11.09.2010
Le danger d’une foi superficielle

La parabole du Fils Prodigue est comme un kaléidoscope : elle présente des perspectives innombrables qui nous aident à comprendre ce que suivre le Christ veut dire.
Une de ces perspectives qui nous échappent la plupart du temps concerne le plus grand danger qui nous guette en tant que soi-disant "catholiques pratiquants" : celui qui consiste à vivre notre foi de manière purement superficielle, sans la laisser pénétrer les profondeurs de notre cœur.
Cette parabole nous enseigne qu’il est possible de vivre « dans la maison du Père » sans vraiment connaître le Père. Le fils cadet ne connaissait pas vraiment le Père. Il ignorait combien son père l’aimait et combien celui-ci voulait le combler de tous les biens. Cette ignorance le fait infliger à son père une grave insulte quand il lui demande sa part d’héritage alors que son père est encore en vie. C’était une manière de lui dire qu’il vaudrait mieux qu’il soit déjà mort.
Le fils aîné ne valait pas mieux. Selon les apparences, il faisait tout bien comme il faut, mais il n’avait aucune idée de l’amour de son père pour lui, et il en voulait à son père de fêter le retour de son frère.
Bien qu’ils aient vécu leur vie entière sous le même toit, les deux frères n’avaient jamais ouvert leur cœur à leur père. Ils s’étaient enfermés dans le pauvre petit monde de leur égoïsme.
Nous pouvons facilement faire la même chose, tout en étant des catholiques "pratiquants" pendant toute notre vie, faisant notre devoir d’état comme il faut selon les apparences, mais sans ouvrir notre cœur à Dieu, et sans le connaître d’une manière intime et personnelle. Nous courons ainsi le risque d’être séparés du Père pour toujours, mangeant les gousses dont se nourrissent les porcs, et passant à complètement à côté de la célébration joyeuse de l’amour du Père.
L’un des saints dont nous célébrerons la mémoire bientôt, le 16 septembre, saint Cyprien, était évêque en Afrique du Nord...
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19:12 Écrit par Père Walter dans Homélies 2009-2010 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, bible, ecriture, lectures, liturgie, dimanche, temps ordinaire, fils prodigue, paraboles, catholiques pratiquants |
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15.03.2010
Angélus : Benoît XVI commente la parabole du fils prodigue
Au cours de l’Angélus ce dimanche place Saint-Pierre, Benoit XVI est revenu sur le sens de l’Évangile de Luc et de la parabole du Fils Prodigue.

Le Pape a souligné que les deux fils de la parabole se comportent de manière opposée, le plus jeune s’en allant et tombant “de plus en plus bas“ tandis que “l’aîné reste à la maison mais a lui aussi une relation immature avec son père“. Et d’expliquer : “les deux fils représentent deux façons immatures de se rapporter à Dieu : la rébellion et l’hypocrisie“. “C’est par l’expérience de la miséricorde, a alors assuré le Pape, que l’on peut dépasser ces deux formes d’immaturité.
Pour Benoît XVI, le rapport de l’homme avec Dieu peut d’abord donner lieu à “une religion née du besoin, de la dépendance“. Puis, “au fur et à mesure que l’homme grandit et s’émancipe, il veut s’affranchir de cette soumission et devenir libre, adulte, capable d’agir de lui-même et de faire ses choix de manière autonome, en allant jusqu’à penser pouvoir se passer de Dieu“. Une phase délicate qui peut conduire à l’athéisme. Mais Dieu, a conclu Benoît XVI continue de nous suivre avec son amour même lorsque nous nous en éloignons.
(Radio Vatican)
22:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : place siant-pierre, evangile, paraboles, fils prodigue, pape, dieu, benoit xvi, siant luc, misericorde, atheisme, religion |
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13.03.2010
Dieu veut te parler - Homélie 4° Dimanche du Carême C 2010

La parabole que nous venons d’entendre est l’un des récits les plus connus de toute la littérature, toutes religions, nations, et époques confondues. Mais quelle en est vraiment la signification ?
Elle est communément appelée la parabole du fils prodigue. Mais est-ce vraiment le fils cadet, qui abandonne son père et qui dilapide son héritage dans les plaisirs de la sensualité, qui en est le personnage principal ? Jésus a raconté cette parabole en présence des collecteurs d’impôts et des pécheurs, mais en s’adressant surtout aux scribes et aux pharisiens, en réponse à leurs récriminations.
Or, les scribes et les pharisiens étaient considérés comme des experts dans la religion, ceux qui se faisaient un point d’honneur d’éviter le péché et de suivre la loi scrupuleusement. Ils ont pu se reconnaître dans le fils aîné de la parabole. Alors, au lieu de l’appeler la parabole du fils prodigue, ne devrait-on pas l’appeler plutôt la parabole du fils arrogant, par exemple ? Le fils aîné faisait bien preuve d’arrogance : son cœur était dur comme pierre, jugeant son frère et se considérant supérieur à lui, exactement comme les pharisiens.
Alors à qui Jésus s’adresse-t-il vraiment : aux fils prodigues ou aux fils arrogants, à ceux d’entre nous qui ont un complexe de supériorité et sont des juges sévères de leurs frères, ou à ceux qui n’arrivent pas à contrôler leurs instincts ?
Mais il y a une troisième option. Après tout, le personnage principal de la parabole n’est ni le fils aîné, ni le cadet, mais le père. C’est lui qui se précipite pour accueillir le fils prodigue, sans conditions. C’est lui qui s’est humilié en allant à la rencontre de son fils aîné en colère. Cette parabole est donc la parabole du père. Jésus la raconte pour faire le portrait de Dieu, qui fait toujours le premier pas pour nous rétablir dans son amitié, quelle que soit la distance que nous avons prise avec lui. Cette parabole devrait donc être appelée la parabole du père miséricordieux. Elle nous révèle que la miséricorde est la caractéristique principale de Dieu.
La compréhension de la miséricorde de Dieu nous aide à comprendre pourquoi la compassion humaine qui pousse à tuer par l’avortement ou par l’euthanasie est mauvaise. Nous savons combien aujourd’hui, après la légalisation de l’avortement, les pressions pour légaliser l’euthanasie sont croissantes. Dans un article du Sunday Times, l’auteur est allé jusqu’à proposer qu’on mette des échoppes aux coins des rues, où les personnes âgées pourraient acheter une boisson pour mettre fin à leur vie. Son raisonnement était qu’il y a trop de personnes âgées.
« Comment la société pourrait-elle faire face à ce tsunami argenté ? … Il va y avoir une population composée de personnes démentes très âgées, comme une invasion de migrants puants dans les restaurants, les cafés et les boutiques… »
Ces vues extrêmes ne sont pas partagées par tous les partisans de l’euthanasie, mais c’est toujours la même logique diabolique qui se cache sous le voile d’une fausse compassion. Quelle est cette logique ? ...
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16:06 Écrit par Père Walter dans Homélies 2009-2010 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, bible, liturgie, dimanche, careme, laetare, euthanasie, avortement, confession, sacrements, peche, fils prodigue, pere misericordieux, misericorde, compassion, fausse pitie |
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