03.08.2008

Guatémala: Engagement décidé de l’Eglise en faveur des immigrés

AMERIQUE/GUATEMALA - Engagement décidé de l’Eglise en faveur des immigrés : “L’Eglise doit se maintenir critique face à toute idéologie qui ne part pas de la valeur inaliénable de la personne humaine”

 

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Guatemala City (Agence Fides) – L’Eglise catholique du Guatemala est fortement engagée en faveur des immigrés. Tel est ce qu’on lit dans un document publié par la Conférence épiscopale où est décrite la réalité migratoire dramatique dans le pays et l’engagement en ce sens. De ce texte il ressort que le Guatemala a un indice de pauvreté élevé, qui, uni aux crises actuelles enregistrées dans le monde, favorise le phénomène de l’immigration vers les Etats-Unis. Les familles qui émigrent “constituent l’une des sources économiques principales au Guatemala, presque douze pour cent du produit intérieur brut”. Ceux qui souffrent majoritairement de cette situation sont les populations indigènes, les descendants africains et les paysans.

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Le phénomène, déclarent les évêques, présente de sérieux problèmes supplémentaires avec la présence des trafiquants d’êtres humains (dits “coyote”), en particulier à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, où sont fréquents “la traite et le trafic d’êtres humains, étant donné que c’est le lieu où arrivent de très nombreux individus qui ont besoin de guides dans la partie centroaméricaine et pour dépasser de nombreux contrôles au Mexique”. En outre les réseaux internationaux de trafiquants existent, “une structure humaine qui rassemble des institutions de l’Etat et d’entreprises privées”, auxquelles les immigrés se voient obligés de payer de grandes sommes pour pouvoir réaliser le voyage.

Face à cette situation, les évêques rappellent les droits de l’homme qui “ne font pas encore partie de la responsabilité de l’Etat”, à cause desquels “de grandes lacunes existent actuellement dans la législation de protection existante. Les Etats n’acceptent pas encore le droit des immigrés à rester où l’un trouve des conditions de travail plus dignes”. De plus les migrations entraînent avec elles de nombreux autres problèmes comme la désintégration familiale, l’exploitation du travail, la perte des droits sociaux et civils, la discrimination, le racisme, la solitude, la perte des valeurs culturelles, religieuses et morales, l’abandon, l’insécurité.

C’est pourquoi “l’engagement d’accompagner les immigrés est l’un des grands objectifs qu’en tant qu’Eglise du Guatemala nous nous sommes fixés”, lit-on encore dans le document. Pour les évêques, une union plus importante entre l’Eglise d’origine, de transit et de destination est nécessaire, en créant un mécanisme de communion, à savoir, des réseaux nationaux et internationaux, en unissant forces et ressources, en dépassant les causes structurelles qui provoquent l’immigration, en offrant aide spirituelle, conseil en matière de droits de l’homme et assistance pour la préparation de documentation personnelle et de travail.

“Le choix préférentiel pour les immigrés n’est pas en option, mais au contraire il est prioritaire et évangélique : nous le faisons parce que les immigrés sont les plus pauvres parmi les plus pauvres”, affirment les évêques. Et ils rappellent que l’Eglise “plus que d’autres instances, doit dépasser les relations de dépendance et de pouvoir”. Elle doit en outre “se maintenir critique face aux idéologies du système d’un marché qui exclut et face au triomphe du capitalisme mondialisé au coût de la vie des pauvres, comme à toute autre idéologie qui ne part pas de la valeur inaliénable de la personne humaine”.

A ce sujet, la Pastorale pour la Mobilité Humaine de la Conférence épiscopale présente certains engagements possibles avec les immigrés : que soient toujours reconnus les individus avec des droits ; sensibiliser les autorités ; protéger les immigrés et leurs droits par le biais des alliances institutionnelles au niveau de l’Eglise, la société civile et l’Etat ; lutter afin que les immigrés puissent régulariser leur situation ; continuer à soutenir aux immigrés dans les Maisons de l’immigré et les Centres d’aide humanitaire ; travailler pour l’arrêt des poursuites indiscriminées et des déportations de masse.

(Agence Fides 31/7/2008)

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12.03.2008

Guatémala: réponse concrète aux besoins

AMERIQUE/GUATEMALA - “L’Eglise cherche à donner une réponse concrète aux besoins dans le soutien aux paysans, la valorisation de la femme et de l’éducation”: entretien au pro-vicariat aposotolique de El Peten

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P. Octave Sassu O.P, Pro-vicaire apostolique du vicariat apostolique de El Peten, dépendant de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, présente le travail que l’Eglise développe au vicariat au niveau social et ecclésial dans un entretien avec l’agence Fides à l’occasion de la visite récente “Ad Limina Apostolorum”.

Le vicariat de El Peten a une extension équivalente au tiers de tout le Guatémala. Jusqu’à environ 40 années auparavant, El Peten était un territoire oublié et était considéré comme le deuxième poumon vert de l’Amérique latine. Au cours des 20-30 dernières années il a énormément grandi, surtout en raison de l’immigration dans cette région de paysans à la recherche de terrain. Ceci a comporté un renversement de l’environnement naturel, en raison du déboisement et de la contrebande du bois.
 
Selon p. Sassu, les principaux problèmes de El Peten concernent le traffic de drogue et la question de l’acquisition de terrain de la part des paysans. En outre, à travers l’impunité et la corruption, la violence et le crime organisé se sont enracinés et croissent de plus en plus dans la région.

“En tant que vicariat apostolique nous cherchons à répondre à ce défi - continue P. Sassu -. Nous travaillons beaucoup sur le champ de la promotion sociale. L’un des points de notre plan pastoral consiste dans la 'persévérance de l’espérance dans la lutte pour la vie dans les divers secteurs critiques de El Peten'. Par exemple la question du terrain, pour laquelle nous travaillons à deux niveaux: d’une part nous cherchons à offrir un certaine sécurité au niveau juridique, et nous avons activé à ce sujet un bureau juridique avec une équipe qui y travaille; d’autre part nous soutenons le projet d’enregistrement des biens au niveau national. L’autre secteur toujours plus important en ce moment est celui de la promotion agraire. Il ne servirait à rien d’obenir un titre de propriété de terrain si les paysans n’avait pas ensuite les moyens de l’utiliser et de l’exploiter. Par conséquent nous favorisons aussi une promotion agraire, afin que les paysans puissent avoir des éléments de connaissance, des outils nécessaires et des soutiens pour les cultures alternatives. Nous essayons aussi de faire face au phénomène de vente des terrains. Très frèquemment il arrive qu’après tous les efforts et les luttes pour l’obtenir, les paysans, une fois propriétaires, finissent par le revendre en raison du manque de moyens et des pressions subies de la part des grands propriétaires, sachant que ces terrains seront ensuite exploités pour d’autres fins. Pour cela nous cherchons en premier lieu à éveiller la conscience de ces personnes afin qu’elles ne vendent pas leur terrain, en leur offrant un appui nécessaire pour qu’ils ne ressentent pas la nécessité de la céder.
Nous travaillons aussi beaucoup pour les droits de la femme; de toute façon à El Peten comme dans tout le Guatémala il existe généralement une mentalité machiste. Nous réalisons donc un travail d’accompagnement des femmes pour qu’elles aient conscience de leur dignité et de leurs droits, afin qu’elle puissent être elles-même protagonistes de leur développement et de valorisation.
L’autre secteur dans lequel nous travaillons beaucoup est celui de l’éducation à la santé, secteurs desquels l’Etat est absolument absent. Au niveau de la santé nous avons des programmes dans presque toutes les paroisses. Tout cela fait partie de la réponse que nous essayons de donner face aux grands besoins dans lesquels se trouve le vicariat.
Au niveau écclésial nous avons une Eglise très vivante et engagée. L’un des problèmes est représenté par la grande extension territoriale et par le nombre restreint d’opérateurs pastoraux, qui ne nous permet pas de donner réponse à toutes les exigences, bien qu’au cours des ces dernières années leur nombre ait grandi, surtout en nombre de prêtres venant de l’extérieur. Actuellement nous avons 22 prêtres, desquels 6 sont ici depuis le début, et nous comptons sur une importante présence de soeurs qui sont d’une grande aide. Comme celà se produit dans tout le Guatemala, le travail des catéchistes y est très important, et est comme la colonne vertébrale de la pastorale de notre dicoèse; pour notre vicariat, il est fondamental.
Nous sommes également engagés dans l’insertion de la foi dans la société, grâce à la présence de frères indigènes. La moitié de la population est d’éthnie Kekchi, une population qui a continué à grandir au cours des dernières années, en raison de l’augmentation de l’immigration. Sur le plan ecclésial, nous essayons aussi de vivre et de partager les responsabilitées entre religieux, religieuses, prêtres et laïcs. C’est donc une Eglise qui cherche la communion, la participation et la co-responsabilité”.
(Source : Agence Fides 11/3/2008)
 

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11.03.2008

Guatémala: Eglise vivante, riche de martyrs, avec beaucoup de vocations

AMERIQUE/GUATEMALA - “Une Eglise vivante et riche de martyrs, avec beaucoup de vocations, plus de 2000 cathéchistes et 23 martyrs, malgré les nombreux problèmes et défis d’aujourd’hui”: entretien au vicariat apostolique de Izabal

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Le Guatemala est subdivisé en 12 diocèses et 2 vicariats apostoliques, dont l’un est le vicariat de Izabal, dépendant de la Congrégation pour l’évangélisation des Peuples. Son vicaire apostolique, Mgr. Gabriel Pena Rodriguez, lors d’un entretien consenti à l’Agence Fides au cours de sa récente visite “Ad Limina Apostolorum”, nous a présenté les principales caractéristiques du vicariat qui lui a été confié.
 
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Quelles sont les caractéristiques principales et les défs du vicariat apostolique de Izabal?

Le vicariat d’Izabal a 40 ans, 20 en tant qu’administrateur apostolique et 20 comme vicariat apostolique. L’un des principaux défis de ce vicariat concerne la culture, étant donné qu’elles sont au nombre de trois: c’est le seul département du Guatemala qui soit latin et où l’on compte des indigènes et des afro-américains. Celà représente une grande richesse, mais en même temps un défi dans la confrontation des cultures. Nous devons chercher à être respectueux envers les coutumes des peuples que nous évangélisons; ils doivent se sentir accueillis par l’Eglise, en acceptant les bonnes choses qu’ils ont et en corrigeant en même temps ce qui ne correspond pas à l’évangile.

Dans cette région également nous sommes confrontés au défi des grandes propriétés et au problème de la terre. La majorité des gens n’a pas de terres à cultiver, c’est pourquoi les pauvres envahissent parfois les propriétés appartenant à l’état. Ce n’est pas par hasard que, avant que j’arrive à Rome, une commune entière et 40 communautés ont manifesté afin d’exiger des terres et ont pris en ôtage 29 policiers, cherchant ainsi à être entendus du gouvernement afin qu’on leur accorde un accès aux terres.

Nous vivons en outre le problème du traffic de drogue. La géographie même du vicariat d’Izabal, situé en bord de mer, entre Belize et le Honduras, crée des conditions idéales pour le traffic de drogue. Retenons qu’ici se trouvent les gérants du traffic de drogue du Guatemala. Ce sont eux qui commandent, en se servant de groupes armés qui les protègent. Ils contribuent aussi au problème des terres des gens pauvres, en les leurs achetant sous la menace à un prix bien inférieur.

Au niveau ecclésial, notre problème principal est représenté par les sectes qui abondent dans tout le pays et qui sont facilitées par le manque de prêtres qui soients en mesure d’assister adéquatement toute la population.
 
 
 
 
Quelles sont les principales caractéristiques de l’Eglise dans le vicariat d’Izabal?

Disons que c’est une Eglise vivante. Pour le moment nous n’avons encore que peu de prêtres mais beaucoup de vocations. Celles-ci sont toujours une grande bénédiction pour le vicariat, bien qu’elles impliquent aussi un problème économique afin de soutenir le séminaire qui dépasse toujours nos capacités d’accueil. Grâce à Dieu nous continuons de recevoir des aides pour celà. Actuellement nous avons 23 séminaristes majeurs et 20 mineurs. Nous avons en outre beaucoup de vocations à la vie religieuse, surtout féminines. Un monastère de vie contemplative des Servantes du Très-Saint et de l’Immaculée a été fondé, des religieuses d’origine espagnole qui, face au manque de vocations en Europe n’a pa voulu apporter des vocations de l’Amérique mais a préféré fonder directement sur le lieu leur propre maison, en fortifiant les Eglises en Amérique Latine et en donnant en même temps le possibilité aux jeunes de la région de répondre à l’appel vocationel. Ce n’est pas par hasrd que nous avons déjà 15 vocations.

L’autre caractéristique de notre Eglise est que nous comptons sur quelques laics très engagés. L’Eglise vit grâce à la généreuse collaboration de plus de 2000 catéchistes qui réussissent à répondre aux besoins spirituels des communautés rurales, parce que le vicariat est surtout une région rurale avec peu de villes.

Elle est en outre une Eglise de martyrs. Nous avons 23 martyrs et c’est à peine qu’a commencé le procès de béatification d’un prêtre et d’un catéchiste. Nous finissons déjà la phase diocésaine du procès. Nous comptons pouvoir consigner notre travail à Rome en juillet.
 
 
 
 
Malgré le manque de personnel et de moyens, le vicariat d’Izabal promeut l’engagement pour la mission?

Bien sûr. A Izabal nous sommes dans l’attente de nous unir au travail de la Grande Mission Continentale. C’est tout le continent qui a pris cette décision et je crois que tous sont décidés à réaliser la Mission continentale. Pour l’instant nous attendons les indications de la CELAM avant de porter en avant la mission. La chose la plus importante et immédiate est l’acquisition du Document de Aparecida. Pour celà, dans tous les diocèses et les paroisses, des cours sur Aparecida sont en train d’être réalisés.

En outre, nous vivons dans le vicariat la grande attente de la célébration, en 2009, du Troisième Congrès missionnaire guatémalais. Nous avons déjà commencé les préparatifs et l’attendons vivement. Depuis quelques temps, en préparation du Congrès, deux symboles missionnaires traversent tous les villages et les paroisses: la Croix missionnaire et une immage de l’Immaculée, notre Patronne. Ces visites finiront peu avant la célébration du Congrès, prévu pour septembre ou octobre 2009.
 
(Source : Agence Fides 2008-03-10)
 
 
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10.03.2008

Guatémala: une vigueur nouvelle pour la prédication et la catéchèse dans le contexte de la globalisation

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI aux Evêques du Guatémala : « Je vous encourage à poursuivre avec un esprit nouveau la Mission évangélisatrice de l’Eglise dans le cadre des changements culturels et de la globalisation, en donnant une vigueur nouvelle à la prédication et à la catéchèse »

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« Comme l’a fait mon vénéré Prédécesseur Jean Paul II lors de sa première visite dans votre Pays, je vous encourage à poursuivre avec un esprit nouveau la Mission évangélisatrice de l’Eglise dans le cadre des changements culturels et de la globalisation, en donnant une vigueur nouvelle à la prédication et à la catéchèse, en proclamant Jésus-Christ, le Fils de Dieu, comme fondement et raison d’être de tout croyant ».
C’est avec cette exhortation que le Pape Benoît XVI s’est adressé aux Evêques du Guatémala reçus en audience le 6 mars, à l’occasion de leur visite « ad limina ».
« L’évangélisation des cultures est une tâche prioritaire, afin que la Parole de Dieu devienne accessible à tous, et que, accueillie dans l’esprit et dans le cœur, elle soit lumière qui les éclaire, et eau qui les purifie, avec le message de l’Evangile qui apporte le salut pour le genre humain tout entier ».
Face aux préoccupations des Pasteurs en raison de l’augmentation de la violence et de la pauvreté, qui touche de grands secteurs de la population du Guatémala et entraîne une forte émigration avec de graves conséquences au plan personnel et familial, le Pape a invité les Evêques à renouveler leurs efforts
« pour montrer à tous le visage miséricordieux du Seigneur, dont l’Eglise est appelée à être l’image, en accompagnant et en servant avec générosité et avec dévouement ceux qui souffrent et ceux qui sont le plus sans défense ».
Pour s’opposer à l’avancée des sectes et des groupes
« qui se disent charismatiques, qui créent la désorientation, et parviennent à mettre en danger la communion ecclésiale »,
le Saint-Père a déclaré :
« La fermeté de la foi et la participation aux Sacrements rendent forts vos fidèles ».
Dans la tradition des cultures locales, la famille occupe une place centrale ; toutefois, elle doit aujourd’hui faire face à de nombreux problèmes pastoraux et humains,
« c’est pourquoi l’Eglise se consacre toujours avec une attention particulière à former solidement tout ceux qui se préparent à contracter mariage, en inspirant constamment la foi et l’espérance dans les familles, et en veillant à ce que, avec les aides nécessaires, elles puissent remplir leurs responsabilités ».
A propos des prêtres, qui sont les principaux collaborateurs de l’Evêque, le Saint-Père a déclaré :
« Ils doivent voir dans leur propre Evêque un vrai Père et un vrai Maître, très proche d’eux, chez qui ils peuvent trouver de l’aide dans leurs besoins spirituels et matériels, mais aussi un conseil approprié dans les moments de difficulté. Ils ont toujours besoin d’encouragement pour persévérer dans la voie de la sainteté sacerdotale authentique, en hommes véritables de prière, mais aussi de moyens adéquats pour développer leur formation humaine et théologique ».
L’exemple et le zèle pastoral des prêtres doivent ainsi être
« un appel vivant pour les jeunes et pur les moins jeunes, à se consacrer entièrement au Seigneur ».
Le Saint-Père a rappelé enfin le II° Congrès Missionnaire Américain, qui s’est tenu au Guatémala en 2003, et les Conclusions de la V° Conférence de l’Episcopat de l’Amérique Latine et des Caraïbes, à Aparecida, en invitant à rendre toujours plus intense l’engagement missionnaire dans les diocèses et dans les Vicariats Apostoliques de la Nation, et à mener à leur terme les engagements pris dans le domaine de l’évangélisation.

Pour terminer, le Pape Benoît XVI a invité les Evêques « à continuer à diriger le Peuple de Dieu » qui leur était confié :
« Par votre parole et par votre exemple, que l’Eglise continue à resplendir comme source d’espérance pour tous ! ».

(Source : Agence Fides, 7 mars 2008)
 

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12.12.2007

Guatemala: adoptions d'enfants à but lucratif

AMERIQUE/GUATEMALA - Les évêques du Guatemala dénoncent la transformation des adoptions d’enfants en une activité commerciale et à but lucratif

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Au Guatemala, l'adoption d’enfants s’est transformée, depuis quelques années, en une activité commerciale et lucrative, perdant ce caractère noble qui la caractérise quand elle tente de donner une famille et une maison stable à l’enfant abandonné, indigent, handicapé ou non désiré :
telle est la déclaration que la Conférence épiscopale du Guatemala a diffusé par un communiqué à l’occasion de l’approbation imminente, prévue pour le 11 décembre, d’une nouvelle loi sur les adoptions de la part du Congrès de la République.

Actuellement, lit on dans le communiqué,
on commerce avec les vies des enfants, en les traitant comme de la simple marchandise, achetés par des réseaux de véritable traite d’enfants.
De plus, à de nombreuses occasions, les enfants ne sont pas confiés volontairement mais
on utilise des manèges et des ruses, prêt d’utérus et enlèvements.
Cette situation, reconnaissent les évêques, est le symptôme de la profonde crise des valeurs humaines et morales que vit le pays.

Les évêques rappellent que le Guatemala
a approuvé la Convention des Droits de l’Enfant le 10 mai 1990, et en 2002 le Congrès de la République a approuvé l’Accord de l’Aia, bien que le président de la République avait exprimé son adhésion officielle cette même année, le Congrès de la République a approuvé à nouveau l’Accord de l’Aia le 31 mai 2007, avec prise d’effet à partir du 31 décembre prochain.
Selon un tel accord, l’Etat guatémaltèque doit assurer la réalisation de ces accords en promulguant une loi sur les adoptions qui récapitulent les contenus des accords signés.

C’est à présent au Congrès de la République de rester fidèle à sa responsabilité historique, en approuvant la loi sur les adoptions visant à protéger les droits de l’enfant et à faire face avec fermeté aux excès et aux attitudes immorales qui ont transformé l’adoption en un commerce,
conclut le communiqué des évêques.
 
(Source : Agence Fides)

Le texte intégral du communiqué

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