27.12.2010
Bethléem a retrouvé le sourire
17:27 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bethleem, gaza, cisjordanie, peleringages, jena paul ii, israel, palestiniens, territoires occupes, arabes, jordanie, nativite, kevin morton, congregation, saint joseph de l'apparition, ecoles, enfants |
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04.06.2010
L’interview du Pape dans l’avion pour Chypre
Dans l’avion qui le menait à Chypre, Benoît XVI interrogé par les journalistes a évoqué plusieurs thèmes : l’assassinat ce jeudi de Mgr Luigi Padovese, le dialogue œcuménique ou encore la paix au Moyen Orient.
Benoît XVI a tout d’abord exprimé sa profonde douleur au lendemain de l’assassinat, de Mgr Luigi Padovese, président de la Conférence épiscopale turque qui a contribué à la préparation du synode pour le Moyen Orient. Mais a précisé le Pape «cette ombre n’a rien à voir avec les thèmes mêmes de la réalité du voyage car nous ne devons pas l’attribuer à la Turquie et aux Turcs».
Nous disposons de peu d’informations mais ce qui est sûr c’est «qu’il ne s’agit pas d’un assassinat politique ou religieux, il s’agit de quelque chose de personnel». Le Pape a ajouté «nous ne voulons pas mélanger cette situation tragique avec le dialogue avec l’islam».
Le pape s’est ensuite attardé sur ce voyage à Chypre indiquant qu’il s’inscrivait dans le prolongement des précédents déplacements en Terre Sainte et à Malte.
«Je ne viens pas avec un message politique», a-t-il souligné «mais avec un message religieux qui devrait préparer les âmes à trouver l’ouverture pour la paix».
Interrogé au sujet du récent raid israélien contre une flottille pro-palestinienne au large de Gaza, Benoît XVI a appelé à imiter la patience de Dieu, à ne pas perdre courage face à ces actes de violences, à recommencer toujours plus avec la certitude que nous pouvons aller de l’avant, que nous pouvons arriver à la paix et que la violence n’est pas la solution.
Enfin le dernier thème abordé a été le dialogue œcuménique entre Catholiques et Orthodoxes, le pape a notamment indiqué qu’il y avait de nombreux problèmes théologiques mais aussi des éléments d’unité particulièrement forts et profonds.
Le compte rendu de Xavier Sartre (Radio Vatican): >> 
23:31 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, chypre, luigi padovese, turquie, israel, palestiniens, gaza, violence, paix, catholiques, orthodoxes, theologie |
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02.06.2010
Père Musallam : "la violence contre les palestiniens est quotidienne"
Deux jours après l'attaque israélienne contre la flottille humanitaire destinée à Gaza, les réactions continuent de fuser de toutes parts dans le monde. L'Union Européenne, principal bailleur de fonds des palestiniens s'est dit prête à faire pression pour une levée du blocus imposé par Israël à Gaza depuis 2007.
C'est ce blocus qu'entendaient briser les militants pro palestiniens embarqués sur la flotille partie de Chypre, blocus qui maintien le territoire palestinien contrôlé par le Hamas dans un état de pauvreté et de délabrement extrêmes.

Le père Manuel Musallam (photo Mohammed Omar), ancien curé de Gaza entre 1995 et 2009 raconte la vie, la violence et les humiliations quotidiennes subies par les palestiniens de Gaza.
Propos recueillis par Faustine Prévôt (Radio Vatican): >>

"Curé à Gaza": c’est le titre du livre d’entretiens qu’il vient de publier avec Jean-Claude Petit, journaliste et président de Chrétiens de la Méditerranée. Lui aussi nous dit son effroi et ses craintes pour le Proche Orient: >> 
22:53 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, gaza, union europeenne, palestiniens, blocus, chypre, territoire palestinien, hamas, manuel mussalam, violence, cure a gaza, jean-claude petit, chretiens de la mediterranee, proche orient |
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Le Pape appelle à prier pour les victimes suite à l’assaut au large de Gaza

Lors de l'audience générale le Pape est revenu sur les évènements liés à Gaza, il a déclaré :
«Je suis avec une profonde inquiétude les tragiques évènements qui se sont déroulés à proximité de la bande de Gaza. Je tiens à exprimer mes vives condoléances aux victimes des ces douloureux évènements, qui préoccupent tout ceux qui ont à cœur la paix dans la région. Encore une fois, je souhaite redire avec force que la violence ne résous pas les conflits, mais en aggrave les conséquences dramatiques et engendre encore plus de violence. J’appelle tous les responsables politiques au niveau local comme international afin qu’ils recherchent sans relâche des solutions justes à travers le dialogue, afin de garantir aux populations de la région de meilleurs conditions de vie, dans la concorde et la sérénité. Je vous invite à vous unir à ma prière pour les victimes, pour leurs familles et tous ceux qui souffrent. Que le Seigneur soutienne les efforts de ceux qui ne manquent pas d’œuvrer pour la réconciliation et la paix». >>

Le Pape a consacré ce merecredi sa catéchèse à Saint Thomas d'Aquin: >>
Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française :
«Sœurs et frères, je poursuis ma catéchèse sur les grands théologiens du Moyen-âge. Surnommé le Docteur Angélique à cause de la sublimité de sa pensée et de la pureté de sa vie, Thomas est né vers 1224 à Aquin, près du Mont Cassin. Désireux très tôt d’embrasser l’idéal dominicain, il connut l’opposition de sa famille. Une fois majeur, il se mit sous la conduite de Saint Albert le Grand qui devint son maître et son grand ami. En étudiant Aristote, il démontra l’harmonie naturelle entre la foi chrétienne et la raison. Il enseigna la dogmatique à Paris, qui vit le début de sa prodigieuse production littéraire qui culmine dans la Summa Theologiae, la Somme théologique avec ses célèbres quaestiones. Pour Thomas, la charité est principalement l’amitié de l’homme pour Dieu, et pour les êtres qui lui appartiennent. Il composa aussi des hymnes liturgiques au Saint Sacrement. Sa grande humilité l’entraînait à considérer la grandeur et la beauté de Dieu infiniment supérieures à toute pensée sur la foi. Il encouragea les prédicateurs à parler avec simplicité et ferveur. Préoccupé jusqu’à la fin par la justesse de sa doctrine, Thomas eut un dialogue émouvant avec le Crucifié qui lui dit : « Tu as bien parlé de moi, Thomas ! Quelle sera ta récompense ? », le Saint répondit d’une manière exemplaire pour nous tous : « rien d’autre que toi, Seigneur ».

Le Pape a également ajouté : « Je confie à votre prière, chers pèlerins francophones, mon Voyage Apostolique à Chypre et tous les Chrétiens du Moyen Orient. Priez aussi pour les prêtres et les séminaristes. Puisse le Seigneur Jésus vous accompagner dans votre vie ! Que Dieu vous bénisse !».
(Radio Vatican)
18:37 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, thomas d aquin, gaza, israel, politique, paix, violence, catechese, audience generale, dominicains, albert le grand, saints, aristote, saint sacrement, charite, amitie, beaute, foi, predicateurs, chypre, moyen orient, pretres, seminaristes |
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31.05.2010
Le Vatican suit avec grande attention et préoccupation la situation à Gaza
Le Père Federico Lombardi, porte-parole du Bureau de presse du Saint-Siège répond aux journalistes sur les faits survenus au large des côtes de Gaza :
"Il s'agit d'un fait très douloureux en raison de la perte inutile de vies humaines. La situation est suivie au Vatican avec grande attention et préoccupation. Le Saint-Siège, on le sait, est toujours contraire au recours à la violence, d'où qu'elle provienne, parce qu'elle rend toujours plus difficile la recherche de solutions pacifiques, les seules susceptibles de porter des fruits."
Ces évènements ont lieu alors que le Pape qui se rendra dans quelques jours dans la région du Moyen-Orient ne manquera pas de reproposer une fois encore le message de la paix. Le raid israélien a de nouveau ravivé les tensions israélo-palestiniennes.
Mgr William Hanna Shomali (photo Andrea Krogmann), évêque auxiliaire de Jérusalem revient pour nous sur ces événements: >> 
16:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican, violence, federico lombardi, bureau de presse, saint-siege, gaza, paix, moyen-orient, palestine, israel, william hanna shomali, jerusalem |
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20.08.2009
Les humanitaires à l'honneur: entretien avec Jacky Mamou
Le 19 août est désormais classé journée mondiale de l’aide humanitaire. Les Nations Unies ont voulu rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui ont perdu leur vie en assistant des populations. Une date qui n’est pas un hasard, puisque le 19 août 2003, 22 membres des Nations Unies, dont le chef du bureau irakien de l'organisation Sergio Vieira de Mello, ont trouvé la mort dans un attentat à Bagdad…
Une spécialiste des affaires humanitaires de la Mission intégrée des Nations Unies pour le Timor-Leste discute avec le chef d’un camp pour personnes déplacées, de l’acheminement de l’aide humanitaire.
Photo ONU/ Martine Perret, 2 avril 2009
Des victimes qui symbolisent une nouvelle réalité de terrain: la violence, de plus en plus meurtrière, des besoins qui ne cessent d’augmenter, des désastres climatiques exponentiels, une criminalité rampante et impunie. 2008 a atteint des records en terme de violences avec 260 travailleurs humanitaires victimes d'enlèvements et attaques, dont 122 ont trouvé la mort.
Souvent perçus comme des agents occidentaux, les humanitaires sont même devenus des cibles dans les pays à fort taux de kidnapping. Les pays les plus dangereux sont le Soudan, le Tchad, l'Afghanistan, le Pakistan et surtout la Somalie.
Jacky Mamou, président du collectif Urgence Darfour et ancien président de Médecins du Monde, revient sur le sens de cette initiative.
Cliquer ici pour écouter sur Radio Vatican: >>
Face à cette inquiétante évolution, Caritas Internationalis souhaite mettre l'accent sur les grands principes de base de l'aide humanitaire : l'impartialité (une aide basée sur des besoins réels, sans distinction de race, de religion ou de conviction politique), la neutralité (ne pas prendre parti dans les hostilités), l'humanité (tout être humain doit être traité humainement dans le respect de l'individu) et l'indépendance (définir et mettre en oeuvre ses propres politiques, indépendamment des politiques ou des actions gouvernementales).
« En Afghanistan tout comme au Zimbabwe, en Géorgie, à Gaza, au Sri Lanka ou au Soudan, nous avons constaté que le libre accès aux zones de conflit ainsi que le respect du travail humanitaire étaient régulièrement bafoués. Or, il s'agit là de conditions essentielles pour pouvoir secourir les victimes de situations d'urgence. Nous demandons donc aux parties en conflit de profiter de cette première Journée Humanitaire Mondiale pour honorer leurs engagements, tels que définis dans la Convention de Genève » déclare Jan Weuts, coordinateur d'urgences de Caritas Internationalis
06:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aide humanitaire, nations unies, sergio vieira de mello, bagdad, soudan, tchad, afghanistan, pakistan, somalie, jacky mamou, urgence darfour, medecins du monde, caritas internationalis, zimbabwe, georgie, gaza, sri lanka, convention de geneve, journ, irak |
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15.05.2009
A Jérusalem et Bethléem. Là où l'on peut "toucher" les bases de la foi
Benoît XVI exhorte les chrétiens à ne pas quitter la Terre Sainte. "Ici, il y a de la place pour tous", a-t-il dit. Pour deux peuples et pour deux Etats en paix l'un avec l'autre. Et pour les trois religions issues d'Abraham, unies dans le service de la famille humaine
par Sandro Magister

ROME, le 14 mai 2009 – Benoît XVI a passé toute la journée de mercredi dans les Territoires palestiniens : à Bethléem et au camp de réfugiés d’Aïda.
C’était, inévitablement, la journée la plus "politique" de son voyage. Le pape a rencontré plusieurs fois le président Abou Mazen, a adressé des discours à celui-ci et à la population palestinienne, a marché à des endroits marqués par le conflit. A Aïda, le haut mur qui sépare Israël des Territoires était très visible, menaçant.
Benoît XVI ne s’est pas dérobé aux attentes. Il a appelé à dépasser le conflit en se référant à deux peuples et deux Etats. Il a réclamé la sécurité pour Israël. Il a dit aux Palestiniens de refuser le terrorisme. Il a souhaité que le mur soit abattu.
L’un des objectifs du pape, dans ce voyage, était d’obtenir l’assentiment des catholiques arabes, très hostiles à Israël. En Jordanie, il y est parvenu. A l’ouest du Jourdain, l’entreprise était plus difficile. Mais les étapes de Bethléem et d’Aïda ont été utiles. C’est de manière très sobre que le pape a rappelé les raisons d’Israël mais de manière très explicite et concernée qu’il a évoqué les raisons des Palestiniens et surtout leur souffrance.
Mais il serait réducteur et trompeur de faire une lecture uniquement politique du message global que Benoît XVI a voulu adresser aux chrétiens de Terre Sainte.
Selon le pape, l’Eglise sera influente – y compris sur le terrain politique – si elle sait faire autre chose et surtout si elle aide à "supprimer les murs que nous construisons autour de nos cœurs, les barrières que nous dressons contre notre prochain".
Benoît XVI vise avant tout à tourner vers Dieu les esprits et les cœurs. Il l’a dit et écrit plusieurs fois.
Et il est resté très fidèle à cette "priorité" même pendant un voyage aussi chargé politiquement que celui qu’il fait en Terre Sainte.
Pour s’en rendre compte, il suffit de repenser aux gestes et aux propos par lesquels il rythme le voyage.
On trouvera ci-dessous une brève anthologie de ce qu’il a dit mercredi 13 mai à Bethléem et Aïda, et la veille à Jérusalem.
Les passages les plus directement politiques sont présentés les premiers. Mais même dans ceux-là, on sent que le regard de Benoît XVI va plus loin.
Et ce "plus loin" il l’a expliqué surtout dans les homélies des messes célébrées le 12 mai à Jérusalem dans la Vallée de Josaphat et le 13 mai à Bethléem sur la Place de la Mangeoire, en présence de milliers de fidèles dont certains étaient venus de Gaza.
Aux chrétiens, il a dit de ne pas quitter la Terre Sainte, comme ils l’ont fait surtout dans les dernières années. Mais pourquoi rester ? La réponse du pape, surprenante, est à lire absolument. Elle renvoie au "voir" et au "toucher" des premiers disciples de Jésus. A la base sensible de la foi.
D’autres aperçus de la vision que Benoît XVI veut transmettre sont donnés par les passages consacrés à Jérusalem et à Bethléem : à la puissance symbolique, prophétique, théologique de ces villes saintes.
Enfin il faut lire entièrement le discours que Benoît XVI a adressé aux dirigeants musulmans le matin du 12 mai à Jérusalem, après avoir visité – une véritable première pour un pape – la Coupole du Rocher, lieu du sacrifice d’Abraham et de la montée au ciel de Mahomet.
Une magnifique synthèse de la manière dont le pape voit le service que le judaïsme, le christianisme et l’islam peuvent rendre à l'unité de la famille humaine.
Voici donc l'anthologie, en cinq chapitres :
1. LE PAPE "POLITIQUE". EXTRAITS DES DISCOURS DANS LES TERRITOIRES
A Bethléem, le matin du mercredi 13 mai:
Monsieur le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l’intérieur de frontières reconnues au niveau international. [...]
C’est mon espérance la plus chère que les sérieuses inquiétudes concernant la sécurité en Israël et dans les Territoires Palestiniens seront bientôt suffisamment apaisées pour permettre une plus grande liberté de mouvement, surtout en ce qui concerne les contacts entre les membres d’une même famille et l’accès aux lieux saints.
Et je prie aussi pour que, avec l’aide de la communauté internationale, les travaux de reconstruction puissent avancer d’un bon pas là où des maisons, des écoles ou des hôpitaux ont été endommagés ou détruits par les combats, afin que tous les habitants de cette terre puissent vivre dans des conditions qui favorisent une paix durable et la prospérité. [...]
Aux nombreux jeunes qui vivent aujourd’hui sur l’ensemble des Territoires Palestiniens, je lance cet appel : ne permettez pas que les pertes en vies humaines et les destructions dont vous avez été les témoins nourrissent en vos coeurs l’amertume ou le ressentiment. Ayez le courage de résister à toutes les tentations que vous pourriez ressentir de vous livrer à des actes de violence ou de terrorisme.
Au camp de réfugiés d’Aïda, l’après-midi du mercredi 13 mai:
Chers amis, cet après-midi, ma visite au Camp de réfugiés Aïda me donne l’opportunité d’exprimer ma solidarité à l’ensemble des Palestiniens qui n’ont pas de maison et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d’habiter de façon durable dans une patrie qui soit à eux. [...]
Je sais que beaucoup de vos familles sont séparées – à cause de l’emprisonnement de membres de la famille, ou des restrictions dans la liberté de déplacement – et que beaucoup d’entre vous ont connu le deuil pendant les hostilités. Mon coeur va vers tous ceux qui ont ainsi souffert. Soyez assurés que tous les réfugiés palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont présents dans mes prières. [...]
Combien les gens de ce camp, de ces Territoires, et de la région tout entière attendent la paix ! En ces jours, ce long désir prend un relief particulier quand vous vous souvenez des événements de mai 1948 et des années de conflit, non encore résolu, qui suivirent ces événements. Vous vivez maintenant dans des conditions précaires et difficiles, avec des possibilités limitées de trouver un emploi. Il est compréhensible que vous vous sentiez souvent frustrés. Vos aspirations légitimes à un logement stable, à un État palestinien indépendant, demeurent non satisfaites. Au contraire, vous vous trouvez piégés, comme beaucoup d’autres en cette région et à travers le monde sont piégés, dans une spirale de violence, d’attaque et de contre-attaque, de vengeance et de destruction continuelle. Le monde entier soupire pour que cette spirale soit brisée et pour que par la paix soit mis fin à ces combats qui ne cessent pas de durer.
Dominant au-dessus de nous qui sommes rassemblés ici cet après-midi, s’érige le mur, rappel incontournable de l’impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semble avoir abouti. Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes – pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels – il est tragique de voir des murs continuer à être construits. Comme il nous tarde de voir les fruits d’une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix ! Comme nous prions constamment pour la fin des hostilités qui sont à l’origine de ce mur!
De part et d’autres du mur, un grand courage est nécessaire pour dépasser la peur et la défiance, pour résister au désir de se venger des pertes ou des torts subis. Il faut de la magnanimité pour rechercher la réconciliation après des années d’affrontement. Pourtant l’histoire a montré que la paix ne peut advenir que lorsque les parties en conflit sont désireuses d’aller au-delà de leurs griefs et de travailler ensemble pour des buts communs, prenant chacune au sérieux les inquiétudes et les peurs de l’autre et s’efforçant de créer une atmosphère de confiance. Il faut de la bonne volonté pour prendre des initiatives imaginatives et audacieuses en vue de la réconciliation : si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l’autre, le résultat ne peut être qu’une impasse.
L’aide humanitaire, comme celle qui est fournie dans ce camp, a un rôle essentiel à jouer, mais la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique. Personne n’attend que les Palestiniens et les Israéliens y parviennent seuls. Le soutien de la communauté internationale est vital, et c’est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d’une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale. En même temps, toutefois, les efforts diplomatiques ne pourront aboutir heureusement que si les Palestiniens et les Israéliens ont la volonté de rompre avec le cycle des agressions.
A Bethléem, le soir du mercredi 13 mai:
Monsieur le Président, chers amis, [...] Avec angoisse, j’ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir de leurs maisons. Près du Camp et surplombant une partie de Bethléem, j’ai vu également le mur qui fait intrusion dans vos territoires, séparant des voisins et divisant des familles. Bien que les murs peuvent être facilement construits, nous savons que ils ne subsistent pas toujours. Ils peuvent être abattus. Il est d’abord nécessaire d’ôter les murs construits autour de nos coeurs, les barrières érigées contre nos voisins.
2. CHRETIENS DE TERRE SAINTE. POURQUOI RESTER
Extrait de l’homélie de la messe dans la Vallée de Josaphat, mardi 12 mai:
Chers frères et soeurs, [...] Ici, je voudrais parler sans détours de la tragique réalité – qui ne peut manquer d’être source de préoccupations pour tous ceux qui aiment cette Ville et cette terre – du départ de tant de membres de la Communauté chrétienne depuis ces dernières années. S’il est bien compréhensible que certaines raisons puissent pousser un grand nombre – spécialement les jeunes - à prendre la décision d’émigrer, il reste que cette décision a pour conséquence un véritable appauvrissement culturel et spirituel de la Ville. Je veux répéter aujourd’hui ce que j’ai déjà dit en d’autres occasions : en Terre Sainte, il y a de la place pour tous ! En demandant aux Autorités civiles de respecter et de soutenir la présence chrétienne ici, je veux également vous assurer de la solidarité, de l’amour et du soutien de toute l'Église et du Saint-Siège.
Chers amis, dans l’Évangile qui vient d’être proclamé, saint Pierre et saint Jean courent vers le tombeau vide, et Jean, nous dit-on : « vit et crut » (Jn 20, 8). Ici, sur la Terre Sainte, avec les yeux de la foi, vous avez la grâce, avec tous les pèlerins du monde entier qui affluent dans ses églises et ses sanctuaires, de « voir » les lieux sanctifiés par la présence du Christ, par son ministère ici-bas, sa passion, sa mort et sa résurrection ainsi que par le don de l’Esprit Saint. Ici, tout comme l’Apôtre saint Thomas, vous pouvez « toucher » les réalités historiques qui sont à la base de notre profession de foi dans le Fils de Dieu. Ma prière pour vous aujourd’hui est que vous puissiez continuer, jour après jour, à « voir et reconnaitre dans la foi » les signes de la Providence de Dieu et de sa miséricorde infinie, que vous puissiez « écouter » avec une foi et une espérance renouvelées les paroles réconfortantes de la prédication apostolique, et « toucher » les sources de la grâce dans les sacrements afin d’incarner pour d’autres leur promesse de commencements nouveaux, la liberté qui jaillit du pardon, la lumière intérieure et la paix qui peuvent apporter guérison et espérance dans les réalités humaines les plus sombres.
Dans la Basilique du Saint-Sépulcre, les pèlerins de chaque siècle ont vénéré la pierre qui, selon la tradition, fermait l’entrée du tombeau au matin de la résurrection du Christ. Revenons souvent vers ce tombeau vide. Affirmons notre foi dans la victoire de la Vie et prions pour que chaque « lourde pierre » qui ferme nos coeurs, et bloque notre totale adhésion au Seigneur dans la foi, l’espérance et l’amour, puisse voler en éclats sous la puissance de la lumière et de la vie qui, au premier matin de Pâques, s’est répandue de Jérusalem jusqu’au bout du monde.
Extrait de l’homélie de la messe sur la Place de la Mangeoire, mercredi 13 mai:
Chers frères et soeurs, [...] « Ne craignez pas ! » C’est le message que le Successeur de saint Pierre désire vous laisser aujourd’hui, se faisant l’écho du message des anges et c’est la mission que notre bien-aimé Pape Jean-Paul II vous laissa lorsqu’il vint chez vous en l’année du Grand Jubilé de la naissance du Christ. Appuyez-vous sur la prière et la solidarité de vos frères et soeurs de l'Église universelle et, par des initiatives concrètes, travaillez à consolider votre présence ici et à offrir de nouvelles opportunités à ceux qui sont tentés de partir. Soyez des ponts de dialogue et de coopération constructive pour l’édification d’une culture de paix qui doit remplacer l’impasse actuelle des peurs et des agressions. Soyez des pierres vivantes de vos Églises locales, faisant d’elles des ateliers de dialogue, de tolérance et d’espérance, en même temps que des havres de solidarité et de charité concrète.
Par-dessus tout, soyez les témoins de la puissance de la vie, de la vie nouvelle apportée par le Christ ressuscité, la vie qui peut illuminer et transformer les situations humaines les plus sombres et les plus désespérantes. Votre patrie n’a pas seulement besoin de structures économiques et politiques nouvelles, mais d’une manière bien plus importante, pourrions-nous dire, il lui faut une nouvelle infrastructure « spirituelle », capable de galvaniser les énergies de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté pour le service de l’éducation, du développement et de la promotion du bien commun. Vous avez chez vous les ressources humaines pour construire cette culture de paix et de respect mutuel qui pourra garantir un avenir meilleur à vos enfants. Voilà la noble entreprise qui vous attend. N’ayez pas peur !
3. LE MYSTERE DE JERUSALEM
Extrait de l’homélie de la messe dans la Vallée de Josaphat, mardi 12 mai:
Chers frères et soeurs, [...] L’exhortation de Paul à « rechercher les réalités d’en haut » (Col 3, 1). doit résonner sans cesse en nos coeurs. Par ses paroles, il nous oriente vers le plein accomplissement de la vision de foi dans la Jérusalem céleste, là où, conformément aux antiques prophéties, Dieu essuiera toute larme de nos yeux et préparera pour le salut de tous les peuples un festin (cf. Is 25 6-8 ; Ap 21, 2-4). Voilà l’espérance, voilà la vision, qui inspire tous ceux qui aiment la Jérusalem terrestre et qui la voient comme une prophétie, la promesse de la réconciliation universelle et de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine.
[...]
Tandis que nous sommes ici rassemblés au pied des remparts de cette cité, que les disciples de trois grandes religions considèrent comme sacrés, comment pouvons-nous ne pas songer à la vocation universelle de Jérusalem ? Annoncée par les prophètes, cette vocation apparaît aussi comme un fait indiscutable, comme une réalité à jamais enracinée dans l’histoire complexe de cette ville et de ses habitants. Les Juifs, les Musulmans tout comme les Chrétiens considèrent cette cité comme leur patrie spirituelle. Comme il reste beaucoup à faire pour faire en sorte qu’elle soit véritablement une « cité de paix » pour tous les peuples, où tous peuvent venir en pèlerinage pour chercher Dieu et écouter sa voix, une voix qui « annonce la paix » (cf. Ps 85, 9) !
De fait, Jérusalem est depuis toujours une ville où résonne dans les rues l’écho de langues différentes, où cheminent sur les pavés des peuples de toute race et langue, et dont les murs sont un symbole de l’amour providentiel de Dieu pour la famille humaine tout entière. Comme un microcosme de notre univers mondialisé, cette Ville, si elle veut vivre en conformité à sa vocation universelle, doit être un lieu qui enseigne l’universalité, le respect des autres, le dialogue et la compréhension mutuelle ; un lieu où les préjugés, l’ignorance et la peur qui les alimentent, sont mis en échec par l’honnêteté, le bon droit et la recherche de la paix. Il ne devrait pas y avoir place, à l’intérieur de ces murs, pour la violence, l’étroitesse d’esprit, l’oppression et la vengeance. Ceux qui croient en un Dieu miséricordieux – qu’ils se reconnaissent comme Juifs, Chrétiens ou Musulmans – doivent être les premiers à promouvoir cette culture de réconciliation et de paix, sans se laisser décourager par la pénible lenteur des progrès ni par le lourd fardeau des souvenirs du passé.
4. LE MYSTERE DE BETHLEEM
Extrait de l’homélie de la messe sur la Place de la Mangeoire, mercredi 13 mai:
Chers frères et soeurs, [...] Le Seigneur des armées, dont les « origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles » (Mi 5, 1), a souhaité inaugurer son Royaume en prenant naissance dans cette petite bourgade, entrant en notre monde dans le silence et l’humilité d’une grotte, et reposant, comme un enfant sans défense, dans une mangeoire.
Ici, à Bethléem, au milieu de toutes sortes de contradictions, les pierres continuent à proclamer cette « bonne nouvelle », le message de la rédemption, que cette ville, plus que toute autre, est appelée à proclamer au monde. Car c’est ici que, d’une manière qui surpassa toute espérance et toute attente humaine, Dieu s’est montré fidèle à ses promesses. Par la naissance de son Fils, il a révélé la venue du Royaume de l’amour : un amour divin qui se penche sur nous afin de nous apporter la guérison et de nous relever ; un amour qui est manifesté dans l’humiliation et la faiblesse de la Croix, et qui cependant triomphe dans la gloire de la Résurrection pour une nouvelle vie.
Le Christ a apporté un Royaume qui n’est pas de ce monde, mais c’est un Royaume capable de changer ce monde, car il a le pouvoir de changer les coeurs, d’illuminer les esprits et de fortifier les volontés, de briser tous les murs de séparation. En prenant notre chair, avec toutes ses faiblesses et en la transfigurant par la puissance de son Esprit, Jésus a fait de nous les témoins de sa victoire sur le péché et la mort.
Et c’est bien ce que le message de Bethléem nous appelle à être : témoins du triomphe de l’Amour de Dieu sur la haine, l’égoïsme, la peur et le ressentiment qui paralysent les relations humaines et engendrent la division là où des frères devraient habiter ensemble dans l’unité, les destructions là où les hommes devraient construire, le désespoir là où l’espérance devrait fleurir !
5. JUIFS, CHRETIENS ET MUSULMANS POUR L'UNITE DE LA FAMILLE HUMAINE
Extrait du discours après la visite de la Coupole du Rocher, à Jérusalem, mardi 12 mai:
Le dôme du Rocher invite nos cœurs et nos esprits à réfléchir sur le mystère de la création et sur la foi d’Abraham. Ici, les chemins des trois grandes religions monothéistes du monde se rencontrent, nous rappelant ce qu’elles ont en commun. Chacune croit en un Dieu unique, créateur et régissant toute chose. Chacune reconnaît en Abraham un ancêtre, un homme de foi auquel Dieu accorda une bénédiction spéciale. Chacune a rassemblé de nombreux disciples tout au long des siècles et a inspiré un riche patrimoine spirituel, intellectuel et culturel. [...]
Puisque les enseignements des traditions religieuses concernent, en fin de compte, la réalité de Dieu, le sens de la vie et la destinée commune de l’humanité – c’est-à-dire, tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus précieux pour nous -, on peut être tenté ici de s’engager dans un tel dialogue avec crainte et doute quant aux possibilités de succès. Néanmoins, nous pouvons commencer par nous appuyer sur la foi au Dieu unique, source infinie de justice et de miséricorde, puisqu’en lui ces deux qualités existent dans un parfaite unité. Ceux qui croient en son nom ont le devoir de s’efforcer inlassablement d’être justes en imitant son pardon, car les deux qualités sont orientées intrinsèquement vers la coexistence pacifique et harmonieuse de la famille humaine.
Pour cette raison, il est de la plus haute importance que ceux qui adorent le Dieu Unique puissent montrer qu’ils sont à la fois enracinés dans et orientés vers l’unité de la famille humaine tout entière. En d’autres termes, la fidélité au Dieu Unique, le Créateur, le Très-Haut, conduit à reconnaître que les êtres humains sont fondamentalement en relation les uns avec les autres, puisque tous doivent leur existence véritable à une seule source et tous marchent vers une fin commune. Marqués du sceau indélébile du divin, ils sont appelés à jouer un rôle actif en réparant les divisions et en promouvant la solidarité humaine.
Cela fait peser sur nous une grande responsabilité. Ceux qui honorent le Dieu Unique croient qu’il tiendra les êtres humains responsables de leurs actions. Les Chrétiens affirment que le don divin de la raison et de la liberté est à la base de ce devoir de répondre de ses actes. La raison ouvre l’esprit à la compréhension de la nature et de la destinée communes de la famille humaine, tandis que la liberté pousse les cœurs à accepter l’autre et à le servir dans la charité. L’amour indivisible pour le Dieu Unique et la charité envers le prochain deviennent ainsi le pivot autour duquel tout tourne. C’est pourquoi nous travaillons infatigablement pour préserver les cœurs humains de la haine, de la colère ou de la vengeance.
Chers amis, je suis venu à Jérusalem pour un pèlerinage de foi. Je remercie Dieu de cette occasion qui m’est donnée de vous rencontrer comme Évêque de Rome et Successeur de l’Apôtre Pierre, mais aussi comme fils d’Abraham, en qui « seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 12, 3 ; cf. Rm 4, 16-17). Je vous assure que l’Église désire ardemment coopérer au bien-être de la famille humaine. Elle croit fermement que la réalisation de la promesse faite à Abraham est universelle dans son ampleur, embrassant tout homme et toute femme, sans considération pour sa provenance ou pour son statut social. Tandis que Musulmans et Chrétiens poursuivent le dialogue respectueux qu’ils ont entamé, je prie pour qu’ils cherchent comment l’Unicité de Dieu est liée de façon inextricable à l’unité de la famille humaine. En se soumettant à son dessein d’amour sur la création, en étudiant la loi inscrite dans le cosmos et gravée dans le cœur de l’homme, en réfléchissant sur le don mystérieux de l’autorévélation de Dieu, puissent les croyants continuer à maintenir leurs regards fixés sur la bonté absolue de Dieu, sans jamais perdre de vue la manière dont elle se reflète sur le visage des autres !
Avec ces sentiments, je demande humblement au Tout-Puissant de vous apporter la paix et de bénir l’ensemble des populations bien-aimées de cette région. Puissions-nous nous efforcer de vivre dans un esprit d’harmonie et de coopération, rendant témoignage au Dieu Unique en servant généreusement les autres !
Le programme, les discours, les homélies du voyage de Benoît XVI :
> Pèlerinage en Terre-Sainte, 8-15-mai 2009
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03:27 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, terre sainte, religion, politique, abraham, territoires palestiniens, bethleem, aida, refugies, abou mazen, israel, conflit, terrorisme, mur, catholiques arabes, jordanie, jourdain, palestiniens, jerusalem, homelies, vallee de josaphat, place de la mangeoire, gaza, chretiens, foi, ratzinger, ville sainte, musulmans, coupole du rocher, mahomet, judaisme, islam, christianisme, paix, jeunes, eglise, saint-siege, evangile, jean, pierre, thomas, esprit saint, providence, misericorde, basilique du saint-sepulchre, grand jubile, eglises locales, peche, mort |
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19.01.2009
Gaza: Analyse d’un dérapage sémantique

“Qu’est-ce qu’un terroriste ?” C’est la question que pose dom Armand Veilleux, supérieur de l’abbaye de Scourmont en Belgique, à propos de l’offensive israélienne contre Gaza.
Sans préjugés : c’est un Père Abbé qui parle, avec la liberté de parole et l’innocence d’un Bénédictin…
Militants du Djihad, islamophobes, sionistes et antisémites, si vous surfez sur cette page, ne cliquez pas sur “Lire la suite”, épargnez-vous le coup de sang !
16:01 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gaza, israel, scourmont, armand veilleux, djihad, islamophobie, sionisme, antisemitisme, politique, belgique |
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13.01.2009
Situation à Gaza ou la politique du pire
CITE DU VATICAN, 13 JAN 2008 (VIS). Hier après-midi a été publiée l'intervention, à Genève le 9 janvier, de l'Observateur permanent du Saint-Siège près les Institutions de l'ONU devant la IXe session spéciale du Conseil pour les droits de l'homme, consacrée à la situation dans les territoires palestiniens.

© Unicef oPt HQ06-1100 Mohammed Jadallah
Un enfant devant des bâtiments détruits par le conflit, à Beit Hanoun, au nord de Gaza.
Face à de "graves violations des droits humains...et aux violences intolérables dont les populations sont les victimes", Mgr. Silvano Tomasi a exprimé "la solidarité du Saint-Siège aux habitants de la bande de Gaza, qui meurent et souffrent à cause de l'offensive militaire israélienne, mais aussi à ceux de Sdérot, Ashkélon et autres agglomérations israéliennes vivant dans la terreur permanente des roquettes lancées par des militants palestiniens" et qui causent elles aussi des victimes.
Puis Mgr. Tomasi a évoqué la journée de prière organisée dimanche 4 par les Patriarches et autres dirigeants chrétiens de Jérusalem "pour la fin du conflit de Gaza et l'instauration de la paix et de la justice en Terre Sainte". Il a également cité les interventions du Pape, à l'angélus du 4 et, le 8, devant le Corps Diplomatique, où il a affirmé que "l'option militaire n'est jamais la solution, et que la violence doit toujours être condamnée, quelle que soient son origine et sa forme". Il est évident, a ajouté le représentant du Saint-Siège, "que les parties en cause sont incapables de sortir du cercle vicieux de la violence sans la communauté internationale, laquelle doit intervenir afin d'enrayer ce bain de sang, afin de faciliter l'aide humanitaire d'urgence et de mettre un terme à toute forme de confrontation... Parallèlement, la communauté internationale doit travailler à l'éradication des causes du conflit, ce qui ne peut se faire que par une solution générale du différent israélo-palestinien, basée sur les résolutions internationales".
(VIS)
Gaza ou la politique du pire
Il faut lire la charte du Hamas, publiée voici plus de vingt ans, en aôut 1988: elle prône explicitement une islamisation radicale de toute la Palestine, la destruction de l’Etat d’Israël et le rejet de toute négociation avec les instances internationales.
Peut-on imaginer une seconde que les stratèges et les services secrets israéliens ignoraient les contenus de ce programme lorsqu’ils ont ouvert des autoroutes au Hamas pour diviser l’ennemi, affaiblir le Fatah et discréditer Yasser Arafat ?
Peut-on imaginer qu’Israël n’avait en vue que la sécurité de ses ressortissants lorsqu’il a fait de la bande de Gaza et de son million et demi d’habitants le plus grand “camp de concentration” du monde (l’expression est du cardinal Martino, préfet du Conseil pontifical Justice & Paix), avec 90% de chômeurs et de réfugiés, secourus depuis des années par les seuls militants du Hamas ?
La réalité est sans doute pire encore que celle du “crime de guerre” et du “crime contre l’humanité” dénoncés aujourd’hui par l’ambassadeur Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté français. Elle est celle d’un crime contre toute espérance de paix.
Les maîtres du jeu israélien ont besoin du terrorisme pour continuer de confisquer au profit de 5,5 millions de Juifs 80% des ressources et des terres de la Palestine historique.
Aux yeux des dix millions de Palestiniens, la boucherie de Gaza a fini en effet de déconsidérer “l’Aurorité Palestinienne” de Mahmoud Abbas, qui passe aujourd’hui pour une marionnette incapable de tirer le moindre avantage de sa collaboration avec l’Occupant. Elle a construit des milliers de vocations supplémentaires à l’attentat et au suicide dans la population palestinienne.
Voilà une bonne garantie pour les années qui viennent qu’une question vieille de soixante ans, la seule question qui compte pour progresser vers la paix, celle du droit des Palestiniens à retrouver un minimum de ressources et de souveraineté nationales sur leur propre terre, ne pourra pas progresser.
www.sedcontra.fr
18:01 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, vatican, paix, israel, droits de l homme, palestine, tomasi, priere, politique, hamas, fatah, onu |
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08.01.2009
A Gaza le Vatican hisse le drapeau blanc
Le Hamas refuse à Israël le droit d'exister. Mais, selon la diplomatie pontificale, l'état juif a tort de défendre sa vie par les armes. Le Custode de la Terre Sainte révèle les raisonnements qui sous-tendent la politique de l'Eglise au Proche-Orient
par Sandro Magister
ROMA, le 4 janvier 2009 – Plusieurs fois, pendant la période des fêtes, Benoît XVI est intervenu contre la guerre qui a Gaza pour épicentre.
Mais ce qu’il a dit est tombé dans le vide. Un insuccès qui n’est pas nouveau pour les autorités du Saint Siège quand elles abordent la question d’Israël.
En plus de trois ans de pontificat, Benoît XVI a innové quant aux rapports entre les religions chrétienne et juive, au risque d’incompréhensions et de difficultés, chez les catholiques comme chez les juifs.
Mais, dans le même temps, la politique du Vatican vis-à-vis d’Israël semble avoir peu ou pas changé.
La seule évolution, marginale, porte sur le ton. Il y a deux ans encore, le cardinal Angelo Sodano étant secrétaire d’état et Mario Agnes directeur de l'"Osservatore Romano", Israël était critiqué sans cesse, gravement, parfois agressivement. C’est fini aujourd’hui. Sous le cardinal Tarcisio Bertone, la secrétairerie d’état a adouci le ton et "L'Osservatore Romano", dirigé par Giovanni Maria Vian, a cessé de lancer des invectives, élargissant l’espace du débat religieux et culturel.
Mais la politique générale n’a pas changé. Les autorités de l’Eglise catholique ne défendent certes pas l’existence d’Israël – que ses ennemis veulent anéantir et qui est l’enjeu véritable et final du conflit – avec la détermination claire et très forte qu’elles montrent quand elles élèvent la voix pour défendre les principes “non négociables” concernant la vie humaine.
On l’a vu ces jours-ci. Les autorités de l’Eglise et Benoît XVI lui-même ont élevé la voix pour condamner "la violence massive qui a éclaté dans la bande de Gaza en réponse à une autre violence" seulement quand Israël s’est mis à y bombarder les positions du mouvement terroriste Hamas. Pas avant, pas quand le Hamas consolidait sa domination féroce sur Gaza, massacrait les musulmans fidèles au président Abu Mazen, humiliait les minuscules communautés chrétiennes, lançait chaque jour des missiles sur les populations israéliennes qui vivent près de la bande.
Jamais les autorités du Vatican n’ont déclenché l'alarme rouge à propos du Hamas et de sa "mission" affichée de rayer l’état juif de la face de la terre, du Hamas avant-poste des visées expansionnistes de l'Iran au Proche-Orient, du Hamas allié du Hezbollah et de la Syrie. Jamais elles n’ont montré qu’elles voyaient en lui un risque mortel pour Israël, un obstacle à la naissance d’un état palestinien, en plus d’un cauchemar pour les régimes arabes de la région, de l'Egypte à la Jordanie et à l'Arabie Saoudite.
Un commentaire publié à la une de "L'Osservatore Romano" du 29-30 décembre sous la signature de Luca M. Possati et contrôlé mot à mot par la secrétairerie d’état du Vatican, affirme que "pour l’état juif, la seule voie de sécurité possible doit passer par le dialogue avec tous, y compris ceux qui ne le reconnaissent pas". Lire : le Hamas.
Dans le même numéro de ce journal, le patriarche latin de Jérusalem, Fouad Twal, revenait sur cette idée, après avoir déploré la réaction militaire "disproportionnée" d’Israël, dans une déclaration également concertée avec la secrétairerie d’état: "Nous devons avoir l'humilité de nous asseoir autour d’une table et de nous écouter mutuellement". Pas un mot sur le Hamas et son rejet de principe de l’existence même d’Israël.
En revanche "L'Osservatore Romano" n’est pas revenu sur les déclarations, au même moment, du chef du gouvernement allemand, Angela Merkel, pour qui "Israël a le droit légitime de protéger sa population civile et son territoire" et la responsabilité de l’attaque israélienne sur Gaza incombe "clairement et exclusivement" au Hamas.
Ces propos du chancelier allemand ont mis fin au chœur de lamentations que font entendre régulièrement, y compris cette fois, beaucoup de gouvernements – et le Vatican – quand Israël exerce par les armes son droit à l’autodéfense. En Italie, l'expert en géopolitique qui a le plus parlé de cette prise de position d’Angela Merkel – dans le quotidien "La Stampa" – est Vittorio E. Parsi, professeur de politique internationale à l'Université Catholique de Milan et commentateur de pointe, il y a quelques mois encore, d’"Avvenire", le journal de la conférence des évêques d’Italie. Il y a deux ans, au moment de la guerre au Liban, il écrivait dans "Avvenire" un éditorial intitulé "Les raisons d’Israël", où il disait:
"L'amère vérité, c’est que dans la région moyen-orientale, la présence d’Israël est jugée 'provisoire' et que la garantie de la survie de l’état juif repose – même si c’est triste à dire – sur sa supériorité militaire".
Le problème est que cette idée que l’état d’Israël est "provisoire" est répandue dans une partie significative de l’Eglise catholique. Elle influe sur la politique vaticane au Proche-Orient, la bloque sur de vieux choix inefficaces et l’empêche de saisir des nouveautés pourtant devenues évidentes ces jours-ci, comme l’aversion très forte et croissante qu’inspire le Hamas aux principaux régimes arabes et même aux palestiniens des Territoires qui sont aujourd’hui, objectivement, plus proches que le Vatican des thèses israéliennes.
Un livre d’entretiens avec le franciscain Pierbattista Pizzaballa, Custode de la Terre Sainte, publié ces jours-ci en Italie, éclaire bien le concept de "caractère provisoire" d’Israël et son influence dans l’Eglise catholique.
Nommé en 2004, le père Pizzaballa est, avec le nonce et le patriarche latin de Jérusalem, l’un des représentants les plus qualifiés de l’Eglise catholique en Israël et aussi celui qui s’exprime avec le plus de liberté.
Ayant indiqué que les chrétiens de Terre Sainte, presque tous palestiniens, ne sont aujourd’hui que 1% de la population, le père Pizzaballa rappelle que "les chrétiens ont été, jusqu’à il y a encore quelques décennies, des protagonistes des luttes arabes pour l’indépendance" en Palestine, au Liban, en Syrie. Aujourd’hui ils ne comptent plus "pour rien, politiquement, dans le conflit israélo-palestinien" où les composantes islamistes pèsent beaucoup plus. Mais ces chrétiens ont conservé le "refus d’accepter Israël" qui perdure dans une large part du monde arabe.
Une preuve de ce refus, ajoute Pizzaballa, a été l'opposition aux accords fondamentaux et à l’échange de représentants diplomatiques décidés en 1993 par le Saint Siège et l’état d'Israël:
"Accepter le virage n’a pas été facile pour l’Eglise locale. Le monde chrétien de Terre Sainte étant surtout arabo-palestinien, l’accord n’était pas acquis d’avance, ce qui rend le geste du Saint-Siège encore plus courageux. Je me souviens très bien des problèmes qui se sont présentés, des peurs, des commentaires qui n’étaient pas du tout enthousiastes. Cela ressemblait presque à une trahison des thèses palestiniennes parce que, pour le côté palestinien, l’histoire d’Israël a toujours été vue comme la négation de ses thèses".
Et ensuite:
"En février 2000, le Saint-Siège a aussi conclu un accord avec l'Autorité Palestinienne, ce qui a un peu calmé cette peur".
Mais il est resté une idée de fond:
"Quand on dit que, si Israël n’existait pas, il n’y aurait pas tous ces problèmes, cela donne presque l’impression qu’Israël est la source de tous les maux du Moyen-Orient. Je ne crois pas qu’il en soit ainsi. Mais le fait est, en tout cas, qu’Israël n’a pas encore été accepté par la très grande majorité des pays arabes".
Si Israël n’existait pas ou, en tout cas, s’il n’agissait pas comme il le fait... Il faut se rappeler que de telles idées existent non seulement chez les chrétiens arabes, mais aussi chez des représentants connus de l’Eglise catholique qui vivent hors de la Terre Sainte et à Rome.
L’un d’eux, par exemple, est le jésuite Samir Khalil Samir, égyptien de naissance, islamologue des plus écoutés au Vatican, qui a écrit, il y a deux ans, dans un "décalogue" pour la paix au Moyen-Orient:
"La racine du problème israélo-palestinien n’est ni religieuse ni ethnique, elle est purement politique. Le problème remonte à la création de l’état d’Israël et au partage de la Palestine en 1948 – après la persécution organisée systématiquement contre les juifs – décidé par les grandes puissances sans tenir compte des populations présentes en Terre Sainte. Voilà la vraie cause de toutes les guerres qui ont suivi. Pour remédier à une grave injustice commise en Europe contre un tiers de la population juive mondiale, l’Europe elle-même, appuyée par les autres nations les plus puissantes, a décidé et commis une nouvelle injustice contre la population palestinienne, innocente du martyre des juifs".
Cela dit, le père Samir affirme en tout cas que l'existence d’Israël est aujourd’hui un fait indéniable, indépendamment de son péché originel. C’est aussi la position officielle du Saint Siège, depuis longtemps favorable à ce qu’il y ait deux états, israélien et palestinien.
Mais, sous l'acceptation d’Israël, il reste au Vatican une autre réserve. Pas sur l'existence de l’état, mais sur ses actes. Exprimée sous les formes et dans les occasions les plus variées, elle consiste à répéter, à chaque conflit, le jugement qui fait des arabes des victimes et des israéliens des oppresseurs. Même le terrorisme islamiste est rattaché à cette question de fond:
"Bien des problèmes aujourd’hui attribués presque exclusivement aux différences culturelles et religieuses trouvent leur origine dans d’innombrables injustices économiques et sociales. C’est vrai aussi pour la question complexe du peuple palestinien. Dans la Bande de Gaza, la dignité humaine est foulée aux pieds depuis des décennies; c’est un aliment de la haine et du fondamentalisme homicide".
Ce jugement – le plus récent des autorités vaticanes – est du cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, dans une interview à "L'Osservatore Romano" du 1er janvier 2009.
Pas un mot sur le fait qu’Israël se soit retiré de Gaza à l’été 2005 et que le Hamas y ait pris le pouvoir par la force en juin 2007.
> Angelus 28.12.2008
> Homélie 1.1.2009
> Angelus 4.1.2009
Deux analyses du professeur Vittorio E. Parsi, dans les articles suivants de www.chiesa:
> Geopolitica vaticana. Punto per punto, ciò che oppone Roma a Israele (6.11.2003)
> Israele lotta per la vita, ma il Vaticano “deplora” (19.7.2006)
Dans la photo sous le titre, la place en face de la cathédrale de Milan, occupée samedi 3 janvier par des musulmans prosternés en direction de la Mecque, pendant un défilé de protestation contre Israël.
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
Le livre:
Pierbattista Pizzaballa, "Terra Santa", interview par Giorgio Acquaviva, Editrice La Scuola, Brescia, 2008, 122 pp., 9,00 euros.
Les interventions de Benoît XVI sur le conflit de Gaza, lors de l'Angélus du 28 décembre, à la fin de l’homélie du 1er janvier et de nouveau lors de l'Angélus du 4 janvier:
11:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestiniens, hamas, vatican, pape, bertone, israel, gaza |
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