06.04.2012

Syrie : Les chrétiens célèbrent Pâques dans la discrétion

syrie.chretiens.jpegDepuis plus d'un an, pas un jour ne passe en Syrie sans de nouvelles effusions de sang, violences, attaques du régime et contre le régime. Pris en tenaille dans ce conflit, les chrétiens de Syrie vont célébrer les fêtes de Pâques dans la discrétion. Le nonce apostolique sur place, formule l'espoir qu'à l'occasion des célébrations pascales, les syriens puissent connaître "la résurrection, la réconciliation, la paix" et tourner la page de la violence et de la mort. 

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03.03.2010

Benoît XVI à l’audience générale : puisse l’idéal de Saint Bonaventure être un programme pour l’Église du troisième millénaire

Au cours de l’audience générale de ce mercredi, qui s’est tenue devant huit mille fidèles rassemblés salle Paul VI au Vatican, le Pape a appelé l’Église à adopter un style de vie chaste, modeste et obéissant. Benoît XVI a dédié sa catéchèse à saint Bonaventure de Bagnoregio, docteur de l’Église, qui sut harmoniser la spiritualité franciscaine avec la réflexion théologique.

 

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Au moment des saluts, la Pape a rappelé la figure de Frédéric Chopin, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance, et a exhorté les Églises locales à s’engager toujours plus efficacement en faveur des Tsiganes.

 

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Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>



Résumé de la catéchèse en langue française

     Chers Frères et Sœurs,

     Saint Bonaventure a vécu au treizième siècle. Homme d’action et de contemplation, de profonde piété et de prudence, il a contribué à former l’harmonie entre la foi et la culture. Étudiant à Paris, il fut fasciné par la ferveur et la radicalité évangélique des Frères Mineurs, il demanda à entrer dans la famille des disciples de saint François. Puis, il poursuivit ses études à la faculté de théologie de l’Université de Paris, et il devint l’un des plus importants théologiens de l’histoire de l’Église. Toute sa pensée fut profondément christologique. Dans un écrit intitulé La perfection évangélique, il montra que l’Église est rendue plus belle par la fidélité de ses fils et de ses filles qui, par la grâce de Dieu, sont appelés à observer les conseils évangéliques et à témoigner ainsi que l’Évangile est source de joie et de perfection. Lorsque Bonaventure fut élu Ministre Général, l’Ordre des Frères Mineurs comptait 30 000 membres, répartis dans tout l’Occident. Pour en assurer la communion, il présenta l’authentique charisme de François et son enseignement dans une biographie où nous trouvons le portrait le plus fidèle du saint Fondateur. Pour Bonaventure, François est un homme qui a cherché passionnément le Christ et qui s’est entièrement conformé à lui. Puisse cet idéal être aussi un programme pour l’Église du troisième millénaire et pour chaque chrétien !


     * * *

 


source: Siciliani Gennari/SIR


     Je suis heureux de vous accueillir chers pèlerins de langue française, en particulier le groupe ‘Chrétiens en grandes écoles’, de Paris et les servants d’autel, de Versailles. Que ce temps du Carême soit pour vous tous une occasion de rechercher le véritable visage du Christ, pour lui conformer votre existence ! Que Dieu vous bénisse !

 

(Radio Vatican)

15.01.2010

Haïti: le séisme et le monde missionnaire

"Peut-être que cette fois, pour une fois, ce sont les plus pauvres, les habitants des bidonvilles, où rares sont les bâtiments à plusieurs étages, qui auront la vie sauve. Mais en réalité, nous ignorons totalement quelle est la situation à Cité Soleil ou Bel Air, quartiers densément peuplés de Port-au-Prince", dit à la MISNA père Michel Ménard, supérieur général de la Société des pères de Saint Jacques - congrégation missionnaire française fondée vers 1860 à Haïti -, contacté par téléphone en France.

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Les habitants de Port-au-Prince ont presque tous abandonné leurs maisons ou ce qui en reste pour se réfugier dans les rues et les places publiques.


"Depuis hier - continue-t-il - nous sommes assaillis par les coups de fil et les messages e-mail de personnes désireuses de recevoir des nouvelles de leurs proches ou de leurs parents. Même si nous pensions au début que tous nos confrères étaient vivants, nous sommes nous-mêmes sans nouvelles d'un de nos missionnaires et d'un diacre à Jacmel. Il semblerait que cette ville aussi, à 90 kilomètres environ de la capitale, ait été violemment frappée".

Entièrement retourné par les événements, père Ménard parvient néanmoins à fournir à la MISNA quelques informations sur les répercussions du séisme qui s'est vérifié mardi 12 janvier à Haïti à 17 heures locales : les sources contactées à Gonaïves, à 110 kilomètres au nord de Port-au-Prince, assurent que les dégâts enregistrés sur place sont relativement superficiels.

"Par contre, aujourd'hui, nous n'avons aucune nouvelle de Port-au-Prince. Nous n'avons pas encore reçu de message de nos confrères. Notre dernier contact remonte à hier soir. À cause des destructions, il est impossible de se déplacer en voiture dans le secteur de notre centre, rue Lafleur Duchêne, qui relie la zone centrale du stade Silvio Cator au quartier de Pacot, un des quartiers les plus nantis et coquets de la ville, avec ses maisons typiquement haïtiennes de style Gingerbread ('pain d'épices') aux multiples ornements en bois. "

"Là-bas aussi - poursuit père Ménard - nous avons trois confrères, qui portent assistance aux personnes réfugiées dans notre jardin. Mais ils sont isolés et ne peuvent se déplacer qu'à pied".

Les missionnaires scalabriniens font état pour leur part de graves dommages subis par leur centre en ville :

"Nous avons pu brièvement parler hier avec notre confrère, père Durante, avant d'être coupés. Mais les quelques secondes de communication nous ont permis de savoir que tous les religieux (dont deux Italiens, Giuseppe Durante et Sergio Marotti, Ndlr) et les séminaristes vont bien, c'est-à-dire 15 personnes en tout. La structure de notre mission a subi de grands dommages tout comme le quartier autour, à Port-au-Prince",

indique père Sergio Geremia, contacté à la maison générale de la congrégation à Rome. Les frères mineurs (capucins) ont eux aussi reçu un e-mail à leur maison générale, confirmant que le tremblement de terre n'a pas touché Les Cayes, dans le Sud du pays, et que tous les missionnaires (deux Français, un Brésilien et quatre Haïtiens) vont bien ; aucun d'entre eux néanmoins n'est en mesure de fournir des renseignements sur la situation dans la capitale haïtienne depuis que les communications ont été interrompues. En revanche, les informations sont plus confuses en provenance de Villa Manrèse, construction moderne où est sise à Haïti la congrégation des Clercs de Saint Viateur et centre d'accueil pour de nombreux voyageurs, qui surplombe le Sud de la capitale.

"Nous avons entendu dire par une source qu'il n'y aurait pas de gros dégâts mais une autre nous a affirmé que le centre avait été détruit et qu'une personne peut-être y aurait trouvé la mort - disent à la MISNA les membres de la congrégation contactés à Rome - et nous aussi attendons avec impatience des nouvelles".

Aucune trace pour l'instant de deux ou trois des 38 religieux, 13 associés et quelques novices de la congrégation présents à Haïti. Les missionnaires spiritains, dont la maison générale a été contactée par téléphone à Rome, sont à la recherche de nouvelles.

"Je suis attristé par l'ampleur de la dévastation, des souffrances, de la mort et du désespoir qu'a laissée derrière lui le séisme",

écrit père Pascual Chávez, recteur majeur des salésiens, dans un message adressé à père Ducange Sylvain, nouveau supérieur de la Quasi-Province “Bienheureux Filippo Rinaldi” de Haïti. La congrégation s'est déjà activée pour organiser un réseau mondial de collecte de fonds et d'aides en collaboration avec Catholic Charities, Catholic Relief Services et Feed the Children. Des informations viennent de parvenir des salésiens de la Quasi-Province “Bienheureux Filippo Rinaldi” de Haïti : père Attilio Stra, directeur de l'œuvre de Port-au-Prince-Enam, aurait été blessé, tandis que père Simon Gatine Joseph Maceus, fondateur du projet “Timkatec” en faveur des enfants des rues de Pétionville, a été emmené à Miami (États-Unis) pour y recevoir des soins bien que les médecins aient assuré qu'il était hors de danger. En revanche, personne ne connaît encore le sort des plus de 200 élèves de l'école de Port-au-Prince-Enam. (CC/CN)

 

MISNA

30.07.2009

La perte de l'état clérical du P. Vlasic n'est pas un jugement sur Medjugorje

La perte de l'état clérical du P. Vlasic n'est pas un jugement sur Medjugorje


Explications du procureur général de l'Ordre des Frères mineurs (Franciscains)


ROME, Mercredi 29 juillet 2009 (ZENIT.org) - L'acceptation, par Benoît XVI, de la perte de l'état clérical du père Tomislav Vlasic (photo), ne constitue pas un jugement sur les témoignages d'apparition de Marie à Medjugorje, a expliqué le procureur général de l'Ordre des Frères mineurs (Franciscains).

 

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Dans une déclaration à ZENIT, le P. Francesco Bravi, ofm, a affirmé que cette mesure n'a pas été imposée par le Saint-Siège mais qu'il s'agit de la conséquence de la demande présentée par le P. Vlasic, qui était jusqu'à présent membre de l'Ordre des Frères mineurs, d'être dispensé non seulement du célibat sacerdotal mais aussi des voeux religieux.

« C'est lui qui l'a demandé », a déclaré le P. Bravi.

Le procureur général de l'Ordre des Frères mineurs a par ailleurs précisé que s'il est vrai que le P. Vlasic était vicaire à la paroisse de Medjugorje à l'époque des premiers témoignages des apparitions (1981), il vivait en Italie depuis plus de vingt ans (depuis 1985).

Le P. Vlasic était religieux de la province franciscaine de San Bernardino di Siena (L'Aquila) et avait fondé la communauté « Kraljice mira potsuno Tvoji - po Mariji k Isusu » (Reine de la Paix, tous à toi - à Jésus par Marie).

Le P. Bravi a expliqué que le P. Vlasic a demandé au Saint-Siège d'être dispensé des obligations du ministère sacerdotal, car il refuse d'accepter les sanctions que lui avait imposé la Congrégation pour la doctrine de la foi par le décret (prot. 144/1985) du 25 janvier 2008, signé par le cardinal William Levada, préfet, et par Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation.

Le décret fut publié, à la demande de la Congrégation pour la doctrine de la foi, par Mgr Ratko Peric, évêque de Mostar-Duvno, diocèse dans lequel est située la ville de Medjugorje. Il explique que les sanctions ont été imposées suite à des accusations portées contre le P. Vlasic. Il était notamment accusé de « diffusion d'une doctrine douteuse, de manipulation des consciences, de mysticisme suspect, de désobéissance à des ordres donnés de façon légitime ». Il était également accusé d'avoir violé le sixième commandement (actes impurs).

Le décret établissait cinq sanctions, dont l'obligation de demeurer dans une maison de l'Ordre franciscain de la région de Lombardie, en Italie, choisie par le ministre général de l'Ordre, le P. José R. Carballo, et l'interdiction de maintenir des liens avec la communauté Reine de la paix, et avec ses membres.

Le décret interdisait d'effectuer « des accords juridiques et d'agir dans des organismes administratifs » sans autorisation écrite du ministre général de l'Ordre. Il établissait par ailleurs l'obligation de suivre une formation théologique et spirituelle avec une évaluation finale, et l'émission de la profession de foi, avec l'approbation de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le décret interdisait enfin « l'exercice du 'soin des âmes', la prédication, les interventions publiques et révoquait la faculté de confesser ».

Le P. Francesco Bravi a expliqué à ZENIT que le P. Vlasic refusait de reconnaître les accusations portées contre lui et qu'il refusait donc également les sanctions. Comme conséquence de ce rejet, il a demandé à être dispensé de l'exercice de son ministère sacerdotal et de sa condition de religieux. Il lui est en même temps interdit d'exercer toute forme d'apostolat et de faire des déclarations, spécialement sur Medjugorje.

Il lui est arrivé de proposer, publiquement et par écrit, des interprétations des messages reçus par les voyants, mais celles-ci ont parfois été contredites par les voyants eux-mêmes. Il a notamment affirmé que la communauté « Reine de la Paix », qu'il avait fondée, était née à la demande explicite de la Vierge, ce que la voyante Majija Pavlovic a nié dans une lettre adressée au Saint-Siège.

L'évêque de Mostar a affirmé publiquement qu'il ne croyait pas à la véracité des apparitions de Medjugorje mais le dossier est actuellement examiné par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Dans son ouvrage publié en 2007 en italien « L'ultima veggente di Fatima » (La dernière voyante de Fatima), le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et ancien secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit :

« Les déclarations de l'évêque de Mostar reflètent une opinion personnelle, elles ne sont pas un jugement définitif et officiel de l'Eglise. Tout est renvoyé à la déclaration de Zara des évêques de l'ex-Yougoslavie, du 10 avril 1991, qui laisse la porte ouverte à de futures enquêtes. La vérification doit donc se poursuivre. En attendant, les pèlerinages privés avec un accompagnement pastoral des fidèles, sont autorisés. Enfin, tous les pèlerins catholiques peuvent se rendre à Medjugorje, lieu de culte marial où il est possible de s'exprimer à travers toutes les formes de dévotion ».

Jesús Colina