25.05.2012

Crise malgache : les Églises chrétiennes dénoncent des atteintes aux droits de l’homme

1_0_590810.jpegAlors que Madagascar s’enfonce dans la crise politique, le Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar interpelle la classe politique. Dans un long communiqué, publié le 18 mai dernier, les leaders religieux s’insurgent contre l’attitude des politiciens « qui ne font que protéger leurs propres intérêts sans penser à l’intérêt du peuple malgache ». Le Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar dénonce également les atteintes portées aux droits de l’homme, notamment en matière de justice et estime que « la démocratie est bafouée ». 

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03.05.2010

Une autorité politique mondiale pour contrebalancer la mondialisation économique ?

La fête du 1er mai, dédiée au travail, a été bien morose, particulièrement en Europe, et notamment en Grèce. Des affrontements ont eu lieu lors des traditionnels défilés à Athènes et à Thessalonique, entre forces de l’ordre et manifestants.

D’une manière globale, l’urgence d’une nouvelle organisation économique se fait sentir. Il en est question en ce moment même au Vatican à l’occasion de la 16e session plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales.

Les participants ont été reçus vendredi par Benoît XVI qui a plaidé en faveur de « l’intervention publique » face à la logique des marchés. Pour le Pape, la crise financière mondiale a démontré la fragilité du système économique actuel et des institutions qui lui sont liées.

 

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Le professeur Louis Sabourin, de l’université du Québec et fondateur de l’Institut de coopération internationale à Ottawa, partage cette réflexion. Il soutient l’appel de Benoît XVI à la création d’une nouvelle autorité politique mondiale : >>

Propos recueillis par Hélène Destombes (Radio Vatican)


09.06.2009

Mgr Aldo Giordano invite à redonner un idéal à l’Europe

Interview de l’observateur permanent du Saint-Siège au Conseil de l’Europe

 

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ROME, Mardi 9 juin 2009 (ZENIT.org) - Après le vote pour le renouvellement du Parlement européen dans les 27 pays de l'Union européenne et la forte abstention qui l'a caractérisé, Mgr Aldo Giordano (photo avec Mr Barroso) a regretté que l'Europe ait oublié sa « grande tradition » historique, culturelle, politique et chrétienne.

Sur les ondes de Radio Vatican, le 8 juin, l'observateur permanent du Saint-Siège au Conseil de l'Europe a invité à redonner un « idéal » à une Europe devenue « trop bureaucratique ».

« Il faudrait relancer l'idéal de l'Europe comme aux origines, c'est-à-dire relancer une Europe capable d'affronter les questions mondiales avec une vision, avec une perspective, et cela semble manquer », a affirmé Mgr Giordano. « Seule une Europe plus unie et plus stable peut affronter les grandes questions du monde ».

Ainsi, si l'Europe « apparaît trop bureaucratique » ou « comme quelque chose de trop confus, cela n'enthousiasmera certainement pas les peuples et encore moins les jeunes », a-t-il affirmé.

A ses yeux, l'abstention record de ce vote « dénonce aussi l'éloignement de fait entre les citoyens européens et les institutions ». Il y a « un manque d'information mais aussi un manque de confiance de ce qui se passe au niveau mondial, et qui semble peu contrôlable », a-t-il dénoncé.

Mgr Giordano a aussi regretté que l'Europe ait oublié « que nous venons d'une grande tradition historique, culturelle, politique (...) et chrétienne ». « Nous devons nous demander ce que nous avons fait de ce don que l'histoire nous a réservé et qui pourrait vraiment être une perspective capable de mettre l'Europe en dialogue avec le monde, et de montrer quelle est la vocation vraiment positive et (...) providentielle de l'Europe », a-t-il ajouté.

Il a enfin souligné combien l'Eglise catholique et « le christianisme en général » sont attentifs à l'Europe. « Par mon expérience européenne, je peux le confirmer : l'Eglise a une sensibilité, une sensibilité critique aussi, c'est-à-dire sur les défauts de l'Europe, mais elle a une énorme sensibilité et je ne sais pas si les institutions ont conscience de cette valeur, de cette potentialité de l'Eglise dans la construction européenne ».

Marine Soreau