05.01.2010

L’appétit du divin dans l’humanisme athée d’Albert Camus

Il y a 50 ans, se taisait une grande voix de la littérature française. Albert Camus, l’écrivain au style limpide, toujours en retrait, hors des clans et des systèmes, mourait dans un accident de voiture, le 4 janvier 1960, à l’âge de 46 ans.

 

 

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Né en Algérie, dans un milieu très modeste, il avait publié son premier livre à 24 ans, et obtenu le prix Nobel de littérature vingt ans plus tard.


L’œuvre et la pensée de Camus se définissent essentiellement par leur interrogation douloureuse du sens de la vie, considérée comme la plus pressante des questions. Camus est tourmenté par l’idée de Dieu alors qu’il a opté à un certain moment de sa vie pour sa non-existence. Il écrit dans « L’Homme révolté » que rien ne peut décourager l’appétit de la divinité au cœur de l’homme.

Lorsque l’on parle de Camus, on parle d’emblée de son « humanisme athée ». Mais le véritable athée est celui pour qui la question de Dieu ne se pose pas. Or Camus se la pose constamment, comme nous le rappelle Alain Vircondelet, qui en cette date anniversaire publie chez Fayard, « Albert Camus, fils d’Alger ». >>

 

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Alain Vircondelet - © Arnaud Février - Flammarion

 

Des propos recueillis par Bernard Decottignies (Radio Vatican).

11.08.2009

L’homme ne peut jamais se substituer à Dieu

L’homme ne doit jamais se substituer à Dieu. C’est l’avertissement lancé par le Pape, ce dimanche, à l’Angélus. Selon Benoît XVI, l’athéisme et le nihilisme, qui n'ont cessé de gagner du terrain dans l'histoire récente, ont abouti à l’enfer des camps d’extermination.

 

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Quelque milliers de personnes se pressaient, ce dimanche, dans la petite cour intérieure du Palais apostolique de Castelgandolfo pour écouter le Pape, à l’occasion de la prière de l’Angélus. Dans le contexte de l’année sacerdotale, Benoît XVI s’est livré au même exercice que la semaine dernière, en évoquant des vies de saints dont on célèbre ces jours-ci la mémoire liturgique. Et en particulier celles de deux martyrs tués à Auschwitz: sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, dans le siècle Edith Stein, une juive convertie au christianisme et devenue carmélite, et saint Maximilien Kolbe, franciscain polonais. L’occasion pour le Pape de développer une réflexion sur le mal symbolisé par les camps nazis.

Pour Benoît XVI le mal découle de la négation de Dieu. "Les camps d’extermination nazis, comme tous les autres camps d’extermination - a-t-il dit - peuvent être considérés comme des symboles extrêmes du mal, de l’enfer qui s’ouvre sur la terre quand l’homme oublie Dieu, quand il se substitue à Lui, en lui usurpant le droit de décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, de donner la vie et la mort". Mais pour Benoit XVI ce triste phénomène n’est pas limité aux camps d’extermination. Ceux-ci - a-t-il dit - représentent plutôt le pic culminant d’une réalité plus vaste et diffuse, dont les contours sont souvent flous.


Les saints nous aident à réfléchir sur les profondes divergences qui existent entre l’humanisme athée et l’humanisme chrétien.

"Il s’agit d’une antithèse qui traverse toute l’histoire et qui a atteint un point crucial à la fin du second millénaire avec le nihilisme contemporain. Les événements l’ont d’ailleurs largement démontré".

Le Pape a déploré les courants idéologiques et philosophiques, mais aussi, toujours plus, des façons de penser et d’agir qui exaltent la liberté comme principe unique pour l’homme en alternative à Dieu. De cette manière – explique Benoît XVI - on transforme l’homme en un dieu, mais c’est un faux dieu qui fait de l’arbitraire sa propre règle de vie. Les saints au contraire, montrent le vrai visage de Dieu qui est Amour, et dans le même temps, le visage authentique de l’homme créé à l’image de Dieu

Benoit XVI a demandé que l’on prie pour que tous les fidèles et en particulier les prêtres suivent l’exemple des saints, témoins héroïques de la foi jusqu’au martyre, afin d’offrir une réponse crédible et exhaustive à la crise profonde du monde contemporain. Cette réponse c'est celle de la charité dans la vérité.

Comme chaque semaine, le Pape s'est exprimé en plusieurs langues dont le Français.

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