06.07.2011

Le Vatican publiera prochainement un recueil sur les massacres des Arméniens

pape armeniens.JPGMassacre pour les uns, génocide pour les autres. La mort de millions d’Arméniens en 1915 par les turcs ottomans ne cesse de susciter débat près d’un siècle après l’évènement. Il débute le 24 avril 1915 à Istanbul, capitale de l’empire ottoman, avec l’assassinat de 600 notables arméniens sur ordre du gouvernement. A la fin de l’été, les deux tiers des Arméniens de Turquie, auront péri dans des conditions généralement épouvantables. Les autorités turques parlent depuis de massacre, Jean-Paul II en visite à Erevan en 2001 est plus précis. Après avoir prié devant le mémorial des victimes il avait dénoncé ''L'extermination de 1,5 million de chrétiens arméniens, dans ce qui est généralement considéré comme le premier génocide du 20e siècle et l'anéantissement de milliers d'autres sous l'ancien régime totalitaire (soviétique) sont des tragédies qui vivent encore dans la mémoire de la génération actuelle''. 

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26.06.2011

Les Noubas, oubliés du conflit soudanais

noubas.JPG« Un nouveau génocide menace le Soudan », c’est le cri d’alarme lancé ces derniers jours par Mgr Macram Max Gassis, évêque d’Al Obeid, l’une des principales villes du Nord Soudan. Les combats qui ont repris début juin entre le Sud et le Nord ont fait fuir des dizaines de milliers de personnes, particulièrement dans la région du Sud-Kordofan. La communauté internationale s’inquiète et exhorte les deux parties à coopérer. Mais certaines minorités ethniques au Soudan sont délibérément visées, comme les Noubas, que le régime de Khartoum considère comme des citoyens de deuxième classe.

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25.09.2009

Les “sentiers de la paix” au Rwanda

Dix ans ont passés depuis la fin du génocide au Rwanda. Pour autant, il n’est pas inutile de continuer à sensibiliser, les nouvelles générations en particulier, au danger des amalgames, préjugés ou de la discrimination.

 

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C’est le travail que mène l’association rwandaise Umuseke dans les centres scolaires depuis 2000, avec son « sentier de la paix ». Cette exposition itinérante invite les jeunes de 10 à 14 ans à réfléchir à l’attitude qu’ils adopteraient s’ils étaient confrontés aux situations qui leur sont proposées en images.

Jacqueline Uwimana, coordinatrice de l’association Umuseke, nous présente sur Radio Vatican ce sentier de la paix: >>

Propos recueillis par Lisa Azorin.

Retranscription de l’interview :

C’est un sentier au sens de voyager à travers ces images. Mais c’est aussi un sentier dans la tête, parce que ça déclenche tout un questionnement sur notre vie. Ça part de ce que nous voyons – illusion d’optique ; de ce que nous disons dans les généralisations, les préjugés, les suspicions ; de ce que nous faisons des autres ou ce qu’ils font de nous, comme les discriminations, le bouc émissaire, pour finalement arriver à nous dire : qu’est ce que je suis dans tout ça ? Qu’est ce que je peux faire ? Est-ce que je le fais ou je ne le fais pas ? Qu’est ce que j’y gagne et qu’est ce que j’y perds ? Avec des propositions d’où trouver des solutions, comme dans le droit, le respect des droits des autres, mais aussi la revendication de nos droits, dans la loi, les responsabilités que nous avons.


Comment ces enfants qui n’ont pas connu le génocide rwandais réagissent-ils ?

Cet outil n’est pas lié au génocide, parce que partout, même là où il n’y a pas eu de génocide, les thèmes sont tout à fait universels. On peut se tromper avec ses sens. On peut généraliser. On peut préjuger. On peut suspecter. On peut discriminer. Ce sont vraiment des thèmes d’actualité, partout et tout le temps, parce que c’est humain de généraliser. Mais avec les enfants, on leur apprend à analyser. Parce que tous ces conflits-là, tous ces thèmes-là, c’est vraiment la source de conflits qui peuvent dégénérer en violences, comme cela a été le cas chez nous.


Quel rôle l’Église peut-elle jouer en Afrique pour la paix et quel message souhaiteriez-vous adresser aux évêques ?

L’Église est importante parce qu’elle peut passer un message facilement à beaucoup de monde. Mais d’un autre côté, dans l’Église il y a la morale : « Aimez-vous les uns les autres ». Pour nous, la morale ne suffit pas. Il faut que les gens décident eux-mêmes, qu’ils choisissent : « voilà j’ai choisi de faire ça, je m’y engage ». Une fois, en posant la question aux enfants : « La paix, c’est quoi ? », un enfant a dit : « C’est l’Évangile en action. » Et je pense que ce que nous faisons ne se limite pas à dire « Aimez-vous les uns les autres », ou à dire aux gens « C’est bien d’être comme ça ou de faire ça ». Il faut vraiment qu’ils participent et qu’ils soient acteurs, dans l’engagement donc.

06:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rwanda, paix, genocide, umuseke, sentier de la paix, jacqueline uwimana | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

08.09.2009

La communauté de Sant’Egidio apporte “l’esprit d'Assise” à Cracovie

Soixante-dix ans après le début de la Seconde Guerre mondiale qui a connu la « tragédie de l’Holocauste », Benoît XVI a appelé ce dimanche l’humanité à « ne pas répéter de telles barbaries », un appel lancé lors de l’Angélus au terme de la messe célébrée à Viterbe.

 

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Le Pape, en liaison vidéo avec la ville de Cracovie en Pologne où se tient actuellement une rencontre interreligieuse pour la paix sur le thème « l’esprit d’Assise à Cracovie », a rappelé l’importance des religions « pour le pardon et la réconciliation contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme ».

Parmi les très nombreux invités de marque à cette rencontre internationale organisée par la communauté de Sant’Egidio, qui sera aussi l’occasion d’un pèlerinage à Auschwitz, Marguerite Barankitsé, témoin du génocide au Burundi, et fondatrice de la Maison Shalom, une ONG qui travaille depuis 15 ans à la réunification des familles et la réintégration des enfants orphelins hutus et tutsis. Marguerite Barankitsé participait ce lundi après-midi à la table ronde sur « Martyr et résistance au mal ». ecoutez sur Radio Vatican: >>

À la veille de l’ouverture de cette rencontre interreligieuse organisée du 6 au 8 septembre, l’archevêque de Cracovie, le Cardinal Dziwisz, a déclaré que « le processus de béatification de Jean-Paul II avançait tranquillement ».

« Tout le monde attend la béatification de Jean-Paul II, non seulement le monde chrétien, mais aussi les autres religions et en particulier les juifs, a encore déclaré le cardinal Dziwisz, parce qu’il a dépassé toutes les frontières et appartenait à l’humanité ».

La figure de Jean-Paul II était au centre d’une autre table ronde ce lundi à la Rencontre interreligieuse de Cracovie. Le thème de cette table ronde : « Mémoire et prophétie, l’héritage de Jean Paul II ». Y participait entre autres, le Métropolite orthodoxe Serafim, Patriarche de Roumanie.

Ecoutez sur Radio Vatican: >>