02.05.2010
Le début de la fin pour l’euro ?
La zone euro est dans la tempête. La Grèce est au bord de la faillite, l’Espagne et le Portugal suscitent des inquiétudes et l’euro est à son plus bas niveau depuis un an.
Face à la crise, l’Europe a encore montré son absence de solidarité, ses lacunes institutionnelles et a été obligée de faire appel au FMI. Les marchés européens s’affolent. Le plan de redressement des finances publiques grecques tarde à venir, et la crainte d’une contagion à l’ensemble de la zone euro s'accroît de jour en jour. Certains y voient le début de la fin pour la monnaie unique.

Décryptage de la crise avec Nicolas Baverez (photo), économiste et historien. Un dossier préparé par Olivier Tosseri (Radio Vatican): >> 
18:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finances, grece, espagne, fonds monetaire international, marches, monnaie unique, euro, zone euro, nicolas baverez, economie, economistes, historiens, portugal, europe, fmi, histoire |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
21.01.2010
L'Afrique au secours de Haïti - nouvelles propositions et initiatives
Les marques de solidarité et de soutien de l'Afrique envers le peuple haïtien, durement éprouvé par le séisme du 12 janvier, se multiplient au fil des jours. Les leaders chrétiens sud-africains, rassemblés au sein de la National Church Leaders’ Consultation, ont appelé la communauté internationale à se mobiliser pour reconstruire Haïti.
Les leaders chrétiens ont lancé une récolte de fonds pour les sinistrés et sollicité les institutions financières internationales (Fonds monétaire international et Banque mondiale) d'annuler la dette extérieure de Haïti, afin de permettre au pays d'entamer un nouveau départ, et l'Afrique du Sud de prendre la tête d'une intervention africaine au prochain Sommet de l'Union africaine (UA).
Le Botswana a quant à lui annoncé une contribution d'un million de pulas (soit plus de 100.000 euros) pour la reconstruction de Haïti.

Au Sénégal, où la proposition d'accueillir les sinistrés haïtiens sur le sol africain alimente de nombreux débats, une nouvelle initiative a été lancée par la chanteuse Couba Gawlo Seck (photo), pour produire un single interprété par différents artistes africains de renommée internationale et organiser un grand concert dont les recettes seront destinées à Haïti. La mobilisation du Sénégal et de la République Démocratique du Congo - qui a de son côté annoncé une contribution de 1,7 million d'euros - a été largement saluée mais aussi critiquée, notamment sur le continent, le premier en ce que sa proposition apparaît en réalité peu faisable et la seconde, parce qu'elle est elle-même confrontée à de graves crises humanitaires irrésolues sur son territoire.
De son côté, le quotidien burkinabé le Pays constate :
"Toujours est-il que la proposition de Abdoulaye Wade est, en soit, généreuse. Même si elle ne paraît pas, pour autant, réaliste ; une folle idée s’il en est. (…) Mais au-delà de l’aspect faisabilité, il faut commencer par se demander si la proposition du président sénégalais enchante le peuple haïtien. Haïti, comme on le sait, fait partie des Grandes Antilles. Il est, avec le Canada, l’un des pays francophones d’Amérique du Nord (géographiquement donc, loin de l’Afrique). L’un dans l’autre, cette île se sent plus proche des États-Unis, du Canada ou des Antilles que du continent noir, même si les sédiments de son histoire restent enfouis en Afrique. (…) Certes, Haïti est un pays pauvre. Mais ses populations accepteraient-elles, pour autant, de venir s’installer sur un continent où sévissent calamités, misère, ignorance, analphabétisme, maladies, etc. ?".
Quant au quotidien algérien Liberté, il souligne les responsabilités du libéralisme et des institutions financières internationales qui ont permis l'introduction à Haïti du riz subventionné des États-Unis, portant gravement atteinte à la production locale des agriculteurs. (CC/CN)
(MISNA)
08:16 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti, afrique, seisme, afrique du sud, national church leaders consultation, fonds monetaire international, banque mondiale, dette exterieure, sommet de l union africaine, botswana, senegal, couba gawlo seck, republique democratique du congo, le pays, b |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
11.03.2009
Crise économique: des données de plus en plus alarmantes de l’Afrique à l’Europe
EUROPE - Crise économique: des données de plus en plus alarmantes de l’Afrique à l’Europe, ceux qui payent le prix le plus élevé sont les pays pauvres ; la mortalité infantile augmente

La récession est mondiale, cependant la grave crise économique et financière montrera les effets les plus désastreux sur les populations pauvres de la planète, touchant les populations les plus vulnérables. Telle est la prévision contenue dans une recherche de l’UNESCO présentée ces jours-ci. Plus de 390 millions de personnes en Afrique sub-saharienne, qui vivent déjà dans des conditions de pauvreté extrême, paieront 18 milliards de dollars, soit 46 dollars par personne, la diminution de la croissance qui arrivera presque à zéro, prévue en 2009. Selon l’estimation de la Banque mondiale, les pays en voie de développement pourraient atteindre un déficit financier allant de 270 à 700 milliards de dollars. Il s’agit de chiffres qui dépasseront largement ceux des pays riches : l’UNESCO prévoit en effet une perte de 20% du revenu par tête parmi les populations les plus indigentes du continent africain.
Un aspect particulièrement préoccupant de la crise économique mondiale – comme il ressort d’une enquête des Nations Unies - est l’augmentation de la mortalité infantile, dont l’incidence pourrait s’étendre sur le développement des générations futures. On prévoit que le phénomène – provoqué principalement par la malnutrition- pourrait concerner entre 200.000 et 400.000 enfants. De lourdes répercussions pourraient en outre se faire sentir sur les capacités cognitives de millions d’enfants. La récession aura une incidence négative sur les objectifs de développement fixés par la communauté internationale, et la contraction fiscale la plus forte concernera précisément ces pays qui sont encore loin de ces objectifs.
La crise mondiale est partie des pays riches, du manque de contrôle sur leurs systèmes financiers, mais les répercussions les plus graves concernent les pays en voie de développement et les pays les plus pauvres de la planète. Les prévisions de l’Institut de Washington indiquent que sur 166 pays en voie de développement, 94 ont expérimenté un ralentissement sensible de la croissance ; parmi les secteurs les plus touchés, il y a les constructions et le département manufacturier, c'est-à-dire ceux qui jusqu’à présent avaient montré le plus grand dynamisme.
Un engagement économique plus grand au Nord de la planète pourrait alléger cette situation et éviter une catastrophe humanitaire ; cependant, tandis que la Banque mondiale demande de destiner 0,7% -1% des revenus fiscaux aux pays pauvres, la tendance générale va dans la direction opposée: selon l’étude de l’UNESCO, l’UE réduira sûrement son engagement économique - équivalent à 0,56% du PIB, entre aujourd’hui et 2010 - à cause des prévisions pessimistes de croissance.
17:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise economique, afrique, europe, mortalite infantile, pib mondial, fmi, fonds monetaire international, dar es salaam, tanzanie, banques centrales, epsco, conseil europeen de printemps, crise financiere, economie, finances, banque mondia |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |





