09/03/2010

Pressions autour du 'génocide' arménien

C’était une promesse de campagne. Aux Etats-Unis, Barak Obama reconnaîtrait, une fois élu, le génocide arménien. Cet engagement lui tient encore à cœur, mais il ne l'a pourtant pas respecté.

 

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La Maison Blanche ne voulait pas raviver de tensions alors que l’Arménie et la Turquie semblaient, enfin, se réconcilier de l’autre côté de l’Atlantique. En octobre 2009, 2 protocoles ont en effet été signés, prévoyant l'établissement de relations diplomatiques et l'ouverture de leur frontière commune.


À Washington, on joue donc l’équilibre, jusqu’à ce vote de jeudi 4 mars. Dans une résolution non contraignante, une commission du Congrès américain a qualifié de « génocide » les massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman. Une trahison pour Ankara qui a rappelé son ambassadeur.

Gaiz Minassian, chercheur en relations internationales au groupe d'analyse politique Paris Ouest et maître de conférences à Sciences Po, nous explique cette prise de position américaine: >>

Gaiz Minassian était interrogé par Marie Duhamel (Radio Vatican).