05.03.2011
La foi catholique est un chemin de vie
Il y a deux manières erronées de comprendre la foi catholique. Premièrement, il est faux de penser que la foi est une sorte de force spirituelle par laquelle nous pourrions nous sauver. C’est une conception qui relève du Nouvel Âge, selon laquelle la foi est une manière de capter des énergies invisibles afin de pouvoir arriver à ses fins, et non de la foi catholique.
17:31 Écrit par Père Walter dans Homélies 2010-2011 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, bible, ecriture, dimanche, temps ordinaire, liturgie, homelies, nouvel age, grace, confession |
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25.12.2010
Benoît XVI demande à Dieu de briser les bâtons des tortionnaires
Benoît XVI a célébré la messe de la nuit de Noël dans la basilique Saint-Pierre, la Nuit Sainte, avancée comme l'année dernière à 22h. Le Pape avait à ses côtés une trentaine de cardinaux. La basilique était noire de monde. Il y a plusieurs semaines, la Préfecture de la Maison pontificale avait indiqué ne plus avoir de places disponibles pour cette célébration.
12:47 Écrit par Père Walter dans Actualité, Homélies 2010-2011 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, noel, basilique saint-pierre, messe de minuit, cardinaux, violence, guerres, priere, bethleem, tyrannie, pouvoir, amour, paix, justice, grace, liberte, politique, bbc |
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23.12.2010
"L'Annonciation", une chorégraphie d'Angelin Preljocaj
Le thème de l’annonciation n’avait jamais été traité dans l’art de la danse, c’est le constat qu’a fait le danseur et chorégraphe Angelin Preljocaj. Pourtant, ce mystère est intimement lié à la thématique du corps et quoi de mieux que la danse pour rendre compte de la grâce de cet instant ? L’artiste a ainsi créé une chorégraphie en 1995, L’Annonciation.
15:27 Écrit par Père Walter dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : annonciation, danse, angelin preljocaj, crops, choregraphie, grace, vierge marie, sauveur |
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08.12.2010
Titel postLa fête de l’Immaculée Conception à Rome
16:35 Écrit par Père Walter dans Actualité, Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, immaculee conception, angelus, catechese, esperance, vierge marie, peche, grace, misericorde, ecriture, mort, liberte, tentation, malin, dieu, reconciliation, alliance |
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23.06.2010
'L'homme qui vit selon l'Esprit devient une icône de Dieu'

«La foi chrétienne, lorsqu’on considère le mystère de l’Incarnation, en est renforcée». «L’espoir s’élève encore plus confiant à la pensée que le Fils de Dieu est venu parmi nous, comme l’un de nous, pour communiquer aux hommes sa propre divinité».
C’est ce qu’a affirmé ce matin le Pape à l’audience générale, dans la salle Paul VI, en basant une fois encore sa catéchèse sur Saint Thomas d’Aquin.

«La Charité – a dit le Pape - est ravivée parce qu’il n’y a pas de signe plus évident que l’amour de Dieu pour nous, que de voir le Créateur de l’univers se faire lui-même créature».
Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressées aux pèlerins de langue française (Radio Vatican): >>

«Chers Frères et Sœurs, continuant aujourd’hui la catéchèse sur saint Thomas d’Aquin, je désire m’arrêter sur la Somme théologique. Bien qu’inachevée, elle constitue son chef d’œuvre. En recourant à la pensée des philosophes de l’Antiquité et surtout d’Aristote, saint Thomas explore l’enseignement qui vient de l’Écriture Sainte et des Pères de l’Église, notamment de saint Augustin. La Somme est structurée en trois parties correspondant aux trois modes de l’existence de Dieu.
Premièrement, Dieu existe en lui-même et il constitue le principe et la fin de toutes les créatures. Le Docteur Angélique expose ensuite le Mystère trinitaire et réfléchit sur l’authentique réalité de l’être humain.
La seconde partie de l’ouvrage aborde la présence de Dieu à travers sa grâce dans la vie et l’action des hommes. Saint Thomas dessine la physionomie de l’homme qui vit selon l’Esprit, devenant ainsi une icône de Dieu.
La troisième partie est consacrée au Mystère du Christ, Vie et Vérité, présent de façon très particulière dans les Sacrements. Le développement important qu’il accorde au Mystère de l’Eucharistie nous révèle l’intelligence d’un théologien qui prie et qui nous aide à aimer ce Sacrement et à en vivre.
Saint Thomas nous indique ce que nous devons croire : le Credo, ce que nous devons prier : le Notre Père, et ce que nous devons vivre : la Loi d’Amour de Dieu et du prochain, et les Dix Commandements.

Je salue les pèlerins francophones, particulièrement les jeunes collégiens et les Vietnamiens présents. Puissions-nous suivre avec générosité le chemin que saint Thomas d’Aquin nous indique ! Que la Vierge Marie vous accompagne ! Bon pèlerinage à tous !



17:11 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saints, peres de l eglise, dieu, salle paul xi, philosophie, homme, christ, foi, pape, benoit xvi, catechese, esperance, incarnation, thomas d aquin, charite, esperance, somme theologique, theologie, antiquite, aristote, ecriture, saint augustin, eucharistie, sacrements, grace, action, credo, notre pere, commandements, vietnam, vierge marie, pelerinages |
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16.06.2010
"Nier la loi naturelle, c’est ouvrir la voie au relativisme et au totalitarisme"
Devant les nombreux fidèles rassemblés sur la place Saint Pierre, le Pape a évoqué mercredi matin la figure de Saint Thomas d’Aquin, rappelant que la vérité est accessible à la raison humaine. « la distinction entre foi et raison, a-t-il affirmé, assure l’autonomie aux sciences humaines et aux sciences théologiques. Une autonomie qui n’équivaut pas à une séparation mais implique plutôt une collaboration réciproque et avantageuse.

Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressées aux pèlerins de langue français: >>

Chers Frères et Sœurs,
Pour l’éminent théologien Thomas d’Aquin, la vérité est accessible à la raison humaine. Comme la foi, la raison dérive de l’unique source de toute vérité : le Logos divin. Mais la raison accueille une vérité en vertu de son évidence intrinsèque, alors que la foi accepte une vérité sur la base de l’autorité de la Parole de Dieu. La raison peut rendre un triple service à la foi : démontrer ses fondements, expliquer ses vérités, et repousser les objections contre elle. Thomas affirme que le langage religieux a un sens comme une flèche qui se dirige vers la réalité signifiée. D’autre part, la grâce divine n’annule pas mais suppose et perfectionne la nature humaine, montrant ainsi l’harmonie entre raison et foi. Basée sur la loi de l’Esprit Saint, la théologie morale de Thomas est d’actualité ! Tous les hommes sont appelés à reconnaître les exigences de la nature humaine inscrites dans la loi naturelle, et à s’en inspirer pour formuler des lois positives qui régissent la vie en société. La profondeur la pensée de Thomas provient de sa foi vivante. Puissions-nous prier comme lui :
« Donne-moi, Seigneur mon Dieu, une volonté qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t’attende avec confiance, et une confiance qui finalement parvient à te posséder ».

Je suis heureux de vous accueillir, chers pèlerins de langue française, venus particulièrement de France et de Belgique. Que votre pèlerinage à Rome soit pour vous l’occasion de découvrir toujours plus profondément le visage du Seigneur. Que Dieu vous bénisse !
(Radio Vatican)
17:25 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : theologie, foi, raison, sciences, logos, loi naturelle, societe, sagesse, france, belgique, pape, benoit xvi, catechese, place saint-pierre, thomas d aquin, saints, grace, nature, saint esprit, morale, rome |
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25.03.2010
Le scandale de la pédophilie
Genèse d'un délit. La révolution des années Soixante
Le scandale de la pédophilie a toujours existé; ce qui lui a donné des proportions énormes, c'est le virage culturel d'il y a un demi-siècle. Benoît XVI l'a écrit dans sa lettre aux catholiques d'Irlande, que commentent deux cardinaux et un sociologue
par Sandro Magister

ROME, le 25 mars 2010 – La loi et la grâce. La main de Dieu parvient là où la justice terrestre n’arrive pas. Dans sa lettre du 19 mars, Benoît XVI a ordonné aux catholiques d'Irlande ce qu’aucun pape de l’époque moderne n’a jamais ordonné à toute l’Église d’un pays.
Il leur a enjoint non seulement de déférer les coupables devant les tribunaux canoniques et civils mais aussi de se mettre collectivement en état de pénitence et de purification. Et cela non pas dans le secret de leurs consciences mais de manière publique, sous les yeux de tous, y compris leurs adversaires les plus implacables et les plus moqueurs. Jeûne, prière, lecture de la Bible et activités caritatives tous les vendredis à partir de maintenant jusqu’à Pâques de l’année prochaine. Confession sacramentelle fréquente. Adoration continuelle de Jésus – lui-même "victime de l’injustice et du péché" – devant la sainte hostie exposée sur les autels des églises. Et pour tous les évêques, prêtres et religieux, sans exception, une période spéciale de "mission", un long et rude parcours d’exercices spirituels pour une révision de vie radicale.
C’est une décision audacieuse qu’a prise là le pape Benoît XVI. Parce que le prophète Jonas lui-même ne croyait plus que Dieu pardonnerait à Ninive pour ses péchés, en dépit de la cendre de la pénitence et des sacs dont tous étaient couverts, depuis le roi jusqu’à la dernière des bêtes.
Et aujourd’hui encore beaucoup de gens concluent que l’Église reste condamnée irrémédiablement, même après la lettre dans laquelle le pape lui-même se déclare plein de honte et de remords à cause des abominations commises sur des enfants par certains prêtres, vis-à-vis desquelles certains évêques ont fait preuve d’une négligence coupable.
Et pourtant le pardon de Dieu est descendu même sur Ninive et le sceptique Jonas a dû revenir sur son opinion. Ce prophète, Michel-Ange l’a justement représenté sur la partie supérieure du mur derrière l’autel de la Chapelle Sixtine, pour montrer que le pardon de Dieu est la clé de tout, depuis la création du monde jusqu’au jugement dernier.
Dimanche 21 mars, tandis que l’on donnait lecture de sa lettre dans les églises d'Irlande, Benoît XVI a commenté, pour les fidèles réunis sur la place Saint-Pierre au moment de l'Angélus, le pardon de Jésus à la femme adultère : "Il sait ce qu’il y a dans le cœur de chaque être humain, il veut condamner le péché, mais sauver le pécheur et démasquer l'hypocrisie". L'hypocrisie de ceux qui voulaient lapider la femme, bien qu’étant eux-mêmes les premiers à pécher.
Intransigeance vis-à-vis du péché, "en commençant par le nôtre", et miséricorde vis-à-vis des personnes. Telle est la leçon que Joseph Ratzinger veut appliquer à l’affaire irlandaise et, plus largement, à l’Eglise tout entière.
D’un côté, les rigueurs de la loi. Le prix de la justice devra être payé intégralement. Les diocèses, les séminaires, les congrégations religieuses où l’on a laissé se commettre des méfaits sont avertis : des visiteurs apostoliques vont venir du Vatican pour découvrir ce qui s’est passé et, même là où il n’y aura pas lieu de faire intervenir la justice civile, la discipline canonique punira ceux qui auront été négligents.
Mais, en même temps, le pape allume la lumière de la grâce. Il ouvre la porte du pardon de Dieu même à ceux qui se sont rendus coupables des pires abominations, s’ils se repentent sincèrement.
Quant à ceux qui se tiennent au premier rang des accusateurs, ceux qui sont les plus armés de pierres contre l’Église, aucun d’entre eux n’est sans péché. Pour ceux qui exaltent la sexualité comme pur instinct, libre de toute entrave, il est difficile de condamner ensuite tout abus qui en est fait.
La tragédie de certains prêtres et religieux, a écrit Benoît XVI dans sa lettre pastorale, a aussi été de céder à ce genre de "façons de penser" si répandues, au point d’en arriver à justifier l'injustifiable.
Une faiblesse qui ne peut certainement pas être reprochée à Ratzinger évêque et pape, même par ses adversaires les plus acharnés, s’ils sont sincères.
Le commentaire reproduit ci-dessus est publié dans "L'Espresso" n. 13 de 2010, en kiosque depuis le 26 mars.
A la fin, ce commentaire fait référence à un paragraphe précis - le quatrième - de la lettre de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande.
C’est le paragraphe dans lequel le pape évoque les raisons qui ont favorisé, à partir des années Soixante du siècle dernier, l'expansion des abus sexuels commis par le clergé et surtout l'incapacité à en comprendre la gravité.
Le voici en entier.
BENOÎT XVI. LE PARAGRAPHE 4 DE SA LETTRE
"Au cours des dernières décennies, l’Église dans votre pays a dû affronter de nouveaux et graves défis à la foi, découlant de la transformation et de la sécularisation rapides de la société irlandaise. Un changement social très rapide a eu lieu, qui a souvent eu des effets contraires à l’adhésion traditionnelle des Irlandais à l’enseignement et aux valeurs catholiques. Très souvent, les pratiques sacramentelles et de dévotion qui soutiennent la foi et lui permettent de croître, comme par exemple la confession fréquente, la prière quotidienne et les retraites annuelles, ont été négligées.
"Au cours de cette période, la tendance, y compris chez certains prêtres et religieux, à adopter des façons de penser et de considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l’Évangile, a été déterminante. Le programme de renouveau proposé par le Concile Vatican II a parfois été mal interprété et, à vrai dire, à la lumière des profonds changements sociaux qui avaient lieu, il était très difficile de savoir quelle était la meilleure façon de l’appliquer. En particulier, il y a eu une tendance, dictée par de justes intentions mais erronée, à éviter d’aborder sous l’angle pénal les situations canoniques irrégulières. C’est dans ce contexte général que nous devons chercher à comprendre le problème préoccupant des abus sexuels commis sur des enfants, qui a grandement contribué à l’affaiblissement de la foi et à la perte de respect pour l’Église et pour ses enseignements.
"Ce n’est qu’en examinant avec attention les nombreux éléments qui ont donné naissance à la crise actuelle qu’il est possible d’entreprendre un diagnostic clair de ses causes et de trouver des remèdes efficaces. Il est certain que, parmi les facteurs qui y ont contribué, nous pouvons citer : des procédures inadéquates pour déterminer l’aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse ; une formation humaine, morale, intellectuelle et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats ; une tendance de la société à favoriser le clergé et d’autres figures d’autorité, ainsi qu’une préoccupation hors de propos pour la réputation de l’Église et pour éviter les scandales, qui ont eu pour résultat la non-application des peines canoniques en vigueur et l’absence de protection de la dignité de chaque personne. Il faut agir d’urgence pour traiter ces facteurs, qui ont eu des conséquences si tragiques pour les vies des victimes et de leurs familles et qui ont diminué la lumière de l’Evangile plus gravement qu’au cours des siècles de persécution".
Deux cardinaux et un spécialiste de la sociologie des religions, entre autres, se sont exprimés à propos des facteurs culturels analysés par le pape.
LE COMMENTAIRE DU CARDINAL BAGNASCO
Le premier des deux cardinaux est Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence des évêques d’Italie (CEI).
Voici comment, le lundi 22 mars, dans le discours par lequel il a ouvert les travaux du conseil permanent de la CEI, Bagnasco a conclu le passage consacré à la lettre du pape aux catholiques d'Irlande :
"Différentes personnes, y compris des non-catholiques, ont souligné que, depuis un certain temps déjà, le phénomène de la pédophilie apparaît tragiquement répandu dans divers milieux et dans plusieurs catégories de personnes. Mais ce point, loin d’être mentionné ici pour diminuer ou relativiser la gravité spécifique des faits signalés dans les milieux ecclésiastiques, est plutôt un avertissement incitant à percevoir l’ampleur objective de la tragédie. Au moment même où elle se sent humiliée, l’Église apprend du pape à ne pas avoir peur de la vérité, même quand celle-ci est douloureuse et odieuse, à ne pas la taire, à ne pas la couvrir. Mais cela ne signifie pas subir – quand il y en a – des stratégies de discrédit généralisé.
"En réalité nous devons tous nous interroger, en rejetant désormais tout faux-fuyant, à propos d’une culture qui, de nos jours, règne incontestée et favorisée, et qui tend progressivement à effilocher le tissu conjonctif de toute la société, en se moquant, le cas échéant, de ceux qui résistent et tentent de s’opposer : c’est l’attitude de ceux qui cultivent une autonomie absolue vis-à-vis des critères du jugement moral et qui propagent comme bons et séduisants des comportements inspirés de désirs individuels et d’instincts parfois effrénés. Mais l’exacerbation de la sexualité détachée de son sens anthropologique, l’hédonisme à tout va et le relativisme qui n’admet ni barrières ni sursauts font beaucoup de mal parce qu’ils sont spécieux et parfois, sans que l’on s’en rende compte, omniprésents.
"Alors il faut que nous recommencions tous à appeler les choses par leur nom, toujours et partout, à identifier le mal dans sa gravité croissante et ses manifestations multiples, pour ne pas nous trouver, avec le temps, face à la prétention d’une aberration revendiquée sur le plan des principes".
LE COMMENTAIRE DU CARDINAL RUINI
Le second cardinal est Camillo Ruini, président du comité pour le projet culturel de l’Église italienne, prédécesseur de Bagnasco à la présidence de la CEI et vicaire du pape pour le diocèse de Rome de 1991 à 2008.
Dans une interview accordée au quotidien "il Foglio" du 16 mars, quelques jours avant que le pape ne publie sa lettre, Ruini a déclaré, entre autres :
"À mon avis, la campagne de diffamation contre l’Église catholique et le pape que mènent les médias s’inscrit dans cette stratégie qui est à l’œuvre depuis des siècles et que Friedrich Nietzsche théorisait déjà avec le goût du détail. Selon Nietzsche, l’attaque décisive contre le christianisme ne peut pas être portée sur le plan de la vérité mais sur celui de l’éthique chrétienne, qui serait l’ennemie de la joie de vivre. Alors je voudrais demander à ceux qui lancent les scandales de la pédophilie principalement contre l’Église catholique, en mettant éventuellement sur le tapis le célibat des prêtres, s’il ne serait pas plus honnête et plus réaliste de reconnaître que ces déviations, et d’autres, liées à la sexualité accompagnent certainement toute l’histoire du genre humain mais aussi qu’à notre époque, ces déviations sont encore plus stimulées par la ‘libération sexuelle’ si vantée".
Et aussi :
"Lorsque l’exaltation de la sexualité envahit tout l’espace de la vie et que l’autonomie de l’instinct sexuel par rapport à tout critère moral est revendiquée, il devient difficile de faire comprendre que certains abus déterminés doivent absolument être condamnés. En réalité la sexualité humaine, dès son début, n’est pas simplement instinctive, elle n’est pas identique à celle des autres animaux. Comme tout ce qui est humain, c'est une sexualité ‘pétrie’ de raison et de morale, qui peut être vécue de manière humaine et qui ne rend vraiment heureux que si elle est vécue de cette façon".
LE COMMENTAIRE DU PROFESSEUR INTROVIGNE
Le sociologue est le professeur Massimo Introvigne, président du CESNUR, Center for Studies on New Religion.
Dans un commentaire paru le 22 mars sur l’édition italienne du site de l'agence internationale "Zenit", Introvigne a notamment écrit :
"Ce que les Anglais et les Américains appellent 'the Sixties', les années Soixante, et les Italiens, en se concentrant sur l’année symbolique, 'il Sessantotto', apparaît de plus en plus comme une période de profond bouleversement des mœurs, ayant des effets cruciaux et durables sur la religion.
"Il y a d’ailleurs eu un Soixante-huit dans la société et un Soixante-huit dans l’Église : 1968 est justement l’année du désaccord public avec l’encyclique 'Humanae Vitae' de Paul VI, une contestation qui - selon une étude remarquable et influente du philosophe américain récemment disparu Ralph McInerny, 'Vatican II. Qu’est-ce qui est allé de travers ?' - constitue un point de non-retour dans la crise du principe d’autorité au sein de l’Église catholique. [...]
"Mais pourquoi les années Soixante ? Pour rester dans les îles britanniques, Hugh McLeod a publié sur ce sujet aux éditions Oxford University Press, en 2007, un important ouvrage, 'The Religious Crisis of the 1960s', qui fait le point sur les discussions en cours.
"Deux thèses se sont opposées : celle d’Alan Gilbert, qui pense que la révolution des années 1960 a été déterminée par le boom économique qui a répandu l’esprit de consommation et éloigné les populations des églises ; et celle de Callum Brown, pour qui le facteur décisif a été l’émancipation des femmes, suite à la diffusion de l’idéologie féministe, du divorce, de la pilule anticonceptionnelle et de l’avortement.
"McLeod pense - à juste titre selon moi - qu’une révolution d’une telle portée ne peut pas s’expliquer par un seul facteur. Le boom économique et le féminisme entrent en jeu, mais également des aspects plus strictement culturels, que ce soit à l’extérieur des Églises et communautés chrétiennes (la rencontre entre la psychanalyse et le marxisme) ou à l’intérieur (les 'nouvelles théologies').
"Sans entrer dans les éléments les plus techniques de cette discussion, Benoît XVI montre, avec sa lettre, qu’il est conscient du fait qu’il y a eu dans les années Soixante une authentique révolution – pas moins importante que la Réforme protestante ou la Révolution française – qui a été 'très rapide' et qui a asséné un coup très dur à la 'traditionnelle adhésion du peuple à l’enseignement et aux valeurs catholiques'. [...]
"Dans l’Église catholique on n’a pas tout de suite été suffisamment conscient de la portée de cette révolution. Au contraire, celle-ci a contaminé – estime aujourd’hui Benoît XVI – 'même des prêtres et des religieux', elle a déterminé des malentendus dans l’interprétation du concile et elle a été la cause d’une 'formation humaine, morale et spirituelle insuffisante dans les séminaires et dans les noviciats'.
"Dans ce contexte, les prêtres insuffisamment formés ou contaminés par le climat qui a suivi les années Soixante ne sont certainement pas tous devenus pédophiles, pas même un pourcentage significatif d’entre eux : nous savons par les statistiques que le nombre réel de prêtres pédophiles est très inférieur aux chiffres fournis par certains médias. Cependant ce nombre n’est pas égal à zéro – comme nous le voudrions tous – et cela justifie les propos très sévères du pape. Mais l’étude de la révolution des années Soixante et de 1968 est essentielle pour comprendre ce qui s’est produit par la suite, pédophilie comprise. Et pour trouver de véritables remèdes.
"Si cette révolution, à la différence de celles qui l’ont précédée, est morale et spirituelle, si elle touche à l’intériorité de l’homme, les remèdes ne pourront venir, en définitive, que de la restauration de la moralité, de la vie spirituelle et d’une vérité intégrale sur la personne humaine. Mais pour cela les sociologues, comme toujours, ne suffisent pas : il faut des pères et des maîtres, des éducateurs et des saints. Et nous avons tous grand besoin du pape, de ce pape, qui encore une fois – pour reprendre le titre de sa dernière encyclique – dit la vérité dans la charité et pratique la charité dans la vérité".
La lettre de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande :
> "Vous devez en répondre devant Dieu"
Le texte complet du discours du cardinal Bagnasco au conseil permanent de la CEI :
> Prolusione, 22 marzo 2010
L’intégralité de l’interview accordée par le cardinal Ruini à "il Foglio" :
> Ruini contro l'assedio etico al clero
Et tout le commentaire du professeur Introvigne sur le site "Zenit" :
> La lettera del papa e la rivoluzione culturale degli anni Sessanta
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
www.chiesa
15:59 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants, femmes, justice civile, pedophilie, scandales, pape, benoit xvi, irlande, vie de l eglise, cardinaux, sociologues, sociologie, lois, grace, lettre pastorale, histoire, tribunaux, tribunaux canoniques, penitence, conscience, jeune, priere, bible, confession, sacrements, adoration, eveques, pretres, religieux, exercices spirituels, prophetes, jonas, ninive, peches, michel-ange, chapelle sixtine, pardon, place saint-pierre, angelus, femme adultere, hypocrisie, joseph ratzinger, justice, dioceses, seminaires, congregations religieuses, visiteurs apostoliques, vatican, dieu, sexualite |
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10.03.2010
Audience générale: l’Église n’est pas un anarchisme utopique, elle est faite de pécheurs mais est toujours un lieu de grâce
Dans sa catéchèse, lors de l’audience générale de ce mercredi, le Pape a parlé de saint Bonaventure et de sa réponse aux théories de Jean de Flore qui soutenait le début d’une nouvelle phase de l’histoire avec l'avènement d’une Église de l’Esprit succédant à l’Église hiérarchique.

Cette utopie spiritualiste – a dit le Pape – se répète souvent, par exemple, après le Concile Vatican II, qui marquait pour certains un renouveau de l’Église en rupture avec l’Église préconciliaire. Grâce à Dieu – continue-t-il – Paul VI et Jean-Paul II ont autant défendu la nouveauté du Concile que l’unité et la continuité de l’Église « qui est toujours une Église de pécheurs et toujours un lieu de grâce ».

Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>
Résumé de la catéchèse en langue française
Chers Frères et Sœurs,
Nous poursuivons aujourd’hui notre catéchèse sur Saint Bonaventure, en nous arrêtant à sa doctrine. Devenu Ministre Général de l’Ordre Franciscain, en 1257, il se trouva face à une grave tension due au ‘courant des Franciscains spirituels’ inspirés par la doctrine de Joachim de Flore. Pour assurer l’unité, Bonaventure prit comme ligne de gouvernement que l’Ordre devait se rapprocher le plus possible de la réalisation du Sermon sur la montagne, qui fut pour saint François la règle par excellence, tout en tenant compte des limites de l’homme marqué par le péché originel. Dans son chef d’œuvre de contemplation mystique, l’Itinerarium mentis in Deum, Bonaventure indique les étapes qui conduisent progressivement l’homme à la connaissance de Dieu. Cet itinéraire demande une discipline intérieure faite de justice, pour purifier les passions, de prière fervente, pour renouveler l’âme, et de méditation, pour illuminer la connaissance, afin d’atteindre la contemplation de Dieu qui remplit de joie la vie d’une personne. Enfin, dans un autre traité, intitulé La triple voie, Bonaventure illustre le chemin intérieur qui conduit à l’union avec Dieu : la voie de la purification, celle de l’illumination et celle de l’union. J’invite donc les directeurs spirituels, dont l’Église a tant besoin, à ne pas oublier l’enseignement de saint Bonaventure et à approfondir la lecture de ses traités spirituels.
* * *

Je suis heureux de vous accueillir chers pèlerins de langue française venant de France et du Canada. Je salue en particulier les professeurs et les élèves du collège Stanislas de Paris. Puissiez-vous maintenir ferme l’espérance chrétienne et en être les témoins quotidiens. N’hésitez pas à mettre le Christ au centre de votre vie. Que Dieu vous bénisse !
(Radio Vatican)
17:38 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, unite, eglise, esprit, eglise de l esprit, eglise hierarchique, benoit xvi, catechese, audience generale, saint bonaventure, utipie, spiritualisme, pecheurs, grace, jean de flore, histoire, concile vatican ii, eglise postconciliaire, eglise preconciliaire, paul vi, jean paul ii, franciscains, franciscains spirituels, sermon sur la montagne, saint francois d assise, peche originel, itinerarium mentis in deum, dieu, connaissance de dieu, contemplation, la triple voie, purification, illumination, union, directeurs spirituels, traites spirituels, france, canada, college stanislas, paris, esperance, temoins, christ |
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24.06.2009
LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (4)
Le Congrès International des Radios
Etant donné ses caractéristiques - possibilité d'utilisation, simplicité, utilisation de la parole, facilité pour trouver les moyens nécessaires - la Radio est un instrument qui a été redécouvert aussi par la Mission catholique. Le rapport entre Mission et Radios Catholiques, a été l'objet d'un Congrès, organisé au mois de juin 2008 par le Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, sous ce titre significatif : « L'identité de la mission des Radios Catholiques aujourd'hui. De la pensée sur l'homme à une information au service de la personne ». Le Congrès, dont ont été protagonistes plus de 60 Pays des 5 Continents, a été l'occasion pour réfléchir sur le rôle de la Radio dans les Territoires de Mission, et pour présenter les expérience les plus significatives déjà en cours. Les participants au Congrès ont été reçus par le Pape Benoît XVI, qui a mis l'accent sur l'importance de la parole, instrument fondamental pour l'homme de réaliser une des caractéristiques anthropologiques qui le distingue, celle de la communication.

Benoît XVI et Mgr Celli
La capacité de relation de l'homme se fonde « sur la richesse partagée par une raison créée à l'image et à la ressemblance du Logos Eternel de Dieu, ce Logos par lequel tout a été créé librement et par amour ». Un Logos non étranger à la vie des hommes mais qui, au contraire, dans l'amour révélé par Lui et donné dans le Christ, suscite en eux la possibilité et le désir d'un rapport nouveau avec Lui et entre eux. Le thème de la parole a été central aussi au Synode des Evêques, au mois d'octobre dernier, centré effectivement sur la Parole de Dieu, sur l'écoute, sur la lecture et sur l'amour dont le Verbe doit être l'objet.
Le Congrès a été pensé comme étant possibilité réelle de contribution et d'échange entre les différentes réalités présentes : pour cela, il a été réparti en groupes qui, durant les différentes journées, ont abordé le rôle des Radios dans la communication de la parole, les potentialités de la Radio selon le message et selon le public auquel on s'adresse, les questions qu'il est le plus urgent d'aborder par la Radio, l'apport des nouvelles technologies pour utiliser la Radio au maximum des possibilités dont elle est faite. Des idées importantes de travail ont été émises par ce Congrès : comme l'a déclaré également le Pape, en rencontrant les membres du Congrès, la conscience d'une manière toujours nouvelle que les Radios Catholiques ont de faire la Mission ; la certitude que l'expérience radiophonique naît elle aussi de la rencontre avec Jésus, et donc, qu'elle a comme mission la diffusion de l'Evangile, vécue dans un contexte spécifique (en fonction des lieux, par exemple) ; la promotion humaine, à laquelle les Radios doivent toujours veiller, surtout dans les endroits les plus difficiles où, même pour utiliser la Radio est problème qui semble impossible ; Et, comme l'a rappelé Mgr Celli, la conscience d'être porteurs du Message d'un Autre plus grand que nous : non seulement, donc, les innovations technologiques ou les capacités personnelles à faire de la Radio un véhicule important pour l'évangélisation, mais surtout la Grâce de Dieu qui se transmet par la Parole.
(fides.org)
07:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : radio, congres international des radios, mission, communications sociales, radios catholiques, benoit xvi, communication, logos, relation, synode des eveques, parole de dieu, verbe, pape, jesus, evangile, mgr celli, evangelisation, grace |
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19.06.2009
Année Sacerdotale - Dossier
04:29 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : portugal, osservatore romano, jurgen habermas, clerge, annee sacerdotale, sacre-coeur, congregation pour le clerge, secularisme, france, belgique, espagne, grande-bretagne, etats-unis, pretres, concile, eglise catholique, cure d ars, jean-marie vianney, saints, vocations, formation, seminaires, congregation pour l education catholique, dominicain, academie pontificale saint thomas d aquin, curie, europe, jeunes, catechisme de l eglise catholique, histoire de l eglise, vatican ii, catechese, opinion publique, peche, grace, vertus theologiales, liturgie, sens du sacre, devotion populaire, processions, pelerinages, cardinal, jean paul ii, evangelisation, morale, moines, religieux, education, ethique |
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