03.05.2012

« Science et foi ont une réciprocité féconde »

pape,benoit xvi,foi,raison,hopital,gemelli,rome,italie,universites,chirurgie,cardinaux,angela scola,milan,institut giuseppe toniolo,franco anelli,auditorium,polyclinique gemelli,epiphanie,jean paul iiLa foi et la raison, la science et la raison : Benoît XVI est revenu ce jeudi matin sur le dialogue « fécond » que doivent entretenir ces deux dimensions de l’Homme lors d’un discours prononcé dans la cour de l’hôpital Gemelli, siège romain de l’Université catholique du Sacré Cœur. Cette visite intervient à l’occasion du cinquantenaire de la création de la Faculté de médecine et de chirurgie de cette université. Le Pape a été accueilli par le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, et président de l’Institut Giuseppe Toniolo d’Etudes supérieures et par le pro-recteur vicaire de l’Université, Franco Anelli. Il a rencontré la communauté universitaire sur l’esplanade de l’Auditorium. C’est la cinquième fois que Benoît XVI visite la Polyclinique Gemelli depuis le début de son pontificat. Le 5 janvier 2011, veille de l’Epiphanie, il y avait rencontré des enfants soignés dans les différents pavillons. Le nom de cette Polyclinique est désormais lié à la mémoire de Jean-Paul II qui y a été hospitalisé à plusieurs reprises. Le dernier étage de l’hôpital abrite des chambres réservées au Pape. 

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19.03.2010

Japon: Mère Teresa à l'origine du baptême de l'épouse et de la fille d'un prêtre shintô

Japon : L’épouse et la fille d’un prêtre shintô recevront le baptême à Pâques

Mère Teresa pour inspiratrice


ROME, Vendredi 19 mars 2010 (ZENIT.org) - Au Japon, lors de la veillée pascale, l'épouse et la fille d'un prêtre shintô recevront le baptême, rapporte « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris.

 

 

Wife  and daughter of Shinto priest prepare for baptism thumbnail
Miyuki Ito et sa fille Kotone avec le mari et le père Haruhiko

Le 3 avril prochain, Ito Miyuki, 38 ans, et sa fille, Kotone, 5 ans, seront baptisées dans la foi catholique. La célébration aura lieu dans l'église de la paroisse de Yonezawa, localité de la préfecture de Yamagata, à un peu moins de 300 km au nord de Tokyo. Miyuki et sa fille rejoindront ainsi les milliers de catéchumènes qui seront baptisés de par le monde lors de la veillée pascale, mais leur situation a ceci de particulier que Miyuki est l'épouse d'un prêtre shintô dans un pays où les catholiques représentent à peine 1 % de la population. « Ma maison est un temple shintô. Mon travail est celui d'une miko » (nom qui désigne l'assistante féminine du principal desservant d'un temple shintô), rapporte la jeune femme à l'agence Ucanews (1).

Le shintôïsme est intimement lié à la civilisation japonaise. Aujourd'hui encore, il existe plus de 100 000 sanctuaires shintô en activité au Japon, où l'on prie les kami (2). Religion première de l'archipel, considéré comme un animisme, le shintô demeure étroitement lié à la vie de tous les jours des Japonais et présente la particularité de ne pas posséder de corpus doctrinal établi. Quand un enfant naît au Japon, un prêtre ajoute son nom au registre du sanctuaire local et le déclare « Ujiko », littéralement « nom enfant ». Après sa mort, un « Ujiko » devient un « Ujigami », c'est-à-dire un kami. Une personne peut choisir d'avoir son nom ajouté à une autre liste lorsqu'elle déménage et ainsi être sur les deux registres. Des noms peuvent être ajoutés à un registre sans avoir le consentement de la personne et sans considération pour ses croyances. Cela n'est pas considéré comme une tentative d'imposer ses croyances mais plutôt comme un signe de bienvenue des kami de l'endroit, avec la promesse d'accéder au panthéon des kami après la mort.

A quelques semaines de son baptême, Miyuki continue de jouer de la musique sacrée lors des cérémonies où officie son mari. Après son baptême, elle continuera de faire de même. C'est à l'âge de 23 ans qu'elle a commencé à travailler dans un sanctuaire shintô, situé dans la préfecture de Shimane. Plus tard, elle est retournée vivre auprès de ses parents à Yamagata, où elle a rencontré Haruhiko, prêtre shintô de son état, et tous les deux se sont mariés. Sa connaissance de la foi chrétienne était alors très faible mais pas inexistante. Ses années de lycée s'étaient en effet déroulées dans un établissement catholique où elle avait été fascinée par le récit qu'on lui avait fait de la vie et de l'œuvre de Mère Teresa. Trois ans après son mariage, au cours d'un voyage en Inde, à Calcutta, elle avait visité les Missionnaires de la Charité et avait été bénie par leur fondatrice qui lui avait remis un chapelet, précieusement conservé depuis.

La conversion de Miyuki a toutefois eu lieu plus tard. En 2008, lors d'un repas, la jeune femme s'est mise à cracher du sang. Les médecins ont diagnostiqué un cancer du pharynx, très certainement mortel. Sans qu'elle puisse l'expliquer, elle eut alors à l'esprit l'image de Mère Teresa et s'est dit à elle-même : « Je veux être baptisée avant de mourir ! » A sa sortie de l'hôpital, elle se mit donc à chercher comment recevoir ce sacrement mais une personne proche de l'Eglise lui dit que, dans sa situation de miko, elle devrait reconsidérer sa décision. Malgré cela, elle persista dans son désir et se mit en contact avec la paroisse de Yonezawa où l'équipe responsable de catéchuménat l'accueillit. Deux mois plus tard, alors qu'elle commençait à se faire à l'idée de sa maladie, son cancer disparut. « Ma vie a été sauvée par Jésus Christ. Je veux passer le restant de mes jours auprès de l'Eglise », pensa-t-elle alors, réalisant également qu'elle était devenue « spirituellement assoiffée ».

De son expérience de miko, Miyuki retire l'impression que les personnes qui se rendent au sanctuaire shintô y viennent pour des considérations plus terrestres que spirituelles. « Lorsque [mon mari Haruhiko et moi] essayons de parler des dieux aux fidèles, ils nous demandent, incrédules : ‘Mais de quoi parlez-vous ?' Pourtant, nous avons vraiment, tous les deux, le désir de les entretenir à propos des dieux », témoigne-t-elle.

Miyuki a envisagé un temps d'abandonner ses fonctions de miko au sanctuaire, mais le curé de la paroisse et l'équipe de laïcs qui l'entourent l'en ont dissuadé. Quant à sa fille, Kotone, c'est elle-même qui est allée voir le curé pour demander, elle aussi, à être baptisée. « Je veux connaître Jésus. J'aime Jésus et j'aime Marie », affirme-t-elle du haut de ses cinq années.

Aujourd'hui, le mari de Miyuki ne voit pas d'objection à la perspective prochaine du baptême de son épouse et de sa fille. Il s'en dit même profondément heureux. « Etant donné ma position, je ne peux pas moi-même être baptisé, précise-t-il. La région où nous sommes installés voit sa population vieillir et décroître, mais, malgré cela, tous les habitants continuent à soutenir de leurs offrandes le sanctuaire lors des grandes fêtes shintô. J'estime que je dois faire tout ce qui est possible pour répondre aux attentes de ceux qui font tant pour assurer la vie de ce sanctuaire. »

Après Pâques et le baptême, la famille Ito projette de partir en France, où, en compagnie de plusieurs prêtres catholiques, ils iront en pèlerinage à Lourdes.



(1)           Ucanews, 12 mars 2010.

(2)           Les kami s'attachent à des objets sacrés, êtres spirituels, animaux, sources, chutes d'eaux, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Ils sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. Ce sont des esprits célestes ayant des pouvoirs, mais qui ne sont pas tout-puissants, et aussi des esprits terrestres dispensant des bénédictions ou des sanctions aux gens sur terre. Les kami inspirent le plus souvent une crainte respectueuse. On trouve parmi eux des animaux comme le tigre, le serpent ou le loup. L'empereur du Japon lui-même était auparavant considéré comme un kami. Un ministre impérial du IXème siècle est par exemple le kami de la calligraphie. La plus importante divinité est le soleil qui, entre autres vertus, protège contre les invasions. On peut donc dire que le drapeau du Japon est un symbole shintô.

Il y aurait huit millions de kami au Japon, qui a pour surnom Shinkoku (‘pays des divinités'). Ce nombre symbolise au Japon l'infini, il y aurait donc en réalité une infinité de kami, un pour chaque chose qui existe. (source : Wikipédia).

© Les dépêches d'Eglises d'Asie peuvent être reproduites, intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source.

28.01.2010

Chine: les catholiques préparent la fin d'année par des visites de famille

ASIE/CHINE - En vue de la fin d’année chinoise, la communauté catholique rend visite aux familles désavantagée et aux plus faibles pour leur apporter aide matérielle et spirituelle


Pékin (Agence Fides) – En vue de la fin de l’année chinoise, qui tombe le 14 février, la communauté catholique chinoise s’est déjà mobilisée, comme chaque année, pour prendre soin des familles marginalisées et de ceux qui font partie des couches les plus basses de la société pour qu’ils ne se sentent pas en marge durant ces fêtes.


Selon les informations parvenues à Fides, les lépreux, les handicapés mentaux, les personnes âgées seules…sont la priorité absolue pour les visites des catholiques.

Par ailleurs, ils apportent aussi les sacrements – réconciliation, communion, onction des malades – à tous ceux qui ont des difficultés pour se rendre à l’église. Parmi les nombreuses initiatives dont parle la notice, nous citons la paroisse de Lin He, diocèse de Ba Meng, dont les fidèles ont visité l’hôpital, la maison de retraite, l’orphelinat et des familles en difficulté, en leur apportant du lait, du riz, de la farine, de l’huile de cuisine, des fruits et des aides financières, pour que tous puissent vivre la fête de fin d’année. Par ailleurs, ils ont envoyé plus de 300 couettes dans la zone touchée par les fortes neiges des derniers jours.

Les fidèles ont visité aussi les parents de leurs prêtres et de leurs religieuses, pour remercier ces familles qui ont donné leurs propres enfants à la communauté. Les paysans de la zone la plus pauvre de la Chine continentale, province de Gui Zho, ont remercié les prêtres et les fidèles de la paroisse de Wei Yuan, diocèse de Gui Zhou, par ces paroles :

“C’est vous seuls, de l’Église, qui prenez soin de nous. Votre foi est vraie, elle est bonne”.

Avec 600 vêtements chauds et différents genres d’aliments recueillis en paroisse, eux aussi pourront passer un hiver et une fin d’année avec moins de difficultés. Le Père Meng Ning You, vicaire du diocèse de Tai Yuan, avec trois prêtres et 18 ministres extraordinaires de la communion, ont porté les sacrements de la réconciliation, de l’eucharistie et de l’onction des malades à 197 familles, avec des malades graves ou des personnes âgées de plus de 80 ans. Ce geste d’amour de l’Église, qui se reproduit depuis 16 ans, est en grande faveur auprès des fidèles. (NZ)

(Agence Fides 27/01/2010)

23.06.2009

Benoît XVI en pèlerinage chez Padre Pio

Benoît XVI met en garde contre les risques de l’activisme

Lors de sa visite à San Giovanni Rotondo

 

PAUS: ‘VERWELKOMING VAN VLUCHTELINGEN IS EEN PLICHT’

Benoît XVI en prière près du tombeau de Padre Pio

Source: Siciliani Gennari/SIR

 

Benoît XVI en pèlerinage à San Giovanni Rotondo

Source: Siciliani Gennari/SIR



ROME, Dimanche 21 juin 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a mis en garde les religieux, les religieuses et les laïcs, pris par les nombreuses tâches de la vie quotidienne, contre « le risque de négliger la chose vraiment nécessaire : écouter le Christ pour accomplir la volonté de Dieu ».

Durant l'homélie de la messe qu'il a célébrée à l'occasion de sa 15e visite pastorale en Italie, à San Giovanni Rotondo, le pape a aussi longuement évoqué la vie de Padre Pio, cet « homme simple, aux humbles origines ».

A son arrivée à San Giovanni Rotondo, le pape s'est rendu au sanctuaire de Notre-Dame des Grâces pour vénérer la dépouille de Padre Pio et visiter sa cellule, avant de célébrer la messe sur le parvis de l'église de Saint Pio de Pietrelcina.

Dans son homélie, le pape a évoqué « les risques de l'activisme et de la sécularisation », soulignant combien « religieux, religieuses et laïcs, (...) tellement pris par les mille tâches demandées par le service aux pèlerins, ou par les malades à l'hôpital » courent « le risque de négliger la chose vraiment nécessaire : écouter le Christ pour accomplir la volonté de Dieu ».

« Lorsque vous vous rendez compte que vous êtes proches de courir ce risque, tournez vous vers Padre Pio : vers son exemple, vers ses souffrances », a-t-il conseillé. « Et invoquez son intercession, pour qu'il vous obtienne du Seigneur la force dont vous avez besoin pour poursuivre sa mission ». « Et du ciel, lui continue à exercer cette délicieuse paternité spirituelle qui l'a distingué durant son existence terrestre ; il continue à accompagner ses confrères, ses enfants spirituels et l'œuvre tout entière qu'il a commencée ».

Benoît XVI a aussi longuement évoqué la personnalité de Padre Pio qui, « tout en restant uni à Jésus, a toujours eu en vue la profondeur du drame humain, et s'est offert et a offert toutes ses souffrances pour cela ». « Il a su se dépenser pour le soin et le soulagement des malades, signe privilégié de la miséricorde de Dieu ». « Guider les âmes et soulager la souffrance : c'est ainsi que la mission de saint Pio de Pietrelcina peut se résumer », a ajouté le pape.

Le Saint Père a aussi parlé de la « première préoccupation » de Padre Pio : « que les personnes retournent à Dieu, qu'elles puissent expérimenter sa miséricorde et, intérieurement renouvelées, qu'elles redécouvrent la beauté et la joie d'être chrétiens, de vivre en communion avec Jésus, d'appartenir à son Eglise et de pratiquer l'Evangile ». « Padre Pio attirait sur le chemin de la sainteté par son témoignage, indiquant par l'exemple la « voie » qui conduit à elle : la prière et la charité ».

« L'amour qu'il portait dans son cœur et transmettait aux autres était plein de tendresse, toujours attentif aux situations réelles des personnes et des familles », a conclu le pape.

 

 

Homélie de la messe du 21 juin : texte intégral