09.05.2011

Benoît XVI à Venise : le cardinal Scola dresse un bilan positif

pape cardinal scola.JPGBenoît XVI a appelé les catholiques à ne pas céder à la peur des autres, à respecter les étrangers et les personnes venues de loin, à ne pas les considérer comme une menace, à instaurer une convivialité fondée sur l’amitié et le respect. Son court déplacement dans le Nord-est de l’Italie, les 7 et 8 mai a été un véritable succès.

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02.03.2011

Liberté religieuse et protection des chrétiens au cœur des échanges entre le Pape et le Président du Parlement européen

pape parlement europeen.JPGLe pape a reçu ce lundi matin le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek. Selon le communiqué du Saint-Siège publié à l’issue de la visite, les entretiens qui se sont déroulés dans un climat cordial ont permis d’échanger sur les relations entre l’Église et les différentes institutions européennes, mais aussi à propos de la contribution que l’Église peut apporter à l’Union Européenne.

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03.08.2010

Une statue pour célébrer le grand petit service des servants d'autel

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Les servants d'autel flamands aussi...
Les audiences générales vont reprendre ce mercredi au Vatican après la pause du mois de juillet. Et cette reprise sera marquée par la présence de plus de 50.000 servants d’autel, garçons et filles, venus de plusieurs pays d’Europe. Le gros des troupes est composé de germanophones. Les scandales de pédophilie qui ont défrayé la chronique ne semblent avoir découragé les participants toujours plus nombreux.

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25.04.2010

L'Eglise en tant qu'institution possède un droit à s'exprimer publiquement

"L'Eglise respecte la liberté pour tous de penser autrement qu'elle ; elle aimerait aussi que soit respecté son droit d'expression".

Benoît XVI a insisté à plusieurs reprises sur ce point dans le discours qu’il avait réservé à l'ambassadeur de Belgique près le Saint Siège, Charles Ghislain, venu lui présenter ses lettres de créances ce samedi.

Le Pape a aussi exhorté le pays à s'illuster dans la recherche du consensus autant sur la scène européenne qu'intérieure…

Détail de ce discours, Marie Duhamel (Radio Vatican): >>


ROME, Jeudi 4 mars 2010 (ZENIT.org) - M. Charles Ghislain (photo) est depuis le 1er mars le nouvel ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège, annonce l'agence de presse catholique de Belgique « CathoBel ».


http://www.catho.be/fileadmin/user_upload/image/medium/Depeches_Cathobel_Ghislain_charles_ambassStSiege__1626.jpg


M. Ghislain succède à M. Frank E. De Coninck qui occupait cette fonction depuis octobre 2006.

M. Ghislain était, depuis 2007 ambassadeur itinérant pour l'Ouzbékistan, l'Arménie et la Géorgie, la résidence administrative se trouvant à Bruxelles.

Marié, père de 3 enfants, Charles Ghislain est né à Uccle (Bruxelles) le 28 novembre 1951. Il est licencié en sciences politiques, et commerciales et en Droit maritime et aérien.

Sa carrière diplomatique a commencé en 1978, comme attaché d'ambassade à Vienne (Autriche). Il a été ensuite secrétaire d'ambassade en Hongrie (1979), premier secrétaire d'ambassade à Madrid (Espagne, 1983), conseiller et premier collaborateur de l'ambassadeur à Washington (EU, à partir 1988), directeur d'Europe-Amérique du Nord pour les relations bilatérales économiques aux Affaires étrangères à Bruxelles (à partir de 1992) et à partir 1995 adjoint au Représentant permanent auprès de l'OCDE à Paris (France).

En 1999, il a été ambassadeur de Belgique en Algérie et de 2002 à 2007, Représentant permanent auprès du Conseil de l'Europe.

© CathoBel/Kerknet

24.02.2010

Le rabbin qui étudiait Jésus

Ce juif Jésus qui changea la vie du grand rabbin de Rome

Il la changea au point que celui-ci se fit baptiser dans l'Église catholique. Son livre "Le Nazaréen" a été réédité et a fait dans "L'Osservatore Romano" l'objet d'une critique signée par une chercheuse juive. Au même moment, le second volume du "Jésus de Nazareth" du pape va être imprimé

par Sandro Magister




ROME, le 24 février 2010 – Le premier à qui il a annoncé qu’il avait fini d’écrire son livre sur Jésus a été un rabbin juif. C’était le jour après sa visite à la synagogue de Rome, le 18 janvier dernier.

Le rabbin, c’est l'Américain Jacob Neusner ; l'auteur du livre, c’est Benoît XVI.

Le premier volume du "Jésus de Nazareth" du pape Joseph Ratzinger a été publié il y a trois ans. Le second et dernier volume de cet ouvrage, consacré à la passion et à la résurrection de Jésus et aux Évangiles de l'enfance, est maintenant prêt à être traduit et imprimé.

Mais au même moment, par une coïncidence significative, la réimpression d’un autre livre important sur Jésus, intitulé "Il Nazareno" et écrit il y a plus de 70 ans par un grand rabbin italien, est sortie ces jours-ci en Italie.

Ce n’est pas tout. Le 20 février, "L'Osservatore Romano" a publié, sous la signature d’une chercheuse réputée, Anna Foa, professeur d’histoire à l'Université de Rome "La Sapienza" et juive, une critique très positive de cette nouvelle édition du livre.

Cette critique marque aussi un changement important. L'auteur du livre, Israel Zoller, fut grand rabbin de la communauté juive de Rome et, en 1945, il se convertit à la foi catholique.

Sa conversion retentissante troubla fortement la communauté juive de Rome et d’Italie. Qui laissa tomber sur lui un silence qui a duré des décennies.

Par sa critique dans le "journal du pape", Anna Foa a définitivement mis fin à ce silence, mais elle a aussi indiqué que déjà "une reconnaissance de la messianité du Christ semblait paraître entre les lignes" de ce livre, même s’il avait été écrit plusieurs années avant la conversion de son auteur.


***


Israel Zoller naît en 1881 à Brody, alors village de la Galicie austro-hongroise et aujourd’hui situé en territoire polonais. À 6 ans, il émigre avec sa famille à Stanislavov, l'actuelle Ivano-Frankovsk, en Ukraine. Il étudie à Lviv puis à Florence. Il s’installe en Italie et change son nom en Zolli. Il devient grand rabbin de Trieste et enseigne la littérature juive à l'université de Padoue. S’étant installé à Rome, il est élu grand rabbin et directeur du collège rabbinique. Il démissionne au début de 1945 et demande en février de cette année à être baptisé dans l’Église catholique, sous le prénom d’Eugenio, celui du pape d’alors, Pie XII. Il meurt en 1956.

Son autobiographie, écrite en 1947 et réimprimée en Italie il y a six ans, aide beaucoup à comprendre le parcours et la signification de sa conversion à la foi chrétienne.

Dès l’enfance, pour lui, Jésus était présent avec tout son mystère, dans un monde rappelant les tableaux de Chagall, le peintre juif qui est né et a aussi vécu dans les régions aux confins de l'Europe orientale et de la Russie (photo) : il y a le village, la synagogue, le maïs sur la neige, l’école juive avec son maître sévère, les coqs sur les toits... Et beaucoup de figures volantes dans le ciel étoilé : les personnages de la Bible.

Mais, justement, il y a aussi Jésus, dès le début. Il y a le crucifix dans la maison du camarade de classe :


"Pourquoi a-t-il été crucifié, Lui ? Pourquoi nous, garçons, devenons-nous si différents devant Lui ? Non, non, Il ne peut pas avoir été méchant. Peut-être était-il, peut-être n’était-il pas – qui sait ? – le Serviteur de Dieu dont nous avons lu les chants à l’école. Je ne sais rien, mais je suis sûr d’une chose : Lui, il était bon, et alors... Et alors, pourquoi l’ont-ils crucifié?".


Il y a dès le début les Évangiles et le Nouveau Testament :


"Tout seul, je lisais l’Évangile et j’en éprouvais un plaisir infini. Quelle surprise pour moi au milieu du pré verdoyant : 'Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis'. Et du haut de la croix : 'Père, pardonne-leur'. Le Nouveau Testament est vraiment un testament... nouveau ! Tout cela me paraissait extraordinairement important. Des enseignements du type : 'Bienheureux les cœurs purs' et la prière sur la croix traçaient une ligne de démarcation entre le monde des idées anciennes et un nouveau cosmos moral. Eh oui ! Ici surgit un monde nouveau. Les formes sublimes du Royaume des Cieux se dessinent, celles des persécutés qui n’ont pas persécuté, mais aimé".


Le baptême viendra plusieurs années après. Et il apparaît dans l'autobiographie comme la floraison messianique naturelle d’une souche juive restée vivace, riche en destinée dès l’origine.

Israel Zoller, devenu ensuite Eugenio Zolli, a préfiguré dans sa vie l’apparition d’une relation fraternelle entre christianisme et judaïsme qui est aujourd’hui devenue le programme du chef suprême de l’Église.

Une relation fraternelle qui se joue entièrement sur la différence capitale entre les deux croyances : la reconnaissance de Jésus comme "mon Seigneur et mon Dieu".

Cette même différence est mise en lumière par Benoît XVI dans le chapitre relatif au Discours sur la Montagne du premier volume de son "Jésus de Nazareth", où son ami le rabbin Jacob Neusner symbolise le juif pieux qui refuse d’accepter la divinité de Jésus, alors comme aujourd’hui.

Mais voici, ci-dessous, la critique d’"Il Nazareno" du rabbin Zolli par Anna Foa, juive, publiée dans "L'Osservatore Romano" du 20 février 2010.



Le rabbin qui étudiait Jésus

par Anna Foa



Le livre "Il Nazareno" d’Eugenio Zolli a été publié en 1938, par l'Istituto delle Edizioni Accademiche d’Udine. Israel Zolli, qui deviendra ensuite Eugenio, était alors grand rabbin de Trieste et n’avait pas encore succédé – ce serait un an plus tard – comme grand rabbin de Rome au rabbin David Prato, chassé en 1938 parce que sioniste. Quelques mois après la publication de ce livre, les lois racistes de Mussolini firent de Zolli - né à Brody, en Galicie, mais qui avait grandi en Italie - un apatride et le jetèrent dans les dures années de la persécution. Sept ans plus tard, en février 1945, Israel Zolli se convertit au catholicisme, provoquant un grand scandale dans le monde juif italien et aussi beaucoup de bruit chez les non-juifs. Il prit comme prénom de baptême celui du pape Pacelli et devint ainsi Eugenio Zolli.

Il s’agit donc d’un livre sur Jésus-Christ écrit par un rabbin de premier plan qui était destiné à devenir peu après - malgré ce livre et malgré le vague parfum d’hérésie qui l’entourait depuis plusieurs années - grand rabbin de la communauté juive de Rome.

Le livre est-il une préfiguration du parcours postérieur de l'auteur, une anticipation de son baptême ultérieur ? Ou reflète-t-il un parcours d’études exégétiques largement répandu dans le monde juif, avec cette attention portée à la figure de Jésus-Christ qui caractérise une grande partie de la pensée exégétique juive européenne à partir de la seconde moitié du XIXe siècle ?

C’est dans cette seconde perspective qu’Alberto Latorre, l’éditeur du livre, place celui-ci lorsqu’il analyse, dans son ample et précieuse postface, les études juives et chrétiennes sur le Christ au cours des décennies cruciales du début du XXe siècle et qu’il replace le travail de Zolli dans ce contexte.

Le rabbin de Trieste parle de Jésus et des rapports entre le premier christianisme et la culture rabbinique de l’époque avec des accents et des thèses qui ne diffèrent pas de celles de Chayes et Margulies, ses maîtres du collège rabbinique de Florence. Il a suscité bien moins de polémiques que le livre de Joseph Klausner sur "Jésus le Nazaréen" qui fut attaqué, lors de sa parution en hébreu à Jérusalem en 1921, à la fois par les juifs orthodoxes et par les chrétiens, comme l’écrivain Amos Oz, petit-neveu de Klausner, le rappelle dans un intéressant passage de l’un de ses romans que Latorre reprend dans sa postface.

Ce domaine d’études était abondamment abordé par les chercheurs juifs de toute l’Europe, en particulier ceux de la zone allemande, héritiers de la Science du Judaïsme et liés aux courants réformés, qui soulignaient fortement la judéité de Jésus et mettaient en relief les correspondances entre le judaïsme rabbinique et le premier christianisme. Mais il était également privilégié par les chercheurs chrétiens, protestants en particulier, dans l’Allemagne du XIXe siècle, au sein de l’école de Tubingen et des écoles de théologie libérale ultérieures, et, au début du nouveau siècle, les chercheurs catholiques modernistes se l’étaient approprié.

Ce contexte était lié à la méthode historico-critique d’exégèse biblique, qui intéressait vivement les deux parties.

Si tel était le climat culturel dans lequel est né le puissant ouvrage de Zolli, il faut aussi dire que c’est un climat qui recevait très peu d’apports du monde juif italien. Font exception le collège rabbinique de Livourne où Élie Benamozegh enseigna pendant la seconde moitié du XIXe siècle, celui de Florence avec son noyau de professeurs venus de Galicie et Trieste, ville de l’empire des Habsbourg culturellement et jusqu’en 1918 politiquement, ouverte à tous les courants culturels de la Mitteleuropa, dont le courant psychanalytique, avec Weiss, n’était pas le moindre. Zolli, qui avait fait ses études à Florence et avait été rabbin pendant vingt ans à Trieste, eut des rapports très étroits avec ces deux villes.

Mais la culture juive italienne était loin de ces courants culturels plus vastes, liés à l'expérience des études allemandes et à l'empreinte que leur a laissée le mouvement réformé juif.

Elle ne partageait pas leur intérêt pour la figure historique de Jésus, pour les catégories juives de sa prédication et, en général, pour les racines juives du christianisme. Son approche était plus traditionnelle et locale ; à ce moment de l’histoire, elle réunissait judaïsme italien et études exégétiques catholiques, elles aussi très éloignées - sauf pour quelques personnalités plus liées au modernisme - du système exégétique historico-critique répandu dans le reste de l'Europe.

Dans son livre, qui réunissait des contributions déjà en partie publiées dans la revue de Raffaele Pettazzoni, "Studi e materiali di storia delle religioni" [Études et matériaux d’histoire des religions], et dans celle du moderniste Ernesto Buonaiuti, "Ricerche religiose" [Recherches religieuses], Zolli utilisait, en plus de la méthode historico-critique, l'analyse comparative des religions.

Dans ses conclusions, il s’écartait significativement à la fois de l'exégèse juive consolidée et des dogmes de l’Église catholique. Il soulignait fortement la ressemblance de la prédication de Jésus avec le judaïsme, il affirmait l’existence d’une rédaction originelle des Évangiles en hébreu et en araméen, il disait que le terme nazaréen ne venait pas de Nazareth – argument utilisé par les tenants de la non-historicité de Jésus – et il faisait dériver l'eucharistie d’une évolution du "seder" pascal juif.

De plus, dans le texte, une reconnaissance de la messianité du Christ semblait paraître entre les lignes. Sûrement, il y aurait eu de quoi susciter les réactions opposées des juifs et des catholiques. Mais ces réactions ne se sont pas produites. Selon l’éditeur du livre, Latorre, le monde catholique ne souhaitait pas attirer l'attention sur un livre "si difficile à déchiffrer et à classer", à un moment où la crise moderniste s’était calmée depuis peu et où le climat antisémite rendait dangereux tout débat sur des sujets aussi brûlants.

L’Église préféra donc passer le livre sous silence ou presque (si l’on excepte les critiques globalement positives des jésuites de "La Civiltà Cattolica"), allant jusqu’à renoncer à faire un usage apologétique d’un texte dans lequel un rabbin connu semblait admettre de manière voilée la messianité du Christ.

En ce qui concerne l’absence d’objections du côté juif, le contexte historique de la parution du livre - celui des lois raciales de 1938 - n’incitait pas à poser des questions si délicates, surtout dans les mois cruciaux de 1938-1939 où il y avait dans l’Église des gens qui, comme le père Agostino Gemelli, semblaient souhaiter une rencontre entre les doctrines racistes et l’Église catholique.

En revanche le livre fut très apprécié par le monde universitaire, en Italie et à l’étranger. En novembre 1938, Ernesto Buonaiuti en publia une critique enthousiaste dans "Ricerche Religiose".

Au-delà des questions strictement exégétiques, le livre met sous les yeux du lecteur actuel de nombreux points strictement historiques et renvoie de nombreuses questions sur l’histoire d’Israel/Eugenio Zolli et sur la nature même de sa conversion.

Cette conversion a certainement été le fruit d’un choix médité, le résultat d’un parcours long et difficile. C’est aussi une conversion qui s’est limitée à accentuer et à mettre en valeur d’autres points mais n’a pas paru changer profondément la qualité de son discours de base : une analyse rigoureusement critique des textes bibliques, qui le mettait au-dessus de toute orthodoxie, qui le conduisait à accentuer les liens historiques entre judaïsme rabbinique et christianisme et à trouver dans la figure du juif Jésus la clé de ce moment complexe de passage et de transformation.

"Le Nazaréen" appartient à la phase juive des travaux de recherche de Zolli, mais les changements introduits par la conversion dans ses travaux de critique ultérieurs ont été très rares et peut-être motivés uniquement par des raisons d’obéissance et de prudence.

Ainsi se démêlait, entre Wissenschaft juive et modernisme chrétien, le parcours religieux et scientifique, deux moments indissolublement entrelacés, de l'œuvre de Zolli.

Un personnage-frontière que les juifs, blessés à juste titre par sa défection, n’ont pas compris, et que l’Eglise de l’après-guerre, à une époque qui était encore à des années-lumière des ouvertures judéo-chrétiennes, a préféré laisser de côté.

"Le Nazaréen" est le fruit le plus élevé de cet être qui se situait aux confins, parmi les diverses orthodoxies.


Le livre :

Eugenio Zolli, "Il Nazareno. Studi di esegesi neotestamentaria alla luce dell'aramaico e del pensiero rabbinico", sous la direction d’Alberto Latorre, San Paolo, Milan, 2009, 618 pages, 42,00 euros.


Le journal du Saint-Siège qui a publié, le 20 février, la critique du livre de Zolli par Anna Foa :

> L'Osservatore Romano


A propos de ces sujets, sur www.chiesa :

> Focus JUIFS


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

09.09.2009

Union Européenne : un avortement toutes les 25 secondes en 2007

Union Européenne : un avortement toutes les 25 secondes en 2007

Statistiques de l’Institut pour la politique familiale

 

pro.life


ROME, Mardi 8 septembre 2009 (ZENIT.org) - Dans l'Union Européenne, en 2007, on a enregistré plus d'1.200.000 avortements, équivalents à un avortement toutes les 25 secondes, indique l'agence vaticane Fides qui cite l'Institut pour la politique familiale.

Ces dix dernières années, plus de 13 millions d'enfants ont été ‘éliminés' par cette pratique. Selon le président de l'Institut pour la Politique familiale (IPF), il s'agit d'une des causes de baisse démographique européenne. L'Espagne est le pays qui enregistre la plus grande augmentation des cas avec 126% (62.560 avortements en plus) ces dix dernières années, équivalents à un avortement toutes les 4,7 minutes. Dans des pays comme l'Allemagne ou l'Italie le nombre d'avortements a baissé.

C'est comme si on perdait l'équivalent de la somme de la population du Luxembourg et de Malte, ou de toute la population de l'Estonie, de Chypre, et de la Slovénie. Selon certaines données examinées par l'IPF, une grossesse sur 5 (19%) s'achève par un avortement. Plus de 176.000 avortements (un sur sept) soit 14,2 % du total des avortements concernent des adolescentes de moins de 20 ans.

L'IPF, citant des données EUROSTAT et de sources nationales, soutient que dans la décennie 1997-2007 les cas ont augmenté de façon vertigineuse : 62.560 en Espagne, 7.481 au Royaume Uni, 7.939 en France, 5.917 en Hollande, 5.772 en Suisse, 4.430 en Belgique, 3.282 en Grèce, 295 en Finlande.

Toujours dans la même période, on compte: -2.168 cas au Danemark, -2.832 en Pologne, -4.000 en Slovaquie, -4.533 en Slovénie, -7.742 en Estonie, -9.954 en Lettonie, -13.084 en Lituanie, -13.604 en Italie, -14.019 en Allemagne, -19.608 en République Tchèque, -30.694 en Hongrie, -50.302 en Bulgarie. Entre 1997 et 2006 en Roumanie, ont été enregistrés -196.880.

En pourcentage, dans la décennie 1997-2007 les avortements enregistrés correspondent à 6,19% en Espagne, 36,12 en Belgique, 26,40 en Hollande, 25,53 en Grèce, 18,36 en Suède, 14,32 au Royaume-Uni, 3,93 en France, 2,88 en Finlande, -9,71 en Italie, -10,71 en Allemagne,-12,64 au Danemark, -17,92 en Slovaquie, -41,16 en Hongrie, -43,55 en République Tchèque, -45,73 en Lettonie, -46,60 en Estonie, -46,69 en Slovénie. Entre 1997 et 2006 -56,72 avortements ont été enregistrés en Roumanie, -57,23 en Bulgarie, -57,69 en Lituanie, -89,31 en Pologne.


15.05.2008

Benoît XVI, La crise des familles est un problème énorme pour l'Eglise

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI aux Evêques de Hongrie : « La crise de la familles est une problème énorme pour l’Eglise. Sont en question la fidélité conjugale et, plus en général, les valeurs sur lesquelles se fonde la société »

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/images/bxvi_7.jpg

Rome (Agence Fides) - « La première réalité qui, malheureusement, fait les frais de la sécularisation qui se répand, est la famille qui, en Hongrie également, traverse une crise grave. Les symptômes en sont la diminution importante du nombre des mariages, et l’augmentation impressionnante du nombre des divorces, très souvent, précoces également. Ce qu’on appelle ‘les couples de fait’ se multiplient. Très justement, vous avez critiqué la reconnaissance publique des unions homosexuelles, parce qu’elles sont contraires non seulement à l’enseignement de l’Eglise, mais aussi à la Constitution de la Hongrie. Cette situation, unie au manque d’aides pour les familles nombreuses, a amené à une baisse drastique du nombre des naissances, rendue plus dramatique encore par la pratique répandue de l’avortement ».
C’est en ces termes que le Pape Benoît XVI s’est adressé aux Evêques de Hongrie, reçus en audience le 10 mai à l’occasion de leur visite « ad limina ».
 
« Naturellement, La crise de la famille est un problème énorme pour l’Eglise. Sont en question la fidélité conjugale et, plus en général, les valeurs sur lesquelles se fonde la société. C’est pourquoi il est évident que, après la famille, ceux qui ressentent les difficultés, ce sont les jeunes. Dans les villes, ils sont attirés par des formes nouvelles de divertissement, et, dans les villages, ils sont souvent abandonnés à eux-mêmes ».
Puis le Saint-Père a déclaré combien il appréciait les initiatives prises par l’Eglise « malgré les moyens limités dont elle dispose, pour animer le monde des jeunes, avec des temps de formation, d’amitié », qui encouragent et stimulent leurs responsabilités ». « Dans ce domaine, rentrent l’activité des chorales, pour encourager la diffusion de la musique sacrée, puis le soutien à l’école catholique et à l’Université catholique de Budapest, ainsi que l’évangélisation des cultures, qui se sert aussi des moyens de la communication sociale, et, dans ce domaine, votre Eglise a fait des progrès significatifs ».
« La longue période du régime communiste, a rappelé le Saint-Père, a marqué fortement la population hongroise, de telle sorte que, aujourd’hui encore, on en ressent toujours les conséquences : en particulier, on notre chez beaucoup une certaine difficulté à se fier aux autres, ce qui est typique pour ceux qui ont vécu longuement dans un climat de suspicion. Le sens d’insécurité est ensuite accentué par la conjoncture économique difficile, qu’un consumisme inconsidéré ne contribue pas à améliorer. Les personnes, y compris les catholiques, se ressentent en général de cette ‘faiblesse’ de pensée et de volonté qui est assez commune dans les temps que nous vivons… Dans ce contexte, l’Eglise doit être, à n’en point douter, une maîtresse, mais en se montrant toujours et avant tout Mère, afin de favoriser la croissance de la confiance réciproque, et la promotion de l’espérance ».
Le Saint-Père a souligné le travail des Evêques « pour maintenir vivante la foi du peuple » par la mise à jour des initiatives traditionnelles « comme les pèlerinages et les expressions de dévotion aux Saints de Hongrie » ; puis il a partagé la préoccupation « pour le manque de prêtres, et le surcroit de travail pastoral qui en découle pour les ministres actuels de l’Eglise ». A ce sujet, le Saint-Père a invité les prêtres à nourrir comme il convient leur vie spirituelle, afin qu’ils « sachent discerner l’essentiel du secondaire, en trouvant les justes priorités dans l’action quotidienne ».
« Malgré la sécularisation, l’Eglise Catholique reste pour de très nombreux Hongrois, la communauté religieuse à laquelle ils appartiennent, ou, tout au moins, un point de référence significatif. C’est pour cela qu’il est plus que jamais souhaitable que les rapports avec les Autorités de l’Etat soient empreintes d’une collaboration respectueuse, grâce aussi aux Accords bilatéraux… Cela ne manquera pas d’apporter un grand bienfait à toute la société hongroise, et en particulier dans les domaines de l’instruction et de la culture ».
(Agence Fides, 13 mai 2008)

 

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12.05.2008

L'Eglise, une référence pour la Hongrie

CITE DU VATICAN, 10 MAI 2008 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les prélats de la Conférence épiscopale hongroise à la fin de leur visite Ad Limina.

S'adressant à ses hôtes, il a dit:

"Le peuple qui vous est confié est spirituellement sous nos yeux, avec ses joies et ses projets, ses douleurs, ses problèmes et ses espérances",

avant de souligner combien

"la longue période du régime communiste a profondément marqué les hongrois, au point qu'on en voit encore les conséquences. On constate chez beaucoup de personnes une certaine difficulté à se fier aux autres, caractéristique de celui qui a longtemps vécu dans un climat de suspicion".

"La sensation d'insécurité - a-t-il poursuivi - est aussi accentuée par la conjoncture économique qu'un consumérisme inconsidéré ne contribue pas à améliorer. Les personnes, y compris les catholiques, ressentent une certaine faiblesse de pensée et de volonté, ce qui est assez commun à notre époque... Il est aujourd'hui souvent difficile d'approfondir sérieusement la théologie et la spiritualité parce qu'il y a un manque, d'une part, de préparation intellectuelle, et d'autre part, de référence objective à la vérité de la foi. Dans ce contexte, l'Eglise doit sûrement être un maître, tout en étant toujours et plus que tout mère, de façon à favoriser une augmentation de la confiance réciproque et à promouvoir l'espérance".

Puis le Saint-Père a parlé des répercussions de la sécularisation dans le pays en citant, en premier lieu, la crise de la famille dont les symptômes en sont

"la notable diminution du nombre de mariages et l'impressionnante augmentation des divorces"

ainsi que

"la multiplication des couples de fait... Vous avez critiqué à juste titre la reconnaissance publique des unions homosexuelles, parce qu'elle est contraire non seulement à l'enseignement de l'Eglise mais à la Constitution hongroise elle-même".

Le Pape a aussi rappelé

"la carence de subsides pour les familles nombreuses qui a entraîné une diminution drastique des naissances et d'une façon beaucoup plus dramatique une pratique répandue de l'avortement".

Benoît XVI a souligné que la crise des valeurs touchait aussi les jeunes et il a manifesté son soutien aux

"multiples initiatives promues par l'Eglise qui, avec les moyens limités dont celle-ci dispose pour animer le monde des jeunes avec des activités de formation... stimulent leur responsabilité".

Il a également encouragé les initiatives des évêques pour

"valoriser et remettre à l'ordre du jour des évènements traditionnels, dont des pèlerinages et des formes de dévotion aux saints hongrois, en particulier à sainte Elisabeth, Saint Emeric et bien sûr, saint Etienne".

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 Basilique Saint-Etienne à Budapest

Il a aussi dit qu'il partageait la préoccupation des évêques quant

"au manque de prêtres et la surcharge de travail pastoral conséquente pour les actuels ministres de l'Eglise".

Il les a ainsi invité à

"ne pas perdre ce qui est au coeur de leur existence et de leur ministère, et de discerner par conséquent l'essentiel du superflu pour trouver quelles sont les priorités dans l'action quotidienne".

"Malgré le poids de la sécularisation, l'Eglise catholique - a observé le Pape en conclusion - reste pour de nombreux Hongrois la communauté religieuse d'appartenance ou, au moins, une insigne référence. Il est donc plus que souhaitable que les rapports avec les autorités de l'Etat soient empreints d'une respectueuse collaboration, grâce aussi aux accords bilatéraux".

Il a ajouté que "l'unité" qui caractérise les prélats hongrois "dans la poursuite des enseignements de l'Eglise" était pour lui "un motif de sérénité et de réconfort".


16:18 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de l eglise, famille, hongrie, pape, eveques, vatican, morale, societe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |