01.07.2011

Benoît XVI dénonce la spéculation sur la nourriture

pape fao.JPGLe Pape a reçu ce vendredi 1er juillet les membres de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture réunis à Rome pour leur 37ème conférence. La FAO fête cette année les 60 ans de son implantation à Rome. Dans son discours, le Pape a renouvelé le soutien du Saint-Siège pour l’activité « méritoire et irremplaçable » de l’Organisation. « L’Église catholique s’engage à collaborer à vos efforts pour répondre aux nécessité réelles de nombreux frères et sœurs en humanité », a souligné le Pape.

Lire la suite

15.09.2010

La faim dans le monde reste à un niveau inadmissible

FAO.jpg925 millions de personnes souffrent aujourd’hui de la faim dans le monde. C’est le dernier chiffre annoncé cette après midi par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. 

Lire la suite

15:13 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fao, faim, nations unies, alimentation, agriculture, rome, jacques diouf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

16.11.2009

Comment nourrir la planète ?

Nourrir un milliard d’affamés, c’est le défi lancé par la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture pour le sommet mondial qui s’ouvre ce lundi à Rome.

La sécurité alimentaire est un enjeu d’importance au plan mondial, un sujet récurrent. Mais les sommets se suivent et rien ne semble changer. Le nombre de personnes qui souffrent de la faim ne cesse d’augmenter, pourtant des solutions existent. Des pays ont réussi à vaincre la faim.

 

http://perricketcyrille.unblog.fr/files/2008/06/couleur.jpg


L’organisation non gouvernementale Action contre la faim lutte chaque jour pour sauver des vies menacées par la famine. Son directeur général, François Danel était notre invité ce lundi. Il revient sur Radio Vatican sur les solutions à appliquer d’urgence: >>

Sommet de la FAO à Rome : Benoît XVI fustige la spéculation et le gaspillage

pape.fao3

Benoît XVI s’est exprimé ce lundi matin devant l’assemblée de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, à l’occasion du sommet mondial sur la sécurité alimentaire.

 

pape.fao2


Le Pape a été accueilli par Jacques Diouf, le directeur général de la FAO qui a salué cet événement exceptionnel. Il a aussi souligné que la présence du Pape lui conférait une dimension spirituelle d’autant qu’aborder le problème de la faim dans le monde est d’abord une question morale. Jacques Diouf espère ainsi que l’engagement du Pape permettra de porter la lutte contre la faim à un niveau de responsabilité collective et d’éthique qui transcende les enjeux et les intérêts nationaux et régionaux, pour réaffirmer le droit à l’alimentation qui est le premier des droits de l’Homme.

 

pape.fao1

 

Écoutez Marie Duhamel. Elle était l'envoyée à la FAO pour Radio Vatican ce lundi: >>

13.10.2009

Jacques Diouf parle de la crise alimentaire mondiale devant l’assemblée synodale

Voilà une semaine que les pères synodaux sont réunis pour parler de l’Afrique et à l’image de la complexité de ce continent, les sujets abordés par l’assemblée synodale ont été innombrables. L’Afrique, un continent paradoxal, doté de richesses potentielles infinies mais dont tant d’habitants meurent de faim.

 

http://www.fao.org/fileadmin/templates/faohome/images/dg.jpg


Le problème de l’alimentation en Afrique s’est imposé dans la salle du Synode. Signe de l’importance primordiale que cette question en suspens pose à l’Eglise d’Afrique, ce lundi, Jacques Diouf (photo), le directeur général de la FAO, avait été invité à s’exprimer devant l’assemblée synodale.


L’essentiel de son intervention rapporté par Armance Bourgois sur Radio Vatican: >>

18:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : synode, vatican, faim, crise alimentaire, fao, jacques diouf, afrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

04.06.2008

Sommet FAO à Rome: deuxième journée, premiers discours

“L’agriculture et le monde rural ne représentent pas le passé mais sont des parties actives et significatives du futur (…) si cette crise a un aspect positif, c’est ce nous avoir obligé à regarder en direction de ce secteur et à ne pas le faire tomber aux oubliettes comme l’ont suggéré à plusieurs reprises quelques représentants d’une certaine façon de voir la modernité”:

il s’agit d’un des passages du discours tenu ce matin par la ministre de l’Agriculture chilienne, Marigen Hornkohl Venegas (voir photo), durant la seconde journée de travaux du sommet de la Fao dédié à la sécurité alimentaire.
 
http://www.gobiernodechile.cl/APP_UI/viewFotografiaActor.aspx?idActor=46
“Nous devons apprendre à mieux gouverner la globalisation et à renforcer le rôle de la politique dans cette tâche”,
a ajouté la ministre, allant dans le sens de ceux qui hier avaient critiqué les distorsions du marché et les spéculations financières internationnales sur les matières premières, invoquant l’abandon (au moins dans un secteur clé tel celui alimentaire) de la logique selon laquelle le marché devrait s’autoréguler.
 
Si, selon la ministre chilienne pour résoudre la crise,
“le monde est prêt (grâce au développement économique et technologique) à produire davantage et à améliorer les aliments”,
il y a quelques mesures à moyen terme qui devraient être prises, à commencer par
“l’élimination du protectionnisme et des subventions que les pays développés garantissent à leurs propres producteurs et qui déséquilibrent le commerce agricole international”.
L'image “http://www.joergspielt.de/wp-content/uploads/killerspiele_eu_01_franco-frattini.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
 
Parmi les interventions de cette deuxième journée de travaux – inaugurée par le ministre de la Norvège pour le développement international – figure celle du ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini (voir photo), qui a proposé la création d’une banque alimentaire mondiale pour faire face à l’urgence.
 
Tandis que les discours des représentants des plus de 180 délégations présentes au sommet de Rome continueront de s’alterner, quatre tables rondes thématiques sont également prévues aujourd’hui – bioénergie et sécurité alimentaire ; changements climatiques ; prix de la nourriture et maladies transfrontalières - ainsi qu'un Forum dédié à l’Afrique et un autre à la sécurité alilmentaire et aux changements climatiques dans les petits états insulaires.
 
(MISNA)

16:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, economie, politique, chili, italie, norvege, rome, afrique, fao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Sommet FAO à Rome: synthèse de la première journée

“On ne peut pas, pour résoudre la crise alimentaire et garantir une perspective de réelle ‘food security’ (sécurité alimentaire, ndlr) se fier aux vertus rééquilibrantes du marché. On peut et doit reconnaître la nécessité de politiques et d’interventions qui aient leur cadre de référence et leurs expressions opérationnelles dans le système des Nations Unies”,

a affirmé hier le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, lors de la cérémonie d’inauguration du sommet international de l’Organisation des Nations Unies de l’Alimentation et l’Agriculture (Fao), en cours à Rome jusqu’au 5 juin.
 
http://www.ilo.org/public/italian/region/eurpro/rome/newsletr/romenews_0705/images/04_02.jpg
  Les quartiers généraux de la FAO à Rome. © FAO.
“L'agriculture continue de représenter un instrument fondamental de développement durable et de réduction de la pauvreté – a ajouté le président italien, citant les paroles d’un rapport de la Banque mondiale – et plus généralement se définit la nécessité pressante de définir des politiques coordonnées au niveau mondial visant à affronter une urgence alarmante (par le biais d’interventions permettant de soutenir l’offre de produits alimentaires en faveur des pays les plus frappés par la crise) et orientées en même temps au-delà de l’urgence à poser les bases de nouveaux investissement dans le secteur agricole là où des possibilités concrètes d’accroissement et d’amélioration des productions alimentaires existent”.
Pour le président brésilien Lula
“il n’y aura pas de solutions structurelles à la faim tant que nous ne serons pas en mesure de déplacer des ressources vers la production de nourriture dans les pays pauvres en supprimant en même temps des pratiques commerciales malhonnêtes qui caractèrisent le commerce des biens agricoles”,
faisant explicitement référence aux subventions que les États-Unis et l’Europe garantissent à leurs agriculteurs. Citant ensuite le cas de Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain et le plus frappé par la crise alimentaire liée à la hausse des prix des biens de première nécessité, Lula a souligné que
“des politiques macroéconomiques imposées de l’extérieur et seulement centrées sur des politiques monétaires, unies à un surplus de nourriture hautement subventionné dans d’autres pays, à fait en sorte que Haïti (dans le passé parmi les principaux producteurs de riz des Caraïbes) n’a plus planté son propre riz avec les résultats que nous connaissons aujourd'hui”.
Le président ouvrier a également abordé le thème brûlant des biocarburants:
“Je constate avec frayeur les tentatives de créer une relation de cause à effet entre les biocarburants et la hausse des prix des aliments… Les mains de ceux qui accusent sont souvent sales de pétroles et de charbon…dont nombre accusent l’éthanol (extrait de la canne à sucre) des prix élevés des aliments ; ce sont justement ceux qui mènent depuis des décennies des poltiques protectionnistes, portant atteinte aux agriculteurs et consommateurs des pays les plus pauvres”.
Lula a qualifié de “singulière” la série d’accusations contre le bioéthanol du Brésil tandis que
"très peu parlent de l’impact des prix du pétrole sur les coûts des transports et de la production des aliments",
retenant “un affront” à l’intelligence la “simplification extrême” de ceux qui accusent le bioéthanol d’être le principal responsable de l’inflation des prix alimentaires.
“La crise actuelle est le fruit d’une combinaison de facteurs: prix croissant du pétrole, changements climatiques, spéculations sur les marchés financiers, diminution des réserves internationales et consommation croissante dans les pays en voie de développement”,
a ajouté Lula, soulignant que seulement un pour cent de la terre fertile du Brésil est destiné à la culture pour la production de bioéthanol.
 
Des solutions à long terme, comme des investissements de base pour transformer, surtout en Afrique, la production agricole de subsistance en production industrielle ont été demandées par le président érythréen Isaias Afewerki, souhaitant que
“la grande attention globale dédiée aujourd’hui à la crise alimentaire ne soit pas éphémère. Nous devons nous assurer que l’attention demeure élevée et ne soit pas eclipsée, comme c’est souvent le cas, par d’autres priorités, dans les mois à venir”.
Le moment est désormais venu de passer aux faits pour éviter que le nombre de plus de 800 millions de personnes, qui aujourd’hui encore ne peuvent pas compter sur une alimentation adéquate, continue d’augmenter, ont assuré le secrétaire général de l’Onu Ban Ki Moon et le directeur général de la Fao, Jacques Diouf.
“Comment pouvons-nous expliquer aux personnes de bon sens qu’il n’a pas été possible de trouver 30 milliards de dollars par an pour réussir à nourrir les 862 millions d’affamés?"
a dit Diouf.
 
Le directeur de la Fao a ensuite rappelé la drastique diminution des aides internationale dédiées à l’agriculture dans les pays en voie de développement.
“Les chiffres parlent d’eux-même: de 1980 à 2005 l’aide à l’agriculture est passée de 8 milliards de dollars en 1984 à 3,4 milliards en 2004; soit une diminution de 58%”,
a illustré Diouf, avec le pourcentage dédié à l’agriculture par l’Assistance officielle au développement passant de 17% en 1980 à 3% en 2006; d’autre chiffres dénoncent d'autres paradoxes scandaleux : contre les 372 milliards dépensés par les pays riches (Etats-Unis et Europe) en faveur de leur propre agriculture, au moins 1200 milliards de dollars ont été destinés en 2006 aux armements.
 
(MISNA)

16:34 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rome, societe, economie, politique, italie, bresil, erythree, onu, fao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

16.04.2008

Crise alimentaire: alarme des institutions internationales

ASIE - Crise alimentaire: l’alarme des institutions internationales quant au sort des nations les plus pauvres d’Asie et d’Afrique qui vont vers la “catastrophe humanitaire”

 

Washington (Agence Fides) - Les plus grandes institutions internationales s’accordent pour lancer l’alarme sur la crise alimentaire que traverse la planète, notamment les continents asiatique et africain, et sur la nécessité de mesures urgentes.

Avec la crise de l’économie mondiale, la croissance de l’inflation et l’augmentation des prix des biens de première nécessité comme le riz et les céréales, les répercussions les plus graves ont lieu sur les pays pauvres, surtout ceux d’Asie et d’Afrique.

Le prix du riz est devenu prohibitif pour la plupart des populations du Sud-est asiatique et dans certains cas les denrées alimentaires commencent à manquer, créant l’instabilité sociale. Selon le Directeur du Fond monétaire international, Dominique Strauss Kahn - qui a déclaré vouloir donner aux pays les plus pauvres un plus grand poids dans les décisions prises par la plus grande institution financière du monde - la croissance incontrôlée des prix des biens alimentaires dans les pays en voie de développement pourrait provoquer une véritable « catastrophe humanitaire » et, si la tendance ne s’arrêtait pas, « des centaines de milliers de personnes pourraient mourir de faim ».
 
L'image “http://www.lespagesweb.info/img/13.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Dominique Strauss Kahn
 
Le Président a mis en garde contre la possibilité qu’éclate une véritable “guerre de la nourriture” entre pays pauvres, qui pourrait conduire à de gigantesques pas en arrière dans la lutte contre la pauvreté et le sous-développement, à une échelle planétaire.
 
http://siteresources.worldbank.org/INTPRESIDENT2007/Images/RobertZoellick-highresol.gif
Robert Zoellick
 
De même la Banque Mondiale regarde avec une extrême inquiétude le grand nombre de pays dans lesquels une croissance soutenue des prix des biens alimentaires a un impact très fort sur les segments les plus pauvres de la population. Dans ce contexte, le problème de la « sécurité alimentaire » (la possibilité concrète de tout être humain de se procurer chaque jour de la nourriture pour subsister) se fait plus sérieuse, surtout pour les pays ayant de larges tranches de populations vivant près des niveaux de subsistance. C’est pourquoi le Président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a aussi renouvelé l’invitation à faire de la lutte contre la pauvreté, la faim et la malnutrition une priorité générale.
 
L'image “http://www.primature.gov.bf/actualite/photos/95Jacques_%20Diouf_FAO.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
 
Jacques Diouf

Dans le récent Forum mondial de l’industrie agro-alimentaire qui s’est tenu à New Delhi, le Directeur Général de la FAO Jacques Diouf avait invoqué des mesures urgentes pour éviter que les effets négatifs à court terme des augmentations des prix alimentaires aient de graves conséquences sur les peuples les plus pauvres. La FAO tiendra du 3 au 5 juin 2008 une Conférence internationale sur « La sécurité alimentaire mondiale et les défis du changement climatique et de la bioénergie », pour offrir un forum aux chefs d’état et de gouvernement où discuter des problèmes urgents relatifs à la sécurité alimentaire mondiale et décider des interventions nécessaires pour les affronter.
 
(Agence Fides 14/4/2008)
 

08:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, faim, fao, banque mondiale, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |