13.05.2012

Benoît XVI propose les valeurs de l'humanisme chrétien pour surmonter la crise

1_0_587584.jpegPour lutter contre la crise, il faut partager les ressources et changer de style de vie. Benoît XVI l’a affirmé ce dimance au cours de sa première visite pastorale en terre toscane. Une visite de quelques heures, bousculée par le mauvais temps. Le Pape a été contraint de renoncer à se rendre au sanctuaire franciscain de l’Alverne où saint François a reçu les stigmates. Deux étapes auront finalement marqué sa journée, la messe en plein air le matin à Arezzo et la rencontre avec la population de Sansepolcro dans la soirée. Avec en toile de fond, la crise et le chômage qui touchent spécialement les jeunes, Benoît XVI a invité les Italiens à ne pas céder au découragement

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22.05.2010

L'annonce de l'Evangile se heurte toujours aux pouvoirs de ce monde

Ceux qui annoncent le Christ se heurtent toujours aux pouvoirs de ce monde. Benoît XVI l’a affirmé dans un discours ce vendredi matin à l’assemblée du Conseil supérieur des Œuvres pontificales missionnaires qui a achevé son assemblée à Rome.

 

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Le Pape a relevé que ceux qui participent à la mission du Christ doivent tôt ou tard faire face à des vicissitudes, des désaccords et des souffrances. Evoquant l’exemple de Saint Paul, Benoît XVI a affirmé que la persécution était une preuve de l’authenticité de la mission apostolique.

Or l’évangélisation de l’humanité est une mission immense à une époque marquée par le manque de réflexion et de sagesse, face à la diffusion d'un humanisme qui exclut Dieu. D’où l’urgence d’éclairer les nouveaux problèmes à la lumière de l’Evangile qui lui ne change pas.

Benoît XVI a invité les missionnaires à porter un jugement critique sur les transformations planétaires qui sont en train de changer de manière substantielle la culture de l’humanité. Le message de l’Evangile est un appel à la liberté des fils de Dieu pour qu’ils puissent construire une société plus juste et solidaire. Les missionnaires doivent donc accepter les conséquences de leur ministère : la pauvreté évangélique, qui leur assure la liberté d’annoncer l’Evangile avec courage et franchise ; la non-violence qui les pousse à répondre au mal par le bien ; la disponibilité à donner leur propre vie pour le Christ et leur prochain.

Le pape s’est aussi félicité de l’aide solidaire apportée par les missionnaires aux jeunes Eglises. Ils ont un signe éloquent et vivant de la catholicité de l’Eglise. Les Œuvres pontificales missionnaires, créées afin de soutenir l’œuvre des missionnaires sur les territoires non-christianisés, sont à la fois une institution de l’Eglise universelle et de chaque Eglise particulière. Leur premier objectif est d’aider la coopération missionnaire.

 

(Radio Vatican)

14.05.2010

Matteo Ricci, un missionnaire d’avant-garde

En Chine, on l’appelle Li Madou. Matteo Ricci fut l’un des plus grands missionnaires jésuites des temps modernes. Aujourd’hui, 400 ans après sa disparition, les initiatives fleurissent pour lui rendre hommage, et mieux faire connaître sa trajectoire exceptionnelle.

 

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C’est en 1555, à Macerata, que le petit prodige italien voit le jour. Ordonné novice à Rome à 23 ans, il prend rapidement le chemin de l’Asie, direction : l’Inde. Très vite, il débarque en Chine, près de Canton. Là, ce grand humaniste entame une formidable entreprise d’intégration qui ne cessera qu’à sa mort à Pékin, le 11 mai 1610. L’empereur permettra même qu’il soit inhumé tout près de la Cité interdite. Pour qualifier la méthode d’évangélisation de ce missionnaire avant-gardiste, les spécialistes ont parlé d’« inculturation ».

 

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Le Père Michel Masson, jésuite, sinologue et directeur de l’Institut Ricci de Paris, revient sur ce concept fondamental et, plus largement, sur l’héritage laissé par Matteo Ricci: >>


Gros plan réalisé par Faustine Prévot (Radio Vatican).

27.11.2009

Matteo Ricci: éloges chinois

ASIE/CHINE - La Xin Hua, agence officielle de l’état chinois, dédie une longue partie au P. Matteo Ricci, le définissant comme “un modèle de l’intégration de la civilisation européenne et chinoise”

 

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Pékin (Agence Fides) – Le 11 mai 2010 sera fêté le 400ème anniversaire de la mort du P. Matteo Ricci, le grand missionnaire jésuite italien (1552-1610) qui, avec son zèle extraordinaire pour la mission, uni au talent scientifique, humaniste et culturel, a évangélisé l’empire chinois.

En vue de cet important anniversaire, au-delà du monde catholique chinois, les mass médias de l’état et populaires de la Chine rappellent dans un climat amical ce grand sage occidental.

L’Agence Officielle de l’État Chinois “Xin Hua”, Nouvelle Chine, le 23 novembre, lui a dédié un long article intitulé “Modèle d’intégration de la civilisation européenne et chinoise” qui a été reporté sur de nombreux sites parmi les plus visités, du gouvernement et populaires, comme le site Counsellor’s Office of the State Council, The China Internet Information Center,… et tant d’autres. L’article retrace la figure du P. Matteo Ricci en utilisant des expressions bien connues : “Pont entre l’Pont entre l’occident et l’orient”, “grand sage de l’occident”, “promoteur/modèle de l’échange entre occident et orient”.

On y lit aussi une biographie détaillée, sa vit, sa mission, sa contribution culturelle, scientifique, sociale et religieuse, en citant surtout la lettre du Saint Père Benoît XVI à Mgr Claudio Giuliodori, Évêque de Macerata-Tolentino-Recanati-Cingoli-Treia, à l’occasion de l’ouverture des célébrations pour les 400 ans de la mort du missionnaire.

En quatre parties – introduction, étude de la culture chinoise, deux voyages à Pékin, la route de l’intégration entre les différentes cultures et sciences – l’auteur de l’article analyse les différents facteurs qui sont la source de sa notoriété et qui en ont fait une figure très importante et très aimée aujourd’hui encore, estimé par tous les chinois, catholiques ou non. Enfin le P. Matteo Ricci est défini comme “le pionnier de la recherche d’une base commune de dialogue interreligieux et de l’échange scientifico-culturel. Avec son extraordinaire talent culturel et théologique qui dépasse le temps, il a indiqué une voie alternative de l’intégration entre la culture et la science pour tous”.

(Agence Fides 26/11/2009)

11.08.2009

L’homme ne peut jamais se substituer à Dieu

L’homme ne doit jamais se substituer à Dieu. C’est l’avertissement lancé par le Pape, ce dimanche, à l’Angélus. Selon Benoît XVI, l’athéisme et le nihilisme, qui n'ont cessé de gagner du terrain dans l'histoire récente, ont abouti à l’enfer des camps d’extermination.

 

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Quelque milliers de personnes se pressaient, ce dimanche, dans la petite cour intérieure du Palais apostolique de Castelgandolfo pour écouter le Pape, à l’occasion de la prière de l’Angélus. Dans le contexte de l’année sacerdotale, Benoît XVI s’est livré au même exercice que la semaine dernière, en évoquant des vies de saints dont on célèbre ces jours-ci la mémoire liturgique. Et en particulier celles de deux martyrs tués à Auschwitz: sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, dans le siècle Edith Stein, une juive convertie au christianisme et devenue carmélite, et saint Maximilien Kolbe, franciscain polonais. L’occasion pour le Pape de développer une réflexion sur le mal symbolisé par les camps nazis.

Pour Benoît XVI le mal découle de la négation de Dieu. "Les camps d’extermination nazis, comme tous les autres camps d’extermination - a-t-il dit - peuvent être considérés comme des symboles extrêmes du mal, de l’enfer qui s’ouvre sur la terre quand l’homme oublie Dieu, quand il se substitue à Lui, en lui usurpant le droit de décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, de donner la vie et la mort". Mais pour Benoit XVI ce triste phénomène n’est pas limité aux camps d’extermination. Ceux-ci - a-t-il dit - représentent plutôt le pic culminant d’une réalité plus vaste et diffuse, dont les contours sont souvent flous.


Les saints nous aident à réfléchir sur les profondes divergences qui existent entre l’humanisme athée et l’humanisme chrétien.

"Il s’agit d’une antithèse qui traverse toute l’histoire et qui a atteint un point crucial à la fin du second millénaire avec le nihilisme contemporain. Les événements l’ont d’ailleurs largement démontré".

Le Pape a déploré les courants idéologiques et philosophiques, mais aussi, toujours plus, des façons de penser et d’agir qui exaltent la liberté comme principe unique pour l’homme en alternative à Dieu. De cette manière – explique Benoît XVI - on transforme l’homme en un dieu, mais c’est un faux dieu qui fait de l’arbitraire sa propre règle de vie. Les saints au contraire, montrent le vrai visage de Dieu qui est Amour, et dans le même temps, le visage authentique de l’homme créé à l’image de Dieu

Benoit XVI a demandé que l’on prie pour que tous les fidèles et en particulier les prêtres suivent l’exemple des saints, témoins héroïques de la foi jusqu’au martyre, afin d’offrir une réponse crédible et exhaustive à la crise profonde du monde contemporain. Cette réponse c'est celle de la charité dans la vérité.

Comme chaque semaine, le Pape s'est exprimé en plusieurs langues dont le Français.

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