parole, dans la Très Sainte Eucharistie »


Rome (Agence Fides) – Le samedi 7 mars, dans la Chapelle Redemptoris Mater du Palais Apostolique du Vatican, se sont terminés les Exercices Spirituels, en présence du Saint-Père, par le chant des Laudes et la Méditation finale. Cette année, les Méditations étaient proposées par le Cardinal Francis Arinze (photo), Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, sur le thème suivant : « Le prêtre rencontre Jésus et le suit ».

 

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En conclusions des Exercices, le Saint-Père a adressé aux retraitants un bref discours, dans lequel il remerciait le Cardinal Arinze en ces termes:

« En ce moment, je voudrais, au nom de nous tous et de vous tous, Vous dire merci de tout cœoeur, Eminence pour ces Méditations que vous nous avez données. Vous nous avez guidés, éclairés, aidés à renouveler notre sacerdoce. Votre méditation n’a pas été une acrobatie théologique. Elle ne nous a pas offert des acrobaties théologiques, mais nous a donné une saine doctrine, le bon pain de notre foi ».


Citant une prophétie du prophète Ezéchiel où « le Seigneur, le Dieu Pasteur dit à son peuple : je guiderai mes brebis sur les monts d’Israël, sur des pâturages verdoyants », saint Augustin se demande où sont ces monts d'’Israël, que sont ces pâturages verdoyants.

« Et il déclare : les monts d’'Israël, les pâturages verdoyants sont la Sainte Ecriture, la Parole de Dieu qui nous donne la vraie nourriture ».

Puis le Saint-Père a poursuivi en ces termes :

« Votre prédication a été imprégnée de la Sainte Ecriture, avec une grande familiarité avec la Parole de Dieu lue dans le contexte de l’'Eglise vivante, depuis les Pères jusqu’au Catéchisme de l’'Eglise Catholique, toujours replacée dans la lecture, dans la liturgie. Et ainsi précisément, l’'Ecriture a été présentée dans sa pleine actualité. Votre théologie, comme vous nous l’'avez dit, n’a pas été une théologique abstraite, mais marquée par un sain réalisme. J’'ai admiré, et j’'ai beaucoup aimé cette expérience concrète de vos cinquante ans de sacerdoce, dont vous avez parlé, et à la lumière desquels vous nous avez aidés à concrétiser notre foi. Vous nous avez dit des paroles justes, concrètes pour notre vie, pour notre comportement de prêtres. Et j’'espère que beaucoup liront aussi ces paroles et les prendront à cœoeur ».


Enfin, le Saint-Père a souligné la nécessité de « marcher et de suivre Jésus, qui nous précède toujours. C’est seulement en marchant et en suivant Jésus, que nous pouvons voir nous aussi. Vous nous avez montré où habite Jésus, là où se trouve sa demeure : dans son Eglise, dans sa Parole, dans la Très Sainte Eucharistie ».

 

(Agence Fides, 9 mars 2009)


Le texte du discours du Saint-Père en italien :


http://www.fides.org/ita/magistero/bxvi/discorso_070309.h...

Transfiguration de Jésus - Prière pour les femmes - Annonce du voyage en Terre Sainte

VATICAN - « La transfiguration de Jésus a été substantiellement une expérience de prière » rappelle le Pape Benoît XVI à l’'Angélus, en invitant à « trouver en ce temps de Carême des moments prolongés de silence » - Prière du Saint-Père « pour toutes les femmes, pour qu’elles soient toujours plus respectées dans leur dignité et mises en valeur dans leurs possibilités positives » - Annonce du voyage en Terre Sainte

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Rome (Agence Fides) – L’'expérience des Exercices Spirituels, et l’'Evangile de la Transfiguration, ont été au centre du discours que le Pape Benoît XVI a adressé aux fidèles à l’occasion de l’'Angélus, ce dimanche 8 mars, 2° Dimanche de Carême. Les Exercices Spirituels ont été « une semaine de silence et de prière : l’'esprit et le cœoeur ont pu se consacrer entièrement à Dieu, à l’'écoute de sa Parole, à la méditation des mystères du Christ….

« Etablissez les proportions justes, a poursuivi le Saint-Père, mais c'’est un peu ce qui arrive aux apôtres Pierre, Jacques et Jean, quand Jésus les conduisit sur un mont élevé, à part, eux seuls, et, tandis qu’il priait il ‘se transfigura’ : son visage et sa personne apparurent lumineux, resplendissants… Jésus voulait que ses disciples, en particulier ceux qui auraient eu la responsabilité de guider l’'Eglise naissante, fassent une expérience directe de sa gloire divine, pour affronter le scandale de la Croix ».


« La Transfiguration de Jésus, a insisté le Saint-Père, a été substantiellement une expérience de prière. La prière, en effet, atteint son point culminant, et, pour cela devient une source de lumière intérieure, quand l’'esprit de l’'homme adhère à celui de Dieu et que leurs volontés se fondent pour ne former presque qu’une seule chose. Quand Jésus gravit la montagne, il s'’immergea dans la contemplation du dessein d’amour du Père qui l’'avait envoyé dans le monde pour sauver l’'humanité… Jésus voit se profiler devant lui la Croix, le sacrifice extrême nécessaire pour nous libérer de la domination du péché et de la mort. Et, dans son cœoeur, une fois encore, il répéta son ‘Amen’. Il dit ‘Oui, me voici, que soit faite, ô Père ta volonté d’amour. Et, comme cela s’'était produit au Baptême dans le Jourdain, vinrent du Ciel les signes de la complaisance de Dieu Père : la lumière qui transfigura le Christ, et la Voix qui le proclama ‘le Fils Bien-aimé’ (Marc 9, 7) ».


Avant la récitation de l’'Angélus, le Saint-Père avait encore rappelé : « La prière forme la structure portante de notre vie spirituelle », et il avait invité tous les fidèles «  à trouver en ce temps de Carême, des moments prolongés de silence, si possible de retraite, pour revoir sa propre vie à la lumière du dessein d’amour du Père Céleste », en se laissant guider par le Vierge Marie, Maîtresse et Modèle de prière, invoquée sou le titre de Mère de la Confiance et de l’'Espérance.

Après la récitation de l’'Angélus, le Saint-Père a rappelé la Journée Internationale de la Femme qui « nous invite à réfléchir sur la condition de la femme, et à renouveler l’'engagement, pour que, toujours et partout, chaque femme puisse vivre et manifester en plénitude ses propres capacités en obtenant le plein respect pour sa dignité ».

Rappelant que « le Concile Vatican II et le Magistère pontifical s’étaient exprimés dans ce sens », le Saint-Père a souligné le témoignage des Saints, et en particulier à notre époque, celui de Mère Teresa de Calcutta.

« Combien d'’autres femmes travaillent chaque jour, dans le secret, pour le bien de l’'humanité et pour le Royaume de Dieu ! Je vous assure aujourd’hui de ma prière pour toutes les femmes, pour qu’elle soient toujours plus respectées dans leur dignité et mises en valeur dans leurs possibilités positives ».

Puis, le Saint-Père a confié à la prière des fidèles ses prochains voyages apostoliques : du 17 au 23 mars en Afrique, au Cameroun et en Angola, « pour manifester ma proximité concrète et celle de l’'Eglise aux chrétiens et aux populations de ce Continent qui m’'est particulièrement cher ». Du 8 au 15 mai, en Terre Sainte, « pour demander au Seigneur, en visitant les lieux sanctifiés par son passage terrestre, le don précieux de l’'unité et de la paix pour le Moyen-Orient, et pour l’'humanité tout entière ».

 

(Agence Fides, 9 mars 2009)


Le texte du discours du Saint-Père se trouve en plusieurs langues :


http://www.fides.org/ita/magistero/bxvi/angelus_080309.html

02.03.2009

Benoît XVI invite les fidèles à invoquer les anges dans leur vie de foi

Au cours de la prière de l’Angélus

 

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ROME, Dimanche 1er mars 2009 (ZENIT.org) - En évoquant le récit de l'Evangile de Marc relatant la tentation de Jésus au désert, Benoît XVI a mis en avant le rôle des anges, invitant les fidèles à les invoquer souvent pour les aider à « suivre Jésus ».

Au cours de la prière de l'Angélus, ce 1er mars, le pape, qui commence en fin de journée une semaine d'exercice de Carême, a invité les fidèles à prier pour lui et pour ses collaborateurs de la Curie romaine.

Le pape a évoqué ce passage de l'Evangile de saint Marc : « L'Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan » (Mc 1,12).

Dans cet Evangile, « les anges, figures lumineuses et mystérieuses, apparaissent presque à la hâte, dans la brièveté du récit, face à cette figure obscure et ténébreuse qui ose tenter le Seigneur », a expliqué Benoît XVI. « Les anges, dit l'Evangile, ‘servaient' Jésus (Mc 1,13); ils sont le contrepoint de Satan ». « ‘Ange' veut dire ‘envoyé' », a poursuivi le pape en expliquant que « nous trouvons ces figures dans tout l'Ancien Testament, qui aident et guident les hommes au nom de Dieu ».

Le pape a entre autre rappelé « la figure de l'ange Raphaël » dans le Livre de Tobie, mais aussi celle de Gabriel, dans le Nouveau Testament, « envoyé pour annoncer à Zacharie et à Marie les heureux événements qui sont le début de notre salut » ou encore le chœur d'anges qui « annonce aux pasteurs la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur ».

« Nous enlèverions une part importante de l'Evangile si nous laissions de côté ces êtres envoyés par Dieu, qui annoncent sa présence parmi nous et en sont un signe », a ajouté le pape. « Invoquons-les souvent, pour qu'ils nous soutiennent dans l'engagement de suivre Jésus jusqu'à nous identifier à Lui ».

Le pape a enfin demandé aux anges, « particulièrement aujourd'hui », de veiller sur lui et sur ses collaborateurs de la Curie romaine. « Cet après-midi, comme chaque année, nous commençons la semaine des Exercices spirituels », a ajouté le pape.

La retraite de Carême au Vatican, qui se déroulera du 1er au 7 mars, sera prêchée par le cardinal nigérian Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, sur le thème « Le prêtre rencontre Jésus et le suit ». Durant cette semaine, toutes les audiences du pape sont suspendues.