19.04.2012
La Conférence des religieuses américaines invitée à renforcer ses bases doctrinales
Le Vatican demande une réforme profonde de la Conférence des religieuses (LCWR, Leadership Conference of Women Religious), l’organisation qui regroupe la majorité des congrégations religieuses féminines aux États-Unis. Objectif : renforcer l’ecclésiologie de communion. Les responsables de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et les représentants de la Conférence des Supérieurs des Ordres religieux présents aux États-Unis se sont rencontrés le mercredi 18 avril pour discuter d’un document résumant les conclusions d'une enquête entamée en 2008.
18:01 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican, conference des religieuses, etats-unis, lcwr, leadershop conference of women religious, congregations, femmes, ecclesiologie, congregation pour la doctrine de la foi, visite apostolique, superieures majeures, william levada, cardinaux, doctrine, ordination, homosexualite, pastorale, feminisme, enseignement, saint-siege, peter sartain, seattle, congregation pour la vie consacree, eveques |
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29.04.2010
Nouvelles pensées critiques : des courants qui influencent aussi la bioéthique
Le quotidien Libération revient sur un livre du sociologue Razmig Keucheyan intitulé Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques * qui dresse un état des lieux des courants de pensée dans le monde depuis une quinzaine d'années.

De l'altermondialisme sud-américain au néomarxisme européen ou aux gender studies en vogue dans les universités américaines, l'auteur repère 4 critères auxquels obéit la pensée depuis les années 1960 : la coupure avec l'action politique, la remise en cause du projet d'une prise de pouvoir, l'exploration de nouveaux terrains - parmi lesquels l'épistémologie, l'écologie, le féminisme, l'identité, les cultures populaires - et la relégation du prolétariat en tant que figure traditionnelle du dominé au profit d'autres catégories (le colonisé, la femme, le queer). Les nouvelles pensées critiques ne plébiscitent plus l'idée de solutions globales à appliquer, ni celle "d'un 'maître' dont il faudrait suivre l'enseignement" et se caractérisent par une certaine absence de marche à suivre. La théorie "explore l'instant où ce qu'on croyait impossible cesse de l'être".
Cela prend une tournure différente selon les penseurs : chez les théoriciens du Genre telle Judith Butler ou la féministe américaine Donna Haraway, le thème central est la "'désidentification', processus par lequel l'individu se libère de son identité préétablie pour construire la sienne". Pour Judith Butler, le genre comme le sexe sont des constructions culturelles. Contre les catégories oppressives et ennuyeuses "homme" et "femme" qui "enferment les individus", il s'agit pour elle "d'expérimenter de nouvelles identités (dont l'exemple-type est le dragqueen)".

Donna Haraway, auteur de Manifeste cyborg ** (A cyborg manifesto : Science, Technology, and Socialist-Feminism in the Late Twentieth Century), utilise la métaphore du cyborg pour montrer que l'organique et le machinique se mêlent désormais en l'homme. Le cyborg, être hybride, subvertit les identités traditionnelles, les oppositions entre nature et culture, objet et sujet, et l'essentialisme qui voit dans le corps une réalité naturelle. De façon générale, là où le libéralisme conservateur veut définir la nature de l'homme, la pensée critique refuse "toute idée d' 'essence humaine', sinon comme renouvellement perpétuel. Mais si l'enjeu est de se mettre en mouvement, de s'inventer une nouvelle vie, de nouveaux lieux, encore faut-il être capable de s'orienter".
* Razmig Keucheyan, Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques, Zones/La Découverte, 2010
** Donna Haraway, Manifeste cyborg : science, technologie et féminisme socialiste à la fin du XXe siècle
Libération (Eric Aeschimann) 29/04/10 - Gènéthique
18:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : altermondialisme, razmig keucheyan, liberation, hemisphere gauche une cartographie des nouvelles pensees critiq, neomarxisme, gender studies, universites, politique, epistemologie, ecologie, feminisme, identite, culture, cultures populaires, proletari |
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04.03.2010
Assistance médicale à la procréation : les ambivalences du féminisme
La Revue française de science politique d’avril 2009 a publié un article d’Isabelle Engeli, intitulé "La problématisation de la procréation médicalement assistée en France et en Suisse. Les aléas de la mobilisation féministe".

Isabelle Engeli (photo), docteur en sciences politiques, se livre à une analyse comparée de l’évolution des mouvements féministes et leur impact sur le développement de l’assistance médicale à la procréation (AMP) en France et en Suisse. Elle montre que le discours féministe a eu une influence contrastée relative au contexte social dans lequel il s’est inscrit. Les discours de revendications sociales n’ont en effet aucune chance d’influencer le débat public s’ils n’entrent pas en résonance avec "le système de valeurs et de représentations de sens socialement partagées".
L’ambivalence des féministes
La procréation médicalement assistée et l’avortement, "en se situant chacun à des extrémités opposés du processus reproductif" ont, pour reprendre une expression de Marie-Josèphe Dhavernas lors du colloque L’ovaire-dose, "semé le désordre dans l’ordre reproductif" en perturbant profondément le cadre normatif traditionnel de la reproduction". Ce désordre a permis la remise en question de l’ordre traditionnel de genre "fondé sur la biologisation de la fonction sociale de la femme" destinée à la maternité. L’avortement et l’AMP ont donc posé deux défis importants à la société et aux féministes.
Après la revendication politique de l’avortement au nom du libre choix de la "non maternité", l’avènement des "nouvelles technologies de reproduction a frappé les courants féministes de plein fouet en posant cette fois la question de la réalisation de la maternité", sans qu’ils puissent y apporter une réponse unifiée. Initialement, les techniques d’AMP furent accueillies favorablement et de manière unanime : les féministes y voyaient le moyen de gommer définitivement les différences sexuelles et libérer la femme de la maternité. Rapidement, cependant les positions divergèrent. Pour les radicales et les éco-féministes, le développement des nouvelles technologies renforçait la domination masculine qui prenait les traits du pouvoir médical. Celui-ci accentuait à nouveau l’obligation sociale de maternité et de sexualité pour les femmes. Mais pour les libérales et les post-modernes, l’AMP était dans la continuité directe du contrôle des femmes sur la décision de maternité, inauguré avec la légalisation de l’avortement. Elle portait par ailleurs un fort potentiel de transformation des relations de genre et des structures familiales.
France : échec de la pensée radicale
En France, les courants féministes ont été confrontés à ces contradictions internes. Lors des discussions sur l’AMP au cours de l’élaboration de la loi de bioéthique de 1994, le débat public s’est concentré sur la notion de "désir d’enfant", rejoignant en cela une partie des féministes. Mais peu à peu, le discours féministe dominant s’est articulé autour de l’instrumentalisation du corps de la femme par les nouvelles technologies reproductives. Une telle thèse était en parfaite contradiction avec la consultation publique et le corps médical qui estimaient primordial que la médecine réponde à la souffrance des couples stériles. Leur discours devint "radical" : il allait "à l’encontre du système". Il va alors s’estomper progressivement jusqu’à "être largement oublié durant la suite du processus de décision qui mena aux lois de bioéthique de 1994". La législation adoptée, libérale en matière d’AMP, marque donc un échec du féminisme français à se faire entendre sur la scène législative.
Suisse : jeu des alliances
Alors que l’avènement des nouvelles technologies avait été accueilli avec enthousiasme en France, c’est un scepticisme inquiet de possibles dérives eugéniques qui prévalut en Suisse. Une vaste initiative populaire lancée par un magazine et intitulée " Contre l’application abusive des techniques de reproduction et de manipulation génétique" fut rapidement rejointe par les mouvements pro-vie et les associations catholiques. La réflexion se fondait sur deux principes : le "respect de la dignité humaine" et la "protection de la famille". Les initiateurs du débat ne tardèrent pas à propulser les féministes radicales et écologistes sous le feu des projecteurs : elles luttaient pour "l’interdiction du don d’ovules et d’embryons en dénonçant l’instrumentalisation du corps de la femme par la médecine, ainsi que la pression maternelle imposée aux femmes stériles". Elles se retrouvaient ainsi en résonance avec un débat beaucoup plus large auquel ne s’opposait que le corps médical, qui passa rapidement d’une position pro-active à une position défensive. Face à cette montée en puissance, les courants féministes libéraux se démobilisèrent très vite. La réflexion des radicales et des éco-féministes, en revanche, s’intensifia rapidement : elle rejoint le Réseau international des femmes contre la procréation médicalement assistée (FINNRAGE) qui regroupe des associations féminines de toutes tendances. Lors de la deuxième phase de l’élaboration de la loi d’application sur la procréation médicalement assistée, leurs idées influencèrent largement le débat parlementaire, reprises par tous les partisans d’une politique restrictive, mais aussi par leurs adversaires. La loi fut finalement "placée sous le sceau d’une large interdiction [bannissant] la plupart des techniques de procréation médicalement assistée, et notamment le don d’ovule ainsi que le don d’embryon". L’assurance maladie ne couvre aucun des frais qui y sont relatifs.
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14:18 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finnrage, reseau international des femmes contre la procreation medicaleme, assurance maladie, corps medical, medecine, ovules, reproduction, maternite, societe, differences sexuelles, bioethique, lois, eugenisme, pro-vie, associations catholiques, dignite humaine, familles, ecologie, debat parlementaire, politique, don d ovule, revue francaise de science politique, isabelle engeli, procreation medicalement asssistee, france, suisse, feminisme, sciences politiques, mouvements feministes, amp, avortement, ivg, marie-jospephe dhavernas, l ovaire-dose, liberation de la femme, femmes, eco-feministes, sexualite, embryons, sterilite |
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24.03.2009
1° Conférence Internationale sur le rôle de la femme
VATICAN - La Première Conférence Internationale sur le rôle de la femme exprime le souhait d’un « nouveau féminisme, libre des leurres culturels inutiles et qui sache proposer un Christianisme du Oui à Dieu »

Dans son Message aux participants, le Pape Benoît XVI, a loué cet événement comme étant « une réponse exemplaire à la demande de Jean Paul II d’un ‘nouveau féminisme », qui ait le pouvoir de transformer la culture, en l’imprégnant d’un respect résolu pour la vie ». En effet, de nos jours, a souligné le Saint-Père, nous voyons toujours des méthodes nouvelles où la vie est compromise, particulièrement dans ses aspects les plus vulnérables ». Aussi le Saint-Père a-t-il rappelé la nouveauté de l’Evangile, le message de joie qui « encourage les hommes et les femmes à goûter l’amour des épousailles. L’Evangile est loin d’être une annonce qui étouffe l’amour, mais qui le rend au contraire sain, fort et réellement libre ».
Cette première Conférence Internationale, qui a réuni des experts et des représentants d’organisations et d’associations de femmes, a été aussi le premier rendez-vous de la « World Women’s Alliance for Life and Family (WWALF), le réseau international des femmes, créé en 2006 avec son Siège à Rome. Les « Alliées pour la vie » de 50 Pays des cinq Continents ont comme but « la promotion du ‘génie féminin’ dans chaque milieu de l’organisation sociale ».
Après deux jours d’exposés et de discussions, le Cardinal Martino a souligné la « proposition suggestive du Pape Benoît XVI, d’un Christianisme du Oui : du Oui à Dieu, Père de toute l’humanité et Créateur de l’homme et de la femme, à Son image et à Sa ressemblance ; d’un Christianisme du Oui à la vie, à toute la vie et à la vie de tous, toujours, et surtout à la vie qui est menacée par la pauvreté extrême, à celle qui est niée et défigurée par la violence et par la guerre, à celle qui est refusée par l’avortement et par l’euthanasie, à celle qui est manipulée arbitrairement par les nouvelles technologies, à celle qui est méconnue par les anciens et les nouveaux esclavages ; d’un Christianisme du Oui à la famille fondée sur le mariage d’amour, inséparable et fécond, entre l’homme et la femme, dont la différence sexuelle est le reflet d’un Dieu, qui est amour créateur dans la relation parfaite d’amour du Père, du Fils, dans l’Esprit Saint ; un Christianisme du Oui aux femmes et à leur génie capable d’enrichir le chemin difficile de l’humanité dans la perspective, historique et culturelle ; d’un Christianisme du Oui à la confiance, parce que, avec réalisme et sagesse, elle sait évangéliser l’espérance dont ont une besoin, extrême les hommes et les femmes de notre temps ; un Christianisme du Oui, à la vie, à la personne humaine, à la solidarité, à l’avenir ».
Le « caractère moderne » de la soi-disant émancipation féminine, appelé par le Cardinal comme étant « un événement d’une époque », requiert que « le nouveau féminisme sache exercer un discernement chrétien constant, patient, intelligent et réfléchi, pour retenir ce qui est bon, pour combattre ce qui est mauvais, pour orienter ce qui est incertain : un discernement chrétien, inspiré et guidé par un humanisme intégral et solidaire, fermement orienté à faire avancer la civilisation de l’amour ».
Le Cardinal Martino a cité aussi la distorsion de l’économie actuelle, les « inégalités économiques qui, de manière scandaleuse, caractérisent notre monde. Sur ce front, à tous les niveaux, nationaux et internationaux, on dépense une infinité de paroles farcies de bons sentiments, sans jamais aller au-delà. La bataille contre les nombreuses pauvretés sera vaincue si l’on part d’en bas, par des initiatives exemplaires, comme la micro-finance et le microcrédit, qui voient comme protagonistes de nombreuses femmes dans le monde ».
De toute façon, si l’on doit proposer « une ligne stratégique pour un nouveau féminisme, nourri de la force libératrice de l’Evangile, je dirais qu’il faut se libérer courageusement de tous les leurres culturels – ceux qui sont typiques du sous-développement et ceux qui sont typiques du super-développement – qui blessent la dignité intégrale de la femme et de ses droits fondamentaux comme personne, investir de manière massive sur les femmes, par l’éducation et la formation » . Il n’y a pas de milieux où la foi chrétienne ne puisse apporter son opinion ; « Si le salut de Dieu ne remplit pas tous les domaines, il est expulsé de tous les domaines. Cela ne veut pas dire qu’il doive les envahir, mais bien plutôt, que sa lumière garantit leur autonomie et leur liberté elles-mêmes, en les replaçant dans la vérité. Il n’y aura pas de nouveau féminisme sans Dieu, surtout si l’on ne découvre pas Dieu comme Amour ». (M.T.)
(Agence Fides, 23 mars 2009)
21:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, feminisme, christianisme, renato raffaele martino, vatican, wwalf, world women s alliance for life and family, wucwo, world union of catholic women s organizations, conseil ponitical justice et paix, benoit xvi, jean paul ii, evangile |
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