13.08.2011

Michael Lonsdale, Eric-Emmanuel Schmitt, deux parrains des JMJ s'expriment

Michael Lonsdale.JPGDes dizaines de milliers de jeunes sont en route vers l'Espagne depuis plusieurs jours. Plus de 50.000 jeunes français sont attendus à Madrid. Derrière eux, c’est toute une Église qui s’associe à leur démarche. Ainsi, chaque jeune qui part aux JMJ est confié à des parrains. Que ce soit sa communauté paroissiale, une communauté religieuse, une équipe du rosaire, une équipe du mouvement chrétien des retraités ou un groupe de prière du renouveau.

Mais il y a également des parrains pour l’ensemble des JMJistes français. Pour ces 26ème JMJ, trois personalités ont été choisies : l’acteur Michael Lonsdale, Emmanuel Faber, le directeur général délégué de Danone et Eric-Emmanuel Schmitt. 

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03.03.2011

Le cinéma, art populaire de notre temps, peut-il être spirituel ?

des-hommes-et-des-dieux.jpgLe cinéma, art populaire de notre temps, peut-il être spirituel ? Récemment, des films religieux ont eu un véritable succès : " Des hommes et des dieux " de Xavier Beauvois, " La passion du Christ " de Mel Gibson, ou encore " L’île " de Pavel Lounguine. Cet engouement reflète les désirs d’absolu de l’homme, qui ne se retrouvent pas seulement dans les films à caractère explicitement religieux mais dans tout film spirituel.

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23.05.2010

Cannes : le jury oecuménique choisit "Des hommes et des Dieux"

« Des hommes et des Dieux ». C'est le film récompensé à Cannes, ce samedi soir, par le jury œcuménique, à quelques heures du Palmarès officiel du 63ème Festival, qui sera rendu par le Jury présidé par Tim Burton.

Depuis plus de 35 ans, le jury oecuménique met en lumière des films à la fois esthétiques et dotés d’un supplément d’âme. Cette année, le lauréat est donc le film français de Xavier Beauvois : un film épuré, lent qui retrace la vie des moines de Tibhirine, dans l’Atlas algérien durant les 3 années qui précédent leur enlèvement puis leur assassinat.


D’une grande beauté plastique, servi par une interprétation collective remarquable et rythmé par l’alternance des travaux et de la liturgie, ce film dépeint, selon le communiqué du jury, le sacrifice des moines de Tibhirine, choisissant de poursuivre leur œuvre de paix malgré la violence déchaînée. La profonde humanité des moines, leur respect pour l’Islam et leur générosité pour leurs voisins villageois motivent notre choix.

 

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Hélène Destombes (Radio Vatican) a recueilli les explications de Michèle Debidour, la présidente du jury œcuménique: >>

 


Lire aussi :

Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien  direct vers cet article...Festival de Cannes - La grâce de Tibhirine


Préface de Jean Tulard au livre de Michèle Debidour :

Le cinéma, invitation à la spiritualité


« Le cinéma n'est pas l'aimable divertissement du samedi soir ; il n'est pas d'avantage la simple satisfaction de la boulimie des cinéphiles. Le cinéma n'est pas seulement l'instrument de propagande dont surent se servir à merveille les régimes totalitaires du XXème siècle, ni même le moyen commode de fixer sur la pellicule des événements dont on souhaite garder la mémoire. Le cinéma, rappelait André Malraux, est une industrie, mais, en 1996, Michèle Debidour indiquait qu'il peut être également une quête spirituelle.

Derrière le visible, l'invisible (...) Lieu privilégié du symbolique, le film peut être un cheminement métaphysique, une autre approche de la spiritualité. De Bresson à Rossellini et Tarkovski, nombreux sont les grands maîtres du septième art qui l'ont affirmé avec force.

Michèle Debidour invite le spectateur à ne pas subir passivement le choc des images mais à transcender ses sentiments, à réfléchir sur le contenu du film. L'historien ne s'intéresse qu'à la genèse de l'œuvre et à ses suites commerciales, esthétiques ou politique, Michèle Debidour souhaite que l'on aille au-delà.

Le cinéma a une âme, on l'a trop oublié ».

 

20.05.2010

Festival de Cannes - La grâce de Tibhirine

Un formidable état de grâce a plané hier sur les “peoples” du Festival de Cannes, pendant la projection du film consacré au martyre des moines de Tibhirine : Des hommes et des dieux.


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Le titre reste ambigu, si la grâce ne l’est pas. Elle avait déjà saisi d’une énorme émotion, pendant tout le tournage, les acteurs et le réalisateur du film, Xavier Beauvois : “Sur ce tournage, j’ai passé les deux plus beaux mois de ma vie. Dans un perpétuel état de grâce. Tout était simple, limpide, facile, évident, étrange et beau. Oui, l’esprit de Tibhirine a soufflé sur nous. Il existe. J’espère qu’il touchera le Festival et fera du bien à tous.”

Qui a enlevé, assassiné, décapité en 1996 ces sept moines cisterciens vénérés dans les montagnes du Sud d’Alger par tout leur entourage musulman ? Les terroristes islamiques du GIA, qui l’ont revendiqué ? Les services secrets du gouvernement islamico-totalitaire de M. Bouteflika, qui les manipulaient ? Personne ne peut trancher aujourd’hui, et Beauvois a raison de ne pas s’y aventurer. La seule responsabilité morale assurée – au plan historique – est celle du Président français qui abandonne ce beau pays aux égorgeurs du FLN, et le livre d’un coup à ces fanatiques, sans transition, garantie ni contrepartie aucune, pieds et poings liés, le 18 mars 1962…

 

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Trente-quatre ans plus tard, les moines de Tibhirine ont répondu de leur manière à ce mystère d’iniquité. Ils se savaient menacés de mort. On leur a demandé de partir, comme aux Français d’Algérie. Ils ont voulu rester. Témoigner d’une présence. Maintenir le flambeau de la charité chrétienne dans le déchaînement des haines et des violences fratricides. Continuer simplement d’être eux-mêmes, sans provocation, à travers le service des pauvres et le chant des offices du jour et de la nuit, le chant de l’amour chrétien. Pour l’amour de Dieu, des vertus supérieures de leur Ordre, et de leurs frères musulmans d’Algérie.

Les moines de Tibhirine n’ont pas trahi leur vocation, dissimulé leur uniforme ni renoncé à leur vœux pour se porter au bout du seul œcuménisme qui compte, et y laisser leur vie : celui du témoignage chrétien. Si Cannes a retenu son souffle, en les voyant revivre à l’écran, c’est qu’aucune âme n’est jamais morte au seul message du Christ, et que sa grâce encore peut pénétrer partout.

© Emmanuel Barbier/Sedcontra.fr, mai 2010

 


Adresse du site : http://sedcontra.fr

12.05.2010

La difficile mission du Jury œcuménique de Cannes

Le prix du Jury œcuménique a salué le talent d’as de la caméra, comme Wim Wenders, Alain Cavalier ou Pedro Almodovar. Depuis 1974, ce prix fait partie du cercle très fermé des récompenses décernées lors du Festival de Cannes.

 

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Cette reconnaissance est accordée à des films dont la qualité artistique se double d’un message directement religieux ou, en tout cas, universel. C’est ce dont se chargent, depuis plus de 35 ans, le jury composé de catholiques issus de Signis et de protestants d’Interfilm.

Alors que la Croisette se met à l’heure du Festival, Jos Horemans, président de Signis Europe et responsable de la coordination du jury, nous raconte l’épopée et les morceaux de bravoure de ce prix pas comme les autres: >>

Propos recueillis par Faustine Prévot (Radio Vatican).

19.04.2010

Ennio Morricone voit la main de Dieu dans sa vie de compositeur

Cette entrevue date de l'année dernière, mais venant tout juste de la découvrir, je n'hésite pas à la mettre en ligne. C'est ma façon de rendre hommage à notre bien-aimé Saint-Père, Benoît XVI, en ce cinquième anniversaire de son pontificat. Ennio Morricone, qui éprouve une grande admiration pour Benoît XVI, ne m'en voudra certainement pas. Ad multos annos l'un et l'autre!


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ROME, Mardi 15 septembre 2009 (ZENIT.org) - Son nom ne vous dira peut-être rien, mais sa musique vous sera sûrement familière. Ennio Morricone est largement considéré comme l'un des meilleurs compositeurs de musiques de films d'Hollywood.

S'il est connu surtout pour ses mémorables et mélancoliques bandes originales des Spaghetti Westerns des années 1960, comme « Le Bon, la Brute et le Truand », « Pour une poignée de dollars », « Il était une fois dans l'Ouest », de nombreux catholiques l'apprécient peut-être davantage encore pour son émouvante partition dans « Mission », un film de 1986 sur les missionnaires jésuites dans l'Amérique du Sud du 18e siècle.

Mais sa contribution à l'industrie du cinéma s'étend bien au-delà de ses œuvres les plus célèbres : il a, en effet, écrit la musique de quelque 450 films et travaillé avec de grands réalisateurs d'Hollywood, de Sergio Leone et Bernardo Bertolucci à Brian De Palma et Roman Polanski.


Il a 80 ans et toujours bon pied, bon oeil. Le légendaire compositeur vient de terminer la bande originale de « Baaria » de Giuseppe Tornatore, un film italien qui a fait l'ouverture du Festival international du Film de Venise cette année, tandis que Quentin Tarantino l'a invité à écrire la musique de son dernier film « Inglourious Bastards » (des difficultés de calendrier ont empêché Morricone de le faire, mais il autorisé Tarantino à utiliser dans le film des extraits (clips) de sa précédente œuvre).

Le célèbre compositeur italien continue aussi à décrocher des prix prestigieux : au début de cette année, le président français Nicolas Sarkozy l'a élevé au grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, la plus haute distinction française. Elle vient s'ajouter à une longue liste d'autres récompenses importantes dont un Oscar d'honneur (Honorary Academy Award), cinq nominations aux Oscars, cinq Baftas, et une Grammy award (distinction récompensant les meilleurs œuvres musicales américaines de l'année, classique exclu, ndlr).

Pourtant Ennio Morricone, qui est né à Rome, préfère rester dans l'ombre et n'accorde que rarement des interviews. Aussi quelle ne fut pas notre surprise quand, un matin d'août, il a aimablement accepté de faire une exception et a invité ZENIT dans son appartement du centre de Rome pour parler principalement de sa foi et de sa musique.

Son intérieur dépasse tout ce que l'on peut imaginer : un grand piano noir immaculé se détache près de la fenêtre d'un grand salon décoré avec goût, artistiquement agrémenté de peintures murales, de tableaux classiques et de panneaux en bois d'acajou. Mais Morricone, qui est marié et a quatre enfants adultes, est un homme humble, sans façon, et il répond aux questions d'une façon typiquement romaine : directement, en allant droit à l'essentiel.

Inspiration

Nous avons commencé par lui demander si sa musique, que beaucoup jugent très spirituelle, est inspirée par sa foi. Bien que se décrivant lui-même comme un « homme de foi », il adopte un point de vue très professionnel, et pourtant simple, sur son travail et déclare que sa foi ne l'inspire pas dans la plupart de ses compositions musicales. Si le film ne traite pas de religion, il reconnaît qu'il ne pense alors ni à Dieu ni l'Eglise. « Je pense à la musique que je dois écrire - la musique est un art abstrait », explique-t-il. « Mais bien sûr, si je dois écrire une pièce de musique religieuse, ma foi m'aide indiscutablement ».

Il ajoute qu'il a au-dedans de lui une « spiritualité toujours présente quand (il) compose », mais ce n'est pas par un effet de sa volonté ; il la ressent, tout simplement.

« En tant que croyant, cette foi est probablement toujours là, mais c'est à d'autres de s'en rendre compte, explique-t-il, aux musicologues et à ceux qui ne se contentent pas d'analyser les morceaux de musique, mais qui ont aussi une compréhension de ma nature, comme aussi du sacré et du mystique ».

Il ajoute, toutefois, qu'il croit que Dieu l'aide à « écrire une bonne composition, mais c'est une autre histoire ».

Sa réponse est tout aussi professionnelle et directe quand on lui demande s'il éprouve quelques scrupules à écrire des musiques pour des films de violence gratuite. « On me demande d'être au service du film », dit-il. « Si le film est violent, alors je compose une musique pour un film violent. Si le film est sur l'amour, je travaille pour un film d'amour. Il peut y avoir des films violents dans lesquels il y a du sacré ou des éléments mystiques au sein de la violence, mais je ne recherche pas volontairement ces films. J'essaie de trouver un équilibre avec la spiritualité du film, mais le réalisateur ne pense pas toujours la même chose ».
 
Ennio Morricone a débuté sa carrière musicale en 1946 après avoir obtenu un diplôme de trompette. L'année suivante, il composait déjà de la musique de théâtre, tout en jouant dans un orchestre de jazz pour faire vivre sa famille. Mais sa carrière dans la musique de films, qui débuta en 1961, ne démarra vraiment que deux ans plus tard quand il commença à travailler avec son vieil ami Sergio Leone et sa série de Spaghetti Westerns.

Il est probablement le plus renommé dans ce genre de films, et pourtant il fait remarquer qu'ils ne représentent que huit pour cent de son répertoire et qu'il a refusé une centaine d'autres films semblables. « Tout le monde me demande de faire des Westerns »,dit-il, « mais j'ai tendance à les refuser car je préfère la variété ».

Un miracle technique

A propos de « Mission », il déclare que le meilleur de cette partition du film était son « effet technique et spirituel ». Il veut dire par là la façon dont cette musique réussit à combiner trois thèmes musicaux du film. La présence de violons et du hautbois du père Gabriel représente « l'expérience de Renaissance de l'évolution de la musique instrumentale ». Le film passe ensuite à d'autres formes de musique apparues avec la réforme de l'Eglise entreprise par le Concile de Trente, et se termine sur la musique des natifs Indiens.

Il en est résulté un thème « contemporain » dans lequel les trois instruments - les instruments surgis de la Renaissance, ceux de la musique réformée post-conciliaire et les mélodies ethniques - s'harmonisent tout à la fin du film. « Le premier et le second thème vont ensemble, le premier et le troisième peuvent aller ensemble, et le second et le troisième vont ensemble », explique Morricone. « Cela était mon miracle technique qui, je le crois, fut une grande bénédiction ».

Mais le compositeur italien affirme qu'il ne connaît pas de formule garantissant le succès d'une partition de film. « Si je la connaissais, j'écrirais toujours de plus en plus de musiques comme celle-ci »,dit-il, ajoutant que la qualité de la musique dépend de si on est heureux ou triste. « Quand je suis moins heureux, je suis toujours sauvé par le professionnalisme et la technique », assure-t-il. Il ne mentionne aucun morceau musical, aucun film favori. « Je les aime tous, car tous m'ont procuré tourments et souffrances quand je travaillais sur eux, mais je ne dois pas faire et ne fais pas de distinction », affirme-t-il.

Nous en venons à un autre fin musicien : le pape Benoît XVI. E. Morricone affirme avoir une « très bonne opinion » du Saint-Père. Il voit en lui « un pape d'un esprit d'une grande noblesse, un homme d'une grande culture et aussi d'une grande force ». Il est particulièrement élogieux sur les efforts que fait Benoît XVI pour réformer la liturgie - un sujet qui tient très à cœur à E. Morricone.

« Aujourd'hui, l'Eglise a commis une grosse erreur, en revenant en arrière de 500 ans avec des guitares et des chants populaires », argumente-t-il. « Je n'aime pas du tout ça. Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l'Eglise, et gâcher cela avec des mélanges de paroles religieuses et profanes d'enfants, de chants occidentaux est extrêmement grave, extrêmement grave ».

Il affirme que c'est un retour en arrière parce la même chose est arrivée avant le Concile de Trente, quand des chanteurs mélangeaient le profane avec la musique sacrée. « Il [le pape] fait bien d'y remédier », fait-il observer. « Il devrait le faire avec encore plus de fermeté. Quelques Eglises en ont tenu compte, mais d'autres non ».

Ennio Morricone paraît en bonne forme et infiniment plus jeune que son âge, ce qui lui permet de continuer à donner des concerts dans le monde entier. En fait, il est plus sollicité que jamais : le mois prochain il interprètera ses bandes sonores à l'amphithéâtre d'Hollywood (Bowl Hollywood) à Los Angeles.

Pourtant, en dépit de sa renommée et de ses honneurs, le célèbre compositeur italien n'a rien perdu de sa truculence romaine et de son humilité. C'est peut-être cela, comme aussi nombre de ses compositions émouvantes et uniques, qui en font l'un des grands d'Hollywood.


Propos recueillis par Edward Pentin

Traduit de l'anglais par Elisabeth de Lavigne

14.04.2010

Un film sur Pie XII: Sous le ciel de Rome

CITE DU VATICAN, 10 AVR 2010 (VIS). Le Pape a assisté à Castelgandolfo à la projection du film sur Pie XII, intitulé Sous le ciel de Rome. Il a ensuite remercié d'avoir pu assister à la première projection de ce film "qui présente le rôle fondamental joué par Pie XII dans le salut de Rome et de nombreux persécutés entre 1943 et 1944".

 

Pope Benedict XVI watches the movie "Pio XII, under the Rome's  sky" at his residence of Castel Gandolfo, south of Rome, April 13,  2010.

photo Reuters


Ce genre d'œuvre, a-t-il précisé, a "une valeur particulière surtout pour les nouvelles générations. Pour celui qui, à l'école, a étudié certains évènements, et peut-être en a entendu parler, des films comme celui-là peuvent être utiles et stimulants et peuvent aider à connaître une période qui n'est pas si loin, mais que les évènements incessants de l'histoire récente et une culture fragmentée peuvent faire oublier".

  Benoît XVI a souligné que Pie XII, "par son riche enseignement a su parler aux hommes de son époque en leur indiquant le chemin de la vérité et, dans sa grande sagesse, a su orienter l'Eglise dans l'optique du troisième millénaire. Cependant - a-t-il ajouté - j'aimerais particulièrement souligner combien Pie XII a été le Pape qui, comme père de tous, a présidé à la charité à Rome et dans le monde, surtout à l'époque difficile de la seconde guerre mondiale. Le primat de la charité, de l'amour, qui est le commandement du Seigneur Jésus, est le commencement et la clef de lecture de toute l'œuvre de l'Eglise, et d'abord de son Pasteur universel. La charité est la raison de toute action, de toute intervention. Elle est la raison globale qui met en mouvement la pensée et les gestes concrets, et je me réjouis que ce principe unificateur ressorte de ce film. Je me permets de suggérer cette clef de lecture, à la lumière du témoignage authentique de ce grand maître de foi, d'espérance et de charité qu'a été le Pape Pie XII".

 

(VIS)

11.03.2009

Corée du Sud: Campagne pour la vie par l'image

ASIE/COREE DU SUD - Campagne pour la vie à travers des films, des courts-métrages et des vidéos

 

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Cathédrale de Myeongdong, église prinicpale de la Corée du Sud


Séoul (Agence Fides) – La campagne pour le respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle passe par une sensibilisation de la population coréenne et par une prise de conscience de l’opinion publique, qui doit nécessairement utiliser les nouveaux médias. C’est pourquoi l’Eglise de Corée a décidé de lancer une campagne pour la vie à travers des instruments de communication comme des films, des courts-métrages et des vidéos, qui seront diffusés dans tout le pays, à l’échelle nationale.

La culture de l’image et des vidéos est désormais prédominante, notamment dans la croissance et dans l’apprentissage des jeunes: les stimulations et les exhortations du Pape Benoît XVI dans le Message pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 ne laissent pas de doutes sur l’urgence d’évangéliser par l’intermédiaire des nouveaux médias et des nouvelles technologies: partant de ces considérations, la Commission „Justice et paix” de la Conférence épiscopale de Corée et la Commission pour la vie de l’Archidiocèse de Séoul ont imaginé ce projet qui entend trouver des fonds pour la production de films courts à diffuser de différentes façons: dans des salles de communautés, dans des paroisses et des associations chrétiennes et non chrétiennes, sur les télévisions à caractère national, à travers le réseau Internet.

Le thème central de ces films – pour lesquels nous serons appelés auteurs et producteurs experts dans le domaine chrétien - est de promouvoir la culture de la vie dans le langage et dans la communication vidéo. On prêtera attention à la vie naissante, avec des histoires concernant le thème de l’avortement et celui de la manipulation d’embryons, en expliquant les bases et les motivations de la doctrine de l’Eglise dans le domaine de la bioéthique.

Il y aura d’autres films qui seront centrés sur l’euthanasie, sur la fin de la vie et sur la peine de mort, renforçant la campagne pour l’abolition définitive de la peine capitale. Une présentation de tous les films et vidéos produits est attendue pour le 10 octobre 2009, Journée internationale pour l’abolition de la peine de mort.

L’Eglise coréenne continue à réfléchir, à investir en ressources et attention sur les questions de bioéthique, sur la défense et sur la promotion de la vie humaine. En 2008 elle a annoncé sa volonté d’instituer une „Académie internationale pour la vie” qui unisse les efforts en Asie orientale et fonctionne comme une locomotive pour la recherche médicale et scientifique. Sur le plan pastoral, les fidèles sont appelés à promouvoir activement dans leur expérience quotidienne et dans toute la société coréenne une culture de la vie, s’opposant à la „culture de mort” envahissante.

(Agence Fides 9/3/2009)