26.07.2011

Faut-il avoir peur du "terrorisme chrétien" ?

norvege.JPGLa Norvège est en deuil après la double attaque sanglante de vendredi dernier. Tout le pays s’est arrêté, ce lundi à la mi-journée, pour commémorer les victimes. Mais à la compassion se mêle l’incrédulité et l’incompréhension. Behring Breivik, 32 ans, qui a déclaré être l’auteur du carnage, a comparu à huis clos. La justice lui a refusé la publicité qu’il souhaitait. Juste avant la tuerie, il avait diffusé sur l'internet un manifeste de 1.500 pages, un texte délirant et contradictoire dans lequel il se présente comme un croisé engagé dans une lutte contre l'islam et le marxisme culturel et affiche sa farouche hostilité à l’immigration et au multiculturalisme. Il se décrit comme "conservateur", "chrétien". Faut-il pour autant craindre la naissance en Europe d’un terrorisme chrétien d’extrême-droite, xénophobe et violent, dans le sillage de certains courants fondamentalistes américains ? Les experts n’y croient pas trop même s’ils invitent à ne pas sous-estimer le rejet de l’islam et de l’immigration.

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04.03.2011

Le Pakistan prisonnier du "blasphème"

Gilles Boquérat.JPGCatholique, ministre des minorités religieuses depuis 2008, Shabbhaz Bhatti, n’aura pas pu réformer le Pakistan comme il le souhaitait. En tout cas, le commando qui l’a assassiné mercredi ne lui en aura pas laissé le temps. Fervent défenseur de la cause d’Asia Bibi, condamnée à mort pour "blasphème", ce membre du parti au pouvoir était partisan de la révision de la loi anti-blasphème, une loi en vigueur depuis 1986. Cette loi est devenue l'enjeu d'une lutte entre extrémistes et partisans de son abolition.

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09.07.2010

Un prêtre menacé de mort, un Évêque tire la sonnette d’alarme : “l’Inde centrale est aux mains des extrémistes hindous”

Indore (Agence Fides) – Le Père Anand Muttungal, prêtre du diocèse de Bhopal et porte-parole de l’Église catholique dans l’état du Madhya Pradesh a été menacé de mort par des extrémistes hindous.

 

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“La situation est inquiétante : la partie centrale de l’Inde, d’Est en Ouest, est aux mains de groupes extrémistes hindous qui agissent violemment, dans un climat d’impunité”, dit à l’Agence Fides Mgr Chacko Thottumarickal SVD, Évêque d’Indore, en Madhya Pradesh. Il tire la sonnette d’alarme à propos de la prolifération des groupes hindous, qui prônent une idéologie puriste qui voudrait exclure le caractère pluraliste de la nation indienne.

“En Inde centrale, dans des états comme l’Orissa, le Madhya Pradesh, le Chhattisgarh, les minorités chrétiennes souffrent de l’action de groupes extrémistes hindous, parce qu’aussi au niveau politique, ils ont la couverture des nationalistes du Baratiya Janata Party, (BJP), qui les protègent et souvent leur garantissent l’impunité”, remarque l’Évêque.

Le Père Anand, après le énième coup de téléphone anonyme le menaçant de mort, a porté plainte à la police de Bhopal, qui lui a assuré sa protection. L’interlocuteur anonyme lui a intimé d’abandonner ses activités sociales. Le prêtre est aussi engagé dans le domaine de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux. Comment agir et vivre en chrétien dans un contexte aussi délicat ?

L’Évêque explique à Fides :

“Nous avons avant tout confiance en Dieu et en sa miséricorde. Nous cherchons ensuite à entretenir de bonnes relations avec les leaders religieux hindous et à unir toutes les forces positives. De plus nous avons de bonnes relations avec les mass médias, pour diffuser la vérité : nous avons donc l’opportunité de faire entendre notre voix et notre version des faits. A côté de cela, nous soutenons une œuvre de sensibilisation des consciences sur les thèmes des droits à tous les niveaux. Enfin nous entretenons de bons rapports avec les autorités civiles et politiques”.

Certains politiques jouent un double jeu et, tandis qu’ils serrent la main aux leaders chrétiens, ils protègent les fondamentalistes hindous :

“Cela ne nous impressionne pas. Nous voulons leur faire savoir que nous ne les considérons pas comme nos ennemis. Nous voulons mettre en pratique le commandement évangélique de l’amour des ennemis et vivre la non-violence”, remarque l’Évêque.

Mgr Thottumarickal rappelle ensuite un autre point sensible :

“Au Madhya Pradesh, une loi anti-conversion appelée ‘Freedom of Relgion Bill’ est en vigueur depuis 1967. Elle interdit les conversions faites par tromperie, par fraude ou au moyen de l’argent. Nous croyons nous aussi dans la conversion qui vient du cœur, opérée par l’Esprit, car sinon ce n’est pas une vraie conversion. Mais la loi est utilisée pour limiter la liberté de religion et la liberté de changer de religion”.

Dans un tel contexte “l’évangélisation est un véritable défi, à cause de ces obstacles et des ces grandes difficultés. De notre côté, nous devons réveiller l’esprit missionnaire des fidèles, au moyen d’une formation permanente”, conclut l’Évêque.

(Agence Fides 8/7/2010)

«Livre noir de la Christianophobie», un journaliste dresse un bilan très sombre

Que ce soit au Pakistan, au Moyen-Orient ou dans les états reculés de l’Inde, les chrétiens font parfois face à différentes formes d’extrémisme et d’intolérance religieuse. Édifices religieux détruits, cimetières profanés, nombreux sont ceux qui prennent le chemin de l’exil. L’assassinat récent de Mgr Padovese, vicaire apostolique d’Anatolie montre aussi que les leaders religieux payent eux aussi un lourd tribu.

 

 

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Face à cette sombre situation, un journaliste et éditeur, René Guitton, a voulu faire part de sa colère et dresser le «livre noir de la Christianophobie» dans le monde: >>


Entretien réalisé par Olivier Bonnel (Radio Vatican).

20.01.2010

Les chrétiens invités à ne pas déserter le Moyen-Orient

Le synode des évêques pour le Moyen-Orient est sur les rails. Les lineamenta ont été présentés au cours d’une conférence de presse, ce mardi au Vatican. «L’Église catholique au Moyen-Orient: Communion et témoignage », c’est le thème de cette assemblée spéciale qui se déroulera du 10 au 24 octobre 2010 au Vatican.

 

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Une assemblée convoquée à la demande des évêques de la région, de l’Égypte à l’Iran, en passant par la Terre Sainte, l’Irak, le Liban, avec en toile de fond un contexte politique troublé. Théâtre de la naissance de Jésus et des débuts du christianisme, cette région est en proie à des conflits, déstabilisée par la menace de l’islam extrémiste ; la liberté de religion et de conscience n’y est pas toujours respectée ; les chrétiens sont souvent discriminés, persécutés, poussés à l’exode.


L’objectif principal sera donc de renforcer l’identité des chrétiens et de raviver la communion ecclésiale concrète entre les Églises locales. Le dialogue avec les autres confessions chrétiennes ainsi qu’avec le judaïsme et l’islam aura une place importante dans les débats, tout comme la nécessaire distinction entre le domaine religieux et le domaine politique. Une distinction absente dans les pays à majorité musulmane, ce qui a pour conséquences de faire des chrétiens des citoyens de seconde zone. Le Synode au contraire veut aider les chrétiens à devenir des acteurs sociaux et des artisans de paix et de réconciliation pour construire une société renouvelée qui rejette l’extrémisme et la violence. Il est donc essentiel que les chrétiens restent au Moyen-Orient, malgré les difficultés et les défis ; les chrétiens du monde entier sont appelés à les soutenir.

Écoutez le compte-rendu d’Olivier Tosseri. >>


La préparation de l’assemblée a été confiée à un conseil composé de sept patriarches : le patriarche latin de Jérusalem et les patriarches des six Églises Orientales catholiques, auxquels s’ajoutent quatre chefs de dicastères de la Curie Romaine et les présidents des Conférences épiscopales de Turquie et d’Iran.


Le document de travail qui sera rédigé comme d’habitude à partir des questions posées dans ces lineamenta sera rendu public lors de la visite du Pape à Chypre du 4 au 6 juin.

Et comme chaque année à la même date, du 18 au 25 janvier, tous les baptisés célèbrent la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, avec l’espoir de surmonter un jour leurs divisions et leurs déchirures, dans une dynamique désormais irréversible. En attendant, malgré leurs séparations, les chrétiens peuvent donner un témoignage commun face aux grands défis du temps présent.


C’est vous qui en êtes les témoins : c’est le thème de cette semaine qui mobilise de nombreuses paroisses et communautés aux quatre coins du monde. Plusieurs célébrations œcuméniques sont organisées. Le thème a été choisi en Écosse où les Églises préparent pour le mois de juin le centenaire de la conférence mondiale des missions, qui a donné le coup d’envoi en 1910 du mouvement œcuménique moderne.


A Rome, pour conclure cette semaine de prière, Benoît XVI présidera les Vêpres le 25 janvier, fête de la conversion de Saint Paul. La célébration solennelle se déroulera à 17h30 en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Des représentants des autres Églises et Communautés ecclésiales ont été invités.

 

(Radio Vatican)

08.09.2009

La communauté de Sant’Egidio apporte “l’esprit d'Assise” à Cracovie

Soixante-dix ans après le début de la Seconde Guerre mondiale qui a connu la « tragédie de l’Holocauste », Benoît XVI a appelé ce dimanche l’humanité à « ne pas répéter de telles barbaries », un appel lancé lors de l’Angélus au terme de la messe célébrée à Viterbe.

 

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Le Pape, en liaison vidéo avec la ville de Cracovie en Pologne où se tient actuellement une rencontre interreligieuse pour la paix sur le thème « l’esprit d’Assise à Cracovie », a rappelé l’importance des religions « pour le pardon et la réconciliation contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme ».

Parmi les très nombreux invités de marque à cette rencontre internationale organisée par la communauté de Sant’Egidio, qui sera aussi l’occasion d’un pèlerinage à Auschwitz, Marguerite Barankitsé, témoin du génocide au Burundi, et fondatrice de la Maison Shalom, une ONG qui travaille depuis 15 ans à la réunification des familles et la réintégration des enfants orphelins hutus et tutsis. Marguerite Barankitsé participait ce lundi après-midi à la table ronde sur « Martyr et résistance au mal ». ecoutez sur Radio Vatican: >>

À la veille de l’ouverture de cette rencontre interreligieuse organisée du 6 au 8 septembre, l’archevêque de Cracovie, le Cardinal Dziwisz, a déclaré que « le processus de béatification de Jean-Paul II avançait tranquillement ».

« Tout le monde attend la béatification de Jean-Paul II, non seulement le monde chrétien, mais aussi les autres religions et en particulier les juifs, a encore déclaré le cardinal Dziwisz, parce qu’il a dépassé toutes les frontières et appartenait à l’humanité ».

La figure de Jean-Paul II était au centre d’une autre table ronde ce lundi à la Rencontre interreligieuse de Cracovie. Le thème de cette table ronde : « Mémoire et prophétie, l’héritage de Jean Paul II ». Y participait entre autres, le Métropolite orthodoxe Serafim, Patriarche de Roumanie.

Ecoutez sur Radio Vatican: >>